Tag: Vaucluse

  • Ouverture de la billetterie à l’auditorium du Thor

    Ouverture de la billetterie à l’auditorium du Thor

    Encore une fois « placée sous le signe de la diversité : humour, théâtre, danse, concerts et spectacles familiaux », souligne l’auditorium de Vaucluse.

    Parmi les grands rendez-vous à ne pas manquer d’ici à fin 2026, la salle cite : Beethoven, la symphonie du destin, Les Coquettes, L’expérience théâtrale avec François Berléand et Max Boublil, Jeanne Cherhal, Infiniment Robin de Muriel Robin et The Loop, Molière 2025 de la meilleure comédie.

    Toute la programmation sur auditorium.vaucluse.fr.

    Tarifs variés selon la représentation, l’âge et la situation professionnelle.

    Réservations et billetterie au 04.90.33.96.80 ou sur le site web billetterie.vaucluse.fr

  • [Vaucluse] Qui pour succéder à Dominique Santoni si elle est élue au Sénat ?

    [Vaucluse] Qui pour succéder à Dominique Santoni si elle est élue au Sénat ?

    En adaptant un poncif de footballeur à la politique vauclusienne actuelle, on aurait droit à « il faut prendre les élections les unes après les autres ». En d’autres termes, se concentrer d’abord sur les sénatoriales sans penser à l’après. C’est le parfum qui flotte en façade au sein de la courte majorité départementale de droite au Département. Qui pourrait bien devoir se trouver un nouveau président en cas d’élection de Dominique Santoni le 27 septembre, la loi interdisant le cumul de ces mandats.

    Comme en 2020, la présidente LR est seconde de la liste de Jean-Baptiste Blanc, parlementaire sortant et, sauf cataclysme, qui devrait le rester. Le jeu est beaucoup plus ouvert et incertain pour Dominique Santoni. Sa succession à la présidence du Conseil départemental, loin d’être tranchée, commence donc à poindre. « J’ai une très belle équipe, des gens en qui j’ai confiance », répond-elle sans se risquer à livrer de noms ou un favori, remettant la décision en équipe, lors « d’une réunion de majorité départementale ».

    « Laissons passer l’élection sans être prétentieux »

    Dans l’exécutif actuel, le nom de Christian Mounier revient avec insistance. Âgé de 67 ans, l’actuel vice-président délégué à l’eau et à l’agriculture a longtemps été maire de Cheval-Blanc avant de passer la main en mars dernier. Il n’aura donc pas à se poser la question du cumul de mandat. Joint par nos soins, Christian Mounier reste très prudent, sans fermer la porte. « On verra le moment venu dans l’équipe, laissons passer l’élection sans être prétentieux, il faut d’abord que Dominique Santoni soit élue et que mes collègues et la présidente soient d’accord si une succession vient de ma part », expose le vice-président, précisant que « qui que ce soit, cela se fera dans la continuité ».

    Outre Christian Mounier, les noms de deux autres vice-présidents circulent aussi et seraient légitimes : celui de Thierry Lagneau, 1er vice-président délégué aux routes et aménagements et maire de Sorgues, et celui de Pierre Gonzalvez, vice-président en charge de l’attractivité, et maire de L’Isle-sur-la-Sorgue. Mais la perspective de devoir abandonner la tête de leur commune respective pour seulement un an et demi, le temps d’achever le mandat départemental, constitue un écueil majeur.

    En attendant, pour rassurer de grands électeurs qui ne souhaiteraient pas voir Dominique Santoni quitter la présidence, l’Aptésienne a été claire, jeudi à Gordes, lors de la venue de Gérard Larcher : « Quoi qu’il advienne, je n’abandonnerai pas le Vaucluse, je resterai conseillère départementale et m’occuperai du budget et de la contractualisation avec les communes ».

