Tag: Enquête

  • Sonia Bellina : l’enquête avance, la haine misogyne éclate

    Sonia Bellina : l’enquête avance, la haine misogyne éclate

    Le 21 août, l’enquête sur la mort de Sonia Bellina a franchi une étape décisive. Un homme de 32 ans, domicilié dans le Gard, a été mis en examen pour « assassinat » et placé en détention provisoire. Le suspect, présumé innocent, a reconnu avoir rencontré la jeune femme la veille et la nuit des faits dans le cadre d’une relation tarifée, mais n’a pas reconnu l’avoir tuée et a exercé son droit au silence. Selon le parquet, plusieurs éléments laissent penser qu’il aurait été son dernier contact.

    Déjà condamné pour violences conjugales en 2023, il portait un bracelet anti-rapprochement destiné à protéger son ex-compagne. Un second homme, placé en garde à vue, a été remis en liberté et mis hors de cause à ce stade. Pour rappel, le corps de Sonia Bellina, 29 ans, avait été découvert le 12 août partiellement carbonisé dans des vignes à Saint-Gilles. Son identité a été confirmée une semaine plus tard par ADN. L’information judiciaire doit désormais préciser le déroulement et le mobile du crime.

    La misogynie

    jusque dans la mort

    Si la justice retient à ce stade la qualification d’« assassinat  », plusieurs associations et responsables politiques parlent déjà de féminicide. Le mobile misogyne n’est pas établi par l’enquête. Mais la misogynie s’est manifestée avec violence après sa mort : commentaires sur son corps, sa vie privée ou encore son activité supposée d’escort-girl, jusqu’à des messages affirmant qu’elle aurait « mérité » son sort. Une mécanique bien connue des associations féministes : disséquer une vie et des choix pour chercher à expliquer, relativiser voire excuser la violence subie.

    Sa famille, par la voix de son avocat Me M. Battikha, a dénoncé une « double peine » et annoncé vouloir poursuivre les auteurs de ces publications. Au-delà de l’enquête, l’affaire Sonia Bellina met une nouvelle fois en lumière la persistance d’une culture de culpabilisation des femmes victimes de violences, jusque dans la mort.

    « Un féminicide supplémentaire »

    La section nîmoise du PCF indique dans un communiqué son « horreur » après l’assassinat de Sonia Bellina et adresse ses condoléances à sa famille. Pour son secrétaire Jacques Chabalier, ce crime constitue « un féminicide supplémentaire » et rappelle l’urgence de faire des violences faites aux femmes une priorité nationale. Le parti dénonce aussi les « logiques masculinistes » et les propos misogynes diffusés depuis la mort de la jeune femme sur les réseaux sociaux, appelant à des plaintes et des condamnations. A.J.

  • [C’est l’été] Lecture : « Kaede et les secrets du passé »

    [C’est l’été] Lecture : « Kaede et les secrets du passé »

    Si vous êtes gourmands des enquêtes écrites à mi-chemin du roman à énigme, cher à Georges Simenon et Agatha Christie, et du polar « douillet », ce livre, assaisonné de références littéraires et cinémato-graphiques, a été mijoté pour vous.

    Calmann Levy, 19,90 euros.

