Tag: Vaucluse

  • Lucile Debaille nous a quittés

    Lucile Debaille nous a quittés

    Après une enfance africaine, à Saint-Louis-du-Sénégal, Lucile Debaille a obtenu une maîtrise de philosophie, un diplôme de l’Institut d’Études Politiques, un DESS de Sciences économiques à Aix-en-Provence. Ancienne journaliste à France 3 Marseille, directrice littéraire des éditions Ornicar à Paris puis directrice du Pôle Entreprise de l’École de la Deuxième Chance à Marseille, elle a aussi vécu en Amérique du Sud et résidait dans le Vaucluse. Elle a rendu son dernier souffle le 16 octobre 2025 à l’âge de 71 ans.

    « Lucile Debaille était très fière d’être présente dans La Marseillaise et de faire partie un peu de votre famille », témoigne son éditeur Jean-Christophe Lopez.

    La Marseillaise s’associe à la peine des proches de Lucile Debaille et leur adresse ses sincères condoléances.

    Le malheur n’attend pas le nombre des années

    roman – Moby Dick, « Collection La Fille du Poulpe », 2025

  • Grand Avignon : le PS étrille la gestion du maire-candidat RN

    Grand Avignon : le PS étrille la gestion du maire-candidat RN

    En 2020, Morières était la seconde ville du Grand Avignon à basculer à l’extrême droite, profitant notamment d’une gauche divisée. Élu avec 55,4% des voix, Grégoire Souque (RN) brigue un second mandat les 15 et 22 mars prochain, et rêve déjà de se faire réélire avec 60 à 65% des voix. Mais la gauche, qui avance cette fois unie, espère reconquérir l’hôtel de ville. En juin, une association « Engagés et solidaires pour Morières » visant à rassembler idées et citoyens, a été créée. Annick Dubois (PS), déjà cheffe de file de l’opposition et conseillère départementale, devrait de nouveau conduire la liste aux côtés notamment du PCF, qui a désigné Emmanuelle Blanc en cheffe de file.

    « Tourner la page pour une gestion plus transparente »

    En attendant, la section PS de Morières, dans un communiqué, s’attelle à déconstruire le bilan de Grégoire Souque. Dans sa lettre de candidature parue il y a 3 jours, le maire de 78 ans vante sa bonne gestion des finances, la construction d’un groupe scolaire et promet « requalification des voiries et végétalisation ». Sans afficher son logo RN, le premier magistrat espère même être classé divers droite… Un « trompe-l’œil » pour le PS, car « sa liste regroupe en réalité des colistiers RN, Reconquête, UDR et RPR, tous ancrés à l’extrême droite, c’est une diversité de façade pour masquer une ligne politique radicale ».

    Globalement, le PS parle d’un bilan « négatif : sécurité plus affichée que réelle, dialogue social affaibli, projets essentiels retardés, inégalités creusées ». Sur la sécurité, la majorité sortante affiche « des chiffres gonflés et des promesses en l’air » avec seulement « deux agents de police municipale » supplémentaires. Quant aux finances, « elles sont en difficulté, le bilan du maire est marqué par une gestion improvisée, une fiscalité opaque ». Enfin, sur la prétendue « proximité, Grégoire Souque n’a organisé aucune réunion publique ni consultation citoyenne en cinq ans », cingle le PS, appelant « les électeurs à tourner la page en 2026 pour une gestion plus transparente, inclusive et ambitieuse ».

  • Municipales : Olivier Galzi espère capter le vent de tribord

    Municipales : Olivier Galzi espère capter le vent de tribord

    Pile un mois après avoir officialisé sa candidature à la mairie d’Avignon pour les municipales (15 et 22 mars), Olivier Galzi tenait, ce jeudi soir au théâtre de l’Oulle, sa première réunion publique. L’ex-présentateur du JT de France 2 est resté fidèle à ce qu’il martèle depuis plusieurs semaines : rendre « l’attractivité » à Avignon par du « bon sens ». Avec le sens de la formule, il verse dans le déclinisme d’une ville « au cœur du triangle d’or de la Provence mais en passe d’être au cœur du triangle des Bermudes », même « s’il ne faut pas tout balayer [du bilan de Cécile Helle] », concède-t-il.

