La Vague mandréenne annonce le lancement de plusieurs actions en justice pour contester les refus répétés et considérés comme discriminatoires du maire Gilles Vincent (LR) de mettre à disposition des salles communales pour ses réunions publiques.
« Ces refus, motivés par le caractère politique de notre association, portent une atteinte grave à la liberté de réunion et au principe d’égalité entre citoyens », dénonce le conseiller municipal d’opposition Denis Clave. Il rappelle que depuis avril 2025, la salle des Jardins d’Hydra leur avait été accordée pour des débats ouverts sur les enjeux locaux. Mais qu’elle leur a été retirée le 18 septembre à l’occasion d’un changement de règlement intérieur adopté deux jours plus tôt. Et ce sans délibération du conseil municipal, bien sûr.
Toujours en prétextant le même motif, la demande de la liste de disposer d’un stand à la Journée des associations du 6 septembre leur a été refusée. « Face à ces pratiques qui entravent le débat démocratique à quatre mois des élections municipales, nous avons engagé un référé-liberté déposé le 1er décembre 2025 au tribunal administratif de Toulon », informe l’élu. Ce dernier a été rejeté le 5 décembre sur la forme pour absence d’urgence perçue, sans examiner le fond de la discrimination. Un recours pour excès de pouvoir a donc été déposé le 10 décembre 2025 au tribunal administratif pour annuler définitivement le règlement et la décision au fond.
Avec également la saisine du préfet du Var, du Défenseur des droits et du procureur de la République.
À suivre, donc.

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