  • Le réchauffement climatique au centre du tableau à Avignon

    Le réchauffement climatique au centre du tableau à Avignon

    Un peu plus d’un mois après avoir été dévorée par les flammes, la cité éducative de l’école des Grands-Cyprès, à Avignon,ne présente plus que quelques barres de fer qui dépassent du bâtiment. Pour cette rentrée scolaire, mardi, devant quelques écoliers qui pénètrent dans l’établissement accompagnés de leurs parents, le maire Olivier Galzi (DVD) se réjouit cependant de l’ouverture, « ce qui n’était pas du tout gagné », assure-t-il.

    Accompagné de son adjoint à l’éducation, Laurent Rochut, qui était lui-même professeur des écoles en région parisienne avant de devenir aujourd’hui directeur de plusieurs théâtres, le premier édile en a profité pour faire un point sur la situation. D’après lui et ses services, la reconstruction de la cité éducative devrait prendre « entre un an et demi et deux ans ». Mais la question de la forme se pose aussi. « Si on reconstruit la même structure pour qu’elle finisse dans le même état, ça ne sert à rien », pousse-t-il, rappelant qu’il existe une suspicion d’incendie criminel. Et déplorant « des millions qui sont partis en fumée ».

    Pour rappel, le feu avait pris dans la nuit du mardi 28 au mercredi 29 juillet, au pied d’un pylône en bois. Puis l’isolant en paille compressée choisi lors de la construction n’avait fait qu’attiser les flammes. Ce bâtiment devait aussi servir à accueillir des classes pour permettre la poursuite de travaux dans les écoles primaires et maternelles. Pour l’heure, les services ont surtout veillé à boucher plusieurs fuites, les bâtiments étant inondés lors des épisodes pluvieux. Pour l’heure, quelques Algeco servent de solution de fortune.

    Au-delà du dossier des Grands-Cyprès, Laurent Rochut explique que la municipalité souhaite surtout réaliser « un inventaire » des écoles avignonnaises. Ce qui permettrait ensuite de « lister des priorités ».

    Hautes températures

    Des priorités parmi lesquelles figure notamment la température dans les bâtiments. Au sein des classes, où quelques-uns des 8 535 écoliers d’Avignon affluent tantôt avec le sourire, tantôt aussi en larmes, on murmure parmi enseignants et parents qu’il fait trop chaud. Dans le nouveau réfectoire des Grands-Cyprès, tout juste inauguré, l’air est lourd. Tout comme dans les bâtiments plus anciens. « On nous avait dit qu’il y aurait des rideaux occultants et des brasseurs d’air. Il n’y a ni l’un, ni l’autre », peste Olivier Galzi, réitérant ses piques envers l’ancienne municipalité. « Rafraîchir les écoles est une priorité budgétaire. On commence à réfléchir pour installer une salle climatisée par école, surtout les réfectoires. Mais la végétalisation est aussi en haut de la pile », assure son adjoint.

    Cette orientation intervient alors qu’en même temps, la nouvelle municipalité a mis à l’arrêt le projet de végétalisation des cours d’écoles lancé par la précédente équipe municipale. À ce jour, seule l’une des sept cours initialement prévues doit être transformée en « Fraîch’ cour ». Et c’est justement à l’école primaire Louis-Gros, la seule chanceuse végétalisée durant l’été, qu’Olivier Galzi poursuit sa visite de rentrée. Alors que pour l’heure, seules de vastes étendues de terre entrecoupent la cour d’école quasi neuve, avec des jeux ou encore des cages de football. « Les arbres arrivent à l’automne », assure le directeur de l’école, Julien Nazon. « Il faut trouver des solutions face au réchauffement, c’est évident. Il faut réfléchir à comment faire, car il n’y a pas les bases », poursuit Olivier Galzi. Qui n’est pas non plus totalement fan de la réalisation qu’il a sous les yeux, assurant que « la boue va salir les classes dès qu’il pleut et augmenter le travail des équipes de nettoyage ».

