Tag: Vaucluse

  • À Avignon, les enfants iront-ils encore à l’école le mercredi ?

    À Avignon, les enfants iront-ils encore à l’école le mercredi ?

    Cela reste un marqueur de la politique municipale conduite par Cécile Helle (PS) : être l’une des dernières villes à ne pas avoir abrogé la réforme des rythmes scolaires installée en 2014. Les enfants avignonnais fréquentent les écoles pendant 4,5 jours, mercredi matin inclus, permettant de dégager du temps pour des activités périscolaires. Un point dont s’enorgueillit régulièrement la première magistrate. « Je vois peu de questions sur l’école et la jeunesse dans cette campagne, interrogeait Cécile Helle lors d’un meeting de soutien à David Fournier avec Olivier Faure. L’accueil du matin et du soir restera-t-il gratuit, va-t-on supprimer les activités périscolaires, comment garantir aux enfants l’accès au sport, à la culture, à la citoyenneté? »

    Un sujet qui revient en filigrane dans cette campagne bien que depuis plusieurs années, un comité s’est créé militant pour le retour à 4 jours, soutenu notamment par FO Éducation. Un rassemblement en ce sens s’est d’ailleurs tenu samedi dernier. La majorité sortante est jusque-là restée inflexible, citant, dans un communiqué de novembre, le fait que les scientifiques et chronobiologistes s’accordent à dire que « l’organisation actuelle du temps scolaire ne correspond pas aux besoins biologiques et cognitifs des enfants ».

    Dès septembre ou à la rentrée 2027 ?

    Parmi les candidats, sans trop de surprise, David Fournier est le seul à défendre la mesure, martelant son utilité pour l’accès au panel de larges activités. L’adjoint au maire sortant souhaite toutefois « mener une large consultation avec les enseignants, parents d’élèves et enfants », alertant aussi sur les « incidences d’une suppression envers les animateurs ». Toujours à gauche, Mathilde Louvain (LFI) en fait un « premier acte de mandat » : « Mettre en place une vaste concertation concernant les rythmes scolaires ». Mais les éventuelles « évolutions ou alternatives » n’entreraient en vigueur qu’à la rentrée 2027 au vu du timing.

    À droite, Olivier Galzi attendra aussi la rentrée 2027 pour modifier les rythmes. Mais il compte bien revenir à 4 jours, « pour harmoniser Avignon, alléger l’emploi du temps des enfants et faciliter l’organisation des familles ». En parallèle, il entend « construire un plan mercredi de qualité, structuré avec les associations, les acteurs culturels, sportifs et scientifiques ». Toujours à droite, en plus d’imposer « une tenue scolaire unique », Stéphan Fiori veut aussi revenir à la semaine à 4 jours. En 2027 était-il annoncé dans son programme mais, tout dernièrement 2026, a surgi. Anne-Sophie Rigault (RN) est aussi sur ce credo-là.

  • À Avignon, le port fluvial navigue à vue

    À Avignon, le port fluvial navigue à vue

    Actuellement, aucun bateau ne marque un arrêt au port fluvial d’Avignon – Le Pontet. Pas de lien avec les déboires en cours à la Chambre de commerce et d’industrie de Vaucluse (CCI 84), qui gère le site mais a été mise sous tutelle fin janvier (lire aussi page 22). Jusqu’au 19 mars, la navigation sur le Rhône est interrompue entre Lyon et la Méditerranée, sur décision de la Compagnie nationale du Rhône, pour un entretien des écluses à grand gabarit.

    Outre cette parenthèse, le port fluvial est installé sur un domaine de 8,5 hectares accueillant quelque 150 bateaux par an pour 200 000 tonnes de marchandises, issues du transport de produits vracs (céréales, engrais, sable, gravier, etc.). Un sujet très loin de polariser les débats dans la campagne, le port, déjà caché par essence, reste absent des programmes. Il y a un peu plus d’un an, la CCI qui a la main sur le site depuis 1961, avait initié une grande étude (notre édition du 3/02/25) « pour imaginer le port de demain » alors qu’aucun gros investissement n’a été réalisé depuis plus de 15 ans. Mais la crise de gouvernance n’a pas encore permis de prendre une orientation sur le dossier, alors que l’étude d’opportunité était encore en cours en novembre dernier. Une seconde étude de faisabilité est ensuite programmée, visant à un plan d’actions et un calendrier opérationnel.

