À 21 ans, la jeune carrière de Chakib Arezzo prend une nouvelle tournure. Sacré champion de France amateurs de MMA en juin dernier, le poids-moyens a validé son ticket pour les championnats du monde qui auront lieu en Géorgie, dès ce samedi. Dans le Caucase, terre emblématique de sports de combat, il n’a qu’une seule ambition : « Je veux être champion du monde, bien sûr. Représenter Marseille au plus haut niveau et représenter mon club. C’est tout ce que j’espère. »
Un dessein clair, mais le jeune homme est dans les meilleures dispositions, d’après son coach Yvan Sorel. « Il est vraiment prêt, mentalement, physiquement, pour continuer à faire entrer son nom dans l’histoire du MMA moderne et surtout actuelle. » L’entraîneur poursuit, sur le caractère irréprochable de son protégé : « Il respecte les valeurs de citoyenneté, les valeurs des arts martiaux. C’est un bon jeune, qui est diplômé, un jeune qui est sans souci quelconque, qui est bien éduqué par la voie familiale et la voie sportive. C’est une force humaine magnifique », livre l’emblématique coach.
Ces Mondiaux représentent une chance inouïe de se montrer, de prouver sa valeur. Le Marseillais entre dans un cercle fermé, avec cette sélection nationale. « Je pense que c’est le rêve de tout combattant amateur. C’est le plus haut niveau amateur et passer par ça avant d’être professionnel, je pense que c’est le rêve de tout le monde. Justement, ce n’est pas donné à tout le monde d’être ici, je ne peux être que fier de ça. »
Un titre mondial, ça se mérite et le format de cet événement laisse penser que le plus fort, mais aussi celui qui évitera les blessures, sera couronné. Un réel parcours du combattant, littéralement. « Le format des Mondiaux est très différent de ce qu’on peut voir en France, par exemple, avec les ligues ou les galas. Pour être champion du monde, il faut faire cinq combats. Il y a un combat par jour, chaque jour il faut être au point, ne pas avoir de blessure. Tout ça on le sait. Ça se passe par élimination directe, donc si je fais deux combats je gagne, et le troisième je le perds, je suis éliminé. »
L’histoire commence lundi pour Chakib Arezzo, avec un face-à-face qui doit lui permettre de franchir le premier jour de compétition. Si tout se passe bien pour lui, il combattra samedi pour l’or mondial.
Les championnats du monde en Géorgie représentent sans doute la dernière occasion de briller en amateurs pour le gamin des quartiers nord de Marseille. Ensuite, il faudra mettre tout en œuvre pour passer professionnel. Avec un bilan de neuf victoires pour une défaite, Chakib Arezzo figure actuellement au 12e rang français, chez les amateurs, dans sa catégorie de poids. « C’est le but [de passer pro], j’espère cette saison. Je pense qu’on va essayer de voir quand exactement. Je ne peux pas vous dire maintenant, parce que c’est une chose que je vais voir avec mon coach. Dès cette saison-là, je pense qu’on passera le pas vers le professionnalisme et on écrira un nouveau livre. »