  • Le RN les jette en pâture, la LDH et la Libre pensée répliquent

    Le RN les jette en pâture, la LDH et la Libre pensée répliquent

    La polémique n’en finit plus. Lors du 15 août, jour férié consacré à l’Assomption, les maires RN d’Orange et Bédarrides se sont livrés à des messages trop prosélytes aux yeux de la Ligue des droits de l’homme et de la Libre pensée (notre édition du 27 août). Les deux associations ont alors saisi le préfet, intimant au respect de la loi de 1905 sur la laïcité. Préfecture qui, contactée, « ne souhaite pas s’exprimer sur le sujet ». Un sujet dans lequel l’extrême droite s’est engouffrée où, plutôt que de s’interroger sur le respect de loi, a préféré jeter en pâture les associations avec un tombereau « de réactions outrancières dans des termes parfois inacceptables », déplore la LDH.

    Ainsi, pêle-mêle, les associations seraient « de gauche et christianophobes » pour Guillaume Taddio, maire de Bédarrides, son confrère RN de Monteux, Patrice de Camaret, intime carrément la Libre pensée à « retournez chez vous et fuyez notre Provence », revendiquant de « chanter les Noël du Père Saboly, le “minuit chrétien“ ». Pour le RN vauclusien, « la Libre pensée est un groupuscule d’extrême gauche, compagnon de route de la France insoumise ».

    L’histoire œcuménique

    de la Provence

    Dans deux étoffés communiqués distincts, la LDH et la Libre pensée se livrent à une mise au point. « La LDH n’est ni antireligieuse, ni “christianophobe“, répond-elle. Un maire peut adresser des vœux aux communautés religieuses, à condition de respecter la neutralité entre les cultes et de leur accorder une égale considération. Ce qui pose question, c’est de faire d’un héritage religieux particulier le marqueur de l’identité d’une commune. » Et de faire remarquer à l’édile de Monteux que l’histoire de la Provence « ne se résume pas à la tradition chrétienne ». C’est « aussi celle des communautés juives du Comtat Venaissin, de l’histoire protestante dans plusieurs territoires provençaux et des liens anciens avec le monde musulman, dès le Moyen Âge », expose la LDH en concluant que « la Provence appartient à tous : son histoire est plurielle, ses traditions sont diverses et nul ne peut en revendiquer l’exclusivité ».

    Tonalité plus vive à la Libre pensée, dénonçant des « propos pitoyables » du RN qui avait tancé son « indignation à géométrie variable » car l’association n’avait rien dit quand la Ville de Cavaillon avait prêté un terrain à une association musulmane. « Loi et jurisprudence sur la mise à disposition de salles et terrains municipaux aux associations religieuses ou autres, aux partis et syndicats », répond la Libre pensée qui, comme la LDH, met en avant l’histoire œcuménique du pays et s’alarme d’une « inquiétante prétention à juger qui fait partie de l’histoire de France, à ne voir l’histoire qu’aux prismes étroits de ses convictions religieuses et politiques ».

  • Dans le Vaucluse, La Poste va sabrer huit bureaux de proximité

    Dans le Vaucluse, La Poste va sabrer huit bureaux de proximité

    Les grilles du bureau de La Poste sont baissées ce lundi 31 août, comme tous les lundis. Une scène habituelle, donc. Mais cette situation risque de devenir permanente, car le lieu devrait fermer définitivement ses portes dans les prochains mois.

    Le syndicat SUD PTT alerte dans un communiqué sur une « fermeture sèche d’ici 2027 » de 8 bureaux de poste en Vaucluse. À Avignon, celui de la Place Pie donc, mais aussi celui de Saint-Jean. En dehors de la Cité des Papes sont concernés ceux de Gordes, Rasteau, Lapalud, Saint-Saturnin-lès-Avignon, Fontaine-de-Vaucluse ou encore Jonquières. « Derrière ces réductions et fermetures, c’est une nouvelle fois une logique d’économies qui se dessine, au détriment du service public, des salariés et des usagers », poursuit le syndicat.