    Se revendiquant « sans étiquette », Olivier Galzi tire tout de même le manche à droite. Dans la salle, des soutiens passés de l’ancienne maire UMP Marie-Josée Roig viennent corroborer le soutien apporté il y a une semaine par l’UDI, en attendant ceux des autres partis du bloc macroniste. « On ne peut pas refuser les gens d’un parti qui pensent qu’on a le meilleur projet », apprécie-t-il tout de même. Interrogé à l’issue de la réunion, il ne ferme la porte à aucun parti « de l’arc républicain ».

    Rassembler au « centre, pas par l’union des droites »

    L’ancien journaliste de 54 ans ne devrait pas avoir l’appui des Républicains, dont le vice-président Julien Aubert est pressenti pour se lancer dans les municipales. Ce dernier louvoie depuis une semaine via une série de publications alambiquées sur ses réseaux sociaux avant de dévoiler sa décision. « Je ne suis brouillé avec personne mais pour rassembler, cela passe par le centre et pas par l’union des droites, pique Olivier Galzi. Si d’autres candidatures veulent venir diviser les forces raisonnables, elles prendront leurs responsabilités. »

    Dans son propos sur scène, le candidat a donc repris son triptyque prioritaire sécurité-propreté-circulation, qui serait le socle de la « pyramide » d’attractivité. Pas encore de mesures phares de campagne, le temps étant encore « à l’écoute d’ici à Noël » avant de présenter un programme en début d’année. Tout juste a-t-il glissé deux volontés de nature différente : créer un boulodrome place Pie mais surtout « être candidat à la présidence du Grand Avignon ». Un cumul essentiel à ses yeux pour « rétablir l’ordre » et « manager » les agents.

    S’il n’est plus journaliste depuis cinq ans, il en garde encore le costume quand il aime à confier toutes « les sources » qui lui remonteraient les dysfonctionnements en mairie ou quand il « écoute ». Ce jeudi, une dizaine de personnes a ainsi pris le micro dans la salle pour parler de problèmes de rue personnels, l’interroger sur la culture ou le financement de son programme. « On est sur un toboggan, dernière station avant la falaise », prévient Olivier Galzi, qui sent que « le vent se lève » derrière lui. À voir où le Mistral le précipitera.

  • La maire d’Apt demande deux ans pour le bloc

    La maire d’Apt demande deux ans pour le bloc

    « Nous, les habitants d’Apt, sommes démoralisés et nous espérons que l’ARS va nous écouter, mais tout le monde répète la même chose. Il faut arrêter de nous prendre pour des imbéciles », lâche, visiblement tendue, Véronique Arnaud-Deloy, maire (LR) d’Apt, après un entretien avec l’ARS Vaucluse à Avignon ce jeudi 6 novembre, à propos de la fermeture annoncée du service de chirurgie de l’hôpital de sa ville.

    Et ce, pendant que plusieurs dizaines de personnes manifestaient devant l’entrée de la cité administrative contre cet arrêt annoncé au 31 décembre prochain, notamment pour des raisons financières. « On nous parle de 13 millions d’euros. Mais ce sont eux qui ont laissé l’hôpital s’endetter à ce point-là. Le job n’a pas été fait, car c’est leur job ! C’est la ruralité qui est touchée et cela désertifie notre territoire. Je veux qu’ils nous laissent deux ans », pousse celle qui est également présidente du conseil de surveillance de l’établissement de santé. Un nouveau recours va être déposé par la mairie.

    Postes menacés

    Devant les portes fermées de la cité administrative se trouvaient également nombre d’élus locaux, tels que le sénateur Lucien Stanzione (PS), qui avance que « la santé a un coût, mais pas de prix » et qu’un déficit devrait être compensé. Mais aussi des employés désabusés, tels que Jacques Perez, infirmier depuis deux ans et demi et qui va perdre son poste. « On se sent abandonnés par tout le monde. J’ai 61 ans et je vais devoir finir ma carrière en intérim », regrette-t-il. Une douzaine de postes sont menacés.

  • Plus de 2 000 jeunes négligés par l’austérité dans le Vaucluse ?

    Plus de 2 000 jeunes négligés par l’austérité dans le Vaucluse ?