    La philosophie du projet ne change pas. Face à la baisse du principal marché actuel (béton, granulats), le port doit trouver de nouveaux débouchés, en misant sur la logistique du dernier kilomètre et l’exploration de nouvelles énergies décarbonées (hydrogène notamment). « Le fluvial apparaît comme une solution de transport décarboné et complémentaire au transport routier, nécessaire au pré et post-acheminement », listait la CCI dans la commande de son étude, louant le « rôle de plateforme logistique » du port.

  • Un projet pour sécuriser l’irrigation des agriculteurs en Vaucluse

    Un projet pour sécuriser l’irrigation des agriculteurs en Vaucluse

    Que les pluies abondantes des dernières semaines en Provence ne trompent personne. « Si on ne fait rien sur ce territoire en matière d’eau, c’est toute sa valeur économique qui s’effondre », alerte André Bernard, président de la Chambre d’agriculture de Paca et élu en charge de l’eau à celle de Vaucluse, en évoquant le projet Hauts de Provence Rhodanienne (HPR). Celui-ci vise à mieux irriguer et distribuer l’eau aux agriculteurs sur un territoire allant de Sorgues à une bonne partie du sud de la Drôme.

    68 000 hectares de terres agricoles concernés

    « L’idée est de prendre l’eau des affluents du Rhône et de l’amener à l’intérieur des terres dans un volume d’eau minime comparé au passé », précise celui qui est également président du canal de Carpentras et porte ce projet. Le territoire concerné représente 81 communes, 68 000 hectares de terres agricoles et 3 100 exploitations. L’urgence se fait sentir, avec « trois cours d’eau principaux (Eygues, Ouvèze, Lez) en déficit et une nappe souterraine du Miocène à préserver », dans un contexte de réchauffement climatique, précise la Chambre d’agriculture. « Ce territoire n’est pas sécurisé, contrairement au nord des Bouches-du-Rhône ou aux alentours de Carpentras, par exemple. Alors que son poids économique est supérieur à celui de l’Aude », précise le responsable de la Chambre d’agriculture.

    Ce qui passe également par des techniques d’irrigation plus contemporaines. Finis les sillons en plein champ qui entraînent une perte d’eau conséquente. La Chambre d’agriculture appelle à développer l’irrigation au goutte-à-goutte « quand il faut là où il faut », aidée par des outils de pilotage comme des sondes dans la terre pour être au plus proche des besoins. Mais, aussi, en cherchant à « améliorer la structure des sols pour retenir plus d’eau quand il pleut », abonde André Bernard. Le coût du projet, divisé en plusieurs tranches, est évalué à plusieurs centaines de millions d’euros. Pour ce faire, les responsables agricoles cherchent des subventions, avec l’idée d’en trouver auprès des Fonds européens de développement régional.

    Diversification

    Une zone dont 60% de la surface agricole est constitué de vignes. Or, les vignobles traversent une crise avec la diminution de la consommation de vin dans le monde. Dans ce même plan stratégique, le sujet de la diversification des cultures est également abordé. « Mais cela ne se fait pas sans d’eau à disposition », insiste André Bernard. Parmi les pistes évoquées : développer les légumineuses ou les plantes aromatiques, « pour contribuer à notre souveraineté alimentaire, notamment quand on voit la situation à travers le monde ».

    La Chambre d’agriculture a ainsi mis en place un « Point d’accueil diversification » pour les exploitants intéressés. Ils peuvent être conseillés par un spécialiste afin « d’avoir des premières pistes et préconisation pour bâtir un plan d’action », de « fournir les premières informations techniques, économiques, réglementaires et de financement, ainsi que les contacts clés pour avancer ». Ou encore « d’identifier les points forts et de vigilance », précise la Chambre d’agriculture. Même si les vignes devraient rester majoritaires.