    Des arrêts qui apportent également aux salariés « son lot d’incertitudes », assure l’organisation syndicale. Listant par exemple des « mobilités imposées », des suppressions de postes ou encore une surcharge de travail à venir pour les bureaux restants. En découlent, forcément, des conséquences pour les usagers. Le syndicat pointe ainsi qu’en premier lieu, les déplacements pour accéder à un bureau vont être de plus en plus importants. « Les usagers seront amenés à parcourir plusieurs kilomètres pour récupérer leurs courriers et colis avisés ou effectuer des opérations bancaires. Cette situation pénalise particulièrement les personnes âgées, les personnes à mobilité réduite et celles qui ne disposent pas de moyen de transport, notamment dans les territoires ruraux », détaille SUD PTT 84. Et assure que si ces bureaux sont remplacés par des agences postales communales, le coût serait deux fois plus élevé pour les usagers, et que les autres alternatives, comme les points relais, offrent « un service bien moindre ».

    Est également pointé du doigt l’accès aux services bancaires. « Pour de nombreuses personnes précaires ou vulnérables, ces services constituent souvent la seule solution bancaire de proximité. Réduire cette présence, c’est donc fragiliser davantage celles et ceux qui ont le plus besoin d’un service public accessible », ajoute le syndicat.

    Des « nouveaux usages »

    SUD PTT assure que « face à ces menaces », une prise de contact est prévue avec les mairies des communes concernées à propos de ces fermetures afin d’évaluer les conséquences pour les usagers. « Défendre les bureaux de poste, c’est défendre les emplois, le service public et l’égalité d’accès aux services dans nos territoires. À l’heure où des débats politiques s’engagent dans le cadre des prochaines élections avec souvent au cœur de ceux-ci la présence des services publics, il va falloir au-delà des discours agir collectivement pour sauver la présence postale dans notre département et au-delà », conclut le syndicat.

    De son côté, le groupe La Poste, contacté par La Marseillaise, assure que la liste de bureaux de poste qui vont fermer « ne préfigure en rien de l’avenir de la présence de La Poste en Vaucluse ». Et affirme que des concertations sont en cours dans le cadre du contrat de présence postale « afin d’identifier et proposer les solutions de présence postale les mieux adaptées aux besoins des habitants et à la dynamique économique de ces villes ».

    Plusieurs arguments sont ensuite avancés dans un contexte de « nouveaux usages des clients », d’une « baisse du volume du courrier envoyé » et d’une « digitalisation des opérations postales et bancaires » entraînent une « une diminution de la fréquentation des bureaux de Poste ». « De ce fait, lorsque la fréquentation est faible, La Poste ne peut plus envisager le maintien d’un bureau de poste en propre et doit réfléchir à des solutions alternatives permettant de préserver une présence postale locale, tout en l’adaptant aux usages des habitants », poursuit la direction de La Poste. Qui pour ce faire, « fait évoluer sa présence territoriale en développant des points de contact La Poste Relais au sein de commerces de proximité ». Ce qui permettrait « de maintenir l’accessibilité du service postal tout en offrant des horaires plus larges et participer au soutien de la vie économique locale et du commerce de proximité ».

  • Une vague de soutiens pour ce « service public »

    Une vague de soutiens pour ce « service public »

    Il y a un peu plus de trois ans, citoyens et élus s’étaient largement mobilisés pour contester la fermeture du bureau de poste de Saint-Ruf. Si celle-ci n’avait rien donné, le lieu ayant finalement été fermé, ils sont plusieurs à vouloir manifester à nouveau si les fermetures de bureaux de poste se confirment.

    La section Avignon-Morières-Le Pontet du PCF a, dans un communiqué, affirmé son refus d’« un nouveau recul du service public ». Tout en regrettant que « La Poste y avait déjà rendu la fréquentation de ces bureaux plus difficile en y imposant des horaires d’ouverture inadaptés », la section locale du parti assure que « fermer les lieux où l’on peut encore être accueilli et accompagné revient à éloigner davantage les services de ceux qui en ont le plus besoin ». Et demande à La Poste de renoncer à ces fermetures afin de garantir « un maillage postal à la hauteur des besoins de ses habitants ».