    Depuis le début de la semaine, les missions locales (ML) de France sont en alerte. Partout sur le territoire, ces structures d’accompagnement des 16-25 ans (lire ci-dessous) sont vent debout contre le projet de loi de finances du gouvernement qui prévoit une baisse de 13% des dotations des ML. Et ce après une première diminution de 7% en 2025. « 77 millions d’euros en tout, à l’échelle du budget de l’État c’est symbolique, mais absolument pas pour nous », déplore Isabelle Gineste, directrice de la ML du Grand Avignon. Ce jeudi, avec le soutien des trois autres structures de Vaucluse (Comtat Venaissin, Luberon et Haut Vaucluse), un point presse avait lieu. Il faisait suite à l’interpellation, en fin de semaine dernière, des trois sénateurs. « Le budget arrive au Sénat le 23 novembre, on va batailler avec des amendements pour contrecarrer tout ce qui ne va pas dans le bon sens », projette Lucien Stanzione (PS). L’an dernier, la Région avait aussi diminué ses crédits de 300 000 à 200 000 euros pour la ML du Grand Avignon.

    Le financement

    à la performance arrive

    Si le budget était adopté en l’état, « nous perdrions huit postes de conseillers, sachant qu’un conseiller accompagne 130 jeunes de l’année, plus de 1 000 jeunes se retrouveraient en grande difficulté de suivi », calcule Lilou Quennesson, présidente de la ML et conseillère municipale d’Avignon déléguée à l’emploi et l’insertion. En ajoutant les jeunes des trois autres ML, ce chiffre grimpe à 2 300 en Vaucluse sur les 12 000 suivis annuellement. « Nous lançons un appel à la mobilisation et la responsabilité collective, la jeunesse n’est pas une variable d’ajustement, investir dedans c’est investir dans l’avenir du pays », fait valoir la présidente. Dans un département parmi les plus pauvres de France, « on enlève encore un élément de solidarité par des choix budgétaires », déplore David Fournier, adjoint (PS) avignonnais venu en soutien.

    Par ricochets, cette baisse « pénalise aussi les entreprises qui auront moins de contact avec les ML pour embaucher », souligne Régis Phaly, trésorier de la ML et adjoint au maire d’Entraigues. La directrice s’inquiète aussi « du financement à la performance, 10% cette année, 20% en 2028 avec des indicateurs que l’on ne connaît pas et alors que nous ne sommes tributaires des créations d’emplois », expose Isabelle Gineste. Et d’inviter n’importe quel administrateur de la ML « à venir vivre la vie d’un conseiller et prendre conscience de notre réalité ».

    REPÈRES

    13%

    de baisse prévue du financement des missions locales par l’État dans le projet de loi de finances 2026. Dans le Grand Avignon, sur un budget annuel de 3,5 millions d’euros, l’État abonde à hauteur de 2,5M (données 2024). Le reste provenant des communes et de l’agglo (435 000 euros), la Région (293 000) et le Département (45 000).

    Au service des 16-25 ans

    Les missions locales veillent à accueillir, accompagner, orienter, informer les 16-25 ans dans toutes démarches professionnelles et sociales avec comme « ADN, donner aux jeunes un sens à leur avenir ». Cela passe par l’emploi, la formation, l’orientation, l’appui à la création d’activité, le logement, la santé, la mobilité ou la citoyenneté. Dans le Grand Avignon, au sein des 14 lieux du territoire, près de 5 500 jeunes ont été accueillis en 2024, dont 1 759 nouveaux. Quelque 1 411 sont entrés en emploi (dont 315 en alternance) et 566 en formation.

    8

    emplois équivalent temps plein sont menacés à la mission locale du Grand Avignon si la baisse de 13% des dotations se concrétise. Ces 8 postes en moins, sur 65 salariés dont une quarantaine de conseillers, impacteraient directement 1 400 jeunes qui seraient moins ou mal suivis.

  • Précarité et mauvaise santé vont de pair à Avignon

    Précarité et mauvaise santé vont de pair à Avignon

    « Si on ne soutient pas la Sécurité sociale, avec la précarité des hôpitaux sur notre territoire, on va dans le mur », lâche Monique, infirmière retraitée venue de Cavaillon ce jeudi 6 novembre à 10h30 devant la préfecture, à l’appel de huit organisations syndicales, Force ouvrière ne s’étant pas jointe en Vaucluse aux autres membres du groupe de neuf.

