Tag: Vincent Bouget

  • [Entretien] Benoît Hamon à Nîmes : « L’économie sociale et solidaire est un modèle solide »

    [Entretien] Benoît Hamon à Nîmes : « L’économie sociale et solidaire est un modèle solide »

    La Marseillaise : Nîmes en commun souhaite faire de l’économie sociale et solidaire (ESS) un pilier de son programme. En quoi est-ce pertinent ?

    Benoît Hamon : Construire aujourd’hui ou donner une priorité au développement de l’économie sociale et solidaire c’est répondre à des besoins des populations qui ne sont pas satisfaits par l’économie conventionnelle ou les services publics. L’ESS se situe dans cet intervalle.

    L’ESS peut-elle répondre aux besoins de création d’emplois dans une ville comme Nîmes frappée par le chômage, la pauvreté ?

    B.H. : Souvent les villes et dans les élections municipales des candidats aux mairies font des grandes déclarations sur le développement économique, sur les grandes entreprises qui pourraient s’installer, etc. La réalité c’est qu’on met souvent beaucoup d’argent public pour des emplois qui peuvent partir aussi vite qu’ils sont arrivés. La force de l’économie sociale et solidaire, ce sont les emplois non délocalisables. Ils n’iront jamais à Singapour, en Chine ou aux États-Unis. Ce sont des emplois qui répondent à des besoins sur un territoire et qui sont portés par des entreprises privées de l’ESS mais qui ont un modèle non lucratif. Cela ne veut pas dire qu’elles perdent de l’argent mais tout simplement qu’elles ne distribuent pas d’argent aux actionnaires. Cet argent reste dans l’entreprise. C’est cela qu’il faut comprendre, la force de l’ESS.

    Un exemple ?

    On observera qu’il y a dans l’ESS des entreprises qui sont en concurrence avec d’autres, pas de l’ESS, par exemple les crèches. Vous avez des crèches lucratives avec des actionnaires et des crèches non lucratives. La différence c’est que la non lucrative ne distribue pas de dividendes donc l’argent reste dans la crèche, ce qui permet un meilleur taux d’encadrement des tout-petits.

    L’ESS est donc un modèle économique solide ?

    B.H. : En étudiant l’espérance de vie des entreprises en coopérative et celles en économie conventionnelle, sur un même marché, le ministère de l’économie et des finances a observé que les entreprises, comme les SCOP, avaient une espérance de vie plus longue que les entreprises conventionnelles. À partir du moment où les bénéfices sont réinvestis dans l’entreprise, la consolident, l’espérance de vie est plus longue. Et à partir du moment aussi où les décisions importantes de l’entreprise sont partagées et discutées, elles sont plus tempérantes, plus fiables, plus solides pour préparer l’avenir.

    L’ESS est victime d’idées reçues. Que répondez-vous ?

    B.H. : L’ESS, c’est 14% de l’emploi privé en France et contrairement à une idée reçue, ce n’est pas une économie subventionnée. La Cour des comptes a mis cela au clair : seulement 7% des aides publiques aux entreprises, dont les subventions aux associations, concernent l’ESS. Notre modèle, qui pourtant concourt à l’intérêt général, reçoit moins que les entreprises conventionnelles. Pour résumer : on fait 10% du PIB, 14% de l’emploi privé et 7% des aides publiques. L’économie la plus soutenue, c’est l’économie capitaliste.

    Nîmes est politiquement à la croisée des chemins avec la possibilité d’un changement avec Nîmes en commun, une droite divisée mais une extrême droite qui menace. Quel message avez-vous pour convaincre d’aller voter le 15 mars ?

    B.H. : L’extrême droite et le RN déposent des amendements pour supprimer l’économie sociale et solidaire. Ils ne comprennent certainement rien à ce que l’on fait mais en voulant supprimer ESS France, c’est leur obsession de mettre au pas l’économie sociale qui produit de l’intérêt général. C’est intéressant de regarder Trump, c’est l’extrême droite. Il avait un grand programme sur le pouvoir d’achat, d’emploi, de salaire. On observe qu’il est en échec sur tous ces sujets. La seule chose où il garde un lien fort avec sa base c’est qu’il leur propose de partager sa joie de faire mal à d’autres. C’est là-dessus que l’extrême droite « honore » son programme. Elle ne rate jamais une occasion de faire mal à une catégorie de la population. Là où vous élirez l’extrême droite, vous aurez le lendemain plus de désordre. On doit mettre en face des projets politiques qui revendiquent la joie au sens de la fête, de la culture !

    *Vendredi 13 février à .18h30, local des cheminots, 15 rue Benoît Malon, Nîmes.

    Les mesures

    Nîmes en commun propose la création d’une École de la coopération « Charles Gide ». Objectifs : créer un centre de recherche et d’innovation sociale. Autre mesure : créer un Fonds indépendant pour sécuriser les financements associatifs et faire des SCIC, qui est l’entreprise de la coopération, un outil de développement local pour les Places Communes (tiers-lieux de quartier), la gestion des Halles, la transition énergétique, la mobilité solidaire , l’ alimentation durable, la culture et l’éducation populaire.

