Tag: Vaucluse

  • [C’est l’été] Tu connais la chanson ? à Valréas

    [C’est l’été] Tu connais la chanson ? à Valréas

    Au programme, un blind-test où les paroles prennent le dessus avec Louis Caratini pour mener la danse.

    Il chante, interroge, improvise. À la fin de chaque morceau, les spectateurs doivent deviner qui a écrit les paroles. Des tubes, aux oubliés en passant par les autrices trop peu connues, les styles effacés ou les mythes à démonter… Tout se mêle avec humour et tendresse pour jouer avec la langue.

    Dès 21h30. De 6 à 18 euros.

  • Un changement de dates du festival d’Avignon sur la table

    Un changement de dates du festival d’Avignon sur la table

    « Peut-être qu’un jour, on envisagera de faire le festival d’Avignon à Pâques ou à la Toussaint », s’est risquée la ministre de la Culture, Catherine Pégard lors de sa venue à l’ouverture il y a deux semaines. Une éventualité assez lointaine, alors que le festival s’est déjà doté d’un protocole canicule important, avec un travail de nuit pour les techniciens et la multiplication de points d’eaux et d’ombres.

    Un rendez-vous

    « des congés payés »

    Jeudi dernier, lors d’un échange en amont des états généraux de la culture, Tiago Rodrigues a reposé les conditions d’un tel bouleversement dont on comprend, en creux, qu’il n’est pas fan : « Ce n’est pas un festival d’été mais un festival de congés payés et de vacances scolaires qui répond aux enjeux de décentralisation, martèle le directeur du festival d’Avignon. Il commence le premier jour des vacances pour proposer une aventure culturelle inouïe qui n’est pas possible le reste de l’année », rappelle-t-il sur le fond.

    Autrement dit, s’il faut changer les dates du festival c’est à condition de faire évoluer en même temps le calendrier des grandes vacances. « à partir du moment où le code génétique du festival est respecté et que l’on change les congés d’été, oui, sinon cela ne se fera pas avec la même direction », prévient Tiago Rodrigues. L’artiste portugais dirige le festival depuis 2022 et a été reconduit, fin septembre, dans ses fonctions jusqu’en 2030.

  • [C’est l’été] Avignon Off : de farouches volontés à ne pas suivre les règles

    [C’est l’été] Avignon Off : de farouches volontés à ne pas suivre les règles

    Pays Bonheur

    Thierry Pina ferme le troisième volet d’une trilogie d’Emmanuel Darley. Après Qui va là, et Le mardi à Monoprix, il donne la parole à un homme d’ailleurs qui espère échapper à sa vie misérable et atteindre un éden où la vie serait plus douce. Il connaîtra la cruauté, l’inconfort absolu, la peur vissée au ventre. Avec Pays Bonheur Thierry de Pina affirme sa détermination artistique : s’engager dans une lutte sans merci pour une humanité meilleure en dehors de toute idéologie, de toute ambition politique. Utopie ? Sans doute pas : tous ses spectacles voyagent d’un établissement scolaire à l’autre, d’associations humanitaires à d’autres lieux improbables. Dans ce Pays bonheur il montre d’autres facettes de son talent. Il se lance dans la composition de personnages odieux et cupides : les passeurs, un chef de chantier peu scrupuleux… Il réussit à donner chair et âme à des individus qu’on croirait sortis d’un film d’épouvante. Il traque la réalité, mais ne la noircit pas. Elle n’en a pas besoin ! La longue pérégrination qui l’entasse dans les cales aveugles d’un bateau nous laisse pantois, essoufflés, solidaires des souffrances et des humiliations d’un être qu’on a dépouillé de tout : de son argent, de sa condition humaine, de ses rêves. Éjecté dans cet eldorado fantasmé, les conditions criminelles de sa survie sont greffées pour toujours dans sa peau. Comédien aux sourires naïfs ou carnassiers, Thierry donne tout son sens au mot « Misère », tend un miroir à nos indifférences, sans pathos, avec un respect immense pour cet Élias venu d’où ne sait où, pour aller sur on ne sait quelle terre promise. Il lui suffit pour cela de quatre chaises, d’une mise en scène sobre et inventive, signée Emmanuelle Lorre. Son calvaire empathique peut commencer.

    Olympe Audouard

    Personne ne la connaît. Grâce au Théâtre du Petit Monde, quelle délectation de découvrir cette femme aventureuse qui, en plein XIXe siècle, fut non seulement la première femme journaliste, mais la première femme à fonder son propre journal au nom évanescent : Le Papillon. Elle fréquente les plus grands noms de son époque : Théophile Gautier, Dumas et même Victor Hugo. Nous suivons avec passion les heurs et malheurs d’une femme déterminée, plus passionnée que courageuse, nous semble-t-il. Y a-t-il vraiment du courage à se battre pour défendre ce en quoi l’on croit ? Martin Loizillon a mis en scène la pièce de François de Mazières qu’il présente en courts tableaux. Les obstacles s’acharnent contre les projets d’Olympe et les coups durs de la vie ne l’épargnent guère. On enjambe les années avec souplesse. Gwenaël Ravaux dans le rôle-titre, incarne une femme « garçon manqué » mais diablement féminine avec toute sa rouerie et son acharnement volontaire à obtenir ce qu’elle veut, même vis-à-vis du trop sérieux baron Haussmann. Son partenaire, Nicolas Rigas, interprète tous les rôles masculins avec un plaisir communicatif. Sourire au coin de l’œil ou regard noir aux relents machistes, ses compositions sont un vrai régal. Olympe meurt en 1890 à l’âge de 58 ans. Elle méritait largement cet hommage admiratif.

