Alors que Frédéric Boccaletti (RN) a été officiellement investi maire de Six-Fours vendredi, deux recours ont été déposés pour annuler son élection.
« Nous avons décidé, après réflexion et analyse de la loi et des faits, de saisir le tribunal administratif de Toulon d’une protestation électorale », a expliqué Jérémy Vidal, le candidat malheureux de la droite et avocat, au micro de nos confrères d’Info83. L’objectif étant d’obtenir l’annulation de cette élection qui s’est jouée à 21 voix d’écart. Les demandeurs considérant disposer de moyens de droit particulièrement sérieux pour l’obtenir satisfaction.
En cause, les conditions de la campagne électorale et le déroulement même du scrutin dans plusieurs bureaux le dimanche 22 mars. Le tribunal administratif pourrait se prononcer avant la fin de l’année.
aux urnes ?
Du côté de la gauche, c’est Philippe Comani (PS) avocat lui aussi au barreau de Toulon, conseiller municipal sortant et colistier de Pascal Cabras (apparenté PCF) qui développe les motifs de leur propre requête. Et de mettre en avant la poignée de voix qui a manqué à la liste au soir du premier tour pour continuer à défendre son programme et ses propositions le dimanche suivant, lors du second tour. Il dénonce la méthode du maire sortant déchu et ses colistiers qui « ont usé et abusé des moyens de la Ville lors de la campagne ». Ainsi que l’attitude du candidat d’extrême droite, aujourd’hui maire, Frédéric Boccaletti, qui se serait servi de son mandat national de député et « joué sur les peurs en usant de démagogie ».
Et de conclure : « Nous refusons d’accepter de telles manœuvres et manipulations électorales qui ont détourné les électeurs de notre liste. Ce recours est un acte de résistance ».
Si le tribunal administratif venait à annuler cette élection, les Six-fournais devraient bien entendu retourner aux urnes. L’occasion peut-être de corriger le tir.

Leave a Reply