Tag: Vaucluse

  • Avignon : un ultime adieu rendu à Christine Lagrange

    Avignon : un ultime adieu rendu à Christine Lagrange

    L’ancienne conseillère municipale (2008 à 2026) de gauche est décédée brutalement le 7 juillet, des suites d’un AVC. Si depuis de multiples hommages lui ont été rendus
    -la Ville ouvrant en mairie un cahier de condoléances- plusieurs élus, actuels ou anciens, étaient présents ce jeudi pour saluer la mémoire de celle qui fut aussi conseillère régionale et encore candidate, en mars dernier, sur la liste de David Fournier (PS). Ce dernier était présent, tout comme le sénateur Lucien Stanzione (PS), les conseillers départementaux Sophie Rigaut (PS), Laurence Lefevre (DVG) et Samir Allel (EELV), l’ex-premier adjoint Claude Nahoum, André Castelli (PCF) ou Michel Bissière (DVD). Amine El Khatmi et Anne Gagniard ont, eux, prononcé l’oraison.

  • Sophie Binet en soutien des grévistes du Cloître à Avignon

    Sophie Binet en soutien des grévistes du Cloître à Avignon

    En démarrant leur grève il y a près de deux semaines, les salariés de l’hôtel du Cloître Saint-Louis comptaient bien sur l’effet festival pour booster leur mobilisation. On a vu la semaine dernière Jean-Luc Mélenchon venir les soutenir puis, ce jeudi, Sophie Binet. La secrétaire générale de la CGT est restée près de 45 minutes à s’entretenir avec quelques-uns de la dizaine de grévistes de l’établissement 4 étoiles mitoyen du siège du festival In. Et ce quelques heures avant une réunion à la demande de l’inspection du travail, tenue en début d’après midi avec la direction *, qui n’a pas débouché sur des mesures suffisantes aux yeux des salariés, qui maintiennent leur mouvement. « Il y a eu des propositions pour augmenter les salaires de maximum 2% uniquement pour juillet et août en avançant la hausse prévue en septembre par les grilles de convention collective », relate Carlos Acha Moreno, secrétaire de l’UL CGT d’Avignon.

    « Plus la grève dure, plus ça va se voir, je commence à être expérimentée pour conseiller les patrons, sourit Sophie Binet. Tant que le dialogue n’est pas ouvert, les revendications se durcissent, pour la direction comme pour les salariés, il vaut mieux que le travail reprenne le plus vite possible. » « Personne ne veut la mort de l’hôtel », reprend-elle sous l’approbation des salariés, se disant « choquée » que les grévistes aient à réclamer des frigos ou des machines. « La CGT est bien implantée dans des hôtels de luxe à Cannes ou Paris où les salariés ont eu droit à 100% de leur rémunération en chômage partiel, on peut vous mettre en contact avec les camarades », propose Sophie Binet.

    Car parmi les inquiétudes des grévistes figure la fermeture de l’hôtel pour travaux sans réel calendrier ni rémunération complète, et sans réponse lors de la réunion ce jeudi avec l’inspection du travail. « On nous a déjà interdit d’aller travailler à la concurrence », glisse Anna, commis de petits-déjeuners, qui, plus globalement, « n’a jamais connu un tel dédain en 20 ans ». « On n’a eu aucune augmentation autre que le cadre légal, il n’y a pas de 13e mois non plus », peste Ali, plongeur, à cheval aussi sur le Grand hôtel, autre établissement du groupe. Pour lutter contre les fortes chaleurs, des petits ventilateurs portatifs ont été reçus. « On doit les tenir d’une main, c’est très pratique pour travailler », préfère en sourire un salarié.

    * Qui n’a toujours pas répondu
    à nos sollicitations

  • [C’est lété] L’opéra investit le Off avec « La Vie de Bohème »

    [C’est lété] L’opéra investit le Off avec « La Vie de Bohème »

    Les plus grands et les plus populaires opéras ont piqué l’imagination de metteurs en scène que les morts de Carmen, Traviata, Liù, Tosca et autres Mimi, ont toujours fascinée. Trempées dans le mélodrame, ces héroïnes meurent dans d’immortelles arias que nul ne songerait à critiquer. Car l’opéra n’entend pas refléter la réalité, il échappe au quotidien, à la médiocrité de nos petites vies. Il veut transporter interprètes et public dans un ailleurs sublime que les voix et l’orchestre exaltent à l’envi. On pleure volontiers à l’opéra. Non pas de tristesse mais du bonheur physique, impalpable, qui tressaille dans notre corps.

