Tag: Vaucluse

  • Galeries Lafayette : à Avignon, un site « en bonne santé » suite à un rachat

    Galeries Lafayette : à Avignon, un site « en bonne santé » suite à un rachat

    Sapins et guirlandes de Noël sont déjà de sortie devant les Galeries Lafayette du centre commercial Cap Sud d’Avignon en ce jeudi 13 novembre, mais pas de foules à l’image de celles vues le 16 octobre dernier pour la première journée de liquidation des Galeries du centre Bourse, à Marseille.

    Dans les allées, sous un éclairage aux lumières blanches et entre les produits de marques plus ou moins connues des férus de mode, une douzaine de clients flânent en regardant parfois un produit qui attire l’œil. Parmi eux, des habitués comme Marcelle et Anita, retraitées avignonnaises du groupe Monoprix, pour qui ce « serait dommage » de voir disparaître « ce genre d’endroit symbolique qui porte un peu de chic dans la ville ». Tout en regrettant « des prix qui ont rendu inaccessibles ces produits à la plupart des gens ». « Franchement, une fermeture ne me ferait absolument rien », rit, après avoir fait les gros yeux devant les étiquettes de prix d’une veste, Nathalie. Venue avec son fils Tom, 17 ans, car ils passaient dans le coin, « c’est la première fois en 15 ans que je viens ». « Il y a presque trop de choses. À l’heure des plateformes de seconde main, je ne comprends pas ce type de magasin. Même si je conçois que ça manquera aux personnes qui ont l’habitude de s’habiller ici », abonde Tom, sac d’une enseigne de prêt-à-porter à bas prix en main.

    « Il n’y a pas de craintes de fermeture », assure Olivier Bernardi, directeur du site. Et ce, car le magasin a été affilié en 2021 par le groupe Retail Avignon, qui est aussi propriétaire des Galeries Lafayette de Béziers et Nîmes. « Les finances sont totalement dissociées. Et tout se passe bien à Avignon. En 2025, nous avons fait entrer plusieurs nouvelles marques, par exemple, et en 2024, on était en progression de 5 points », détaille le responsable.

    Un rachat qui a réorganisé le fonctionnement du magasin et chamboulé certains employés comme Jérôme*, plus de trente ans d’ancienneté et en arrêt maladie depuis plus d’un an. « Suite au rachat, la charge de travail a augmenté et on nous a supprimé nos primes alors qu’on a un salaire minable. Je ne reconnais plus mon magasin. Après tant d’années de joie, je ne peux plus approcher du centre commercial sans ressentir de l’angoisse », soupire-t-il.

    *Prénom modifié à sa demande

  • L’aéroport d’Avignon a entamé la mise aux normes de sa piste

    L’aéroport d’Avignon a entamé la mise aux normes de sa piste

    Depuis de nombreuses années, l’aéroport d’Avignon vit avec une épée de Damoclès au-dessus de sa tête : l’obligation de mettre aux normes de sécurité européennes [Resa, dans le jargon aéronautique, pour Runway end safety area] sa piste pour pouvoir continuer à tourner. Un dossier qui est en passe de se finaliser. Depuis trois semaines, à défaut d’avions de vols commerciaux, des engins de chantier sont entrés en piste.

    En bordure de la route de Morières, obligeant le golf à trouver un nouvel emplacement pour son trou numéro 6 (lire ci-dessous), des monticules de terre sont retournés. « On le répète et le martèle, il n’y a pas d’extension de piste parce qu’il y a toujours une crainte de la part des riverains de voir une déviation de la voie communale, ce sont des projets qui ne sont absolument plus à l’ordre du jour », assure Guillaume Desmarets, directeur de l’aéroport, qui a pris ce dossier brûlant à son arrivée il y a un an et demi. Sans trop avoir le choix puisque l’aéroport frisait la fermeture. La direction de l’aviation civile lui a accordé une dérogation le temps de finaliser les travaux d’ici à janvier.

    La piste, d’une longueur actuelle de 1 880m, sera réduite de 5m tandis que le périmètre de l’aéroport sera agrandi. « Cela nécessite des travaux d’aplanissement du terrain en bout de piste donc c’est pour ça qu’il y a un petit mouvement de clôture périphérique, la Région [propriétaire de l’aéroport] récupère une partie du terrain qui lui appartenait déjà », souligne Guillaume Desmarets. Contactée, la collectivité n’a pas, « à ce stade », voulu nous répondre sur le détail et coût du dossier. Mais, selon le marché attribué pour les travaux, ce serait de l’ordre de 620 000 euros.

