Ânerie ne prend qu’un n…

Le transparent ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, a l’art d’enfoncer les portes ouvertes : « Les élèves qui rendent des copies mal rédigées ne peuvent pas avoir le Bac », a-t-il asséné en mai dans un entretien au Figaro au moment
de la publication de sa circulaire pour la rentrée 2026-2027. L’ancien directeur général de l’enseignement scolaire a pour mantra la supposée « baisse du niveau » ;
un discours décliniste mâtiné d’élitisme alors que des suppressions massives d’heures
de cours sont encore programmées ainsi
que de nombreuses suppressions de classes dans le premier degré.

En agitant le niveau
de l’orthographe pour obtenir le Bac, alors que l’épreuve de philosophie se déroule ce lundi 15 juin, le dernier ministre macroniste
de l’Éducation, diffuse
un écran de fumée pour masquer les véritables enjeux éducatifs.

Enseignants jetés en pâture

Il jette aussi en pâture les enseignants, incapables à ses yeux d’apprendre à lire et à écrire correctement à leurs élèves. Surtout, il individualise le parcours scolaire selon l’idéologie de la méritocratie plutôt que de se pencher sur les conditions matérielles et sociales des usagers de l’école, enfants et parents compris. Il faut toute
une société pour élever un enfant. Or la compétition entre établissements, les contournements de la carte scolaire, la baisse (celle-ci est vraie)
du niveau de vie
des familles ont des conséquences délétères sur la scolarité des enfants. Mais de cela,
le sixième ministre de l’Éducation nationale d’Emmanuel Macron, n’en a cure et convoque la science des ânes pour masquer la médiocrité
de sa politique.

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