  • À Cavaillon, la gauche compte se faufiler entre les gouttes

    À Cavaillon, la gauche compte se faufiler entre les gouttes

    « Campagne pluvieuse, campagne radieuse », philosophe-t-on, ce lundi, au local de campagne de Patrick Blanès (PS), tête de liste de l’Élan citoyen pour Cavaillon. En ce jour de marché dans le centre-ville, la météo n’est guère propice à engager les discussions. « On arrive en fin de campagne, les gens nous connaissent déjà », assure Jean-Pierre Reneleau, secrétaire de la section PCF et 3e sur la liste qui, en dehors du climat électoral, « tracte une fois par mois sur le marché ». « On vous voit souvent, vous », a bien remarqué un forain, remballant ses montres et bijoux entre deux gouttes.

    Cavaillonnais pur jus, cadre chez Airbus helicopters, Patrick Blanès mène sa 5e campagne des municipales, la première comme tête de liste, après avoir été directeur de campagne de Christian Morand en 1995, bref conseiller municipal entre juin 1999 et 2001, et sur la liste d’Olivier Florens (DVG) en 2014 puis sur celle de Benoît Mathieu, estampillée macroniste, en 2020. « La tête de liste était LREM, mais il y avait plusieurs sensibilités », justifie celui qui fut candidat NFP aux dernières législatives, battue par la sortante RN Bénédicte Auzanot (57% – 43%). La liste de gauche compte neuf encartés sur 37, venus du PS, PCF ou Génération.s. « On n’a pas le soutien de LFI, je ne participe pas à la curée actuelle contre les insoumis, mais lors de la campagne 2024, j’avais déjà dit que je préférais François Ruffin à Jean-Luc Mélenchon », rappelle la tête de liste.

    « Il y a un réel besoin d’être écouté »

    Parmi ses colistiers, on retrouve notamment Vérane Nieto, que La Marseillaise avait suivie il y a trois ans, lors d’une grève de la faim pour que sa fille, en situation de handicap, obtienne une place en foyer. « Elle est précieuse et dévouée dans cette campagne », salue Patrick Blanès. Maire depuis 2017, Gérard Daudet (LR) compte bien rempiler. Et aura aussi fort à faire avec Bénédicte Auzanot qui, rappelons le, élue députée a préféré quitter le conseil municipal pour rester à la Région et les indemnités qui vont avec. Dans ce contexte, la gauche unie, absente sous ce format-là il y a six ans, espère déjouer les pronostics. Le RN accuse déjà la liste de préparer un retrait, largement rejeté au sein des équipes. « Laissons se passer le premier tour », tempère Patrick Blanès, dont la campagne des législatives, il y a moins de deux ans, a permis de renouer et entretenir le fil entre militants de gauche. « Les gens sont en attente, sont contents de revoir la gauche », apprécie Jean-Pierre Reneleau.

    « Ce qu’il ressort des attentes, c’est un réel besoin d’être écouté, d’être associé aux décisions », campe la tête de liste, qui a co-construit un projet de 100 mesures. Sur le marché, les militants passent devant le local de campagne de Gérard Daudet. Patrick Blanès salue de loin quelques connaissances. « Je parle avec tout le monde », dit-il. Même au curé, croisé sur le marché. « Il n’a qu’un bulletin, c’est le paroissial », sourit la tête de liste. « Patrick est quelqu’un de sérieux, j’ai confiance, il y arrivera », lâche une dame, qui fut la compagne du dernier maire de gauche de la commune, François Lombard (PS).

    Sous les bâches de devantures, de brefs échanges s’installent parfois. « De toute façon, avec la guerre, les problèmes de climat, que le RN arrive ou pas, il ne pourra rien faire », confie un homme désabusé. Patrick Blanès s’efforce de recentrer le débat sur des décisions d’impact local comme justement le déplacement du marché ou les problèmes d’urbanisme. « On veut dynamiser l’agriculture locale avec des magasins de producteurs et en préservant une ceinture maraîchère », prône-t-il. En quittant le marché, un tract de Bénédicte Auzanot dépasse d’une poubelle. Personne ne se risque à y voir un signe.

  • À Orange, Fabienne Haloui regrette la dispersion

    À Orange, Fabienne Haloui regrette la dispersion

    Après treize ans de mandats en tant que cheffe de file de l’opposition à Orange, Fabienne Haloui (PCF) ne figure sur aucune liste pour ces élections municipales. Et si elle s’arrête, elle ne peut que regretter l’échec d’un front commun contre l’extrême droite alors qu’elle est divisée avec d’un côté le retour de Jacques Bompard, de l’autre le candidat RN Jean-Dominique Artaud.

