À Apt, la droite a mis du temps à régler sa succession

Apt s’achemine vers un 3e maire différent en moins de cinq ans. Réélue maire en 2020, Dominique Santoni avait quitté la mairie à l’été 2021 après avoir accédé à la présidence du Département. La majorité de droite avait alors choisi Véronique Arnaud-Deloy pour poursuivre le mandat. Mais cette dernière a fait le choix de ne pas se représenter pour le scrutin du 15 mars. De quoi aiguiser des appétits dans la majorité de droite.

Toujours très active à Apt, Dominique Santoni avait indiqué, dès juin dans nos colonnes, vouloir « donner des conseils et rester sur une liste pour soutenir le candidat qui sera le plus à même de gagner ». Il a fallu attendre la mi-janvier pour que la situation se décante : Jean Aillaud, 75 ans, premier adjoint et conseiller régional, portera les couleurs d’une majorité unie. « Cette candidature s’inscrit dans la continuité d’un travail engagé depuis dix ans », annonce la tête de liste dans un communiqué. Période où Dominique Santoni a été élue maire. La présidente du conseil départemental lui apporte un « soutien plein et entier ».

Une dissidence très vite éteinte

La droite mise sur un maire de transition, qui incarnerait « l’expérience, la stabilité et l’efficacité face aux incertitudes et aux défis à venir ». Un pôle de stabilité en somme, comme aime à le dire Dominique Santoni au sujet du rôle des Départements. « Les Aptésiens savent qu’ils peuvent compter sur une municipalité respectée et crédible, capable d’obtenir des financements grâce à des partenariats forts avec le Département et la Région », souligne le communiqué de candidature. Le choix de Jean Aillaud n’a toutefois rien eu d’évident. Adjointe à la sécurité, Isabelle Taillier avait annoncé sa candidature, tournée encore plus à droite, en prônant « l’union des droites » et en ne se retrouvant « plus du tout » dans la ligne de la majorité. Visiblement, les lignes ont bougé puisque moins d’un mois plus tard, Isabelle Taillier revenait au bercail après des discussions « sur la mise en cohérence de nos programmes et la réaffirmation de nos valeurs respectives ». Pour la droite, l’unité a aussi pour but « de faire barrage à la gauche », dont elle estime « les projets préjudiciables ».

Céline Celce (Génération.s), candidate de l’union de la gauche (sauf LFI qui ne présente pas de liste) appréciera le compliment. « On se rassemble sur des valeurs humanistes, de justice sociale et de progressisme », indique celle qui était candidate Nupes puis NFP lors des deux dernières législatives et était arrivée en tête au second tour à Apt face à la candidate RN élue dans la circonscription, Catherine Rimbert. Élue d’opposition, elle porte un projet « co-construit depuis un an » et se pose « en seule liste de la gauche » bien que 95% de ses colistiers ne soient pas encartés. Car un 3e candidat, élu sur la même liste que Céline Celce en 2020, est en lice : Christophe Carminati (SE), refusant toute étiquette de droite et de gauche et d’alliance au second tour.

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