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  • Gros temps à Saint-Mandrier sur l’offre de santé

    Gros temps à Saint-Mandrier sur l’offre de santé

    À Saint-Mandrier, nous disposons encore de médecins. Mais pour combien de temps ? », interroge la Vague mandréenne, en pointant que plusieurs praticiens installés sur la commune partiront très prochainement à la retraite. Et de donner l’exemple du quartier voisin de Mar Vivo, à La Seyne, où des centaines de patients peinent à avoir des rendez-vous dans des délais acceptables. Quant aux visites à domicile des personnes âgées, elles deviennent quasiment impossibles.

    La liste d’opposition rappelant également que dès 2021, afin de prévenir une telle situation sur la presqu’île des professionnels de santé ont élaboré un projet validé par l’ARS en 2023 leur permettant de créer une Maison de santé pluriprofessionnelle.

    Et que, s’ils sont parvenus depuis le début de l’année à organiser la prise en charge des patients du lundi au samedi midi par un logiciel commun, des locaux adaptés sont toujours manquants.

    « Depuis quatre ans, la municipalité n’a pas investi, considérant ce projet comme privé, alors qu’il relève clairement de l’intérêt général et de la santé publique », dénonce les opposants.

    Depuis, même si ça a un peu bougé, avec la proposition de la ville de mise à disposition d’un local provisoire de 70m2 au tarif de 1 700 euros par mois, dans l’attente de locaux définitifs, ces derniers sont jugés inadaptés.

    Et de conclure, à l’intention des électeurs : « En 2021, la municipalité affirmait que Saint-Mandrier n’était pas en Lozère et qu’il n’existait aucun problème d’accès aux soins sur la commune. Cinq ans plus tard, les faits sont là : aucune solution pérenne n’a été mise en œuvre en termes de locaux, et les propositions avancées ne sont pas à la hauteur de la situation. »

    Un signe pour la Vague mandréenne qu’il faut changer de cap.

  • L’opposition de Saint-Mandrier dénonce une liberté de réunion bafouée

    L’opposition de Saint-Mandrier dénonce une liberté de réunion bafouée

    La Vague mandréenne annonce le lancement de plusieurs actions en justice pour contester les refus répétés et considérés comme discriminatoires du maire Gilles Vincent (LR) de mettre à disposition des salles communales pour ses réunions publiques.

    « Ces refus, motivés par le caractère politique de notre association, portent une atteinte grave à la liberté de réunion et au principe d’égalité entre citoyens », dénonce le conseiller municipal d’opposition Denis Clave. Il rappelle que depuis avril 2025, la salle des Jardins d’Hydra leur avait été accordée pour des débats ouverts sur les enjeux locaux. Mais qu’elle leur a été retirée le 18 septembre à l’occasion d’un changement de règlement intérieur adopté deux jours plus tôt. Et ce sans délibération du conseil municipal, bien sûr.

    Toujours en prétextant le même motif, la demande de la liste de disposer d’un stand à la Journée des associations du 6 septembre leur a été refusée. « Face à ces pratiques qui entravent le débat démocratique à quatre mois des élections municipales, nous avons engagé un référé-liberté déposé le 1er décembre 2025 au tribunal administratif de Toulon », informe l’élu. Ce dernier a été rejeté le 5 décembre sur la forme pour absence d’urgence perçue, sans examiner le fond de la discrimination. Un recours pour excès de pouvoir a donc été déposé le 10 décembre 2025 au tribunal administratif pour annuler définitivement le règlement et la décision au fond.

    Avec également la saisine du préfet du Var, du Défenseur des droits et du procureur de la République.

    À suivre, donc.

  • Loi littoral : la polémique continue sur la propriété Fliche

    Loi littoral : la polémique continue sur la propriété Fliche

    « Depuis quelques jours, les engins de chantier sont entrés sur la propriété Fliche et des algécos sont en place », alarme l’océanographe Dominique Calmet, à la tête de l’Association de protection de l’environnement (APE), qui veille scrupuleusement à l’application de la loi sur cette commune varoise. Selon lui, l’alerte concerne, ici, le lancement des travaux, « alors que le dernier permis de construire délivré en 2024 fait toujours l’objet d’un recours contentieux en annulation devant le tribunal administratif de Toulon ».

    Un équilibre difficile

    Il pointe également « la destruction des ruines, dont la surface ne doit pas être comptabilisée pour établir celle d’une éventuelle reconstruction », qui a eu lieu le samedi 15 novembre. L’association dénonce en outre des marchés liés à cette nouvelle phase de travaux, signés par le maire de Saint-Mandrier « sans la moindre présentation à une commission communale », pour un montant de 3,7 millions d’euros. Ces marchés ont été approuvés lors d’une délibération du conseil municipal du 29 septembre, qui portait sur l’augmentation du coût global de l’opération. Pour mémoire, le projet, plusieurs fois retoqué, concerne la construction d’un centre aéré. « Mais ne respecte toujours pas la loi littoral », s’insurge l’association.

    La commune de Saint-Mandrier incarne un bon exemple des enjeux et des conflits liés à l’application de cette loi, qui a pour objectif de concilier protection de l’environnement et aménagement équilibré.

    « Le projet n’est donc pas purgé de tout recours », insiste Dominique Calmet. Le président de l’APE fustige donc le choix de la municipalité de « passer en force et de dépenser l’argent public sur un chantier qui pourrait être stoppé net par la justice ».

    Joint par téléphone mercredi matin, le maire (LR) Gilles Vincent dément catégoriquement l’empressement dénoncé. « On a une décision de justice du tribunal administratif qui nous permet de commencer les travaux. » Il poursuit, agacé : « Mais bon, ça suffit maintenant. Ce sont des gens qui se sont présentés aux élections municipales. Donc ils nous attaquent sur tout. »

    Pour lui, il ne s’agit que d’acharnement, puisque « le tribunal a considéré que le permis de construire est valide et donc qu’il n’y a aucune raison d’empêcher la municipalité de commencer les travaux ». En face, l’APE continue de reprocher la non-conformité du projet avec la loi littoral et annonce faire appel de la décision si nécessaire.