Tag: Six-Fours-les-Plages

  • À Toulon, 48h pour cultiver une ville plus durable

    À Toulon, 48h pour cultiver une ville plus durable

    Rendre les villes plus vertes, un effort auquel chacun peut participer, des collectivités aux habitants en passant par les associations et les commerçants : c’est l’objectif des 48h de l’agriculture urbaine, qui font étape à Toulon et dans cinq communes du département (La Valette-du-Var, Six-Fours-les-Plages, La Farlède, Le Val, Le Castellet) de vendredi à dimanche.

    Festival organisé depuis 2016 par l’Association française d’agriculture urbaine professionnelle (AFAUP), il se veut « l’événement vitrine de l’agriculture urbaine en France et en Europe ». Il défend trois objectifs : promouvoir l’agriculture urbaine et sa diversité auprès du grand public, encourager la création d’espaces cultivés en milieu urbain, et créer du lien social et favoriser les rencontres pour faire émerger de nouvelles initiatives. L’an dernier, 35 villes françaises y ont participé, avec plus de 1 000 activités participatives gratuites (ateliers, visites, projections-débats, conférences et tables rondes, banquets populaires, concerts…) pour débutants et passionnés.

    Marché des producteurs, atelier séchoir solaire…

    À Toulon, c’est au Collectif varois pour l’agriculture urbaine (CVAU) que l’on doit l’organisation de l’événement, avec un programme qui fait la part belle aux acteurs locaux du domaine. Les réjouissances débuteront vendredi, avec un premier atelier, place Vincent Raspail, qui consistera à fabriquer des jardinières à partir de palettes récupérées auprès des halles de Toulon. Celles-ci seront ensuite remplies à partir de compost, puis disposées sur les terrasses des halles. Une activité préliminaire à la soirée d’ouverture qui se tiendra dès 18h30 au Domaine d’Orves, à La Valette-du-Var, et sera le théâtre d’une conférence dédiée aux jardins nourriciers.

    Les animations se poursuivront samedi et dimanche. Des dizaines de producteurs locaux proposeront un marché de saison samedi, dès 8h, rue Paul Lendrin. Vous pourrez aussi découvrir l’agroécologie au jardin du Chemin ver.s.t, au Castellet, vous essayer à la fabrication d’un séchoir solaire au domaine de la Pierre Blanche, dans la même commune, ou pour les débutants, apprendre les bases du jardinage au jardin partagé de la Florane, à Toulon.

    Programme complet à retrouver sur les48h.com

  • Avec le RN, quelles subventions pour les associations à Six-Fours ?

    Avec le RN, quelles subventions pour les associations à Six-Fours ?

    Dans un communiqué adressé aux associations, le sulfureux maire (RN) de Six-Fours assure que tous les projets de ces dernières « seront maintenus et soutenus ». Mais entre les lignes, tout ne semble pas aussi limpide. Ainsi, la municipalité ajoute « continuer à soutenir des actions d’intérêt général ». Des termes empruntés à la proposition de contre-budget des députés RN à l’automne 2025, revendiquant 36 milliards d’euros d’économie, impliquant une baisse des « subventions aux associations ne relevant pas de l’intérêt général » de 3,2 milliards. Parmi elles, comme le révélait Libération, des coupes de 240 millions pour les associations d’aide au logement des personnes vulnérables, et de lutte contre la pauvreté, 234,5 millions pour celles liées aux politiques de la ville , et 140 millions pour les associations culturelles. « La répartition concrète des subventions attribuées aux associations » sera connue lors du conseil municipal, formulation tendancieuse utilisée par la mairie, qui laisse augurer de choix politiques à surveiller.

    Boccaletti ôte le drapeau de l’UE

    Comme nombre de maires RN, Frédéric Boccaletti a décidé de retirer le drapeau de l’UE de la façade de la mairie. Un choix ironique au vu de la propension du parti à (ab)user des aides européennes, que la gauche six-fournaise qualifie d’« acte idéologique malvenu » et de « pulsion nationaliste et souverainiste du repli sur soi ».

  • Deux recours en annulation déposés à Six-Fours

    Deux recours en annulation déposés à Six-Fours

    Alors que Frédéric Boccaletti (RN) a été officiellement investi maire de Six-Fours vendredi, deux recours ont été déposés pour annuler son élection.