  • À La Ciotat, des restaurants poursuivis refusent de tirer le rideau

    À La Ciotat, des restaurants poursuivis refusent de tirer le rideau

    « La Préfecture reprend la syntaxe de l’enquête, alors qu’elle est pleine d’erreurs. On ne peut pas exiger une fermeture sur la base de soupçons, il faut des certitudes », s’est indigné Maitre Nicolaï Gregory, jeudi, devant le Tribunal administratif de Marseille, dans le cadre d’un plaidoyer pour demander la réouverture des restaurants cassidains Don Camillo et Dolce Vita, dans le viseur de la justice depuis quelques mois. Visés par enquête menée par le parquet de Marseille, la brigade de recherches d’Aubagne et le groupe interministériel de recherche (GIR) de Marseille pendant un an d’après La Provence, les établissements avaient été perquisitionnés en juin pour soupçons de blanchiment et travail dissimulé. Les enquêteurs estimaient alors, toujours selon La Provence, une dissimulation de recettes d’au moins 700 000 euros par an et par établissement. Les propriétaires avaient dans la foulée été placés sous contrôle judiciaire et ont été interdits de gérer leur structure. Mais, alors qu’aucun procès n’a encore eu lieu, la Préfecture des Bouches-du-Rhône a décidé de renforcer ses mesures de précaution en ordonnant leur fermeture administrative pour six mois, sur le fondement de la loi narcotrafic, dans le cadre de soupçons de blanchiment d’argent. De quoi pousser Maitre Nicolaï, avocat des deux structures, devant le Tribunal administratif à demander l’annulation de cet arrêté. « Les anciens responsables ont été écartés et c’est désormais un nouveau gérant qui s’occupe des structures et, malgré le harcèlement que lui imposent les forces de police, aucune infraction n’a été constatée, a-t-il souligné pendant l’audience. Et cette durée de six mois est folle, les restaurants ne pourront pas survivre. »

    La Préfecture entend

    « défendre l’économie »

    La représentante de la Préfecture a, sans surprise, maintenu ses positions, soulignant que les activités de blanchiment, répondant à un « système installé depuis plus de 10 ans d’après l’enquête », constituaient un danger pour l’équilibre de l’économie locale. « Le blanchiment ne se contente pas d’accompagner, il participe à la criminalité organisée, (…) ce qui justifie cette décision », a-t-elle par ailleurs souligné en introduction. À propos du changement de propriétaire, elle assure que la Préfecture ne l’a jamais directement mis en cause, mais insiste sur sa présence dans l’entreprise depuis 2024 et note « une forme de continuité » entre l’ancienne et la nouvelle équipe. Concernant le reste des employés, pour beaucoup venus en soutien lors de l’audience, une démarche interprétée par Maître Nicolaï comme preuve de l’absence de « traite des êtres humains » évoquée dans l’enquête, la Préfecture y voit, elle, une certaine logique. « Nombreux d’entre eux sont là depuis un moment et sont même accusés d’avoir participé aux infractions », a-t-elle asséné.

  • [Sénatoriales] Stéphane Le Rudulier ira-t-il jusqu’au bout ?

    [Sénatoriales] Stéphane Le Rudulier ira-t-il jusqu’au bout ?

    Il est vrai que dans les Bouches-du-Rhône, la droite et le centre ne manquent pas de candidats. Il y a la liste soutenue par le président du Sénat Gérard Larcher conduite par le tandem Brigitte Devésa (UDI)-Renaud Muselier (Renaissance). Celle du maire LR de Gardanne, Hervé Granier et celle de la sortante LR Valérie Boyer.

    Officiellement toujours en lice, Stéphane Le Rudulier (ex-LR) s’était déclaré candidat début juillet. Mais alors que le scrutin prévu le 27 septembre approche, il semble avoir quitté les radars des grands électeurs. « On ne le voit pas sur le terrain, il n’a pas de noms pour sa liste, il n’ira pas au bout », glisse un membre d’une équipe de campagne concurrente pour qui « il a du mal à se dépêtrer de ses affaires ».

    Stéphane Le Rudulier est en effet visé, avec Sylvie Miceli-Houdais qui a pris sa relève à la mairie de Rognac, par une enquête préliminaire pour détournements de fonds publics par le parquet d’Aix ouverte en 2024. Il est aussi l’objet d’une plainte pour « violences volontaires » déposée par sa successeure. Depuis la mairie est tombée aux mains du RN.

    S’il ne poursuit pas seul, Stéphane Le Rudulier peut-il rallier une liste ? Celle de Brigitte Devésa et Renaud Muselier est déjà complète. Chez Valérie Boyer on ne l’imagine pas sur la liste mais on ne serait pas contre un appel à voter.

    Le sénateur sortant dont la campagne est très discrète n’a pas donné suite à nos sollicitations. Un indice ?

