En pleine campagne des municipales, le maire (DVG) de Marseille, Benoît Payan, le reconnaissait : le palais des sports « est dans un état catastrophique ». Après plus d’une décennie d’alertes sur sa vétusté, celui-ci va enfin pouvoir bénéficier d’une requalification discrètement glissée dans le programme de la majorité sortante. Ainsi, le 18 mars dernier, la municipalité marseillaise a-t-elle commencé à consulter les entreprises pour réaliser une nouvelle expertise de six mois, avant un chantier de restauration de la toiture aujourd’hui chiffré à 900 000 euros. « Le complexe d’étanchéité et d’isolation de la toiture principale du Palais des sports est d’origine, soit une réalisation en 1988 », pointe le cahier des charges qui cible cette isolation « non-conforme » et l’étanchéité à l’eau de pluie « déficiente ».
De doux euphémismes. Dès 2016, un audit réalisé par la société Apave alertait : « De manière générale, le bâtiment présente des signes de vétusté due à son âge. » Et d’énumérer une « importante » fissure sur une des poutres qui supporte les gradins, avec « des investigations nécessaires pour assurer la pérennité du bâtiment », une « déchirure importante de l’étanchéité en toiture » qui s’ajoutent aux « déchirures, craquèlement, signe de réparation » de la membrane et causent des infiltrations d’eau… Sans compter des garde-corps mal fixés, des installations électriques non-conformes.
Neuf ans plus tard, un nouvel audit de contrôle décennal est commandé par la Ville de Marseille afin de permettre l’homologation de l’enceinte sportive. Sans requalification du Palais des sports, les conclusions restent les mêmes. Les dégradations de la structure, des façades, sont qualifiées « de faible importance ». Mais le rapport égrène, photos de moisissures et de corrosion à l’appui, toutes les infiltrations d’eau dans l’enceinte, cible la « vétusté et accumulation d’eau » sur la couverture.
En février 2025, le président de l’Open 13, Jean-François Caujolle, avait ainsi largement alerté sur cet état de vétusté. « Marseille doit se doter à terme, et le plus vite possible, d’un Palais des sports à la mesure de la ville », interpellait-il, face aux pluies qui tombaient sur les courts. Les travaux prévus sont une première réponse. Mais trop tard pour sauver l’Open 13, qui a annoncé, l’été dernier, partir pour Lyon.

Leave a Reply