    « Nous avons décidé, après réflexion et analyse de la loi et des faits, de saisir le tribunal administratif de Toulon d’une protestation électorale », a expliqué Jérémy Vidal, le candidat malheureux de la droite et avocat, au micro de nos confrères d’Info83. L’objectif étant d’obtenir l’annulation de cette élection qui s’est jouée à 21 voix d’écart. Les demandeurs considérant disposer de moyens de droit particulièrement sérieux pour l’obtenir satisfaction.

    En cause, les conditions de la campagne électorale et le déroulement même du scrutin dans plusieurs bureaux le dimanche 22 mars. Le tribunal administratif pourrait se prononcer avant la fin de l’année.

    Bientôt de retour

    aux urnes ?

    Du côté de la gauche, c’est Philippe Comani (PS) avocat lui aussi au barreau de Toulon, conseiller municipal sortant et colistier de Pascal Cabras (apparenté PCF) qui développe les motifs de leur propre requête. Et de mettre en avant la poignée de voix qui a manqué à la liste au soir du premier tour pour continuer à défendre son programme et ses propositions le dimanche suivant, lors du second tour. Il dénonce la méthode du maire sortant déchu et ses colistiers qui « ont usé et abusé des moyens de la Ville lors de la campagne ». Ainsi que l’attitude du candidat d’extrême droite, aujourd’hui maire, Frédéric Boccaletti, qui se serait servi de son mandat national de député et « joué sur les peurs en usant de démagogie ».

    Et de conclure : « Nous refusons d’accepter de telles manœuvres et manipulations électorales qui ont détourné les électeurs de notre liste. Ce recours est un acte de résistance ».

    Si le tribunal administratif venait à annuler cette élection, les Six-fournais devraient bien entendu retourner aux urnes. L’occasion peut-être de corriger le tir.

  • L’ombre de l’extrême droite sur Six-Fours et Draguignan

    L’ombre de l’extrême droite sur Six-Fours et Draguignan

    Laure Lavalette n’est pas la seule députée RN à avoir bien avancé ses pions au premier tour des municipales dans le Var. Si Julie Lechanteux, députée de la 5e circonscription, ne semble pas en mesure de prendre Roquebrune-sur-Argens, Philippe Schreck (8e) et Frédéric Boccaletti (7e) sont en bonne position à Draguignan et à Six-Fours, 5e et 7e villes du département, où ils sont en tête après avoir été battus en 2020.

    Le premier, qui n’avait recueilli que 12% des suffrages il y a six ans face à Richard Strambio (DVD), réélu dès le premier tour, en a cette fois obtenu 44,7%, contre 40,03% pour le maire sortant. Le second, candidat à Six-Fours pour la quatrième fois, n’avait pas empêché Jean-Sébastien Vialatte (LR), maire depuis 1995, de rempiler pour un cinquième mandat, lui aussi au premier tour. Il le devance aujourd’hui de 66 voix (45,23% contre 44,86).

    Assistants sulfureux et peine de prison

    Deux candidats qui, comme nombre de frontistes, savent se faire remarquer. Philippe Schreck, notamment, en ce qui concerne ses assistants parlementaires : l’actuelle, Maylis de Cibon, est membre de la Cocarde étudiante et du groupe néofasciste Luminis, proche du GUD. Il avait été contraint par le secrétaire du RN à l’Assemblée nationale de virer le précédent, Raphaël Ayma, chef de file du groupe néofasciste Tenesoun, quand la presse a évoqué sa participation à des hommages à des figures fascistes.

    Quant à Philippe Boccaletti, proche de Jean-Marie Le Pen, admirateur de Charles Mauras, il a détenu une librairie négationniste à Toulon, de 1997 à 1998 et fut condamné, en 2000, à 1 an de prison dont 6 mois ferme pour « violence en réunion avec arme ». Notons tout de même que son adversaire, Jean-Sébastien Vialatte, a récemment conclu un partenariat entre la mairie et la maison d’édition Fayard de Vincent Bolloré, et avait été condamné pour « provocation à la haine raciale » en 2013, assimilant, dans le contexte de la célébration du titre de champion de France du PSG, des fauteurs de troubles à « des descendants d’esclaves ». Quoi qu’il en soit, dans les deux villes, les progressistes, éliminés au premier tour, sont claires : « Pas une seule voix pour l’extrême droite. »

