Grande soirée pour la Team Sorel à la Scène Méditerranée

Dans le rôle de coach, promoteur et organisateur, Yvan Sorel, qui manie le multicasquette comme personne, a pu savourer le travail qu’il a accompli avec ses équipes à l’issue de la quatrième édition du Spartan Fighting Championship. « C’est ce que j’appelle une belle soirée », lance le pionnier du MMA dans la cité phocéenne, qui a accueilli 517 spectateurs à la Scène Méditerranée (anciennement théâtre Toursky) dans le troisième arrondissement de Marseille. « On attendait entre 10 et 15% de public en plus, mais ce n’est pas évident de lutter contre l’Olympique de Marseille avec un peuple marseillais qui est religieux dans le domaine du football », ajoute-t-il en étant beau joueur. Quatorze combats sur le papier, dont trois professionnels, se sont succédé dans la cage. En ce jour de Saint-Valentin, l’amour s’est exprimé sous une forme différente : de jeunes combattants, passionnés par les arts martiaux mixtes, ont donné de leur personne pour repousser leurs limites physiques et mentales. Particulièrement ceux issus de la cité phocéenne, qui avaient à cœur de montrer que Marseille peut rivaliser avec la Capitale dans le monde des arts martiaux mixtes (MMA).

Gharsalli étincelante

Poussés par leurs supporters, venus en nombre pour électriser ce théâtre mythique, les protégés de la Team Sorel ont assuré le spectacle, à l’image de Chakib Arezzo (6 victoires, 1 défaite), auteur d’un duel à couper le souffle face au Bouilladissien Ismaël Belmehadji (2 victoires, 6 défaites). Après une longue séquence en soumission, le Marseillais a trouvé les ressources pour infliger un KO spectaculaire à son adversaire. Avec la victoire du jeune ukrainien Arthur Yehiizarian plus tôt dans la soirée, la Team Sorel a réalisé un carton plein lors de ce SFC 4. Même si d’autres combats ont été sensationnels, à l’image du duel entre Alice Michalkiewicz et Katie Perez, celui entre Sarah Gharsalli et l’Argentine Camila Curutchet a enflammé la Scène Méditerranée. Au terme d’un affrontement en trois rounds de cinq minutes, la Marseillaise débute sa carrière professionnelle par une victoire de choix.

« Elle a prouvé à tout le monde qu’elle avait un niveau aussi excellent et qu’elle pouvait affronter des défis bien plus expérimentés », souligne Yvan Sorel, fier de voir le travail de sa petite protégée récompensée. Tout ce bonheur partagé durant plusieurs heures lui donne envie de lancer une cinquième édition prochainement. « Là par contre, je serai dans l’obligation d’être soit pris en otage par des futurs partenaires ou pris en otage par une collectivité territoriale comme le Département, la Métropole, la Région et la Ville de Marseille », lâche celui qui a dépensé plus de 40 000 euros pour cette unique représentation.

« J’aimerais vraiment être épaulé, mais vraiment. Parce que là, j’ai prouvé que je pouvais ouvrir les frontières. J’ai prouvé que la Ligue commençait vraiment à être soutenue. Au début, le public appréciait le spectacle, maintenant, il adore », poursuit le leader de la Team Sorel, qui souhaiterait voir les arts martiaux mixtes mis sur un même pied d’égalité avec des sports comme le football, le padel ou la boxe anglaise.

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