    Au plus près des citoyens

    Une position également partagée par Fabrice Tocabens (PS), élu d’opposition au Département, qui dénonce « une nouvelle attaque de Direction de La Poste contre le service public ». Une décision qui est pour celui qui est également conseiller municipal d’opposition à Avignon « à contresens de toutes les politiques menées dans ces quartiers populaires, une fois de plus les personnes âgées ainsi que les plus pauvres vont perdre un service public essentiel ». Mais aussi Laurence Lefèvre, conseillère départementale d’opposition (DVG) et ex-adjointe au maire lors de la précédente mandature. « Les arguments avancés sont toujours les mêmes : moins de courriers, changements des usages, moins de colis, une activité qui évolue… Toujours pour finalité, réduire la présence de La Poste, mais à aucun moment la question essentielle : qu’en est-il du service public ? », pousse-t-elle dans un communiqué. Et poursuit en rappelant qu’un service public « ne se résume pas à faire des économies ou à rechercher la rentabilité » ; mais qu’il consiste « avant tout à rendre un service aux citoyens, à maintenir une présence de proximité et à garantir à chacun l’accès aux services essentiels ».

    Du côté de la municipalité actuelle, contactée par La Marseillaise, pas de réponse ni de réaction pour l’heure. Se pose également la question de la vacance du lieu, la ville étant confrontée ces dernières années à cette problématique.

  • À Avignon, la majorité prête à revenir sur la baisse des tarifs de la cantine

    À Avignon, la majorité prête à revenir sur la baisse des tarifs de la cantine

    Tout ne sera plus gratuit à Avignon ». Au cas où on aurait encore un doute, Olivier Galzi, maire (DVD), prépare les esprits à l’austérité pour redresser les finances de la Ville, placée dans un réseau d’alerte. « On ne s’interdit rien », assume, vendredi devant la presse, le premier magistrat en vue d’un « grand plan d’économies » pour le prochain budget. Une hausse des impôts n’est plus un tabou. Tout comme la révision des tarifs municipaux. Après avoir supprimé pour cette rentrée le kit de fournitures scolaires distribué à tous les élèves – un dispositif sur lequel n’est pas revenue à l’inverse la majorité RN de Carpentras -, la Ville pourrait à nouveau mettre à contribution les familles.

    Si en cette rentrée, les tarifs de la cantine n’évoluent pas, le risque est fort pour 2027. Pour rappel, lors du mandat précédent, la majorité Helle (PS) avait très significativement diminué le prix du repas aux familles par trois baisses aux rentrées 2022, 2024 et 2025. Résultat, un enfant sur deux déjeune pour moins d’un euro. « Un effort financier mais de solidarité », revendiquait Cécile Helle il y a un an. Par exemple, pour un des quotients familiaux, le repas est facturé 0,74 euro contre 1,96 auparavant. Plus de 80% des 8 535 élèves déjeunent à la cantine. Actuellement, les tarifs varient de 30 centimes à 2,95 euros pour une moyenne de 80 centimes. « On ne va pas se mentir, c’est ultra pas cher », constate Olivier Galzi, mettant en relief avec le prix réel de revient d’un repas qui est de « 10 euros ». « Il n’y a encore aucun arbitrage, on met tout sur la table, les tarifs de la cantine en font partie », prévient Olivier Galzi. La restauration scolaire fait l’objet d’un budget annexe dédié de 4,8 millions d’euros cette année.

