La reconnaissance de l’État palestinien bien que tardive, résonne dans le monde comme un signal majeur. Elle vient réparer une injustice de plusieurs décennies : les Palestiniens ont le droit d’avoir un État.
C’est une défaite pour tous ceux qui leur dénient ce droit et pire, qui nient leur humanité en étant responsables ou complices des atrocités que les institutions internationales qualifient de génocide à Gaza.
Néanmoins, au-delà du symbole, rendu possible par la France et plusieurs de ses alliés, ce sont des actes qui sont nécessaires pour faire taire les armes, secourir la population civile et faire respecter le droit international.
Dans la société israélienne, traumatisée par le 7 octobre, l’extrême droite messianique et suprémaciste a marqué des points mais des forces nombreuses souhaitent l’arrêt du carnage et une solution à deux États.
Solidarité entre les peuples
Cette solution, urgente s’il en est, passe par l’arrêt de la guerre à Gaza et la décolonisation des territoires occupés. Pour cela, la communauté internationale a un rôle indispensable à jouer, la solidarité des sociétés civiles et la diplomatie décentralisée aussi.
En choisissant ce jour pour sceller son jumelage avec Bethléem, Marseille a su dépasser les polémiques inutiles sur le pavoisement des mairies. Bien sûr le symbole est important, mais dans une situation aussi dramatique que celle du Proche-Orient ce sont là aussi les actes de coopération qui comptent. « Actibus immensis urbs fulget Massiliensis », oui sans nul doute, avec cette décision, « Marseille resplendit par ses hauts faits ».

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