  • « Nîmes en commun », une liste progressiste aux 59 visages

    « Nîmes en commun », une liste progressiste aux 59 visages

    Sous le soleil blanc de janvier, la place de la Calade avait des allures de meeting de lancement. Ce dimanche 25 janvier, devant le théâtre Bernadette-Lafont, Vincent Bouget a officiellement présenté les 59 colistiers de la liste Nîmes en Commun, en vue des municipales des 15 et 22 mars. Près d’un millier de personnes, une peña, des applaudissements nourris : la démonstration se voulait festive.

    « Nîmoises, Nîmois, voici votre équipe ! » lance le candidat communiste, empruntant la formule aux speakers du stade Jean-Bouin. Le ton est donné. « Ce n’est pas un casting politique, pas une élite hors-sol », insiste-t-il. « C’est une équipe qui se connaît, qui travaille ensemble depuis des mois, composée de femmes et d’hommes issus de tous les quartiers. » Pour la première fois dans l’histoire des municipales nîmoises, une liste bénéficie du soutien des dix principales formations de la gauche sociale, écologique et citoyenne. Elle va du PCF à Génération.s en passant par EELV, le PS, les Radicaux de gauche ou Place publique de Raphaël Gluscksmann. Elle compte aussi environ un tiers de citoyennes et citoyens souvent issus du mouvement associatif ou syndical. Seule La FI manque à l’appel.

    « Voici votre équipe »

    En deuxième position sur la liste, on trouve Amal Couvreur, conseillère départementale et régionale, très applaudie. Elle promet : « Ils se sont occupés de Nîmes. Nous allons nous occuper des Nîmoises et des Nîmois, du plus jeune au plus âgé. » Dans les dix premières places figurent notamment Pierre Jaumain (PS), Sibylle Jannekeyn (Écologistes), Bruno Ferrier (PRG), Soukaina Benjaafar (présidente associative au Mas de Mingue), Denis Lanoy (PCF), Marianne Bernède (Génération.s) ou encore Dimitri Pialat, ancien responsable de supporters du Nîmes Olympique. Plus loin dans la liste apparaissent de nombreuses figures locales en position éligible : l’ex-élu François Séguy, Jo Menut, Chloé Ridel, Nicolas Cadène, Christian Bastid, ou encore plusieurs enseignants, médecins, travailleurs sociaux, syndicalistes et responsables associatifs. Pour fermer la marche, en 59e position, le dessinateur de presse Eddie Pons. Vincent Bouget a également durci le ton : « Soyons vigilants face à ceux qui sont prêts à tout pour ne pas perdre le pouvoir et ceux qui, trumpistes déclarés, sont prêts à tout pour s’en emparer. » Avant de marteler : « Nîmes ne se relèvera pas sans justice sociale, ne respirera pas sans écologie, ne se réparera pas sans démocratie locale ».

  • Les six priorités de la liste Nîmes en Commun

    Les six priorités de la liste Nîmes en Commun

    Dans l’auditorium de Pablo Neruda, la gauche nîmoise a choisi le décor et le message : l’heure n’est plus aux intentions générales, mais au « grand oral ». Autour de Vincent Bouget, l’équipe de Nîmes en commun (union de la gauche hors LFI) a présenté ce 19 janvier ce qu’elle appelle un « projet » faisant office de programme, et insiste : « ce n’est pas un catalogue de promesses  ». Avant tout, la campagne se veut être une rupture après les 25 ans de mandat de Jean-Paul Fournier : la gauche souhaite surtout mettre un cap lisible sur la table. Avec une idée simple, martelée : la mairie ne peut pas se contenter de gérer des chantiers et des façades. Elle doit réparer le quotidien – logement, écoles, santé, transports, sécurité – et retisser du commun.

    Une méthode : « Rendre le pouvoir aux Nîmois »

    Le collectif met d’abord en avant sa manière de faire. Film participatif, dizaines de réunions publiques, 3 000 contributions : le projet se revendique issu du terrain. « Aucune décision importante ne doit être prise sans les habitants », insiste Vincent Bouget, qui promet des conseils de quartier renforcés, des débats municipaux transparents et des outils concrets de participation. Sur des dossiers sensibles comme les Halles, la gauche veut tourner la page des décisions descendantes et « repartir sur une large concertation ».

    En finir avec « Nîmes
    à deux vitesses »

    Le diagnostic est partagé par toute l’équipe : Nîmes est aujourd’hui une ville fragmentée. La campagne se construit donc autour d’un fil rouge, celui de l’unité. « Les Places communes » en deviendront le symbole : des lieux ouverts dans les quartiers pour se retrouver, monter des projets, recréer du lien. « On a besoin de se parler, de se retrouver ensemble », répète Bouget. Une dizaine de sites sont évoqués à l’échelle du mandat. Derrière cette idée, une exigence simple : que chaque quartier bénéficie du même soin, de la même attention, de la même présence des services publics.