    Un recours au tribunal

    Dans un courrier adressé aux services de la Ville de Morières, consulté par La Marseillaise, la Région a, en revanche, été plus disserte pour justifier pourquoi les travaux n’ont eu besoin d’aucune autorisation d’urbanisme. Elle estime qu’ils relèvent « de la sécurité de la circulation aérienne » et que la loi et la jurisprudence ne nécessitent pas d’être mis en conformité avec le plan d’urbanisme local. L’Un-Adrac, association de riverains qui milite pour l’arrêt de l’aéroport, a une lecture tout autre. Elle a envoyé, le 4 novembre, une mise en demeure au préfet « pour faire cesser les travaux ».

    L’Un-Adrac soulève plusieurs motifs, comme « l’atteinte à des zones protégées et un risque environnemental immédiat ». Sont notamment évoquées « les nappes phréatiques du champ captant de la Saignonne, les zones humides de la Durance et la biodiversité locale ». « Ces atteintes seraient irréversibles », soutient la missive adressée au préfet. « L’aéroport s’affranchit des règles au motif d’un intérêt public, c’est un passage en force », dénonce Yves Marie-Cardine, président de l’Un-Adrac.

    Pas de quoi inquiéter le directeur de l’aéroport : « On est dans un cadre strictement légal, qui n’entre pas dans le champ d’un diagnostic. Il n’y a aucune atteinte à la zone de captage, les travaux se déroulent en dehors des zones interdites, défend Guillaume Desmarets. La biodiversité va même y gagner, car la zone sera dépourvue de toute artificialisation liée au golf, son bunker et l’herbe coupée à 3cm qui n’a rien de naturel ». Faute de réponse positive du préfet, l’Un-Adrac a saisi le tribunal administratif de Nîmes pour un référé-suspension. L’office français de la biodiversité s’est aussi saisi du sujet.

  • Du côté du golf d’Avignon, le parcours en voie de modification

    Du côté du golf d’Avignon, le parcours en voie de modification

    Arrivé à la tête du golf d’Avignon Châteaublanc en juillet dernier, Julien Rueda ne pensait pas à devoir gérer si vite le dossier de la mise aux normes de l’aéroport, véritable serpent de mer de son voisin de parcelles. « On m’a dit, t’inquiète pas, de toutes façons c’est un projet qui est dans les tuyaux depuis 25 ans, ça sort pas, et puis finalement ça s’est accéléré et bousculé », parvient à en sourire le directeur. « L’emprise du golf mordait sur une partie des terrains de la Région », détaille Guillaume Desmarets, directeur de l’aéroport. Un emplacement que le golf utilisait pour son trou numéro 6, désormais inaccessible.

    Entre golf et aéroport, au-delà de la proximité géographique, il y a des liens entre propriétaires : le golf est installé sur un domaine appartenant à la chambre de commerce et d’industrie de Vaucluse (CCI 84), elle-même actuelle gestionnaire de l’aéroport. «On a une délégation de service public jusqu’en décembre 2030 », précise Julien Rueda, stipulant qu’à cause des travaux, un allongement de la concession « est en discussions ».

    En attendant, le golf, qui reste ouvert, a du parer au plus pressé. « On a été obligés de prendre une décision rapide pour pouvoir continuer à proposer à nos membres [750 licenciés] un parcours provisoire de 18 trous et accueillir des compétitions », fait valoir le directeur du golf. Concrètement, un nouveau trou a été aménagé autour du trou numéro 1, qui passe d’un par 5 en un par 4.

    En parallèle, un projet est en cours de finalisation pour que « dès janvier, on commence les travaux pour construire un nouveau trou en remplacement du trou n°6, sur un secteur derrière les trous n°7 et 8 », détaille Julien Rueda. Notons que la direction développe une politique de golf pour tous « pour casser les clichés ». Plusieurs initiations gratuites de deux heures sont proposées chaque week-end.

  • À Orange, la justice fera-t-elle vaciller le clan Bompard ?

    À Orange, la justice fera-t-elle vaciller le clan Bompard ?