    Et cible particulièrement la dernière candidature en date, la cinquième, celle de Marc Martinet (DVC). En plus donc de celle d’Antoine Boudet (DVG) et Carolle Normani (DVC). « Elle accentue les divisions au lieu de les dépasser », regrette ainsi Fabienne Haloui, qui « part avec le sentiment d’être restée fidèle à mes valeurs et fidèle aux Orangeoises et Orangeois qui m’avaient fait confiance en 2020 ».

    Mentor et Retailleau

    Elle juge que cette liste supplémentaire rendrait une victoire finale hors extrême droite très compliquée. « On a vu qu’à Carpentras, c’est dans une quadrangulaire que la gauche l’a emporté. À cinq, c’est impossible. C’est une ignorance totale des comportements électoraux d’un tel scrutin », regrette-t-elle.

    Elle compare également la liste à « un panier à crabes dont les grosses pinces sont très à droite ». En précisant « une historique LR tendance Retailleau » ou encore « un candidat qui s’était présenté aux municipales de 2014 sur la liste d’un militant historique du FN, Laurent Concetti, et aux européennes 2019 sur la liste du sulfureux Gilet jaune Christophe Chalençon ». Tout en ajoutant qu’elle était « prête à se rassembler avec une partie de la droite » dans le contexte si particulier d’Orange, elle assure que Marc Martinet « est fier de dire que son mentor est et restera Thierry Mariani, qui a pourtant rejoint le RN en 2019 ».

  • Valréas : ultime réunion pour Manon Julian (DVG)

    Valréas : ultime réunion pour Manon Julian (DVG)

    Avec un discours axé sur la « transition environnementale et concertation citoyenne ». Jeudi dernier (photo), une rencontre similaire s’est tenue, autour des précarités. « Valréas présente un taux de pauvreté de 26 %, soit 11 points au-dessus de la moyenne nationale », rappelle Manon Julian qui compte apporter des réponses sur la santé (maison médicale communale), le logement (permis de louer), l’emploi (dispositif territoire zéro chômeur) ou la culture (création d’une MJC).

  • Grand Avignon : le Collectif de l’eau attend de la clarté dans les engagements

    Grand Avignon : le Collectif de l’eau attend de la clarté dans les engagements

    Ardent défenseur d’un retour en gestion publique de l’eau, le Collectif de l’eau ne pouvait pas rater l’occasion des municipales pour sonder les divers candidats au sein du Grand Avignon. « Nous sommes surpris par l’absence de débat autour de ce sujet central par rapport notamment à la question des déchets et de la propreté, qui sont aussi une compétence communautaire », campe Mireille Dapon, présidente du Collectif de l’eau.

    Comme déjà amorcé début décembre, lors du dernier conseil communautaire où une possible hausse de la facture avait finalement été retirée de l’ordre du jour, l’association a fait en sorte que les candidats se mouillent sur la question de la régie publique. Car l’actuelle délégation de service public touche à sa fin au 31 décembre 2028. « Le sujet va arriver très vite au début de la nouvelle mandature, c’est un dossier qui se prépare tôt », avertit Bernard Goron, vice-président du Collectif de l’eau. Un questionnaire a ainsi été adressé aux principaux candidats, dont les questions ne se limitent pas qu’à la régie publique, mais, plus largement, au contrôle du délégataire, à la place des usagers et à la tarification.

    Sans trop de surprise, c’est à gauche que ces questions-là infusent le plus. Spontanément déjà, sans passer par le Collectif, Mathilde Louvain (LFI) et David Fournier (PS) se sont prononcés à plusieurs reprises pour un retour en gestion publique de l’eau. Par exemple, il y a près de deux semaines, lors de la venue du maire (PS) Michaël Delafosse en soutien à David Fournier, l’édile héraultais a notamment confié que depuis une décennie que l’eau est dans le giron public à Montpellier, les fuites sur le réseau sont passées de 25% à 14%. Un sujet qui résonne fort ici. « Mathilde Louvain a été la première à nous rencontrer, elle est alignée sur ce qu’on pense avec aussi l’instauration d’une tarification sociale », souligne Mireille Dapon, sans toutefois prendre parti.