    Remettre de la dignité

    Sur le logement, le candidat attaque frontalement : « Nous voulons loger tous les Nîmois. » Observatoire du logement, lutte contre les logements vacants, développement du logement social, guichet unique : la gauche assume un virage social face à une ville qu’elle juge excluante. Sur la santé, la médecin Catherine Fenech pose un constat simple : « Il y a 70 médecins pour 100 000 habitants dans cette ville, dont la moitié partiront à la retraite en 2030. » D’où la proposition d’un centre de santé municipal pluriprofessionnel et universitaire, d’une mutuelle communale et d’une approche globale liant santé, environnement et conditions de vie.

    Sécurité : la proximité

    Sur un thème souvent confisqué par la droite et l’extrême droite, la liste avance une ligne sans ambiguïté. La police municipale resterait armée, mais davantage tournée vers la proximité, avec des horaires élargis, des postes mobiles et un maillage plus équilibré dans la ville. Le commissariat de plein exercice à Pissevin est présenté comme une priorité, tout comme le renforcement des médiateurs, dont le rôle est jugé essentiel pour apaiser les tensions. Et pour couper court aux caricatures : « Le RN ment. Nous ne voulons pas désarmer la police municipale. »

    Jeunesse : « Une ville
    à hauteur d’enfant »

    La jeunesse traverse tout le projet. Vincent Bouget parle d’une ville pensée à hauteur d’enfant, où on lutte contre le décrochage, où on accompagne chaque parcours. Cela passe par un réseau de réussite, la gratuité des transports pour les scolaires et une mesure qui marque les esprits : « 1 000 enfants partiront en vacances chaque année. » Marianne Bernède prolonge cette vision dans l’espace public : abords d’écoles piétonnisés, cours végétalisées, rues sans voiture expérimentées. Elle y associe un combat plus large pour l’égalité. « Nous voulons faire de Nîmes une ville féministe », dit-elle en évoquant notamment des transports nocturnes adaptés pour permettre aux femmes de circuler sans crainte.

    Économie et finances : reprendre la main

    Sur le développement économique, Pierre Jaumain (PS) décrit un territoire trop cloisonné. Il plaide pour une agence locale capable de fédérer les acteurs, d’accompagner les entreprises et de redonner une dynamique à la ville. La gauche entend aussi rouvrir plusieurs dossiers emblématiques : gestion publique des monuments romains, avenir des Halles, défense du site universitaire des Carmes. Enfin, la question budgétaire est abordée sans détour. Gilles Guillaud dresse un constat sévère – 758 M€ de dette cumulée entre la Ville et l’Agglo – et assume une ligne de rigueur sélective : pas d’augmentation d’impôts, mais un recentrage des dépenses pour retrouver des marges d’investissement. En conclusion, il résume l’enjeu du mandat à venir d’une formule limpide : « Ce sont des choix politiques. »

  • Le RN parachute Julien Sanchez pour faire main basse sur Nîmes

    Le RN parachute Julien Sanchez pour faire main basse sur Nîmes

    « Le prochain maire de Nîmes sera communiste ou Rassemblement national ». C’est par cette prophétie destinée à siphonner une droite en fin de règne et divisée que Julien Sanchez (RN) a officialisé, samedi 17 janvier à l’hôtel Imperator, sa candidature à la mairie de Nîmes.

    Après avoir (en vain) tendu la main à Franck Proust (LR-UDI-Horizons) pour constituer une liste d’union des droites, Julien Sanchez, le vice-président du RN qui est aussi le directeur de la campagne pour le parti d’extrême droite, s’est auto-adoubé candidat RN en se parachutant à Nîmes avec le soutien de l’Union des droites pour la République (UDR), du Rassemblement pour la République (RPR) et de l’Avenir français. Si l’actuel président de l’Agglo Franck Proust (soutenu par le maire sortant Jean-Paul Fournier) et l’ex-premier adjoint Julien Plantier s’étaient entendus, « je n’y serais pas allé », prétend Julien Sanchez, opportuniste. « Avec deux listes, c’est fini pour eux, ils ont perdu », estime celui qui espère faire main basse sur la capitale gardoise.

    Sans rien dévoiler de son programme, Julien Sanchez a indiqué que deux députés seraient sur sa liste : Yoann Gillet et Sylvie Josserand. Actuel député européen, le vice-président du RN serait lui-même touché par le cumul des mandats si il venait à s’emparer de Nîmes. Un appétit qui confirme qu’il n’avait que faire des Beaucairois qu’il avait délaissés en 2024 pour aller se faire élire au Parlement européen.

    Dans un département qui est tombé dans le piège de l’extrême droite aux législatives 2024 (6 circonscription raflées sur 6), Julien Sanchez sera une menace majeure pour le camp des progressistes incarné par la liste « Nîmes en commun » de Vincent Bouget. Réalisé en novembre par l’institut Quorum pour Le Réveil du Midi, un premier sondage (à la méthodologie critiquée par la commission des sondages) donnait Vincent Bouget (en tête au premier tour dans 2 configurations sur 3), au coude-à-coude avec le RN et la droite en fonction du nombre de listes en lice.