    Olivier Desbordes, mentor de la compagnie Opéra Éclaté la bien nommée, a mis plusieurs fois en scène La Bohème de Puccini, c’est dire s’il connaît l’ouvrage dans la moindre note. Il a décidé d’en gérer une adaptation pour des scènes moins ambitieuses et convaincre ainsi les spectateurs novices en la matière, que l’opéra est un art à la portée de tous, à condition d’y entrer sans préjugés, et de se laisser embarquer dans un voyage hors du réel. Avec La Vie de Bohème, il opte pour une version qui réunit de jeunes chanteurs et musiciens bourrés de talent : certains passent d’un instrument à l’autre, d’autres d’un rôle chanté à un violoncelle. Voilà la preuve que nos jeunes artistes n’ont rien à envier à leurs aînés, même si certains rétorqueront que chanter un rôle entier exige plus de métier. Après tout, n’ont-ils pas toute la vie devant eux ? Oublions le XIXe siècle (la création de La Bohème date de 1896), enfilons blousons cloutés, vestes pailletées et guitares électriques façon années 70-80. Les quatre jeunes gens, artistes affamés mais armés d’une solide détermination à être reconnus, volontiers bambochards, brûlent d’un même Fureur de Vivre. L’arrivée de la petite couturière Mimi court-circuite le cœur de Rodolphe. L’aventure amoureuse est en marche. Puccini aime les fins tragiques qui comblent son appétit pour les généreuses envolées lyriques sur d’intenses lignes mélodiques.

    La représentation qu’il nous est donné de voir à Avignon est une intéressante approche d’une œuvre gorgée des sèves de l’amitié et de l’amour. Les voix sont tout à fait agréables, l’orchestre assure avec panache, la mise en scène papillonne au gré des rythmes et des émotions où se glissent quelques anachronismes (merci Dalida et le disco au Palace !). Si les duos, si célèbres, paraissent un peu longuets c’est qu’il leur manque cette distance avec le public, indispensable pour en goûter toute la saveur. Ne doutons pas que cette Vie de Bohème sortira de sa chrysalide dans une salle mieux adaptée. À Avignon, nous en avons eu la primeur, réjouissons-nous et profitons-en.

    « La Vie de Bohème », tous
    les jours sauf jeudi à 18h10
    à la Nouvelle Étincelle.

  • La CGT veut une riposte culturelle face au RN

    La CGT veut une riposte culturelle face au RN

    Des États généraux face à un État toujours moins généreux. Un an après l’appel lancé par le PCF à la tenue de nouveaux États généraux de la culture, le sujet était, ce jeudi matin, au cœur d’échanges en plein festival d’Avignon. Avant une table ronde de représentants politiques de gauche sur le dossier, Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT, est montée sur scène au côté de Tiago Rodrigues, directeur du festival d’Avignon. Pour rappel, en toile de fond de cette 80e édition, les acteurs du spectacle vivant multiplient les alertes et mobilisations face au gel des dotations décrété par le gouvernement, laissant de nombreuses structures dans la panade. Une grande manifestation nationale est dans les tuyaux le 26 septembre.

    « Il y a beaucoup de travail pour relancer l’idée d’une culture populaire de qualité qui est aujourd’hui considérée au rabais car de masse », pose Sophie Binet en faisant écho au fait que l’ADN du festival est étroitement lié à l’avènement des congés payés et l’idée de proposer des spectacles accessibles à tous. À ses côtés, Tiago Rodrigues défend sa « mission de service public avec un accès à la création ». Portugais, le directeur du festival ne cesse de vanter le modèle culturel français, si envié à l’international. « Quand j’étais directeur du théâtre national de Lisbonne, j’ai réussi à faire passer la création d’un statut d’intermittent du spectacle au Portugal calqué sur celui qui existe en France », rappelle-t-il.

    Face au fascisme,

    « il faut faire rempart »

    Or, « les mâchoires des politiques d’austérité » sont là « avec des coupes budgétaires en cours d’année », dénonce Sophie Binet. En parallèle, s’ajoutent « le projet idéologique de l’extrême droite qui investit dans la culture » et « les attaques contre la liberté de création avec des discours populistes comme quoi la culture défendrait son petit entre soi bobo », alerte la dirigeante syndicale. Tiago Rodrigues se fait offensif. « On crée une atmosphère pour qu’un directeur ne pratique plus son droit à la liberté de création qui est inscrite dans la loi, il n’y a pas de neutralité, on est un festival progressiste, féministe, antiraciste… mais avec les baisses de subventions et les injonctions idéologiques, on prépare le terrain au fascisme, il faut faire rempart », monte-t-il au créneau, très applaudi.

