La propreté a beau être une compétence métropolitaine, la droite marseillaise a rejeté la faute des problèmes de saleté dans la ville sur le maire sortant. Au lendemain de la présentation des propositions du Printemps marseillais en la matière (notre édition du 05/02), le porte-parole de Martine Vassal, Romain Simmarano, a dénoncé « un contre-feu soigneusement préparé en amont » à l’occasion d’une conférence de presse ce jeudi. « Benoît Payan a organisé une Marseille encore plus sale qu’il ne l’avait trouvée », accusait-il. Pour preuve, il dénonce « une police de la propreté qui a pour instruction de ne pas sanctionner », mais aussi l’état des parcs et jardins ou des plages, gérés par la municipalité, des promesses de campagne d’embauche d’agents pour la brigade de la propreté qui pour lui auraient dû être réalisées pour le mandat, les délégations confiées à deux adjointes marseillaises pour la voirie et la propreté. Faisant fi des collectes insuffisantes, de la gestion défaillante des déchets professionnels par la Métropole. Pour la droite, la solution passe par plus de décentralisation, la municipalité ayant refusé de récupérer la responsabilité de la propreté faute de moyens suffisants. « La propreté, la voirie doivent être gérés par les maires de secteurs », défend l’ex-maire (Hor.) des 4-5 Bruno Gilles. L’équipe de Martine Vassal défend aussi « une politique agressive de verbalisation pour l’extrême minorité qui salit Marseille », explique Romain Simmarano. Avec des embauches pour la seule police municipale. « Je ne pense pas qu’on ait besoin d’augmenter le nombre d‘effectifs de la propreté. Là, on est bien », juge Bruno Gilles.
À Marseille, la droite veut décentraliser la propreté

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