Parfois, le chemin n’est pas celui attendu, mais ce dernier est essentiel pour la suite. Après un début de carrière assez traditionnel entre Brest et Chambray, Agathe Quiniou a connu un côté plus sombre du sport professionnel. Lors de son dernier match en Touraine avant de signer à Nantes, elle se blesse gravement au genou… face à Nantes. Une période noire débute. « Je suis très bien prise en charge par le staff médical, quand j’arrive à Nantes. On commence la préparation début juillet et au bout de 3 semaines on nous annonce que c’est terminé. Le club a coulé financièrement alors qu’on nous avait assuré le contraire. Ça a été un gros choc. » Une plongée dans l’inconnu a suivi puisque trouver un nouveau club en étant blessée relève de l’impossible. La gardienne de 25 ans était sur le point de se relancer à Mérignac, mais les Bordelaises ont subi le même sort avec une rétrogradation à cause d’un état financier désastreux.
Son rebond va s’effectuer très loin de sa Bretagne natale, en Roumanie, dans un excellent championnat. Agathe Quiniou débarque à Valcea, à l’ouest de Bucarest. Son amie Alicia Toublanc, ex-ailière du club, l’a conseillée dans ce choix. « Je suis arrivée fin août et on jouait le premier match de championnat 3 jours après. Ce n’était pas des conditions idéales, mais mes parents ont été au top pour que je puisse déménager au plus vite, prendre 3 valises et aller en Roumanie. Ça a été hyper enrichissant, maintenant je parle très bien anglais, j’ai appris un peu le roumain car le coach des gardiennes ne parlait pas anglais et français. C’était une belle expérience », détaillait la native de Brest. Désormais, la gardienne de but souhaite s’installer dans la durée à Plan-de-Cuques. Son contrat court pour les deux années à venir.

Leave a Reply