    Depuis, l’offre politique s’est éclaircie et la campagne s’apprête à entrer dans le sprint final. Outre Vincent Bouget (Nîmes en commun), Franck Proust (LR-UDI-Horizons), le dissident Julien Plantier associé à la macroniste Valérie Rouverand (Renaissance) et donc l’extrême droite avec Julien Sanchez, la France Insoumise mènera une liste portée par Pascal Dupretz. L’ancien gilet jaune Jean-Marc Philibert entend lui aussi présenter une liste citoyenne « Vivons Nîmes ».

  • Nîmes en Commun passe à l’étape décisive du programme municipal

    Nîmes en Commun passe à l’étape décisive du programme municipal

    Lundi 19 janvier à 15h30, à l’auditorium du centre Pablo Neruda, le collectif Nîmes en Commun franchira une nouvelle étape de sa campagne municipale. À l’occasion d’une conférence de presse, ses représentants présenteront officiellement le programme qui portera la liste conduite par Vincent Bouget en mars prochain. Un programme dont la particularité tient moins à l’accumulation de propositions qu’à la méthode qui a présidé à sa construction. Depuis un an, le collectif a multiplié les temps d’écoute et de débat à travers la ville : réunions publiques, rencontres d’appartement, entretiens vidéo, et surtout un vaste questionnaire auquel près de 3 000 habitants ont répondu. Sécurité, jeunesse, logement, transports, considération : les priorités exprimées par les Nîmois ont progressivement structuré le projet.

    Cette démarche a trouvé un prolongement éditorial avec la parution du livre Si je vous dis Nîmes, coécrit par Vincent Bouget et Clément Luy, publié aux éditions Au Diable Vauvert. Un ouvrage qui restitue la matière brute de cette consultation et assume une ambition : redonner une place centrale à la parole citoyenne. « Ce qui compte d’abord, c’est le sens, le projet collectif », résume le candidat, qui revendique une inversion de la logique politique traditionnelle : non plus « faites-moi confiance », mais « on vous fait confiance ».

    Le programme dévoilé lundi se voudra ainsi la traduction concrète de ce travail patient. Parmi les thématiques appelées à structurer les propositions : justice sociale, transition écologique, place de la jeunesse, rééquilibrage des quartiers, démocratie locale et accès aux services publics.

  • Avec la gauche, « Nîmes veut changer de siècle »

    Avec la gauche, « Nîmes veut changer de siècle »

    Il fallait pousser la porte. Vendredi soir, le Prolé était bondé. Une centaine de personnes serrées dans la salle, d’autres encore dehors, à tendre l’oreille. Ambiance chaleureuse, applaudissements nourris, sourires et embrassades : les vœux de Nîmes en Commun et des élus du groupe Nîmes Citoyenne à Gauche avaient des allures de meeting populaire. Quelque 300 personnes au total. Chaque élu municipal du groupe Nîmes Citoyenne à Gauche a pris la parole en liant son engagement à un combat. Pierre-Édouard Detrez a ouvert sur la démocratie locale, dénonçant une « gestion clanique et opaque » du conseil municipal et les atteintes répétées au droit d’expression de l’opposition. « Refuser d’entendre certains élus, c’est considérer que tous les Nîmois ne jouissent pas de la même considération », a-t-il lancé, sous les applaudissements.

    Sur le logement, Corinne Giacometti a dressé un constat précis et documenté : chute du taux de logements sociaux, absence de mixité, urgence d’un PLU co-construit. Elle plaide pour « ne plus faire la ville sans ses habitants » et pour des outils concrets : permis de louer élargi, encadrement des loyers, travail avec les bailleurs.

    Christian Bastid a prolongé sur le même thème, martelant que le logement est « un enjeu social majeur, politique, climatique », appelant à lutter contre les marchands de sommeil, la vacance, la spéculation et les locations de courte durée.

    Jo Menut, avec émotion, a porté la voix de l’éducation et de la petite enfance : manque de places en crèches, précarité des personnels municipaux, écoles mal adaptées aux fortes chaleurs. « C’est l’avenir de nos enfants qui se joue », a-t-elle insisté, évoquant la nécessité de végétaliser les cours et de stabiliser les équipes éducatives.

    Bruno Ferrier a livré un plaidoyer pour une éthique politique exigeante face à « une droite qui, depuis vingt-cinq ans, se croit tout permis », appelant à faire confiance au collectif Nîmes en Commun, «où la compétence prime sur les intérêts personnels ».

    Mordante, Marianne Bernède a assumé sa critique de la majorité sortante : « Ils découvrent aujourd’hui qu’il faut végétaliser la ville… après vingt ans de béton ». Elle a rappelé les retards sur les mobilités, les transports, l’adaptation climatique.

