Les élèves s’éduquent sur la protection des océans

Je ne suis pas prof aujourd’hui », répond Anne Mauffrey à une élève qui vient lui poser une question. La collégienne repart vers son groupe de camarades, quelques mètres plus loin sur la plage située sous le phare du Cap Couronne. Vendredi 13 mars, les CM2 de Carro et les 5e d’Henri Wallon ont participé à une journée d’exploration sur la Côte Bleue. Au programme : randonnée scientifique en bord de mer, observation de la biodiversité et identification des menaces pesant sur le littoral.

L’enseignante de Sciences de la vie et de la terre à l’origine du projet, Anne Mauffrey, explique : « Ça se déroule ans le cadre de la participation de ma classe au concours pédagogique Oceano pour Tous, organisé par l’Institut océanographique de Monaco. Quand j’ai appris que la primaire bénéficiait d’une Aire marine éducative (AME), je me suis dit que c’était l’occasion de faire de la transmission de savoir ! »

Des porteurs de parole

Depuis 2020, cette zone de l’Anse d’Arnettes est « mise en valeur et protégée » par les élèves de classe de CM2 de Carro qui « repèrent les menaces qui pèsent sur elles », explique leur professeur Guillaume. Derrière, les enfants proposent des projets avec un principe : « Tout doit partir d’eux. »

L’objectif de cette AME est simple : sensibiliser les jeunes à la question écologique. Et il est rempli. Mathilde et ses amies, toutes âgées de 10 ans, affirment : « On voudrait faire un sentier sous-marin, comme à Port-de-Bouc, pour mettre des panneaux qui donnent des informations sur les poissons et leur habitat. On a appris énormément de choses grâce à l’AME, sur la posidonie, le plancton, la chaîne alimentaire… Ça nous a donné envie de transmettre tout ce qu’on sait ! »

Et ça commence ce vendredi, dans le cadre d’ateliers tantôt dirigés par les CM2, tantôt par les 5e. Pour Anne Mauffrey, les bénéfices de cette pédagogie sont nombreux : « Quand on met les enfants en position d’acteur, c’est là où ils se révèlent vraiment. Les fesses collées à la chaise toute la journée c’est bien, mais à un moment il faut transformer l’essai avec des projets, qui sont décloisonnés, où on mélange le français, les mathématiques, les sciences. Et surtout, on fait des élèves des porteurs de parole de la protection de mers et des océans. Chaque enfant a quelque chose à dire, peut nous aider sur ces grandes causes, et inversement ces grandes causes peuvent nous aider à sauver beaucoup de ces enfants. »

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