    « Le plus grand danger est l’autocensure silencieuse, il y a besoin de jouer collectif », exhorte Sophie Binet. Manière de s’adresser aux représentants politiques de gauche qui ont pris la suite sur scène de ne pas (trop) se désunir car « même si l’extrême droite ne gagne pas, elle sera la première force d’opposition ». Une façon de faire passer le message aux représentants de gauche présents dans l’assistance de ne pas partir (trop) désuni à la présidentielle. Et à entendre Pierre Dharréville (PCF), Emma Rafowicz (PS), Sophie Taillé-Polian (Debout), Clémentine Autain (L’Après), Sarah Legrain (LFI) et même Raphaël Glucksmann (Place publique), croisé à l’extérieur du débat, on s’aperçoit que la culture est un dénominateur commun à gauche avec un même constat partagé et des réponses très partagées. « Dans nos aspirations à faire face au danger de l’extrême droite, il y a peu de domaines dans lesquels les discussions que nous avons se déroulent avec ce type d’initiatives communes », apprécie l’ex-député PCF Pierre Dharréville, un des instigateurs de ces États généraux. Et d’appeler à « ne pas regardez ailleurs, ça brûle ici ».

  • [C’est l’été] Les gorgones fantastiques de L’Isle-sur-la-Sorgue

    [C’est l’été] Les gorgones fantastiques de L’Isle-sur-la-Sorgue

    À partir de matériaux recyclés, de mousse expansive, d’éléments naturels, de peinture et surtout de ton imagination, tu inventeras des créatures étonnantes, mi-humaines, mi-animales, mi-objets. Comme dans les récits mythologiques, chaque création possédera ses propres pouvoirs, son caractère et son apparence unique.

    De 14h à 17h. 12 euros.

    Réservations : 04.90.95.23.70

  • Succès de la navette Avignon TGV-Valréas

    Succès de la navette Avignon TGV-Valréas

    « Sa fréquentation est en constante évolution, passant de 930 voyageurs en janvier 2025 à 1 979 voyageurs en juin 2026 », se félicite la Région qui a dressé un bilan la semaine dernière à Malaucène. Ainsi, un véhicule de grande capacité de plus de 50 places, accessible aux personnes à mobilité réduite, a remplacé depuis le 1er septembre le car de 22 places initialement affecté au service. Cette ligne 924 circule toute l’année à raison de 2 allers-retours quotidiens du lundi au dimanche, y compris les jours fériés (sauf les 1er janvier, 1er mai et 25 décembre).

  • [National de Valréas] De Laur en barre

    [National de Valréas] De Laur en barre

    Avec 460 triplettes, un cadre magnifique, un plateau exceptionnel, le National de Valréas n’en finit pas de grandir.

    Cette édition 2026 a été grandiose comme les lauréats Sébastien Rousseau et Patrick Laur. Ils ont réussi le tour de force d’enchaîner une finale de la Marseillaise et une victoire dans le Vaucluse. Un exploit d’autant plus retentissant qu’il a été réalisé face à des adversaires de grande qualité. En quart de finale, Yves Rakotoarisoa a subi le même sort qu’en demi-finale du Mondial la Marseillaise. Associé à Richard Feltain et Enryck Serge Begnis, le Malgache n’a jamais pu lutter à armes égales. Puis viennent Henri Lacroix, François N’Diaye et Jean Pierre Garibian sur le chemin de Rousseau. Tombeurs de Herbert Choppick, Dylan Rocher. Diego Rizzi en quart de finale, Lacroix et ses partenaires ont baissé pavillon après une partie à suspense et un carreau de Laur.

    Maître Capeleaud

    À 9 à 12 le Parisien à l’opportunité de gagner mais il faut faire carreau. Il réussit sa tentative. Un exploit qui valide le billet pour la finale.

    Dans l’euphorie et la forme du moment Patrick Laur, Sébastien Rousseau et Jilly Capeleaud dominent Theo Vaurs. Frédéric Bauer et Lahatra Randriamanantany après une finale d’excellente facture. Théo Vaurs et ses équipiers n’ont pas tenu la distance (6 à 12).

