Le plus grand des combats

Dimanche sonne la journée mondiale de la paix. Une de plus depuis 1981, année où elle a été créée par l’ONU. Une de plus alors que chaque année, le nombre de conflits augmente dans le monde, que chaque année « détrône » la précédente et que plus de 10% de la population de la planète est exposée à la guerre. Une de plus dans un monde instable et violent, où de plus en plus de chefs d’État inconséquents, avides et soumis au pouvoir de l’argent sont aux manettes. Une de plus dans un monde où, encore une fois, la course à l’armement tire une économie devenue mortifère.

Force aux fragiles troupes pacifistes

Mais cette édition 2025 sera singulière. Parce qu’elle arrive la veille de la reconnaissance annoncée de l’État palestinien par la France et que cela impose de regarder en face l’horreur de ce qui se passe à Gaza. Parce que l’indignation face au génocide des Palestiniens va donner de la force aux fragiles troupes pacifistes qui peinent tant à faire comprendre que la paix est le plus grand des combats.

Dans les dernières manifestations contre
le gouvernement, les drapeaux palestiniens ont toujours flotté. Que l’énergie qui a émaillé ces cortèges traverse les rassemblements pour la paix. Que l’exigence de justice soit aussi forte. Que le lien entre conquête sociale et besoin de paix soit tissé. Que les rapports entre va-t-en-guerre et oppression capitaliste soient compris. Que le courage des femmes qui se battent serve d’étendard et trace un chemin derrière lequel une masse s’engouffre.

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