À Toulon, la raison doit l’emporter sur le mépris

L’espoir porté par la maire sortante sans étiquette Josée Massi s’est amplifié tout au long de la semaine avec l’arrivée de très nombreux soutiens émanant de tous les milieux : politiques, associatifs, culturels et sportifs. Ces derniers refusant catégoriquement la reprise en main de la ville par l’extrême droite. De quoi largement combler l’écart de voix enregistré au premier tour et barrer la route aux prétentions de la porte-parole du Rassemblement national Laure Lavalette. L’agressivité déployée par cette dernière ces derniers jours de campagne montre que la diva des plateaux télé a quelque peu perdu de son assurance, même si les sourires tentent de dissimuler ses appréhensions.

Consciente que l’arithmétique ne pèse que pour partie dans la projection des reports de voix du premier au second tour, l’ex prof de maths a, elle, en revanche, continué à dérouler calmement sa méthode et son programme avec respect et pugnacité. L’objectif étant de miser sur un très large rassemblement plutôt que sur l’invective et la division. Un appel à l’unité qui galvanise au-delà de ses troupes tous ceux qui ont envie de croire à la prolongation d’une gestion apaisée de la ville dans l’intérêt général. C’est en tout cas ce que les observateurs ont ressenti au cours de son dernier meeting de campagne jeudi soir à L’Oméga Zénith où flottait déjà un air de victoire électorale.

Assurément les Toulonnais ont plus que jamais dans leurs mains l’avenir du Port du Levant et la possibilité en se levant massivement pour dire « non » à l’extrême droite et porter à leur tête une maire protectrice et bienveillante qui souhaite poursuivre la renaissance de Toulon. Un travail entamé après la débâcle de 1995 et les six années de gestion calamiteuse par le parti lepéniste qui a laissé la ville en état de mort clinique.

Mais pour ne pas que le Port du Levant renoue avec ses vieux démons et se saborde à nouveau, il va falloir compter sur une mobilisation générale.

« Toulon tiendra ! »

Beaucoup s’y emploient. Comme la Ligue de l’Enseignement qui rappelle que « dans tous les pays et dans toutes les villes où les représentants de l’extrême droite ont accédé au pouvoir, les activités à caractère social et culturel ont été mises à mal et les fondements de l’état de droit ont été systématiquement attaqués ». Elle demande donc aux responsables associatifs, qui au quotidien militent pour une société tolérante et fraternelle, de se mobiliser. La Ligue de l’Enseignement FOL du Var réaffirme ainsi avec le mouvement associatif sa volonté d’une société où règne la Concorde, où chacun peut occuper une place avec les mêmes droits.

De la même façon un collectif regroupant plus de 230 artistes, techniciens et professionnels de la culture de Toulon en appelle à un sursaut démocratique. Et de poursuivre : « Voter pour Josée Massi et son équipe, c’est assurer, socialement, économiquement et humainement la prospérité de notre ville. » L’objectif étant de pouvoir se dire fièrement lundi : « Toulon a tenu. »

En attendant la sanction électorale, une initiative partie des réseaux sociaux invite à se regrouper samedi à 14h sur la place de la Liberté pour alerter les Toulonnais sur la menace, et les appeler à se mobiliser pour dire « non » à l’extrême droite.

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