Alès, l’enquête sur les menaces reçues par Christophe Rivenq se poursuit

Depuis le mardi 21 juillet, le parquet national anticriminalité organisée (Pnaco) s’est saisi de l’affaire qui secoue la ville d’Alès et son maire, Christophe Rivenq, depuis une dizaine de jours. Pour rappel, le 16 juillet, ce dernier a reçu une enveloppe contenant deux balles de calibre 9 mm dans sa boîte aux lettres. Celle-ci était accompagnée d’inscriptions menaçantes taguées sur le mur de son domicile. Le tout signé « DZ NG », pour DZ Mafia Nouvelle génération, en référence au groupe criminel marseillais éponyme qui se serait installé dans la ville du Gard depuis l’été 2025. Quelques jours après ce premier épisode, dans la nuit du 20 au 21 juillet, le maire était exfiltré de son domicile par le Raid après la remontée d’une menace évoquant la possible présence d’une voiture piégée, une information non confirmée à ce stade. Dès le mercredi 22 juillet, une vidéo montrant des personnes cagoulées se revendiquant de la DZ Mafia était diffusée sur les réseaux sociaux pour nier toute implication du groupe criminel. Cependant, Le Pnaco a indiqué à l’AFP n’avoir « aucune confirmation à donner à ce stade » sur l’authenticité de cette vidéo.

« Éradiquer le narcotrafic »

« Les menaces, pour moi, sont réelles et il faut les prendre avec sérieux et gravité, a confié lundi à l’AFP le procureur d’Alès, Abdelkrim Grini. Un palier grave a été franchi, puisqu’on s’en prend à un élu de la République qui fait son travail et rien que son travail. » Pour « éradiquer le narcotrafic », poursuit le procureur, « il faut s’en donner les moyens. Il ne faut pas se résigner, il faut rester déterminés et mener une véritable guerre contre le narcotrafic ».

De son côté, Christophe Rivenq a pris part à la cérémonie de prise de fonction de la nouvelle sous-préfète d’Alès, Lucie Roesch, le 27 juillet. « J’ai reçu des centaines, des milliers de messages de solidarité », a-t-il confié à l’AFP. L’élu a également assuré poursuivre sa « tâche » : « Il y a beaucoup d’inquiétude. Mais la sécurité est au top et la vie continue. On s’en sortira. »

Le 28 juillet, le maire d’Alès a assuré son traditionnel live sur Facebook, un rendez-vous qu’il propose tous les derniers mardis du mois et dans lequel il a déclaré : « Je ne m’exprimerais pas sur l’affaire en cours, pour beaucoup de raisons que vous comprendrez plus tard. »

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