  • Dans le Var, la gauche perd beaucoup de terrain

    Dans le Var, la gauche perd beaucoup de terrain

    Dans quatre des cinq plus importantes villes du Var, les progressistes n’ont pas passé le premier tour. Il n’y a qu’à La Seyne où Stéphane Sacco, 4e, ira au second tour, maintenant sa liste malgré la menace de l’arrivée du RN, pour conserver une voix de gauche à la mairie. À Draguignan, où tout était à faire après 12 années de quasi-disparition de la gauche et des écologistes, il n’y avait guère d’illusion. « On partait de 0, donc 8,4%, c’est une étape, même si on aurait préféré passer les 10% », analyse la tête de liste (Les Écologistes) d’Uni.es pour Draguignan Christophe Terras, qui a pu jauger « la nécessité de l’union. La division aurait donné un très mauvais résultat. On va continuer de travailler sur cette dynamique. Il reste beaucoup de travail qu’on n’a pas pu faire en un an », affirme-t-il avec optimisme.

    Peu d’illusions à Fréjus, également, où la réélection de David Rachline (RN) au premier tour, quasi certaine avant le scrutin, a ironiquement permis à « Fréjus Riposte » de sauver le siège qu’elle détenait au conseil municipal. À Toulon, en revanche, ne pas passer la barre des 10% représente une sacrée déception. Certes, Magali Brunel réalise un score proche de celui de Guy Rebec en 2020 (8,38% contre 9,12). Mais ce dernier avait bénéficié de la victoire au premier tour d’Hubert Falco pour obtenir trois sièges, ce qui n’est pas le cas cette année puisque l’élection se jouera en deux tours. Et malgré sa « main tendue » à Josée Massi, celle-ci ne l’a pas saisie, ce que « regrette » le collectif, qui ne sera donc plus présent dans l’opposition municipale, mais promet de « continuer à porter ses propositions dans l’intérêt des Toulonnais et des Toulonnaises ».

    Déceptions à Sanary et St-Cyr, espoirs au Pradet et à La Garde

    À Hyères, il y aura un second mandat de suite sans élu de gauche. La liste d’union conduite par Caroline Moulin (Les Écologistes) ne franchit pas le premier tour, comme Philippe Dao en 2020, mais affiche une légère progression (7,86% contre 6,63) et une dynamique enclenchée.

    Il est des endroits où le cœur est plus lourd. À Sanary, Jean-Pierre Meyer (PCF), qui avait ramené la gauche au conseil municipal 12 ans après sa disparition, n’a pas pu réitérer cette performance. « Avec 76 voix de plus nous pouvions être au second tour. Mais ce résultat n’efface pas notre belle progression depuis 2014 » positive le candidat, qui veut continuer de favoriser le « vivre tous mieux à Sanary, y compris sans élu, même s’il faudra parler plus fort ». Situation similaire à Saint-Cyr, sevré de ses deux élus de gauche, où la communiste Sylvie Vinceneux veut poursuivre « le combat pour la justice sociale, la solidarité, la paix, la transition écologique et le pouvoir d’achat par d’autres voies ».

    Pas davantage de réussite à Six-Fours, où la liste de Pascal Cabras ne verra pas le second tour. Notons cependant des éclaircies au Pradet, où le Printemps Pradétan de Laurent Bailloux sera au second tour, tout comme la liste (apparentée DVG) de Julia Peironet-Brémond à La Garde, qui, avec 30,65%, n’est qu’à 793 voix de la maire sortante Hélène Arnaud-Bill (LR).

  • [Var] Saint-Cyr, Sanary, La Seyne, Ollioules, Six-Fours… la gauche pour porter les valeurs humanistes

    [Var] Saint-Cyr, Sanary, La Seyne, Ollioules, Six-Fours… la gauche pour porter les valeurs humanistes

    Jean-Pierre Meyer est pragmatique. Le candidat (PCF) de Renouveau pour Sanary sait qu’il lui sera difficile de l’emporter dans une commune acquise à la cause de la droite depuis 1971. Mais celui qui se considère comme « conseiller municipal de la minorité, pas de l’opposition », compte « défendre (son) programme, quel que soit le résultat des élections ». Mais aussi agir en responsabilité, et poursuivre, comme depuis 6 ans, « le dialogue respectueux, le refus du conflit permanent. Il y a le temps de l’élection, de la confrontation, puis celui du mandat, où il faut travailler pour la commune », milite-t-il.