  • À Marseille soutien unanime à Aurore, factrice menacée de licenciement

    À Marseille soutien unanime à Aurore, factrice menacée de licenciement

    « On convoque une victime de harcèlement pour la traduire devant une commission disciplinaire ! » Devant le Village La Poste, siège marseillais de l’entreprise postale, Karim Bouzana, délégué syndical de la CGT, hausse le ton ce mercredi matin. Micro à la main et sono derrière lui, le syndicaliste entend envoyer un message à sa direction : « On n’acceptera pas l’inacceptable, on ne laissera pas faire ! » S’il est aussi remonté, c’est parce qu’une factrice du 7e arrondissement de Marseille, Aurore, est convoquée pour une commission consultative paritaire, une instance disciplinaire pouvant déboucher sur une sanction allant jusqu’au licenciement. Aux côtés de Karim Bouzana et devant une ligne de drapeaux rouges portés par les soutiens présents, elle a les larmes aux yeux.

    La Poste ne commente pas

    Et pour cause : si cette dernière est visée par cette procédure, elle est aussi à l’origine d’une dénonciation « de comportements sexistes et sexuels » sur fond de harcèlement de la part d’un de ses cadres (lire notre article du 26/08). Une dénonciation liée à cette menace de sanctions à son encontre. « Ceux qui ont monté le dossier contre sont les supposés harceleurs. L’agent est victime de violences sexistes et sexuelles, c’est le terme approprié. Les faits sont graves et avérés, on a plusieurs témoignages », assure Karim Bouzana. Autour de lui, les plusieurs dizaines de militants CGT venus en soutien opinent du chef et dénoncent logiquement cette situation pour le moins lunaire. Les cadres en question auraient été mutés suite à une enquête interne de l’entreprise mais la procédure à l’encontre d’Aurore persiste. « La Poste reconnaît les faits dans son protocole de harcèlement, constate qu’il y a une atteinte à la dignité des personnes et une répétition des faits. Mais malgré tout ça, La Poste ne veut pas reconnaître le statut de victime, elle ne prend aucune mesure ! », développe le syndicaliste. Contactée à plusieurs reprises, La Poste « ne souhaite pas s’exprimer » sur ce dossier qui en dit pourtant long sur sa politique interne. « Il y a le goût du harcèlement, son odeur, l’image aussi mais pour la direction, ce n’est pas du harcèlement », dénonce Karim Bouzana.

  • Marseille : un ex boxeur blessé par balles à Bel Horizon

    Marseille : un ex boxeur blessé par balles à Bel Horizon

    Depuis leur scooter, deux hommes casqués ont tiré des rafales au bas de la tour Bel Horizon, qui abrite un important point de deal, dans le quartier de Saint-Lazare vers 22h30 ce mardi 25 août a-t-on appris de source policière. Un homme de 51 ans est tombé. Pris en charge par les marins-pompiers, son pronostic vital était engagé.

    Selon une autre source, la victime serait très probablement le boxeur Badara M’Baye, condamné en 2020 à dix ans d’emprisonnement. Deux ans plus tôt dans un bar à Noailles, visiblement sous l’emprise de l’alcool, il avait décoché une série de coups de poings fatale à un homme de 56 ans. L’ex sportif était en liberté conditionnelle il y a peu.

    Une enquête a été ouverte et confiée à la Direction de la criminalité organisée et spécialisée.

  • Des réfugiés pris pour cible en Méditerranée

    Des réfugiés pris pour cible en Méditerranée

    L’ONG SOS Méditerranée a déploré ce lundi 24 août dans un communiqué une « intensification des menaces » en Méditerranée centrale, pointant des interceptions « de plus en plus violentes » d’embarcations de « personnes en détresse » et des poursuites des navires de sauvetage, qu’elle attribue à des « acteurs libyens » et des « groupes armés ».

    Voilà un an, son bateau l’Ocean Viking avait essuyé « des tirs des garde-côtes libyens » assure-t-elle alors qu’il transportait 87 personnes rescapées même si « les responsables de l’attaque n’ont pas été identifiés », convient l’ONG.