    En 1995, avec Toulon et Marignane, Orange était l’une des trois villes du sud à basculer au Front national. Depuis 30 ans, elle est la seule à demeurer aux mains de l’extrême droite. Élu maire avec 87 voix d’avance face à une droite désunie et au maire sortant DVG Alain Labbé, Jacques Bompard a ensuite été réélu dès le 1er tour en 2001, 2008 et 2014, qu’il soit sous l’étiquette du MPF ou ensuite de son propre parti, Ligue du sud. En 2020 seulement, il n’obtient « que » 47% des voix au 1er tour mais l’emporte largement au second (56%) dans le cadre d’une quadrangulaire, où figurait aussi le RN.

    L’assise électorale étant posée, c’est la justice qui finit par déboulonner Jacques Bompard, quand bien même il reste encore aujourd’hui influent – en dehors de tout cadre légal il disposait d’un bureau à la mairie jusqu’en 2024 – et bénéficie d’une tribune dans le magazine municipal. Pourtant, en novembre 2021, la cour de cassation rejette son pourvoi, le condamnant définitivement pour prise illégale d’intérêts, entraînant 5 ans d’inéligibilité. Dans la foulée, son second fils, Yann, prend la suite en étant élu maire. Jusqu’à quand ? Car dans un mois, Yann Bompard comparaîtra, du 17 au 19 décembre, devant le tribunal correctionnel de Marseille dans un dossier d’emploi fictif au détriment de l’Assemblée nationale.

    Un dossier qui éclabousse toute l’extrême droite puisque l’actuelle députée RN de la circonscription, Marie-France Lorho est jugée pour les mêmes faits. Ils remontent du temps où Yann Bompard était collaborateur parlementaire de la députée. Auparavant affidée du clan Bompard – elle avait succédé à Jacques en cours de mandat à l’Assemblée nationale -, Lorho est désormais brouillée avec la famille depuis qu’elle s’est rapprochée du RN. Elle est de son côté poursuivie comme auteure du détournement de fonds publics, mais aussi pour subornation de témoin. Constituée partie civile, l’Assemblée nationale a évalué son préjudice à 74 776 euros à l’égard de la députée et 42 753 euros pour le maire. En cas de condamnation impliquant une inéligibilité, les deux élus ne pourraient candidater aux municipales de mars.

    À Carpentras, l’ex-maire condamné qui veut reprendre du service

    En 2018, après avoir épuisé tous les recours judiciaires jusqu’à la cour de cassation, Francis Adolphe avait été poussé à la démission. Alors maire (ex-PS) de Carpentras, il avait été reconnu pour des faits de violence sur son ex-compagne, entraînant huit mois d’emprisonnement avec sursis, 5 000 euros d’amende et 5 ans d’interdiction de ses droits civiques, civils et de famille. Une inéligibilité entre-temps réduite puisqu’en 2021, il avait été candidat aux départementales, manquant de très peu la victoire face au binôme RN (139 voix). Voilà désormais que Francis Adolphe rêve de reprendre la mairie à celui qui lui a succédé en 2018, son ex-premier adjoint Serge Andrieu (DVG), avec qui il est en froid. Donné second d’un sondage derrière Andrieu, Adolphe (SE) espère, avec sa liste « Nous sommes tous Carpentras », rassembler à droite et à gauche hors des extrêmes.

  • « Les politiques contre la drogue sont un échec total »

    « Les politiques contre la drogue sont un échec total »

    La Marseillaise : En tant que présidente de la LDH, vous avez choisi de venir à Avignon pour cette journée de débats. Cela montre-t-il que les politiques autour de la drogue sont un sujet qui vous tient
    à cœur
     ?

    Nathalie Tehio : C’est effectivement un sujet particulièrement important. On se rend compte qu’il y a un vrai problème de sécurité lié au trafic de drogue. Et particulièrement dans le Vaucluse, d’où le choix d’organiser cette journée ici. On me parlait de la fusillade qui a touché un tram et c’est particulièrement grave, car cela montre que cela peut toucher n’importe qui. Donc, il est important de se poser à un moment donné pour réfléchir de nouveau, puisque la seule solution qui est proposée, comme une sorte d’engrenage, est une solution sécuritaire. C’est-à-dire qu’on nous dit : « Puisque le principe est de chercher la sécurité, vous acceptez les mesures que le gouvernement et les exécutifs locaux vous proposent », y compris lorsqu’elles sont contraires aux droits et aux libertés.

    Cette politique est-elle un échec, selon vous ?

    N.T. : C’est un échec total. Il faut rappeler qu’en Europe, la France est à la fois le pays qui a la politique la plus répressive et celui avec la population la plus consommatrice de drogues. C’est quand même fou et ça montre bien qu’il faut changer de politiques.