    Sylvette Fayet a, elle, recentré le débat sur la vie quotidienne : voirie dégradée, propreté insuffisante, manque de mobilier urbain. Un chantier de fond à mener « avec les habitants et les comités de quartier ».

    «Il faudra plus qu’une majorité»
  • Avec « Nîmes en commun » la ville va-t-elle basculer à gauche ?

    Avec « Nîmes en commun » la ville va-t-elle basculer à gauche ?

    Nîmes sort de vingt-cinq années de « système Fournier » comme on se réveille d’une longue nuit : groggy, traversée de rancœurs, mais aussi d’espoirs confus. Le bilan est lourd. Dans une ville parmi les plus pauvres de France, plus de 30% des habitants vivent sous le seuil de pauvreté, avec des pics dépassant largement les 70% dans certains quartiers populaires comme celui Pissevin où les habitants subissent une double peine : l’insécurité sociale et celle de l’insécurité liée aux narcotrafiquants.

    La carte postale romaine
    – Arènes ripolinées, Maison carrée classée à l’Unesco, centre historique repeint pour les touristes – masque mal une ville à deux vitesses. Les habitants parlent d’une « ville d’en haut » et d’une « ville d’en bas », séparées par quelques rues et un gouffre social. Pendant que la majorité sortante vantait le « rayonnement » et louait son patrimoine, les immeubles lézardés du centre ancien et les barres des quartiers populaires s’enfonçaient dans l’humidité, la précarité et le décrochage scolaire.

    Sur cette toile de fond, l’insécurité est devenue l’obsession officielle. Nîmes aligne l’un des parcs de vidéosurveillance les plus denses de France – plus de 680 caméras, juste derrière Nice en ratio par habitant – sans que cela n’enraye durablement ni la petite délinquance ni les règlements de comptes liés au narcotrafic. Là où la droite promet toujours plus d’objectifs, de caméras de surveillance, les habitants réclament d’abord de l’humain : des policiers de proximité, des médiateurs, des éducateurs, du travail et des logements dignes. Les colères sont multiples : jeunes qui ne se projettent pas dans leur ville, locataires du vieux centre qui vivent dans des passoires, habitants des quartiers populaires relégués loin des équipements publics, commerçants étranglés par la hausse des charges. Les inégalités climatiques s’y ajoutent : à l’heure du dérèglement du climat, le projet « Nîmes 2035 » de Franck Proust un des candidats de la droite, avec ses palmiers de carte postale qui « ne font pas d’ombre », apparaît comme le symbole d’une droite plus préoccupée d’esthétique que de justice sociale ou de fraîcheur urbaine.

    Pourtant, les urnes ont déjà montré qu’une autre majorité est possible. En 2022, Jean-Luc Mélenchon arrive en tête avec 28,68% au premier tour de la présidentielle à Nîmes, en 2024, lors des élections législatives anticipées, le Nouveau front populaire rassemblant la gauche devance le parti d’extrême droite RN dans la ville, quand le reste du département bascule massivement à son profit. Cette contradiction – ville votant plutôt à gauche au premier tour dans les scrutins nationaux mais bloquée à droite au niveau municipal – « Nîmes en commun » veut en faire un atout, un point d’appui.

    « D’abord on se tait, on écoute et puis on construit »

    Face à ce paysage, la force de Vincent Bouget coordinateur et leader de « Nîmes en commun » n’est pas seulement d’incarner l’union de la gauche (PCF, PS, écologistes, PRG, Place publique, mouvements citoyens), mais d’avoir patiemment construit une autre manière de faire de la politique. Depuis plus d’un an, « Nîmes en commun » laboure le terrain : film participatif s’appuyant sur les témoignages des habitants projeté dans les quartiers, plus de 110 entretiens filmés, une trentaine de réunions publiques, puis un questionnaire portant notamment sur les vœux de chacun, rempli par près de 3 000 Nîmoises et Nîmois dans tous les quartiers.

    La soirée du 11 décembre de restitution de ce questionnaire devant 900 personnes, micro et parole qui circulent, – une assemblée décrite comme un « moment démocratique rare et enthousiasmant ». Là où la droite s’est enfermée dans l’entre-soi municipal, Vincent Bouget assume un pari inverse : « D’abord on se tait, on écoute », avant de « construire un projet ». Il promet de prolonger cette méthode après le scrutin de mars, pour que la démocratie participative ne s’arrête pas au soir du vote.

    Sur le fond, la colonne vertébrale qui se dessine est claire : une ville qui « prend en compte tous les quartiers » et ne se contente plus de bichonner l’hypercentre ; une politique de sécurité globale, articulée à l’emploi, au logement et aux services publics, plutôt qu’aux seuls slogans « musclés » ; une stratégie de réhabilitation massive de l’habitat, plutôt que de nouveaux grands « projets vitrines » ; une priorité assumée à la jeunesse, à l’éducation, au sport et à la culture ; une véritable politique écologique, où « on peut trouver mieux que les palmiers pour faire de l’ombre ». Vincent Bouget le martèle : « Face à la division, il faut faire du commun », et se présente comme « le seul à pouvoir battre l’extrême droite », non pas en moralisant, mais en proposant un espace démocratique où les habitants se reparlent et reprennent la main sur leur ville.