    Hors Avignon, il faudra renverser les majorités

    Dans le reste de la ville-centre, « Olivier Galzi [DVD] n’a pas pris position, se retranchant derrière un audit », relate le Collectif qui interprète la réponse comme plutôt favorable « à des DSP bien contrôlées car il met en avant son expérience professionnelle [chez Edeis, conseil aux collectivités] ». Stéphan Fiori (DVD) et Anne-Sophie Rigault (RN) n’ont, eux, pas donné suite et « pas de présence de l’eau dans leur programme », note le Collectif.

    Hors Avignon, l’association à l’appui de Fabienne Vera (PCF), candidate à Vedène et partie prenante du Collectif. Moins du maire et président du Grand Avignon sortant Joël Guin, qui s’est montré favorable à la DSP. À Morières, Annick Dubois (PS) plaide pour la gestion publique, tout comme les candidates de gauche à Villeneuve-les-Avignon et aux Angles, respectivement Anne Daniel (celle-ci a été présidente du Collectif de l’eau gardois) et Anaïs Rambaud. Mireille Dapon regrette en revanche l’absence de retours de maires classés à gauche, et sans concurrence aux municipales, à Velleron (Philippe Armengol) et Sauveterre (Jacques Demanse).

  • Rassemblement pour défendre la semaine de 4 jours à Avignon

    Rassemblement pour défendre la semaine de 4 jours à Avignon

    C’est dans cet esprit que le comité 4 jours a organisé, samedi matin, un rassemblement pour réclamer le retour de la semaine à 4 jours à l’école. « Parce qu’il ne revient pas aux élus politiques locaux de fixer la semaine scolaire à leur guise, ni de faire subir aux personnels des règles locales », souligne aussi le syndicat FO éducation qui milite pour cette mesure.

  • À Morières, la liste d’union de la gauche épingle le bilan du maire RN

    À Morières, la liste d’union de la gauche épingle le bilan du maire RN

    L’équipe progressiste, qui a mené campagne en fin de semaine dernière pour échanger avec les habitants à la résidence Paul-Aymard, évoque « un écart important entre les promesses de 2020 et la réalité » et l’absence de dispositifs de participation citoyenne. Elle critique aussi une sécurité « sans résultats annoncés » et des engagements environnementaux « non tenus ». La liste de gauche accuse enfin le maire de mener « une campagne de diversion », en déplaçant le débat sur des sujets nationaux.

  • Le Geres met en valeur les femmes agricultrices

    Le Geres met en valeur les femmes agricultrices

    Trop souvent invisibilisées, précaires et peu reconnues, les agricultrices n’en sont pas moins des garantes essentielles de notre alimentation. C’est pourquoi l’ONG environnementale Geres les met en avant à travers une série de quatre portraits de travailleuses (deux Bucco-Rhodaniennes, une Varoise, une Vauclusienne). « L’objectif était de valoriser les expériences quotidiennes et les perspectives des agricultrices de la région », explique Olivia Pelestor, chargée de programme agriculture et sensibilisation au Geres. « On ne s’intéresse à elles que depuis 1959. Avant, on en parlait via les couples, mais très peu des femmes elles-mêmes malgré leur énorme travail. »

    « Générer une conscience » quant aux difficultés

    Mais pour la porteuse du projet, « il est important de ne pas les visibiliser en tant que femmes, mais pour leur travail. Elles participent à la souveraineté alimentaire, à maintenir le patrimoine local avec la viticulture, l’oléiculture… Et elles s’engagent dans des pratiques agroécologiques, plus résilientes au niveau climatique. »

    Et même si pour elles, l’agriculture est « un métier passion », il n’en reste pas moins « physique et nécessite beaucoup d’investissements. Elles travaillent presque tous les jours, avec un manque de soutien financier des institutions », déplore Olivia Pelestor, d’autant plus que les quatre agricultrices travaillent dans le domaine du bio et « doivent justifier leurs prix, en expliquant leur travail, leurs pratiques. » La chargée de programme pointe aussi « les à-côtés », tels que « les remplacements difficiles pendant la grossesse » et « les retraites parfois en dessous de 350 euros. Il est important d’en parler pour générer une conscience citoyenne. »

    Les portraits dès le 8 mars sur www.geres.eu