    À quoi cet échec est-il dû ?

    N.T. : C’est le résultat de politiques néolibérales. La loi prévoit, par exemple, un plan quinquennal d’éradication de la pauvreté, dont le lien avec le trafic de drogues est prouvé. Or, depuis qu’Emmanuel Macron est au pouvoir, il n’a pas été fait. On voit qu’éradiquer la pauvreté n’est pas une cause nationale. Tout comme le choix de la politique du chiffre mise en place lorsque Nicolas Sarkozy était au pouvoir. On demande des comptes aux policiers et les enquêtes pour faire tomber un réseau durent des mois et des mois. Donc, on s’attaque aux petites mains, au trafic de rue ou encore au consommateur, car ce sont des cas résolus souvent en cinq minutes. Il faut que l’on se concentre sur le haut du panier et pas l’inverse.

    Quelles solutions portez-vous justement ?

    N.T. : On prône, par exemple, la dépénalisation de l’usage de stupéfiants. C’est ce que prône également l’ONU. Pour la grande majorité de ceux qui consomment des drogues, l’usage est tout à fait contrôlé et raisonné. Tout en sachant qu’il peut y avoir des effets nocifs à l’égard d’autrui et il faut bien sûr en tenir compte.

    Quels sont vos leviers d’action ?

    N.T. : Tout d’abord à travers des journées comme celles-ci. Cette journée d’étude est nationale. Et on porte nos propositions au gouvernement avec le Collectif pour une nouvelle politique des drogues (CNPD). Dans ce cadre, nous avons rédigé clés en main une proposition de loi qui est sur la dépénalisation de l’usage de stupéfiants. Des propositions dont des députés et sénateurs se sont emparés. La sénatrice écologiste de Paris, Anne Souyris, a déposé une loi à ce propos, avec un texte largement inspiré de notre travail. On est toujours dans cette dynamique-là et on veut relancer d’autres sujets, comme celui des haltes soins addictions.

    L’événement se tient de 8h30 à 17h30, ce samedi, à la Scierie, 15, quai Saint-Lazare.

  • Choix de cœur ou politiques, EELV est en plein tourment

    Choix de cœur ou politiques, EELV est en plein tourment

    C’est comme si on me demande de choisir un de mes enfants. » Au téléphone, ce vendredi, Olivia Adolphe-Laroubi, co-cheffe de file des Écologistes pour les municipales de mars, a besoin de temps pour digérer les derniers rebondissements au sein de son parti. Après avoir soutenu en 2020 le maire Serge Andrieu (DVG), les Écologistes ont cette fois décidé « à 94% », lors d’un vote interne, de pas renouveler leur confiance au maire-candidat. « On nous demandait un soutien sans rien demander sur le programme », justifie Olivia Adolphe-Laroubi.

    Mais, là où la situation est pour le moins cocasse, c’est que la co-cheffe de file est l’épouse de Francis Adolphe. L’ancien maire (2008-2018) avait dû démissionner après avoir été condamné pour violences conjugales, le rendant inéligible. Un ex-édile de nouveau aujourd’hui candidat. Et dont les instances nationales ne veulent pas entendre parler. « Les Écologistes ne peuvent soutenir un candidat aux municipales condamné pour violences conjugales », indiquent dans un communiqué le bureau national, prévenant que « tout soutien à la candidature de Francis Adolphe par des membres de notre mouvement aurait pour conséquence une suspension ».

    Un réel cas de conscience, donc, pour Olivia Adolphe-Laroubi. « Je précise qu’en interne, il n’y a pas eu de demande de vote pour soutenir Francis Adolphe, nous avons répondu au national qu’il avait récupéré ses droits en 2021 », livre la co-cheffe de file. Et, comme si la situation n’était pas déjà assez confuse, voilà que ce jeudi, l’autre cheffe de file, Claire Bettembot-Treutenaere, s’est déclarée candidate. Cette dernière, en 2020, était seconde de liste du candidat divers centre-gauche Denis Morandeau (8,38% des voix).

    Ce jeudi soir, les Écologistes ont aussi participé à une réunion de lancement de pré-campagne des insoumis. « Je vais devoir réfléchir à mon positionnement », confesse Olivia Adolphe-Laroubi, écartelée entre un soutien à son mari à titre personnel ou la fidélité à son parti… « Mon mari respecte mes idées politiques, je n’ai pas de pression de sa part », poursuit-elle, en admettant évidemment « qu’elle ne fera pas campagne contre lui ». « Soit je me mets en retrait de toute campagne, soit je le soutiendrai, mais en dehors de mon parti », conclut l’écologiste, qui se décidera d’ici à la mi-décembre, lors d’une prochaine assemblée générale des Écologistes.