    Au-delà de la victoire on a pu constater la forme étincelante de Rousseau. La petite revanche de Laur, parfois décrié pour sa prestation lors de la finale de la Marseillaise, a mis les pendules à l’heure. Il faut dire qu’avec quatre jours sous la canicule avec 11 parties disputées, on peut être « absent » dans une finale de la Marseillaise.

    Enfin quel régal de voir tirer Jimmy Capeleaud. Un bras d’acier avec une régularité de métronome.

    Moins connu que ses pairs sur le circuit, le champion de Gironde est un véritable phénomène au tir. On n’a pas fini de parler de lui.

  • [C’est l’été] Les coups pleuvent aussi sur les planches du Festival Off d’Avignon

    [C’est l’été] Les coups pleuvent aussi sur les planches du Festival Off d’Avignon

    Deux frères

    Ils ont été élevés dans la même famille, ont tout partagé : deux frères comme les autres, sauf que… leur père brutalise l’aîné, Renaud. Les gifles pleuvent pour le plus minuscule prétexte, les coups frappent à la volée. René, le cadet, ne subit aucuns sévices. Que cache cette presque indifférence paternelle ? Pourquoi lui et pas moi ? s’interroge René. Toujours très complices, presque fusionnels, ils grandissent. Au fil du temps, leur connivence débusque par bribes tous les non-dits qui pourrissaient leur enfance, les violences subies mais jamais oubliées. Renaud Merviel a écrit ce vibrant hymne à l’amour fraternel d’où il exclut toute forme de jalousie. Il interprète lui-même le rôle de Renaud avec une fougue juvénile, une fervente complicité avec son partenaire qui le lui rend bien. Quelques notes de piano, un accord de guitare adoucissent le blouson en cuir noir qui matérialise la dureté d’un père malfaisant mais qu’on aime quand même ; « Après tout, c’est mon père » bougonne Renaud devant un paternel gisant à terre qu’il faut relever ou livrer à la police.

    Dans cette tranche de vie, Renaud Merviel dénonce sans fioriture le traumatisme des enfants battus et parvient à écrire une comédie où l’on sourit souvent devant cette bouffée d’optimisme qui ne demande qu’à se développer pour en faire une grande pièce. Alain Degois dit Papy, leur metteur en scène, pourrait bien l’y aider.

    Rosalinde

    Bon, d’accord les conditions de la représentation ne sont pas optimales : une cour aménagée en théâtre avec gradins et coques en plastique, une scène avec de grands panneaux noirs en guise de coulisses, et début et fin du spectacle en plein jour, avec bruits de la rue adjacente… Les comédiens sont obligés de porter la voix à un niveau tel qu’il leur est difficile de jouer les nuances. Pourtant la pièce Rosalinde aurait exigé une intimité très british pour cette histoire inventée par James Matthew Barrie, adaptée par Anne-Hélène Landaret, truffée de didascalies qu’une voix enregistrée égrène en douceur. Dans un salon cossu, méridienne et fauteuil de velours bleu ciel, tapis, service à thé anglais, s’avachit Madame Page, 40 ans, et sa domestique Madame Quickly… Ambiance alanguie dynamitée par l’arrivée d’un fougueux jeune homme, fan de Béatrice Page, fille de madame, comédienne. Rosalinde (clin d’œil à Shakespeare) parle avec ironie du vieillissement, des apparences, avec une légèreté un peu factice. Les comédiens, malgré les difficultés dénoncées, s’en sortent à merveille dans une mise en scène de Mélanie Le Duc, élégante et voluptueuse. On la déguste comme un bonbon anglais.

    « Deux Frères » :
    tous les jours sauf jeudi, à 13h
    au Théâtre de l’Oriflamme.

    « Rosalinde » :
    tous les jours sauf mercredi,
    à 18h55 dans la cour du Roi René.

  • France travail, CGT ou CE font aussi leur Festival

    France travail, CGT ou CE font aussi leur Festival

    Pendant trois semaines, jusqu’au 25 juillet, Avignon bat au rythme du spectacle vivant avec notamment quelque 1 780 pièces programmées par le Off dans 140 salles. Si parmi ces lieux d’accueil, on compte énormément de théâtres éphémères, plusieurs structures éloignées initialement du milieu culturel font aussi leur Festival.