    Car sa voix, en tant qu’unique conseiller municipal de gauche, aura compté. « Le bon sens l’a emporté », affirme-t-il, notamment à travers ses propositions liées à la nouvelle ligne de bus 83 entre la gare d’Ollioules/Sanary et Six-Fours. Et Renouveau pour Sanary espère davantage peser lors de la prochaine mandature, en envoyant un (ou des) candidat(s) supplémentaire(s) au conseil municipal, et en atteignant la barre des 15% pour obtenir un siège au conseil communautaire Sud-Sainte-Baume, « là où se prennent les décisions ».

    Mais il s’agira, aussi et surtout, dans nombre d’autres communes, de porter une voix humaniste et singulière au sein des conseils municipaux. Un ensemble de valeurs qui transparaît dans les programmes des candidats. Par exemple, sur la question du logement, priorité de Sylvie Vinceneux à Saint-Cyr-sur-Mer. Une évidence pour la responsable de la commission nationale logement du PCF, tête de liste de Saint-Cyr à Gauche, dans une ville qui compte 45% de résidences secondaires. La candidate veut offrir « un logement digne et accessible à tous », en écho à l’article 25 de la Déclaration universelle des droits de l’homme. Et même sans fauteuil de maire, elle se battra pour que la commune respecte les 25% de logements sociaux exigés par la loi SRU, et contre l’idée que ces derniers sont l’apanage de la délinquance, alors que plus de 70% des Varois y sont éligibles.

    Un combat primordial contre l’extrême droite

    À La Seyne, trois listes de gauche – qui avancent, malheureusement, chacune de leur côté – mènent le combat progressiste. Parmi elles, celle de Stéphane Sacco (GRS), qui mène la liste de rassemblement Uni.e.s à gauche pour La Seyne, et évidemment, le combat contre l’extrême droite, dont la menace pèse plus que jamais dans la deuxième ville du Var : « On parle d’ordre, mais on oublie la justice. On parle d’identité, mais on oublie la fraternité. On parle de protection, mais on se contente de désigner des boucs émissaires. Ceux qui divisent une ville ne la gouvernent pas, ils l’affaiblissent. Ceux qui attisent les peurs ne construisent pas l’avenir, ils le ferment. Nous ne laisserons pas notre ville devenir le laboratoire du repli », clame Stéphane Sacco.

    Même maux, même remède à Six-Fours, où Pascal Cabras et Six-Fours à Gauche veulent contrer « l’entente bilatérale entre droite extrême et extrême droite », dans une commune où 70% des votes au conseil municipal sont communs à la majorité LR et au RN. « Nous sommes la seule opposition, depuis 2020, qui lutte pour une ville juste solidaire et durable, avec une orientation écologiste et sociale » affirme Pascal Cabras.

    L’écologie, valeur cardinale d’Ollioules Autrement, liste de rassemblement menée par Claudie Cartereau (LE). « Face aux crises qui pèsent sur nos vies, nous choisissons de rompre avec la politique actuelle et d’agir autrement », martèle celle qui veut faire d’Ollioules « un territoire qui prend soin des personnes, du vivant et des ressources ». Énergie solaire, îlots de fraîcheur, et sobriété énergétique, autant d’idée qu’elle veillera à infuser dans le débat public. Tout en prônant, comme les autres listes progressistes, la démocratie participative.

  • Les progressistes au service de l’intérêt général à Six-Fours

    Les progressistes au service de l’intérêt général à Six-Fours

    La politique nous concerne tous c’est notre présent, notre futur, notre vie, ne la laissons pas à d’autres », commence le chef de file de Six-Fours à gauche, Pascal Cabras, en rappelant que « l’abstention est la pire des défaites ».

    Pour le syndicaliste apparenté communiste « les citoyens doivent redonner un nouveau souffle à la démocratie », et arrêter de laisser les autres décider à leur place.

    L’occasion de rappeler que la liste de rassemblement des progressistes leur donne justement l’opportunité de faire entendre leurs voix et refuser « l’entente bilatérale entre une droite extrême et une extrême droite ». En notant que 70 % des votes au conseil municipal sont communs à la majorité LR et au RN.

