Les communistes ont entamé vendredi leurs conférences départementales, jalon essentiel du 40e congrès du PCF.
« Le congrès pour moi, c’est avant tout un moment où l’on se pose pour débattre du fond, sans être pris par les urgences. On peut s’écouter et parler du projet communiste, de ce qui nous réunit. Le cœur de notre rôle communiste, c’est d’être dans l’action, à commencer sur son lieu de travail, sur ses deux jambes : à la fois syndicaliste et politique. Le lieu travail, c’est le lieu du court terme, le projet politique, c’est le long terme. Le PCF doit être au plus près des luttes dans les entreprises, aller à la rencontre des gens et porter nos idées partout. »
« Ce que j’attends du congrès, c’est que le parti puisse dégager un projet de société pour notre pays, pour les travailleurs et travailleuses, et ça, ça passe par un renforcement des bases idéologiques, vers le socialisme. Comment développer un projet de société cohérent qui nous fera sortir du mode de production capitaliste. Pour ça, il nous faut une nouvelle République, la République sociale. On doit donc aller à la bataille sur ces idées-là, convaincre et se renforcer. »
« Un des objectifs essentiels est de retrouver le chemin du développement vers de nouveaux militants, transmettre nos valeurs, les former pour donner envie de s’engager. Le renforcement du parti ce n’est pas une question d’organisation interne mais une condition pour faire grandir les idées, être présent dans les quartiers, villages et entreprises. Le PCF n’est pas effacé, on est présent sur le terrain, on rencontre les mairies, les associations, on crée des cellules. Un parti actif, visible avec qui la population peut échanger, cela aide. » F.C.
« Une des plus grosses attentes, c’est de trancher la question de la stratégie électorale des communistes : comment faire l’unité des communistes et du camp progressiste, quelle légitimité pour les communistes à présenter un candidat, quel candidat. Reprendre contact avec le monde du travail sous ses nouvelles formes est également un enjeu indispensable pour la lutte. Le congrès devra aussi permettre de dégager des outils pour renforcer la formation des militants et des nouveaux arrivants. »
« Je suis pour qu’on suive le programme du parti, qu’on suive Fabien Roussel, je pense que c’est un bon dirigeant. On a fait dernièrement notre congrès de section à Embrun, on veut mettre le paquet sur la communication, pour toucher tout le monde et surtout les jeunes, on en manque à Gap. Il faut proposer des stages de formation, des actions culturelles, du théâtre, faire vivre la culture, elle est très importante et le RN est en train de la massacrer. » A.F.
« Il nous faut une feuille de route pour une reconquête communiste du département, pour que l’on ait une réponse ferme et révolutionnaire face à l’extrême droite qui est en train de nous envahir. Pour cela, il nous faut nous réapproprier le travail, qui est le moteur du PCF, le parti des travailleurs, avec de vraies propositions sur l’environnement et l’emploi, qui soient anticapitalistes. Et donc soutenir les luttes salariées organisées par leurs syndicats, comme nous l’avons fait pour Fibre Excellence et CPMM, avec des relais dans les hémicycles. »
« Nous devons continuer l’objectif de rajeunissement du parti en essayant d’attirer des lycéens, des étudiants, des jeunes travailleurs… dans le marxisme. Leur donner une conscience de classe et les faire venir petit à petit dans notre lutte. Et on a des arguments pour cela, comme la Sécurité Emploi Formation, par exemple. Bref, Nous devons continuer de montrer la voie communiste.Pour la présidentielle, je pense qu’une candidature communiste qui serait portée par Fabien Roussel est une très bonne idée. »
« Nous avons besoin de créer de nouvelles forces, encore plus depuis l’arrivée du RN à Carpentras. Quand on observe ce qu’il s’est passé en très peu de temps, on a de quoi être abasourdi : suppression de la subvention au planning familial, de la régie agricole, polémique du 8-Mai avec Maréchal nous voilà… Le maire a même commémoré l’appel du 18 juin, ça interpelle de la part d’un parti anti-gaulliste fondé par des néonazis. Notre rôle sera d’épauler les élus d’opposition et soutenir toutes les actions qui dénonceront la politique d’extrême droite. »
« L’enjeu est de choisir une ligne claire pour les années à venir et arriver à mettre la lutte des classes au centre du débat. Pour la présidentielle, l’enjeu est que l’identité du PCF et ses thèmes soient représentés à travers une candidature. Il faut être écouté, nos idées sont essentielles pour la lutte des classes. C’est pour cela que le congrès doit aboutir sur des actions concrètes contre l’extrême droite, pour la paix et contre l’impérialisme. Il faut agir et on peut toujours faire mieux. »

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