    SOS Méditerranée estime que « cet environnement opérationnel, de plus en plus hostile en Méditerranée centrale, n’aurait pas pu perdurer sans l’élargissement de la coopération européenne avec les acteurs libyens en matière de dissuasion migratoire ». « Un phénomène nouveau et préoccupant » a également été recensé par l’ONG entre juin et juillet. Cette dernière affirmant qu’à sept reprises au moins, des navires « liés à des acteurs libyens », certains « non identifiés », se sont approchés « à grande vitesse » de bateaux de sauvetage, ou les ont suivis des heures durant – des « poursuites » jusque dans les eaux internationales.

    Un premier trimestre meurtrier

    Elle souligne également une « augmentation significative de la présence de vedettes rapides non identifiées, liées à différents groupes armés en Libye ». Des embarcations qui « ont été observées (…) percutant délibérément des embarcations transportant des personnes en détresse et en effectuant des manœuvres mettant leur vie en danger », poursuit SOS Méditerranée.

    Pour Soazic Dupuy, directrice des opérations au sein de l’ONG, « cette attaque aurait dû marquer un tournant ». Mais avec ce harcèlement, « le message envoyé est dangereux : la violence en mer peut se poursuivre en toute impunité », alerte-t-elle.

    SOS Méditerranée réitère également un appel pour « une enquête complète et indépendante afin d’établir les responsabilités autour de cette attaque ». Et Soazic Dupuy réaffirme son intention de continuer à « sauver des vies, documenter les violations et veiller à ce que la Méditerranée demeure un espace où s’applique le droit international, la transparence et les principes les plus élémentaires d’humanité ».

    Dans le bilan de ses dix ans d’activité publié en juin, l’ONG s’inquiétait déjà d’un premier trimestre 2026, « le plus meurtrier jamais enregistré », la Méditerranée centrale étant « devenue un cimetière à ciel ouvert non par fatalité, mais du fait de choix politiques de non-assistance à personne en danger ».

    REPÈRES

    821

    C’est le nombre de personnes disparues ou décédées en Méditerranée centrale au cours des quatre premiers mois de 2026, selon l’Organisation internationale pour les migrations, soit une augmentation de 111 % par rapport à 2025.

    43 485

    C’est le nombre de personnes auxquelles SOS Méditerranée a porté secours depuis le 7 mars 2016. Un quart d’entre elles étaient mineures, dont 80 % non accompagnées. Dans le même temps, entre janvier et juin 2026, 35 000 personnes ont disparu en mer.

    27 116

    C’est le nombre de personnes qui ont été interceptées par les gardes-côtes libyens en 2025, d’après l’organisation internationale pour les migrations. Ramenés en Libye, les migrants font face à un système d’exploitation décrit par l’ONU comme brutal et profondément enraciné.

    75,7 %

    C’est la part des décès en Méditerranée qui ont eu lieu en Méditerranée centrale, sur cette route migratoire entre la Libye et l’Italie, une des plus mortelles au monde, du fait, notamment, de la très grande distance qui sépare les côtes des deux pays.

  • Un avion militaire s’écrase à Salon-de-Provence

    Un avion militaire s’écrase à Salon-de-Provence

    « Incroyable et spectaculaire accident d’un avion de la base aérienne, ce lundi matin, non loin du magasin Jardipassion. Vraisemblablement victimes d’un incident lors d’un exercice, les deux militaires ont réussi à faire poser l’appareil en urgence et à s’en extraire », a indiqué ce lundi 17 août le maire de Salon-de-Provence, Nicolas Isnard (LR) sur les réseaux sociaux. Selon le ministère des Armées, c’est aux alentours de 9h45 qu’a eu lieu « un accident aérien impliquant un avion léger de formation Cirrus SR-20 de la base aérienne 701 alors qu’il réalisait un vol d’instruction ».

