Le niveau de mobilisation monte, monte, monte, monte… Même les chiffres prévisionnels qui filtrent du ministère de l’Intérieur connaissent une augmentation exponentielle. Peu après la mobilisation du 10 septembre qui avait réuni 200 000 personnes selon la police, les estimations pour la journée à l’appel de l’intersyndicale ce jeudi montaient à 400 000. Hier elles ont doublé à 800 000 personnes attendues.
C’est dans ce contexte que les responsables des partis de gauche, à l’exception de la FI, vont rencontrer Sébastien Lecornu pour lui dire tout le mal qu’ils pensent du budget en forme de potion amère concocté par son prédécesseur.
Ils préviennent à l’unisson : les mêmes causes produiront les mêmes effets. Autrement dit : la « rupture » annoncée par le nouvel hôte de Matignon ne peut pas être un slogan qui dissimule mal le recyclage des orientations du précédent gouvernement.
Abandon de la réforme des retraites
Difficile pourtant d’attendre autre chose d’un macroniste fervent et fidèle qui, du fait de sa proximité avec le président de la République a eu son ticket d’entrée dans chaque gouvernement depuis 8 ans.
Raison de plus pour accroître la pression dans les institutions comme dans la rue pour faire entendre l’exigence de progrès social, de justice fiscale et réponse au défi écologique.
Sébastien Lecornu est dans le corner, il n’en sortira pas sans concession significative à commencer par l’abandon de la réforme des retraites, minoritaire dans les urnes et dans l’opinion.

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