    Ils étaient plus de 150 en milieu de matinée, en cité des Papes, pour montrer leur opposition au projet de budget de financement de la Sécurité sociale du gouvernement Lecornu, dont le texte fait toujours l’objet de discussions à l’Assemblée. Et notamment contre « des mesures drastiques contre l’accès à la santé, qui touchent plus durement les personnes âgées et les retraités dont la santé se dégrade avec l’âge », pousse, lors de sa prise de parole au nom de la FSU et de la CGT, Daniel Gressier, représentant les retraités FSU de Vaucluse.

    « Nous ne sommes pas des nantis, c’est complètement faux ! »

    Et de cibler le possible doublement des montants et plafonds des franchises médicales, c’est-à-dire le reste à charge, la remise en cause des affections de longue durée ou encore la nouvelle taxation sur les complémentaires santé, de 2,05% à 2,35%, « qu’elles répercuteront sur les cotisations, alors que les retraités subiront une augmentation exponentielle de leur taux en fonction de l’âge, avec l’application de la Protection sociale complémentaire dont ils et elles sont exclues », lance le représentant syndical.

    « Toutes les mesures projetées par le gouvernement attaquent principalement les retraités. On dit que les retraités sont des nantis, ce qui est complètement faux. On est dans un des départements les plus pauvres de France et beaucoup de retraités se trouvent en dessous du seuil de pauvreté. On attend des réponses. On nous disait que ça allait être mieux que sous Barnier et Bayrou, mais c’est faux », ajoute Thierry Maillet, membre du bureau de la CGT retraités de Vaucluse. Les syndicats annoncent que des échanges avec les parlementaires du département, hors Rassemblement national, ont été sollicités afin de les interpeller sur ces sujets.

  • Apt : de grandes fissures obligent à évacuer 56 habitants

    Apt : de grandes fissures obligent à évacuer 56 habitants

    Mercredi dernier, 32 foyers, soit au total 56 personnes, ont été évacués de quatre immeubles de la résidence Saint-Michel, à Apt. Tous ont été relogés à ce jour par la municipalité ou par leurs propres moyens.

    « Comme je m’y étais engagée, personne n’est abandonné ! Je suis soulagée que nous ayons trouvé un hébergement d’urgence pour toutes les familles sans solution », se réjouit dans un communiqué la maire d’Apt, Véronique Arnaud-Deloy. Et ce, accompagné d’images de la résidence où l’on voit d’immenses fissures sur les murs des immeubles. Sont concernés par l’évacuation, dont le délai était fixé à ce jeudi 6 novembre, les immeubles Rosiers 1 et 3 et une partie de l’immeuble Les Glaïeuls 3.

    Capteurs de mouvement

    Une évacuation qui fait suite « à l’alerte enregistrée par les capteurs de mouvements et aux conclusions d’une expertise diligentée sur le terrain », précise la Ville d’Apt dans un premier communiqué émis ce jeudi 30 octobre. Des capteurs posés après une première alerte il y a deux ans. En effet, le bâtiment Les Hortensias avait été évacué en novembre 2022. « Il est absolument déchirant d’avoir à prendre une décision aussi lourde de conséquences. Je m’attends à ce qu’elle suscite le désarroi, la confusion, voire la colère. Cependant, il m’est humainement impossible de faire courir le moindre risque à des habitants de la ville », poursuit l’édile de la capitale du Luberon. Concernant la suite, la Ville poursuit ses efforts sur l’assistance à maîtrise d’ouvrage (AMO), chargée d’analyser l’état de dix copropriétés privées et d’en diagnostiquer l’évolution. Mais aussi la maîtrise d’œuvre urbaine et sociale (MOUS), chargée de répondre aux attentes des habitants désireux de se reloger de façon pérenne.

  • La lutte contre l’arrêt du bloc à Apt s’exporte en Cité des Papes

    La lutte contre l’arrêt du bloc à Apt s’exporte en Cité des Papes

    Pas moins de deux bus descendront d’Apt pour une manifestation ce jeudi 6 novembre à 15h30 devant la cité administrative d’Avignon contre la fermeture du bloc opératoire de l’hôpital d’Apt, dont le transfert vers l’hôpital de Cavaillon est prévu au 1er janvier prochain sur décision de l’ARS (voir encadré ci-contre).

    « C’est tout un territoire que l’on coupe de la santé, ce sont des vies que l’on met en danger », lâche dans un communiqué le collectif Apt.es à faire bloc, organisateur du mouvement soutenu par la mairie, la CGT ou encore la communauté de communes du Pays d’Apt Luberon, qui met à disposition les moyens de transport.

