On pourrait les croire en surplomb jouant de leur grande sagesse avec sérénité pour apaiser les débats et faire office de juge de paix afin d’assurer la relève. Dans les faits, c’est beaucoup plus compliqué que ça. Plus tranchants que conciliants les anciens maires de Toulon et La Seyne adoubent ceux désignés comme leurs successeurs légitimes faisant fi des réalités et du contexte.
Dans le Port du Levant, l’ancien patron de la droite varoise a ainsi choisi le LR Michel Bonnus contre la maire sortante Josée Massi (SE) qui l’avait lui-même désignée pour le remplacer et dont il avait soutenu préalablement la candidature.
Et dans l’ex-Cité des Chantiers, l’ancien maire de gauche Marc Vuillemot (GRS) préfère le candidat PS Olivier Andrau au candidat du rassemblement d’une grande partie des progressistes et appartenant à son propre parti Stéphane Sacco. Même si celui-là a le vent en poupe à la tête de sa liste Uni.e.s à gauche pour La Seyne comme vient de le démontrer le meeting de mercredi à la Bourse.
Le problème n’est pas d’avoir sa propre analyse sur la situation mais plutôt d’entrer aujourd’hui dans le débat public après être resté à amont tout à fait silencieux et bien à l’écart des nombreuses réunions de conciliations dont l’issue aurait pu permettre à la gauche de partir rassembler. Personne ne peut dire si l’avenir en eut été changé mais au moins il pourrait prétendre aujourd’hui avoir tout fait pour éviter que les progressistes partent en ordre dispersé. C’est à ce moment-là que son expérience aurait pu être déterminante. Plutôt que d’œuvrer en coulisses.
Aujourd’hui, sur son blog, il déclare, « au cas où plusieurs listes seraient déposées, il faudrait choisir en citoyen responsable ». Alors il tranche, tout en faisant mine de le déplorer.
Mais peut-être n’est-il pas trop tard pour montrer sa bonne foi en mettant tout son poids pour faire vivre le dialogue, plutôt que de désigner. L’urgence est tout de même de battre l’extrême droite. Il ne faudrait pas l’ignorer.

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