    « Faire du commun », ou « la guerre de succession »

    Car en face, le spectacle offert par la droite locale est aux antipodes de ce patient travail de terrain et de concertation populaire. À l’approche des municipales, sous la pression des ambitions personnelles, la majorité sortante se divise. Jean-Paul Fournier, affaibli, tire sa révérence après vingt-cinq ans à l’Hôtel de Ville, sans designer de successeur.

    D’un côté, Franck Proust, président LR de Nîmes Métropole, adoubé récemment par Horizons, parti de l’ancien premier ministre Edouard Philippe. De l’autre, Julien Plantier, ancien premier adjoint, qui refuse de se ranger derrière lui et finit par s’allier à la macroniste Valérie Rouverand sous la bannière « L’avenir des Nîmois ». S’ajoutera, une liste du RN, dont la dynamique est forte à l’échelle du département. Les communiqués assassins, les invectives sur « l’arrogance » de l’un ou « le mépris de l’autre » sonnent comme autant de coups de Jarnac : tout concourt à donner l’image d’un camp qui règle ses comptes sur la place publique et cherche sa survie électorale plutôt qu’il ne se préoccupe des Nîmois.

    Politiquement, cette fragmentation ouvre une fenêtre historique pour la gauche rassemblée. Publié fin novembre 2025, Un sondage Quorum pour Le Réveil du Midi dessinait les contours d’une ville en trois blocs : gauche, droite et extrême droite. Dans la plupart des scénarios, Vincent Bouget arrive en tête au premier tour, autour de 28-30%, devançant l’extrême droite RN autour de 25-27% et Franck Proust crédité de 22%. En cas de ticket Plantier-Rouverand, Proust est même relégué plus bas, et la quadrangulaire devient un cauchemar pour la droite traditionnelle. Rien n’est fait pour autant. Les mêmes enquêtes montrent que dans le cas d’une triangulaire classique, avec un RN qualifié au second tour, la droite espère encore arracher la victoire de justesse, « Nîmes en commun » considère que forte de sa diversité elle rassembler et devenir un rempart face à la menace RN et à une droite essoufflée et sans réel projet transformateur.

    C’est là que se noue la réponse à la question : Nîmes va-t-elle basculer à gauche avec Vincent Bouget porteur des couleurs de « Nîmes en commun » ? C’est possible, si la dynamique citoyenne enclenchée par « Nîmes en commun » dans les urnes, si les milliers de personnes qui ont pris la peine de remplir un questionnaire, d’aller aux assemblées votent et font voter glissent aussi un bulletin le 15 mars. Oui, si « Nîmes en commun » parvient à être entendue à la fois aux quartiers populaires aujourd’hui délaissés et à l’électorat traditionnel démocrate écœuré par la « fin de règne » chaotique aspire à un changement positif et serein. Dans un Gard saturé par la poussée lepéniste, le basculement de Nîmes serait bien plus qu’un changement de maire : un signal national, la preuve qu’une ville populaire du Sud peut encore choisir de résister et reconstruire ensemble, plutôt que de céder à la résignation ou à la haine.

    REPERES

    11 février 2025 : Projection du film-documentaire Si je vous dis Nîmes, donnant la parole aux habitants de tous les quartiers.

    Automne 2025 : Les militants et bénévoles sillonnent marchés, et quartiers pour interroger les Nîmois via un questionnaire. 3 000 réponses recueillies.

    11 décembre 2025 : 900 personnes réunies à la halle des sports Ludivine-Furnon pour débattre du résultat du questionnaire.

  • Gard : tourner la page des barons, unir les forces face à l’extrême droite

    Gard : tourner la page des barons, unir les forces face à l’extrême droite

    Vingt-cinq ans de Fournier à Nîmes, trente et un ans de Roustan à Alès : en 2026, deux villes clefs du Gard tournent la page de mairies verrouillées à droite. À Nîmes, Jean-Paul Fournier (LR) se retire après quatre mandats. La droite laisse un paysage en friche, fracturé entre les ambitions concurrentes de Julien Plantier, ancien premier adjoint, et de Franck Proust, patron de Nîmes Métropole, adoubé par LR, l’UDI… et plus récemment Horizons. À côté, Renaissance tente d’exister, au prix de combinaisons illisibles pour beaucoup de Nîmois. Quant au RN en embuscade, il laisse planer la rumeur Julien Sanchez.

    En face, la gauche a tiré les leçons de 2020. Avec Nîmes en Commun, Vincent Bouget (PCF) conduit une union large – PS, EELV, PP – nourrie par une démarche participative au long cours : des réunions de quartiers et un questionnaire où plus de 3 000 habitants ont pris la parole. Dans une ville où la droite a confisqué les décisions pendant un quart de siècle, le message est clair : redonner la ville à celles et ceux qui l’habitent.

