Pour la première fois, l’Afrique accueille les Jeux olympiques.
Et pour qu’ils soient une réussite, diverses initiatives ont accompagné la dynamique. Dès 2019, après l’octroi des JOJ à Dakar, l’Alliance Dioko a été créée (institutions, collectivités et fédérations) afin de suivre et renforcer le Continuum olympique entre Paris 2024 et Dakar 2026. Coopération historique, elle regroupe de nombreux acteurs tels le ministère de la Jeunesse et des Sports français, le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, l’ambassade de France au Sénégal, l’ambassade du Sénégal en France, le groupe de l’Agence française de développement duquel est membre Expertise France, des collectivités territoriales, fédérations sportives françaises et sénégalaises entre autres.
« Ces Jeux sont le fruit d’un travail d’équipe. Le Cojoj l’a compris très tôt et a impliqué de nombreux partenaires publics et privés indispensables à leur réussite », indique Jasmine Benhammouda. La conseillère stratégique auprès du Comité d’organisation des JOJ détaille les grandes lignes d’une coopération étroite entre la France, le Sénégal et le Comité international olympique, « car ces Jeux de la jeunesse s’inscrivent dans la continuité des JO de Paris. Les réalisations étant le fruit d’un partage d’expertises et d’expériences, afin que les structures sportives sénégalaises puissent en sortir renforcées ».
Des collectivités telles la Ville de Marseille, qui a des relations privilégiées avec Dakar, la Région Ile de France et le Département de Seine St-Denis se sont ainsi impliquées dans la construction de la manifestation, au travers de nombreuses coopérations décentralisées. Sur la formation, le MEAE français, via son ambassade à Dakar a soutenu le projet de la Learning Academy, visant la formation de 309 jeunes aux métiers de l’encadrement et l’organisation de la manifestation sportive. À l’issue, ils ont tous rejoint le Cojoj Dakar 2026. Sur les sportifs, de nombreuses fédérations et athlètes sénégalais ont bénéficié d’un accompagnement pour renforcer leur compétitivité et renforcer les capacités de leurs encadrants.
« Des efforts particuliers ont été faits auprès de nombreux sports comme pour le judo par exemple », précise Jasmine Benhammouda. Le Sénégal a déterminé quels étaient les besoins, et une coopération a été mise en place afin d’accompagner le développement. À ce titre, l’Agence française de développement a permis la réhabilitation de deux infrastructures de ces Jeux et la construction de 11 équipements de proximité. « La France a contribué avec un prêt de 100 millions d’euros dans le domaine du sport et du développement, dont 85 consacrés spécifiquement aux JOJ », détaille l’experte technique internationale. Tout a été pensé en partageant les savoir-faire, afin que les deux semaines de compétition puissent aboutir à un héritage durable, notamment les jeunes et les athlètes.
Alors que la flamme olympique, qui est en train de traverser le pays, après avoir été rallumée à Olympie, est en approche de la capitale, c’est tout un pays qui est prêt à vivre un événement majeur. « Le sport est un vrai vecteur de développement socio-économique. Le fait que les JOJ soient organisés ici est une belle concrétisation d’une collaboration entre les ministères français et sénégalais, mais aussi des Comités olympiques respectifs », souligne la représentante d’Expertise France, qui dépend du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères.
Ils sont 69 Bleus en quête de médailles
La France aura la deuxième délégation de ces Jeux, en nombre, derrière le Sénégal.
Les Jeux Olympiques de la Jeunesse sont destinés aux jeunes athlètes de 14 à 17 ans. Au-delà de la compétition, ils sont pensés comme une véritable porte d’entrée vers l’univers olympique et une étape de formation pour les générations futures.
Le Comité national olympique et sportif français conduira une délégation composée de 69 athlètes, 40 filles et 29 garçons. Elle sera engagée dans 22 des 25 sports au programme (hors futsal, natation et sports équestres). À Buenos Aires 2018, lors de la dernière édition, l’équipe de France, forte de 99 membres, avait remporté 27 médailles (5 en or, 15 en argent et 7 en bronze).

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