Attendu comme le successeur naturel de Didier Deschamps depuis plusieurs années, Zinédine Zidane va enfin réaliser le vœu d’une grande partie du peuple tricolore en prenant les commandes de l’équipe de France. Le président de la FFF, Philippe Diallo, présentera le nouveau sélectionneur de l’Équipe de France, ce mardi, lors d’une conférence de presse.
Il n’est plus nécessaire de présenter « Zizou ». Né en 1972 dans le quartier de La Castellane, à Marseille, le technicien hors pair a d’abord fait ses armes à l’AS Cannes, où son talent précoce n’a pas tardé à éclore. Révélé au plus haut niveau sous les couleurs des Girondins de Bordeaux, il s’est ensuite imposé comme une référence mondiale à la Juventus Turin, avant d’entrer définitivement dans la légende au Real Madrid, au sein de la mythique génération des Galactiques.
Considéré comme l’un des plus grands joueurs de l’histoire du football, le Ballon d’Or 1998 a marqué son époque par son élégance balle au pied, sa vision du jeu et son palmarès exceptionnel. Avec les Bleus, son aventure ne sera toutefois pas un long fleuve tranquille. À 22 ans, après un parcours mitigé avec les Espoirs, Zidane honore sa première sélection avec l’équipe de France en 1994 face à la République tchèque sous les ordres d’Aimé Jacquet. Le sélectionneur l’accompagnera jusqu’au titre suprême lors de la Coupe du monde 1998, remportée au Stade de France grâce, notamment, à son inoubliable doublé de la tête inscrit en finale face au Brésil. Deux ans plus tard, le Marseillais ajoute un titre de champion d’Europe à son immense palmarès avant de prendre sa retraite internationale à l’été 2004. Mais l’histoire entre Zidane et les Bleus n’était pas terminée.
Rappelé en 2005 pour sortir une sélection française en perdition des qualifications pour la Coupe du monde 2006, « Zizou » offre au peuple français une dernière danse inoubliable. Étincelant tout au long du tournoi, notamment lors du quart de finale face à la Seleçao, il se rapproche d’un second sacre mondial. Le 9 juillet 2006, à Berlin, Zinédine Zidane écrit sans doute la page la plus romanesque de sa carrière. Une panenka audacieuse face à Gianluigi Buffon fait d’abord de lui un héros avant qu’un geste de sang-froid perdu ne le fasse basculer dans une autre dimension de sa légende. Son coup de tête sur Marco Materazzi lui vaut une expulsion à quelques minutes de la séance des tirs au but et précipite la défaite des Bleus face à l’Italie. Une fin de carrière paradoxale, mêlant génie et tragédie, restée gravée dans la mémoire collective des Français. Car malgré cette ultime image, Zidane demeure plus que jamais un héros national.
Avec une telle intelligence du jeu et une vision hors-norme du football, le maestro ne pouvait que tenter une reconversion sur le banc. Si le passage de joueur à entraîneur s’avère souvent délicat – une immense carrière ne constituant jamais une garantie de réussite – celle de Zinédine Zidane se transforme vite en une véritable épopée. Après deux saisons passées à la tête de la Castilla, l’équipe réserve du Real Madrid, il est propulsé en janvier 2016 aux commandes de l’équipe première. En 263 rencontres toutes compétitions confondues, Zidane affiche un bilan exceptionnel de 172 victoires, soit près de 65% de succès. Un règne marqué par deux titres de champion d’Espagne, deux Supercoupes d’Espagne, deux Coupes du monde des clubs et surtout trois Ligues des champions consécutives. Avec un tel CV, « Zizou » est le candidat idéal pour diriger une équipe de France à l’avenir si prometteur.

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