  • « Une première victoire », mais pas de terrains pour l’Orange Football Club

    « Une première victoire », mais pas de terrains pour l’Orange Football Club

    « C’est une première victoire, mais le chemin reste long », confie Amid Chouly, président de l’Orange Football Club (OFC), ce jeudi 13 novembre. Il évoque la décision du tribunal administratif de Nîmes d’annuler la décision de la préfecture de Vaucluse retirant l’agrément de son association sportive. Sauf que, dans le même temps, la municipalité orangeoise a attribué le stade Clapier au Rugby Club Orangeois.

    « L’arrêté était disproportionné », explique Simon Renault, avocat du club. L’agrément avait été retiré, en janvier, à la suite à des actes de « violence », mais la décision avait été suspendue par la justice, en mars. Ce qui avait alors permis aux jeunes de 4 à 13 ans de refouler les terrains jusqu’en été. « Nous avons pu montrer que 4% des rencontres avaient connu un trouble à l’ordre public. Les juges ont estimé que ce pourcentage était trop faible pour justifier une décision aussi lourde », précise Me Renault.

    Dialogue rompu

    Fin juillet, les dirigeants de l’OFC ont appris que le stade Clapier serait désormais occupé par le club de rugby local, à leurs dépens, alors que ce dernier dispose déjà d’un autre stade sur la commune. Une décision également contestée en justice.

    Le tribunal administratif de Nîmes a rejeté la requête en référé dans un premier temps, estimant « qu’il n’y avait pas d’urgence, la saison ayant déjà commencé », indique Simon Renault. Un recours en annulation est en cours devant la juridiction. Une procédure qui peut durer jusqu’à 18 mois. « C’était un coup de massue pour moi et les autres membres du bureau », lâche le président de la structure, qui demande désormais « à rouvrir le dialogue avec la mairie, car on n’a plus eu de réponses à nos prises de contact depuis, alors que l’on se pliait à toutes leurs demandes avant ces problèmes ».

    Avant cette affaire, le club comptait 300 licenciés. La plupart des jeunes footballeurs ont rejoint des clubs voisins, « mais on estime qu’environ 100 d’entre eux ne sont pas allés dans une autre structure », estime Amid Chouly. « Nous privilégions l’aspect social, car nous sommes situés dans une zone entourée de quartiers populaires. Beaucoup de mamans n’ont pas les moyens d’amener leurs enfants plus loin. Certains vont traîner dans la rue et on ne souhaite pas ça », poursuit le président du club.

    Contactée, la municipalité d’Orange n’a pas répondu à nos sollicitations.

  • Au salon des maires de Vaucluse, les élus locaux chargent encore l’État

    Au salon des maires de Vaucluse, les élus locaux chargent encore l’État

    C’est un passage obligé, chaque année, pour le préfet qui en ressort avec les oreilles qui sifflent. Pas sa propre personne, mais l’État qu’il représente en Vaucluse. Le salon des maires et la matinée consacrée à l’assemblée générale de l’association des maires de Vaucluse (AMV), tenue ce jeudi au parc des expositions d’Avignon, permet aux élus locaux de dresser un état des lieux de leur rôle.

    « Le navire des collectivités navigue dans un brouillard qui s’épaissit », campe Pierre Gonzlavez, à la barre de l’AMV depuis dix ans. Le maire LR de l’Isle-sur-la-Sorgue estime que les élus locaux tentent de « faire face, de porter des projets sur le pont de nos rafiots ». Pas de grande revendication cette année, là où il y a un an, Dominique Santoni, présidente LR du Département, appelait à « un nouvel acte de décentralisation ». Une thématique que n’a pas abordée Christian Mounier, vice-président LR du Département, chargé de représenter Dominique Santoni, retenue à Albi au congrès des Départements. Celui-ci a rappelé l’engagement de la collectivité auprès des villes, annonçant notamment que le fond de soutien à l’investissement des projets communaux (28,4 millions d’euros cette année) sera reconduit en 2026.