    L’ARS a décidé de la fermeture du service « dans un contexte marqué par un vieillissement de la population, une hausse des maladies chroniques et des tensions sur les ressources médicales » dénonce le collectif, tout en avançant un manque de rentabilité et une activité en berne. Mais, d’après l’équipe médicale, cette décision est « fondée sur des motifs erronés et dépourvue de justification économique, sanitaire et territoriale sérieuse », tout en démontant un par un ces arguments qui « entrent dans une logique de manipulation ». Tout d’abord, rapport d’activité du GCS Apt-Avignon à l’appui, il est assuré que « le déficit abyssal du centre hospitalier n’est pas lié à l’activité chirurgicale » et même qu’« au contraire cette activité est dans la dynamique préconisée par l’Anap ». Le volume d’activité serait lui en « constante augmentation », tout en lâchant qu’un transfert de l’activité d’endoscopie « arrive très à propos alors que le seul praticien endoscopiste de Cavaillon vient de partir à la retraite ».

    Ministres sollicités

    Trois recours avaient été déposés mais ont été rejetés par la justice. Au moins un nouveau recours en référé va être déposé « avec des arguments différents » nous confirme-t-on du côté du comité des usagers du centre hospitalier. Plusieurs courriers ont également été adressés à différents ministres et élus. À commencer par la présidente du Département et ancienne maire d’Apt, Dominique Santoni (LR), qui, après avoir rencontré le ministre de la Santé de l’époque, Yannick Neuder, en juillet dernier, a écrit au Premier ministre Sébastien Lecornu. Dans cette lettre ouverte datée du 20 octobre, elle a réagi au discours prononcé par le locataire de Matignon face aux sénateurs le 15 octobre dernier, pendant lequel il assurait qu’il n’y aurait pas de fermeture d’hôpital en 2026. Elle demande donc un délai supplémentaire « pour redonner une activité à la hauteur des besoins de notre territoire ». L’ordre des médecins de Vaucluse s’est, lui, adressé à la nouvelle ministre de la Santé, Stéphanie Rist, le 23 octobre, évoquant dans sa lettre une fermeture « qui aura comme conséquences une difficulté d’accès aux soins ainsi qu’une prise en charge rapide, entraînant une possible perte de chance » pour les patients.

    L’ARS défend un projet global

    Depuis le début, l’Agence régionale de santé (ARS) répond invariablement que « ce n’est pas une fermeture, c’est un projet avant tout », défend Loïc Souriau, directeur de l’ARS 84. L’activité prévoit d’être transférée à l’hôpital de Cavaillon. « On propose d’injecter 10 millions d’euros pour refaire la moitié de l’hôpital, de consolider sa filière gériatrique, d’augmenter la capacité de l’Ehpad dans un timing assez court et avec des investissements qu’aucun hôpital n’a eu en Vaucluse », assure Loïc Souriau. L’ARS estime que « l’impact sur l’offre locale reste limitée dans la mesure ou la chirurgie pratiquée aujourd’hui à Apt est très faible ».

    F.C.

  • Avignon : les crédits perdus de la LEO virent à l’enjeu électoral

    Avignon : les crédits perdus de la LEO virent à l’enjeu électoral

    « La LEO, c’est “le crime de l’Orient express” d’Agatha Christie. Tout le monde a donné son coup de couteau mais personne ne reconnaît être l’assassin… », image Julien Aubert. Le très probable candidat LR aux municipales illustre la complexité d’un dossier que l’État et la Région ont, lundi, remis à (encore) plus tard. Questionné par La Marseillaise lors du nouveau contrat de plan État-Région, le ministre des Transports a confirmé que les crédits initialement prévus pour la réalisation de la tranche 2 de la liaison Est-Ouest [55 millions de l’État et 38 de la Région sur un projet chiffré en 2014 à 142 millions – qui a doublé entretemps] sont fléchés ailleurs.

    À moins de 5 mois des municipales, la LEO, déclarée d’utilité publique (DUP) il y a 22 ans, redevient un fort enjeu électoral. Accusée par plusieurs candidats mais aussi par le président (Ren.) de Région Renaud Muselier d’avoir fait capoter le projet, Cécile Helle maire PS (la Ville n’est pas financeur) a, dans La Provence ce mercredi, remis la responsabilité sur l’État en rappelant « que l’Autorité environnementale, organisme étatique, a sorti un rapport [mi-2020] en disant que le tracé prévu était une catastrophe écologique et environnementale ».