    « Les deux membres d’équipage militaires, un instructeur et un élève pilote de la base aérienne de Salon-de-Provence, sont légèrement blessés et ont pu donner l’alerte. L’équipage a réussi à éviter les zones d’habitation. Aucun dommage à un tiers n’est à déplorer », précise le ministère. Les secours, les pompiers de l’Air et de l’Espace ainsi qu’une trentaine de sapeurs-pompiers et une quinzaine d’engins du Service Départemental d’Incendie et de Secours (SDIS) sont rapidement intervenus sur les lieux complète le SDIS 13. Conscients, les membres de l’équipage ont été immédiatement pris en charge par les équipes médicales de la base aérienne. L’enquête du Bureau enquêtes accidents pour la sécurité aéronautique d’État (BEA-E) déterminera les causes de cet accident.

    « Une enquête confiée à la section de recherche de la gendarmerie de l’Air et de l’Espace est également lancée » indique le ministère des armées.

  • Un deuxième incendie dans l’imprimerie Rockson à Rognac

    Un deuxième incendie dans l’imprimerie Rockson à Rognac

    Série noire, pour l’imprimerie Rockson. Dans la nuit de vendredi à samedi, aux alentours de 2h, les pompiers ont été appelés pour un incendie qui s’est déclaré dans l’entreprise située à proximité de la RD113. La route a été fermée la durée de l’intervention par la cinquantaine de soldats du feu, qui ont rapidement maîtrisé les flammes, avant d’être rouverte vers 8h30.

    Le robot télé-opéré Colossus, conçu pour les environnements à haut risque, a été utilisé pour éviter tout redémarrage et assurer le noyage des braises grâce à son canon orientable.

    Au total, 2 000 m2 sont partis en fumée mais l’action rapide des sapeurs-pompiers a permis de préserver 4 500 m2 de locaux adjacents et de protéger la végétation environnante.

    Un premier feu avait déjà sinistré l’imprimerie Rockson dans la nuit du 31 juillet au 1er août. Une enquête est en cours pour déterminer l’origine des deux incendies.

  • Harcèlement de rue : les élus nîmois ouvrent l’enquête

    Harcèlement de rue : les élus nîmois ouvrent l’enquête

    « On trouve insupportable que les femmes se sentent restreintes dans leurs activités quotidiennes », lance Marianne Bernede, adjointe à la ville de Nîmes pour l’égalité et contre les discriminations. Alors, face au harcèlement de rue, un groupe d’élus principalement composé de femmes a tenu à prendre le problème à bras-le-corps. Le 27 juillet dernier, une enquête concernant ces comportements a été lancée, appelant les femmes nîmoises à témoigner. En seulement deux jours, l’enquête a atteint les 700 entrées, « ce qui n’était jamais arrivé pour une enquête sur le site de la ville », explique l’adjointe.

    Élaborée par plusieurs élus, cette enquête vise avant tout à mettre la lumière sur ce fléau. « L’idée, c’est qu’on en parle, sourit Marianne Bernede. Parce qu’avant d’être un problème de sécurité, c’est un problème de société. »

    Selon les données fournies par l’application anti harcèlement de rue, Umay, la période estivale est propice à une augmentation du nombre de ces atteintes. L’application en enregistre 30% de plus à l’approche des chaleurs de l’été, « lorsque les femmes ont l’outrecuidance de porter des petites robes légères », ironise l’élue. L’enquête vise donc également à faire le point à Nîmes, avant d’envisager de « répondre localement », ajoute-t-elle.

    Rentrer sans crainte

    Grâce aux réponses données dans le cadre du questionnaire, l’équipe municipale compte mettre en place un dispositif de raccompagnement, permettant aux femmes de ne plus avoir peur de sortir le soir.

    Des bus à horaires fixes en soirée ou encore des taxis collectifs, les modalités d’un tel dispositif ne sont pas encore fixées. La municipalité compte d’ailleurs sur les Nîmoises volontaires pour prendre part à des ateliers de réflexion autour de la question. « Nous, ce qu’on veut, c’est écouter les gens », complète l’élue.

    Après l’instauration du dispositif Angela en 2021, la Ville de Nîmes souhaite élargir la protection des femmes sur son territoire. « On veut que ça puisse aider les femmes au quotidien à se sentir plus à l’aise dans leur ville », conclut l’élue. L’enquête est disponible sur le site je-participe.nîmes.fr et se poursuit jusqu’au 27 septembre prochain.