    Même tonalité chez Bénédicte Martin, vice-présidente (DVD) de la Région, dont « la mission est d’aller dans chaque recoin du territoire pour impacter la vie quotidienne [483 projets soutenus en Vaucluse depuis dix ans] ». Selon l’élue, face « à l’impéritie de ceux qui nous gouvernent, les territoires doivent être des pôles de stabilité, nous sommes la colonne vertébrale de ce pays ». Et d’implorer de « laisser les gens de bon sens travailler ». Pierre Gonzalvez cite en exemple la réforme de la perception de la taxe d’aménagement. Auparavant éligible à la délivrance des permis de construire, elle se fait désormais à l’issue des travaux sur déclaration du particulier. Résultat, de 8 millions d’euros perçus par 110 communes en 2022 (2 971 permis délivrés), on est passé en 2024 à 4,7 millions d’euros (2 427 permis).

    Pour le préfet, « la LEO

    est abandonnée »

    Les élus locaux seraient tous donc des parangons de vertus face à un État « qui crée les conditions de son asphyxie ». Magnanime, le préfet Thierry Suquet invoque l’histoire. « Tout ceux qui, comme moi, ont 40 ans de vie publique, ont déjà connu des crises », rappelle-t-il, admettant les termes de « sobriété, rigueur, austérité » pour qualifier le budget 2026. « On est au fond de la piscine, il faut donner l’impulsion pour repartir », image le préfet.

    Dans son long propos, il a aussi parlé sécurité, eau, transition écologique, gens du voyage, logement ou mobilité. Deux derniers thèmes où il a distillé quelques piques. Notamment sur le non respect de la loi SRU, abordée aussi par Pierre Gonzalvez, dont la commune était en 2024 la plus pénalisée financièrement en Vaucluse. « Il y a des gros efforts, mais on a du mal à voir les résultats », estime Thierry Suquet, invitant aussi le bailleur « GDH à se mouiller ».

    Enfin, le préfet a définitivement enterré la LEO (lire aussi brève ci-contre) : « Elle est abandonnée », rejetant la faute sur des « effets conjugués » de « raréfaction de crédits » et des « blocages locaux ». « Je vous invite à ne plus vous mobiliser pour sortir la LEO, mais à des solutions alternatives comme la liaison A7-A9 et le Serm [RER métropolitain] ». Des sujets à fort enjeu électoral.

  • Des travaux sur le pont de la voie rapide à Monteux

    Des travaux sur le pont de la voie rapide à Monteux

    L’objectif est « d’améliorer les conditions d’écoulement des eaux pluviales et garantir de bonnes conditions de circulation ». Ainsi, la glissière centrale en béton sera notamment remplacée. Ce chantier entraîne l’abaissement de la vitesse maximale à 70 km/h et perturbera la circulation la nuit (20h-6h) : aucune voiture ne pourra circuler dans le sens Avignon/Carpentras (déviation par le giratoire sous le pont) et, dans l’autre sens, une seule voie sera ouverte. En journée, la circulation sera limitée sur une seule voie dans les deux sens.

  • [Attentats du 13 novembre] Cécile Helle : « Fraternité et concorde »

    [Attentats du 13 novembre] Cécile Helle : « Fraternité et concorde »

    Banderoles déployées le long de la mairie invitant à se souvenir, bougies, sarabande de Bach par la violoncelliste Catherine Morrisson, chant interprété par une classe de l’école Champfleury… Le temps était à l’hommage, ce jeudi soir, à Avignon. En présence du préfet, du directeur de la police nationale et de nombreux élus de tous bords, la Ville a organisé un moment mémoriel, 10 ans après les attentats terroristes de Paris et Saint-Denis.

    Plus de 300 personnes ont pris part à cette cérémonie. Cécile Helle a adressé sa « compassion » envers « les familles endeuillées, les survivants, mais aussi les forces de sécurité, pompiers, professionnels de santé ». La maire PS a rappelé l’année « âpre » de 2015, avec les précédents attentats de janvier. « Le plus important a été de cultiver, à l’échelle de notre cité, deux des fondamentaux de notre République : la fraternité et la concorde ». Des termes visiblement étrangers à un petit trio de supposés identitaires, qui n’ont rien trouvé de mieux que de briser ce moment de recueillement en interpellant la maire sur le fait que le mot islam n’ait pas été prononcé.

    Auparavant, Cécile Helle avait insisté : « Nous sommes restés dignes et unis, refusant toutes les formes d’extrémisme avec une certaine idée de notre bien commun fondé sur la tolérance ».