    À l’instar de la CGT, dont la secrétaire générale Sophie Binet est d’ailleurs ce jeudi à Avignon où elle débattra (10h30) dans le cadre des États généraux de la culture. Depuis 18 ans, au sein des locaux de la Bourse du travail, le syndicat programme six pièces dans une salle dédiée pouvant accueillir une cinquantaine de spectateurs (notre édition du 7 juillet). « La culture a toujours été indissociable de l’activité syndicale », juge Fred Laurent, directeur du théâtre de la Bourse du travail, à la programmation forcément engagée socialement. « Dès sa création, la grande aventure du festival d’Avignon s’est inscrite dans la dynamique de grandes conquêtes sociales de la Libération : protection sociale, services publics, maîtrise nationale de secteurs économiques déterminants, institution des comités d’entreprise, émergence de politiques culturelles publiques et décentralisation théâtrale, nouvel essor de l’éducation populaire… c’est pour toutes ces raisons, que la CGT a entretenu avec le festival de fortes complicités », rappelle-t-il. Un combat criant d’actualité alors que le secteur culturel se mobilise contre les coupes budgétaires et que l’extrême droite gagne du terrain. « Il nous faut encore plus dénoncer les menaces qui planent sur la culture et le spectacle vivant, avec la montée des extrêmes droites et l’arrivée possible du RN au pouvoir », prévient Fred Laurent.

    Un mur d’offres d’emploi pour les artistes

    Dans un registre à la philosophie similaire, la caisse centrale des activités sociales (CCAS) des industries électriques et gazières – soit le plus gros comité d’entreprise de France – a mis sur pied son propre festival, très étroitement lié à celui d’Avignon dont il est partenaire. Jusqu’à ce vendredi sur l’île de la Barthelasse se déroule la 24e édition du festival Contre courant. « Depuis 80 ans, les activités sociales défendent une conviction profondément moderne : la culture, comme les vacances et les loisirs, ne doit être un privilège pour personne, expose Anthony Juan, président de la CCAS. Contre courant en est l’incarnation la plus vivante : le spectacle vivant n’est pas un luxe, mais un bien commun, un espace de rencontre, de dignité et de partage qui nous rassemble, par-delà les langues et les frontières. » Dix-huit spectacles y sont programmés autour de 105 artistes. Des représentations gratuites pour les adhérents de la CCAS et à 10 euros pour les personnes extérieures.

    Un service public phare s’investit aussi dans le Festival : France travail. Pas en mettant sur scène des spectacles mais, en partenariat aussi avec le Festival, en organisant plusieurs ateliers, rencontres et permanences jusqu’à ce vendredi. Ce jeudi (10h30-12h30) se tient notamment une table ronde intitulée « Être humoriste aujourd’hui : panorama d’un genre en pleine évolution ». « Être au cœur du festival permet d’être au plus proche des professionnels du spectacle et aux équipes spécialisées d’accompagner professionnels et employeurs de la filière culturelle », souligne Astrid Focké, experte régionale culture à France travail. Un mur d’offres d’emploi est ainsi affiché à l’ISTS (institut supérieur des techniques du spectacle).

    La Banque alimentaire se met au Off

    Pas de répit estival pour la Banque alimentaire de Vaucluse, car « la précarité alimentaire n’a hélas pas de vacances », souligne l’association dont les besoins augmentent de 10 % chaque année (64 000 bénéficiaires). La structure, spécialisée dans la collecte et logistique de dons alimentaires, profite de la visibilité du Festival pour faire connaître ses activités. Une collecte alimentaire est ainsi installée au Village du Off, où « les festivaliers sont invités à déposer des dons alimentaires dans un caddie déposé à l’entrée du village, en privilégiant les protéines végétales et les conserves de poissons », précise la Banque alimentaire. Ce partenariat a été conclu dans le cadre de la RSE [responsabilité sociétale des entreprises] de AF&C, l’association qui chapeaute le Off. La Banque alimentaire a aussi mené des ateliers ludiques sur l’alimentation au Village Tadamm consacré aux enfants.

  • [C’est l’été] Visite guidée à Pernes-les-Fontaines

    [C’est l’été] Visite guidée à Pernes-les-Fontaines

    Grâce à cette visite guidée de deux heures vous pourrez en apprendre davantage sur les coutumes, le folklore et les légendes de la région en découvrant les musées de la ville comme le musée du costume et le musée des traditions.

    De 10h15 à 12h15.

    Comptez 5 euros pour les adultes, 2,50 euros pour les étudiants et gratuit pour les – 18 ans.

    Infos et réservations : 04.90.61.31.04