    À Alès aussi, c’est la fin d’une époque. Max Roustan, figure de la droite locale depuis les années 1990, a passé la main à son fidèle compagnon de route, Christophe Rivenq. Une continuité revendiquée, au moment même où l’extrême droite engrange des victoires dans les circonscriptions alentour. Le RN rêve de transformer l’ancienne « capitale des Cévennes rouges » en vitrine de sa normalisation. La gauche, elle, tente de reconstituer un front commun pour « reprendre la maison » via le mouvement du Printemps alésien et son chef de file Paul Planque (PCF).

    Mais l’enjeu dépasse les seules préfecture et sous-préfecture. Dans les villages viticoles et les petites villes, le RN lorgne sur les mairies (Bagnols-sur-Cèze, Pont-Saint-Esprit, Vauvert…). Là où les services publics se retirent, où les loyers flambent et où les fins de mois se tendent, c’est aussi le terrain de jeu des discours de haine et des clientélismes opaques. En 2026, le Gard joue donc gros. Soit les forces de gauche et du mouvement social parviennent à transformer les colères en projets, les citoyens en contre-pouvoirs locaux. Soit l’extrême droite continue d’essaimer, de Beaucaire à Vauvert, d’Alès aux hameaux des Cévennes, profitant des divisions et des rancœurs personnelles.

  • Un budget 2026 voté sur fond de fin de cycle politique

    Un budget 2026 voté sur fond de fin de cycle politique

    Ce samedi 13 décembre, les élus nîmois ont clôturé l’année politique par une séance de conseil municipal dense, avec 56 délibérations à l’ordre du jour. Moment fort de la matinée : l’adoption du budget primitif 2026, dernier de la mandature de Jean-Paul Fournier, dans un climat de plus en plus marqué par les échéances électorales à venir.

    Porté par l’adjoint aux finances Frédéric Escojido, ce budget affiche 402 M d’euros de dépenses consolidées, dont 125,8 M€ pour l’investissement. Il vise à poursuivre les projets structurants en matière d’urbanisme, d’éducation, de sécurité et de transition écologique, tout en maintenant un ratio de désendettement à cinq ans. « Ce budget est rigoureux, sincère, et assure la continuité de l’action municipale », a-t-il défendu. Mais à gauche, Vincent Bouget a dénoncé un « faux équilibre », pointant notamment « une baisse de plus de 2 M d’euros pour les associations ».

    Des débats électriques

    Les tensions se sont aussi cristallisées sur le financement des centres sociaux. François Courdil (adjoint) a accusé le Département de n’avoir soutenu qu’un seul centre cette année. Sur un autre front, l’élue d’opposition Sylvette Fayet a vivement critiqué l’augmentation de 50 centimes des places PMR pour les corridas, dénonçant une mesure « absurde et honteuse ». L’adjoint à la tauromachie Frédéric Pastor a répliqué que l’accompagnant bénéficie du même tarif réduit.

    Enfin, la Ville a réaffirmé son engagement pour l’égalité femmes-hommes, avec un index de 78/100 et des mesures de prévention accrues, notamment via le dispositif Angela ou la distribution de capuchons anti-GHB. À trois mois du scrutin, cette séance aura résumé en une matinée les enjeux d’un basculement politique en gestation.

  • [Entretien] Vincent Bouget : « Je suis le seul à pouvoir battre l’extrême droite »

    [Entretien] Vincent Bouget : « Je suis le seul à pouvoir battre l’extrême droite »

    La Marseillaise : Jeudi 11 décembre, a lieu la restitution publique des réponses au questionnaire de « Nîmes en commun » auxquels ont répondu plus de 3 000 habitants. Pourquoi cette démarche ?

    Vincent Bouget : C’est une des étapes de la construction politique que nous avons engagé il y a un an maintenant et qui consistait à changer de perspective dans une campagne électorale. C’est-à-dire qu’au lieu d’arriver avec des propositions soumises au choix des électeurs nous avons d’abord souhaité écouter les habitants de la ville. Quels étaient les sujets qui les préoccupaient le plus ? Les objets de débats, de controverses, les problématiques essentielles pour eux. Cela a été la première partie du travail, jusqu’en juin.

    Ensuite, à partir des problématiques et des controverses qu’on avait identifiées nous avons essayé de voir quelles étaient les priorités et les réponses à apporter. Dans les sujets de débat qui avaient été posés – le cadre de vie, la question de la réussite économique ou sociale, la question de la démocratie, du rôle du politique – il n’y avait pas toujours les mêmes priorités émises par les uns et les autres dans la population. On voulait avoir l’émanation la plus fidèle possible de là où en était la population nîmoise.

    La Marseillaise : Ces réponses
    vont-elles charpenter le programme de «
     Nîmes en commun » ?