    « La mairie ne va pas pouvoir tout absorber »

    Mais en creux, une hausse semble inéluctable. « Tout le monde veut de la quantité, manger bio, des fruits et légumes… La mairie ne va pas pouvoir tout absorber, donc on va réviser les tranches de manière acceptable », révèle le maire, précisant « qu’en aucun cas les enfants ne doivent être victimes des fragilités économiques de leurs parents, on les aidera à payer peu cher voire une quasi-gratuité ». Relancé sur l’impact de ce changement, dont la mesure faisait la fierté du mandat précédent, Olivier Galzi livre une analyse très comptable : « Ces baisses n’ont pas été gratuites, on les a payées différemment. La majorité précédente n’a pas baissé le tarif dans le sens où elle aurait supprimé une dépense comme par magie, elle a généré cette dépense sur d’autres charges que l’on retrouve dans les ratios économiques de la Ville. Notre responsabilité est de remettre des ratios pour que ce service public continue de fonctionner ». Et le maire d’asséner : « On arrête la démagogie, le service public a un coût ». Tout dépend de la place qu’on lui accorde qui relève là, de vrais choix politiques.

  • Réseau d’alerte financier à Avignon : tout comprendre sur ce dispositif

    Réseau d’alerte financier à Avignon : tout comprendre sur ce dispositif

    C’était le sujet inflammable depuis le début de l’été à Avignon : la situation financière laissée par la précédente municipalité Helle (PS), qualifiée de « champ de ruines » par son successeur Olivier Galzi (DVD). Audit, conseil municipal tendu avec rejet du compte administratif, puis, mi-juillet, placement de la Ville dans « le réseau d’alerte au titre de l’année 2025 ». « Cette lettre confirme point par point ce que nous avons dit », se satisfaisait tristement le maire.

    Mais dans les faits, qu’est-ce que ce réseau et quelles en sont les conséquences ? Il s’agit d’un dispositif national piloté dans chaque département par les services de la préfecture et la direction départementale des Finances publiques (DDFIP). Contactée, cette dernière nous a livré des éléments de fonctionnement, au-delà de toute appréciation politique. « Ce qui est au moins partagé, c’est qu’il y a eu sur l’année 2025 une dégradation des comptes de la Ville d’Avignon », dit-on pudiquement à la DDFIP, admettant qu’être « dans ce réseau d’alerte est un signal qui peut avoir des conséquences économiques ».

    La genèse de ce réseau

    La DDFIP tient les comptes de toutes les collectivités locales. Chaque année, elle établit « sur la base d’un certain nombre de ratios financiers issus des comptes des collectivités locales » un classement. Une note sur 100 qui tient compte de la capacité d’autofinancement, de la rigidité des charges (dépenses obligatoires par rapport à toutes les autres dépenses globales de la collectivité), de l’endettement mais aussi du potentiel fiscal (les taxes et redevances sur lesquelles la Ville a un levier). Un classement purement interne partagé avec la préfecture avec des « indicateurs qui permettent de mettre en exergue un état financier correct ou un état financier dégradé ». Sans détailler la note, il faut être bien en dessous de la moyenne pour que la collectivité soit contactée, bien que dans une ville comme Avignon, des échanges ultra-réguliers ont lieu entre les services financiers et la DDFIP sur toutes sortes de problématiques comptables.

    L’entrée dans le réseau

    « Quand le score descend, au-dessous d’un certain niveau, là, on se dit “il faut qu’on contacte la collectivité et qu’on s’explique avec elle” », schématise la DDFIP. S’ensuit un dialogue où les services de l’État exposent les ratios qui se retrouvent à des moyennes supérieures à des communes de même strate. Contrairement à une mise sous tutelle où la Chambre régionale des comptes prend la main, là les échanges se font sur le partage du diagnostic et les conseils pour redresser la barre : « La lettre envoyée au maire d’Avignon est “une appréciation” de la situation suite à nos discussions et les mesures qui nous semblaient nécessaires de prendre, plutôt vues sous l’angle comptable. » Mais en aucun cas, la mise en place du réseau d’alerte entraîne une main mise de l’État sur les comptes et des mesures coercitives. « C’est clairement à l’exécutif local d’avoir son programme et de décider ce qu’il a envie de faire, de prendre ses responsabilités sur l’élaboration de son budget, les dépenses, ses décisions stratégiques, ses investissements », fait valoir la DDFIP.