    Et de lancer : « Nous sommes la seule opposition présente au conseil municipal depuis 2020, la seule liste qui lutte pour une ville juste solidaire et durable, avec une orientation écologiste et sociale profitable à tous nos habitants. »

    « L’entre-soi c’est terminé ! »

    Avec un certain nombre d’atouts pour changer la donne, comme celui de regrouper toutes les composantes de la gauche et des écologistes.

    Pascal Cabras a dit également la fierté d’être soutenu par le parti communiste, en rappelant toutes les avancées sociales dont il a été le moteur et sa résistance aux heures de la déshonorante de la collaboration.

    «  Avec un parti communiste à 28 %, nous avons obtenu la Sécurité sociale. Avec un FN à 30 %, nous aurons bientôt la retraite à 67 ans », met-il en garde.

    Concernant le programme, Pascal Cabras a insisté sur l’urgence de s’attaquer à la crise du logement, en notant qu’il manque 2 842 logements sociaux dans la commune pour se mettre en conformité avec la loi. Un retard assumé par la municipalité sortante puisque relevant d’« un choix purement dogmatique ».

    Et de poursuivre : « Nous remplacerons l’entre-soi par la mixité sociale ! »

    Pour autant, pas question de construire de manière anarchique ni d’empiéter sur les zones agricoles ou sensibles qui seront au contraire sanctuarisées. Mais plutôt de densifier le centre-ville.

    La création d’un centre de santé a également été mis en avant ainsi que des places de crèches municipales avec une tarification progressive.

    Il en est également d’une maison de retraite municipale adaptée et d’un service de pompes funèbres lui aussi géré par le public. Un changement de cap au service de l’intérêt général, cette fois.

  • Var : Cogolin, champion de l’extrême droite

    Var : Cogolin, champion de l’extrême droite

    L’extrême droite est en ordre de bataille dans le Var, avec 32 listes dans 28 communes. En particulier à Cogolin, où quatre listes d’extrême droite se présentent. En plus de Philippe Vallet, investi par le RN, les (ex) proches de Marc-Etienne Lansade se livrent une guerre de succession : la maire par intérim et ex-première adjointe Christiane Lardat (qui a depuis porté plainte contre lui pour harcèlement), ses anciens adjoints aux sports Pascal Cordé (2014-2016) et Francis Laprade (2020-2025, ce dernier partant avec une étiquette DVD), et… sa sœur, Véronique Lansade, novice en politique, dont la candidature de dernière minute – et invisible sur la place publique -, ressemble à une contre-attaque de l’ex-maire, condamné à 3 ans d’inéligibilité en juillet dernier pour abus de faiblesse, et qui semble avoir perdu prise sur ses anciens colistiers.

    Lavalette, Rachline, Boccaletti…

    Mais au premier rang des listes d’extrême droite figure celle conduite à Toulon par Laure Lavalette. La députée RN de la 2e circonscription du Var, également porte-parole du parti, tente de dissimuler son ancrage en se présentant sans étiquette. Une manœuvre qui ne saura faire oublier ses prises de position contre l’IVG, le mouvement LGBT, la PMA, les droits des travailleurs étrangers, ou en faveur de l’OAS.

    Plus sulfureux encore : Frédéric Boccaletti. Le député RN de la 7e circonscription se présente pour la 4e fois à Six-Fours. Ex d’Égalité et Réconciliation, mouvement d’Alain Soral, proche de Jean-Marie Le Pen, admirateur de Charles Mauras, il a détenu une librairie négationniste à Toulon, de 1997 à 1998. Accusé de violences par son épouse en 1999, il fut ensuite condamné, en 2000, à 1 an de prison dont 6 mois fermes pour « violence en réunion avec arme », après avoir poursuivi un groupe d’hommes en compagnie d’autres militants FN, et fourni une arme à l’un d’eux, qui en avait fait usage.

    Enfin, maire de Fréjus depuis 2014, David Rachline va briguer un 3e mandat. Soupçonné de prise illégale d’intérêt, il a été relaxé en janvier mais le parquet a fait appel. Il doit également être jugé en septembre pour favoritisme quant à l’attribution de marchés publics. Deux affaires qui ont poussé le RN à lui retirer son investiture, alors qu’il en était l’une des figures de proue dans le Sud.