    À droite, Julien Aubert, Olivier Galzi ou Stéphan Fiori plaident tous pour réaliser la LEO telle que prévue, se rangeant ainsi derrière les positions des présidentes des Départements de Vaucluse et des Bouches-du-Rhône. Le collectif Voix d’Avignon, représentant le bloc macroniste, accuse la Ville et son « refus dogmatique », souhaitant « en 2026 remettre l’intérêt général au centre ». Côté Gard, Pascale Bories, maire LR de Villeneuve-les-Avignon a été, lundi, la première à réagir pour demander de prolonger la DUP et de sanctuariser la 3e tranche [Courtine – les Angles avec un pont sur le Rhône].

    À gauche, les candidats issus de la majorité défendent eux, la position de Cécile Helle et du Grand Avignon sur une LEO reconfigurée. Une « néo-LEO », selon Paul-Roger Gontard (La Convention) qui, soulignant « que le vieux projet n’a jamais été sincèrement financé par l’État », milite pour un tracé « partant du barreau de Rognonas, longeant la Durance, raccordé au MIN de Chateaurenard, connectée aux sorties d’autoroute avec un nouvel échangeur pour l’A7 au niveau de Cabannes ». Il souhaite aussi un nouveau pont sur le Rhône.

  • Grand Avignon : une enquête inédite sur les déplacements est en cours

    Grand Avignon : une enquête inédite sur les déplacements est en cours

    À l’époque, même la LEO n’était pas encore dans les cartons. C’est dire si l’enquête en cours sur les mobilités, qui vient d’être lancée, est d’une ampleur inédite. Car, en termes d’analyse de déplacements, le grand bassin de vie d’Avignon a un lointain repère en 1980, qui ne « portait que sur la ville d’Avignon », rappelle le Grand Avignon. La collectivité chapeaute donc une grande enquête mobilités * depuis le début du mois et jusqu’en avril.

    Comme nous en tracions déjà les grandes lignes cet été (notre édition du 07/08), « la plus grande enquête de mobilité jamais réalisée sur le territoire », s’étend sur 11 agglomérations [dont deux du Gard et celle du nord des Bouches-du-Rhône], soit 131 communes et 610 000 habitants. Soit la 16e aire urbaine la plus vaste de France.

    « Des enquêteurs et télé enquêteurs interrogeront un échantillon représentatif de 10 000 habitants pour mieux connaître les pratiques de déplacements tous modes confondus (marche, vélo, transports collectifs, voiture, covoiturage, etc.) », développe le Grand Avignon. L’étude, d’un montant estimé d’1 million d’euros, a été actée lors du conseil communautaire de mars, l’État et la Région la finançant à 75%.

    67% des déplacements se font en voiture

    « Les résultats offriront une connaissance fine de la mobilité des habitants sur le territoire et alimenteront les nombreux projets, notamment le futur Service express métropolitain (SERM) avignonnais et les démarches de planification des politiques publiques », projette le Grand Avignon. Si, comme le prône Joël Guin, président (SE) du Grand Avignon, avec l’enquête, « nous pourrons continuer de renforcer les transports dans nos intercommunalités, faciliter les trajets et encourager des modes de déplacement plus pratiques, plus économiques et plus écologiques », quelques données sont déjà connues : 67% des déplacements du quotidien s’effectuent en voiture alors qu’en Vaucluse, 60% de ces déplacements font moins de 5km. De quoi déjà livrer quelques pistes pour réduire la part de la voiture.

    Cette enquête s’appuie sur un modèle de référence nationale élaboré par un organisme d’État, le Cerema, pour analyser les déplacements de toutes les catégories de population aux différentes échelles d’un territoire. « Les enquêtes ménages déplacements sont à la mobilité ce que le recensement de la population est à la démographie », se targue Laure Verneyre, directrice territoriale Méditerranée du Cerema. Concrètement, des enquêteurs mèneront des entretiens en face à face ou téléphoniques. Le questionnaire, d’une vingtaine de minutes, est anonyme, gratuit et sans publicité. Les résultats sont attendus dans un an.