    V.B. : Ce questionnaire vise à la fois à quantifier les sujets et à dégager un certain nombre de priorités telles qu’elles sont pensées par les habitants. Elles peuvent, des fois, nous percuter ou ne pas être dans nos façons de penser ou de faire. Mais on doit répondre aux questions telles qu’elles sont posées et pas telles qu’on imagine qu’elles devraient l’être ! Souvent, on a l’impression d’avoir la science infuse et des propositions qui peuvent être crédibles mais qui ne rencontrent pas d’écho parce qu’on arrive pas en entrer en dialogue avec la population.

    L’enjeu de la soirée du jeudi 11 décembre est d’affiner le projet et de dégager les priorités du prochain mandat : priorités opérationnelles, dans le temps, de voir par quoi on commence et de quelle manière. Après, nous ferons des choix politiques. L’objectif est de présenter publiquement soit fin janvier ou début février la liste et le programme.

    Le nombre de questionnaires
    à analyser est impressionnant…

    V.B. : Oui, nous avons plus de 3 000 questionnaires remplis, essentiellement « papier ». Ce n’est pas le questionnaire en ligne qui a le mieux marché. C’était une volonté parce qu’un questionnaire « papier » permet la rencontre. Cela nous a permis de nous déployer dans la ville et d’aller échanger avec les habitants. Et cela a permis à des habitants de se retrouver dans un appartement ou dans un marché pour engager une discussion. Notre volonté, depuis le début, c’est vraiment de retrouver les voies de la discussion et de la délibération collective. Parce ce que dans nos sociétés ces espaces démocratiques existent de moins en moins et sont mis à mal. Le monde politique est déconnecté parfois du débat.

    La volonté est de dialoguer, d’échanger, confronter des idées et de faire que les gens se reparlent. Quand on crée les cadres du débat, on s’aperçoit que non seulement les gens ont envie et besoin de s’exprimer mais, qu’en plus, cela se passe bien. Partout depuis le début, on a trouvé des gens prêts à s’écouter. Tout cela avec un collectif de trois cents personnes qui nous permet d’être dans tous les quartiers.

    Comment va se constituer la liste qui va incarner Nîmes en commun ?

    V.B. : Nous sommes un collectif soutenu et investi par la quasi totalité des partis de gauche [sauf la FI, Ndlr.], et des propositions de candidatures émaneront des forces politiques mais pas que. Notre objectif est d’avoir une liste représentative de ce que nous sommes, c’est-à-dire à la fois un mouvement qui est soutenu par des organisations politiques et un mouvement ancré dans la ville avec des personnalités engagées aux profils différents. Il faut qu’on soit à l’image de la gauche et à l’image de la ville. Ensemble, on va porter un message dans ces élections. Car nous sommes à la croisée des chemins dans cette ville. On ne pouvait pas se résigner à ce qu’une minorité de personnes s’engagent dans les élections juste pour mettre un bulletin dans une urne. Parce que ça, c’est le risque de laisser la place à des discours qui vont s’appuyer sur la division, la méfiance des uns vis-à-vis des autres. « Nîmes en commun » c’est dire : On construit ensemble. On n’est pas d’accord sur tout – à gauche c’est le cas – on a des différences et on a fait le pari que nos différences nous enrichissent et que la diversité est un atout. On veut être l’équipe de toute la population.

    En fait, vous êtes le véritable antidote à l’extrême droite RN ?

    V.B. : Face à la division, il faut faire du commun et je suis le seul à pouvoir battre l’extrême droite. Si on veut faire reculer le terreau sur lequel se nourrit l’extrême droite, c’est aussi en proposant un espace démocratique, apaisé, dynamique qui permet aux gens de se reparler. Parce que c’est quand on ne se parle plus que l’on cherche des boucs émissaires, qu’on a de la frustration. Mais cela ne suffit pas. Il y a aussi des réponses économiques et sociales qu’ils nous faut apporter.

    On a vocation, quand nous serons aux manettes après mars, à continuer cette méthode participative tout en apportant des réponses concrètes aux difficultés qui sont posées immédiatement et des choses qui nous permettent de se projeter.

    Si on ne se projette pas collectivement, soit on fait du chacun pour soi, çà c’est la ville libérale où les intérêts particuliers priment sur le collectif. Soit on fait du tous contre tous, çà c’est les forces de l’extrême droite qui divisent la population. Soit on regarde ensemble, on se parle et on fait du commun.

    Bouget en tête au premier tour

    Selon un sondage, Vincent Bouget arrive en tête du premier tour des élections municipales du 15 mars 2026, devant le Rassemblement national. Réalisée par Le Réveil du Midi et l’Institut Quorum, l’enquête crédite Vincent Bouget de 28% et le candidat de l’extrême droite (pas désigné) de 27%. La droite pointe en 4e et 5e position avec 22% pour Franck Proust et 8% pour Julien Plantier devancé par les 9% de Valérie Rouverand (Ren). La FI obtient 6%. Le scrutin est ouvert avec une dynamique à gauche incarnée par « Nîmes en commun ».