  • Les Écologistes soutiendront Pascal Cabras et la liste Six-Fours à Gauche

    Les Écologistes soutiendront Pascal Cabras et la liste Six-Fours à Gauche

    La liste « Six-Fours à Gauche, Écologiste, Régionaliste et Citoyenne » a réuni une partie de ses soutiens, mercredi, pour une conférence de presse destinée à présenter les grandes lignes de son projet municipal. Cette liste rassemble de nombreuses forces progressistes (PC, PS, GRS, Parti occitan, Génération.s, Régions et Peuples Solidaires et l’Après).

    Elle a récemment été rejointe par les Écologistes, qui apportent leur soutien, sans y compter, pour l’instant, de colistiers. « Ça a pris du temps, car on voulait voir si le programme était vraiment écologiste. On a été rassuré », explique Claudie Cartereau, tête de liste de l’union des gauches à Ollioules.

    Le programme sera présenté prochainement. Il reposera sur plusieurs axes forts : respect des 25% de logements sociaux de la loi SRU, transports gratuits, création d’un tramway et d’un centre de santé, souveraineté alimentaire, police de proximité…

    Autre priorité : la lutte face à la droite et au maire (LR) Jean-Sébastien Vialatte, qui « se dilue dans l’extrême droite », soutient la tête de liste Pascal Cabras, citant notamment « le partenariat conclu entre la mairie et la maison d’édition Fayard » détenue par le milliardaire Vincent Bolloré. « C’est un acte militant de la part de M. Vialatte », dénonce-t-il. Le RN aura de son côté pour candidat, pour la quatrième fois, le député Frédéric Boccaletti, « une personne sulfureuse. Un repris de justice, condamné pour violences en réunion il y a des années », rappelle Laurent Gilbert, de l’Après 83. Alors, pour vaincre « ces deux menhirs, notre potion magique, c’est l’union », martèle Pascal Cabras.

  • Avec le festival « FEMMES ! », le cinéma s’accorde au féminin

    Avec le festival « FEMMES ! », le cinéma s’accorde au féminin

    Le rendez-vous a été fondé en 2001 suite à la rencontre de deux militants féministes, Luc Patentreger, médecin, dessinateur, et entrepreneur social, et Loutcha Dassa, ancienne déportée à Auschwitz décorée de la médaille de chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres en 2012 et de la Légion d’Honneur en 2021 pour sa lutte pour l’inclusion des femmes dans la société et le milieu artistique.

    Le festival Femmes ! revient pour une 24e édition, du 5 au 24 novembre. Six salles dans quatre villes s’en feront le relais : Théâtre Liberté et cinéma Le Royal à Toulon, cinéma Six n’étoiles à Six-Fours, Casino Joa et centre culturel Tisot à La Seyne-sur-Mer et cinéma Le Rocher à La Garde.

    44 films en compétition

    Ce festival se définit comme « œuvrant pour l’égalité entre femmes et hommes », avec « une conviction : l’art peut et doit être un levier d’émancipation, d’égalité et de liberté. Nous portons un féminisme universaliste qui réunit toutes les femmes, quels que soient leurs origines, leurs parcours ou leurs frontières, et qui invite les hommes à être pleinement partenaires de ce combat ». Cette année, la thématique « Duo », centrée sur la question « que raconte une femme quand elle parle d’elle à travers l’autre ? », invite à porter « ce féminisme du lien, de l’altérité, du respect, qui trouve dans ce thème une résonance naturelle qui refuse les cloisonnements et se nourrit du dialogue, car l’égalité se construit ensemble ».

    44 films de 16 pays seront en compétition pour le Prix du Public, parmi lesquels 8 avant-premières et 14 films en sortie nationale. Seront également remis le Prix du Jury et le Prix d’interprétation féminine avec sept films, en avant-première, en compétition. Autour de la compétition, le public pourra profiter, entre autres, d’une masterclass donnée par les acteurs de l’iconique série Plus belle la vie, d’un atelier cinéma pour apprendre à analyser les films, de soirées thématiques (dont la nuit des courts-métrages), d’expositions, ou encore de douze débats et conférences sur des thématiques féministes (santé mentale, violences sexuelles et sexistes…) et artistiques. De nombreux réalisateurs et acteurs seront également présents pendant ces trois semaines.

    Infos et tarifs sur femmesfestival.fr