Féroces affrontements à venir derrière le Paris Saint-Germain

Qui d’autre, finalement ? Si l’on demande à 100 personnes qui remportera la Ligue 1 en fin de saison, ils sont sans doute 99 à répondre le Paris Saint-Germain. L’évidence est nette, il est difficile d’imaginer une équipe autre que celle de la Capitale soulever le trophée en mai prochain. Lens, Monaco, Lille, Rennes, Marseille et Lyon font tous figure d’outsiders, mais voir l’une de ces formations imiter les Monégasques et Lillois, victorieux en 2017 et 2021, paraît simplement utopique.

Les hommes de Luis Enrique foncent donc vers un 15e titre national alors que la saison n’a pas encore débuté. Le fait de pouvoir aligner deux équipes de très haut niveau facilite les choses, surtout dans le championnat de France. Finalement, le suiveur lambda de la Ligue 1 ne se demande pas qui gagnera à la fin, mais quels records peut battre ce PSG double vainqueur de la Ligue des Champions. Les Parisiens courent après le record d’invincibilité sur une saison du FC Nantes de Jean-Claude Suaudeau et un autre challenge semble intéressant à réaliser. 16 victoires d’affilée en 2017, l’AS Monaco de Falcao, Mbappé, Bernardo Silva et Fabinho avait frappé fort pour aller subtiliser la première place à Paris.

Derrière le mastodonte et sa pelletée de stars, la lutte pour le podium sera intense et indécise, comme ce fut le cas en 2025-2026. Même avec une boule de cristal ou autres pouvoirs divins, impossible de prédire avec justesse l’ordre du classement final. Changement de coach, ventes de piliers de l’effectif et pourtant, le RC Lens nous laisse croire que rien n’a changé sur ce début de saison. Vainqueur du Trophée des Champions, dimanche dernier, face au PSG (1-0), les Sang et Or ont posé leurs tripes sur la pelouse de Bollaert, montrant que l’été n’avait pas évaporé leur sens du collectif. La principale inconnue concernant le RCL repose sur l’enchaînement de matches puisque la Ligue des Champions est de retour dans le bassin minier.

Si les Lensois ont une bonne tête de dauphins des Parisiens, l’incertitude est totale derrière. Monaco est une équipe difficilement lisible à l’instant T, Lyon est encore dans le brouillard sur ses capacités, le Lille de Davide Ancelotti doit encore se découvrir, Rennes paraît emballant, mais les derniers mercatos estivaux ont laissé cette impression sans que les résultats suivent ensuite. Et puis il y a l’OM. Les Marseillais sont sans recrue à présent, inévitablement sans C1 cette saison et ils doivent se serrer la ceinture sans brider leurs ambitions de retrouver la plus grande des compétitions de clubs en fin d’exercice.

Valse à 12 têtes

sur les bancs de Ligue 1

Globalement, les deux tiers de la Ligue 1 plongent dans l’inconnu puisque douze clubs sur dix-huit ont changé leur entraîneur durant l’intersaison. Olivier Pantaloni est passé de Lorient à Nice, Bruno Genesio de Lille à Marseille et des techniciens étrangers vont découvrir le championnat. Dino Toppmöller arrive à Lens alors que le Norvégien Jens Berthel Askou débarque à Toulouse, en provenance de Motherwell (Écosse). N’oublions pas Brest, tout le club étant orphelin d’Eric Roy, parti trop tôt. Son humanité et sa passion du football manqueront, son ancien adjoint, Julien Lachuer, a la lourde tâche de prendre la suite.

En bas de tableau, la peur flotte au-dessus de certaines têtes. Les promus Troyes et Le Mans sont ambitieux et ont bien l’intention de conserver leur place dans l’élite du football français. Un peloton d’équipes pourrait donc se battre pour ne pas retomber en Ligue 2. Auxerre et Nice l’ont échappé belle l’an passé et sont attendus à un niveau plus élevé, Le Havre et Angers seront sans doute de cette bataille et Brest tentera de ne pas l’être. Peu importe l’ambition, ce nouvel épisode de la ligue des talents s’annonce palpitant de haut en bas.

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