    Une alerte

    qui n’a rien d’inédit

    Début juillet, la Ville parlait d’une décision « inquiétante car très rare ». Or, être placé dans ce réseau d’alerte, si évidemment n’est pas gage de bonne nouvelle, n’a rien d’exceptionnel. Avignon l’a déjà été il y a plusieurs années. La DDFIP assure qu’actuellement « d’autres communes ou collectivités de Vaucluse » sont aussi en alerte. « On informe le maire en disant que l’on considère que la commune est en alerte et lui décide d’en parler ou pas », expose la direction des Finances publiques.

    La sortie du réseau

    C’est un peu comme un concours annuel, mais inversé où l’on ne souhaite pas être admis. « Chaque année, il y a des collectivités qui entrent dans le réseau d’alerte, d’autres qui en sortent », décrit la DDFIP. En fonction ainsi des ratios précédemment cités, la situation est revue annuellement lorsque les comptes sont établis. S’il n’y a pas durée maximale autorisée pour rester dans ce réseau, le but est d’en sortir rapidement. Y rester peut avoir « des conséquences très directes au bout d’un moment avec des tensions de trésorerie sérieuses pour honorer des factures ou payer les salaires ». La majorité municipale élabore « un plan de redressement » qui sera évoqué lors du prochain conseil municipal le 28 septembre. Le budget supplémentaire sera voté, 6 millions sont à trouver pour parvenir à l’équilibre selon Olivier Galzi. Mais pour l’heure, pas d’autre réunion n’est programmée entre le maire et les Finances publiques.

  • [Week-end] À Bédoin, la réserve de biosphère du Mont-Ventoux

    [Week-end] À Bédoin, la réserve de biosphère du Mont-Ventoux

    Unesco, les sites classés en région

    Cette réserve naturelle de biosphère couvre 90 000 hectares et rassemble 38 000 habitants sur 34 communes autour du massif. On y retrouve une végétation typique du climat méditerranéen avec une grande richesse floristique dont une soixantaine d’espèces rares, bien que ce soit une terre de contraste de par son altitude. Il est possible d’y faire de nombreuses balades.

  • [Sénatoriales] La gauche espère se maintenir en Vaucluse

    [Sénatoriales] La gauche espère se maintenir en Vaucluse

    Parmi les sortants, seul Alain Milon (LR) ne rempile pas et préside le comité de soutien de l’autre sénateur LR sortant, Jean-Baptiste Blanc. Tout le monde s’accorde à dire que sa réélection est une quasi-formalité, au vu de l’implantation de la droite et de son bilan. Mais derrière, « c’est un billard à 10 bandes », glisse un observateur. Les deux autres sièges devraient se jouer entre Dominique Santoni, présidente LR du Département et 2e de liste de Jean-Baptiste Blanc, le RN Thierry d’Aigremont, l’Avignonnaise DVD Anaïs Hausmann et le sénateur PS sortant, Lucien Stanzione.

    Outre Lucien Stanzione, les 1 300 électeurs ont aussi le choix à gauche avec la candidature LFI de Julien Gautier. Cet avocat, élu d’opposition à la Tour d’Aigues, est épaulé par Mathilde Louvain, ex-tête de liste LFI aux municipales d’Avignon. Mais les insoumis ont bien conscience de ne pas être en position de force. La donne est bien différente pour Lucien Stanzione. Élu en 2020 avec l’appui des autres partis de gauche, l’ex-maire d’Althen-les-Paluds est confronté à une baisse massive de grands électeurs naturellement favorables après les pertes aux municipales de Carpentras et Avignon. S’il a toujours le soutien du PCF et des Écologistes, Lucien Stanzione revendique une liste non encartée, avec des valeurs de gauche bien sûr mais qui se veut le reflet des élus locaux, avec qui il a su tisser des liens. Sophie Rigaut (PS), conseillère départementale, sera seconde de liste, suivie des maires de Velleron (Philippe Armengol) et Saint-Pierre-de-Vassols (Sandrine Raymond). Lucien Stanzione se voit complémentaire de Jean-Baptiste Blanc, avec qui il travaille étroitement.