  • [Patrimoine] La double mission des remparts d’Avignon

    [Patrimoine] La double mission des remparts d’Avignon

    Il y a quelques semaines, 14 pupitres de lecture ont fait leur apparition tout le long des 4,6km des remparts d’Avignon. Ce « projet de mise en lumière historique et culturelle vise à réintégrer dans la mémoire collective ce monument essentiel d’Avignon que constitue son enceinte médiévale et en faire une source de connaissance dépassant le seul caractère historique de cette architecture », nous indique la municipalité. Un parcours où les « contenus évoquent l’histoire du monument mais également tous les usages qui s’y attachent, rappelant sa dimension sociale au sein de la Ville (foires et marchés, constructions adossées, épisodes des crues…) ».

    Manière pour les habitants, comme pour les touristes, d’en apprendre davantage sur ce joyau, progressivement classé Monument historique entre 1906 et 1937 avant d’être intégré au patrimoine mondial de l’Unesco en 1995 avec l’ensemble du centre-ville. De 8 mètres de haut, dotées de 36 tours et 55 échauguettes (tourelles) et de 27 points de passages (portes et poternes confondues), les remparts sont aujourd’hui une forteresse médiévale parmi les mieux conservées. D’abord circonscrites dans un périmètre du Rocher des Doms où se sont installées les premières populations, les forteresses se sont progressivement étendues en franchissant à partir de 1320 le canal de la Sorgue. La configuration actuelle a nécessité 16 ans de travaux de 1357 à 1373, principalement sous le pontificat d’Innocent VI.

    « La fonction initiale des remparts est la défense de la ville contre les attaques militaires extérieures », stipule la municipalité. Le symbole en est le Châtelet. Situé à l’entrée du pont Saint-Bénézet, ce bâtiment constitue le point stratégique du contrôle de la ville. Érigé au XIVe siècle, il est reconstruit en 1414 suite aux dégâts subis lors du deuxième siège du palais apostolique, au début du XVe siècle.

    Une armure en bois comme endiguement

    Le second rôle des remparts, toujours prépondérant, est de lutter contre les crues du Rhône. L’épisode le plus marquant remonte à juin 1856, où une vague de 1,50m fait céder plus de 30m de remparts au niveau de la porte Saint-Dominique et pénètre en centre-ville. Place Saint-Didier ou encore rue des Teinturiers de discrets témoins de cette crue permettent de mesurer le niveau d’eau. À l’époque, Napoléon III était venu en barque constater les dégâts. Désormais, la Ville veille à développer la culture du risque et familiariser la population au risque de crue. Depuis 2003 et la dernière grosse crue, le Rhône est régulièrement sorti de son lit sans non plus aller jusqu’à lécher les remparts. Très régulièrement, les services municipaux s’entraînent à disposer des batardeaux. Sur un peu plus de 2km, de la porte Saint-Lazare au passage piéton de la Petite-Hôtesse, chacune des portes et poterne possède sa propre armure : une double rangée de madriers mis dans des encoches dédiées à l’intérieur de laquelle est ensuite garni un mélange de terre et de fumier pour favoriser l’étanchéité.

    Lieu de vie (foires, et parking jusqu’à il y a dix ans), le tour des remparts a été transformé en voie douce végétalisée. Un tel patrimoine nécessite un entretien permanent, un peu comme pour la Tour Eiffel dont le chantier ne s’arrête jamais. Il y a 5 ans, les remparts ont fait l’objet d’un diagnostic sanitaire, structurel et historique, par une équipe composée d’architectes du patrimoine, d’un économiste de la construction et d’une historienne. Manière pour la Ville d’établir un programme pluriannuel de travaux d’entretien et de restauration sur au moins 10 ans. Il y a un an et demi par exemple, des morceaux de remparts s’étaient détachés côté extra-muros à Saint-Lazare, sans faire de victime. Dans les projets à long terme, jamais vraiment datés, il est toujours prévu de rouvrir partiellement au public le chemin de ronde.

  • Christophe Bouillon : « Ne pas faire l’impasse sur les petites villes »

    Christophe Bouillon : « Ne pas faire l’impasse sur les petites villes »

    Le maire (DVG) de Barentin (Seine-Maritime) était jeudi soir à Avignon pour une rencontre avec des maires et élus vauclusiens. L’occasion de poser leurs attentes avant la présidentielle.

    La Marseillaise : Quel rôle joue l’APVF et quel est le sens de votre venue à Avignon ?

    Christophe Bouillon : L’association est un réseau qui s’adresse aux communes entre 2 500 et 25 000 habitants. C’est un lieu de ressources qui permet de se nourrir de l’expérience des territoires que l’on représente. On n’est pas simplement du côté des problèmes, on est aussi du côté des solutions. Les solutions, je m’en nourris tous les jours, mais d’abord auprès de mes collègues, ici à Avignon mais aussi demain [vendredi] dans le Gard ou l’Hérault. La force d’un réseau c’est important. Ça permet aussi à des maires de dire « je ne suis pas tout seul ». Je suis élu en Normandie mais heureux de savoir qu’ici, on a quasiment les mêmes sujets, les mêmes centres d’intérêt et sans doute les mêmes solutions.

    Vous avez engagé un tour de France en vue d’interpeller les candidats à la présidentielle. Quelles sont vos priorités ?

    C.B. : La conviction que l’on a, c’est que les défis se jouent dans les petites ou moyennes villes, où vivent 26 millions de Français. On ne peut pas traiter la question du vieillissement de la population, des enjeux d’accès aux soins, de transition écologique et énergétique, de mobilité… si on ne passe pas par les petites villes. C’est même là que se joue le basculement de ce pays : le sentiment d’abandon, de mépris y est très fort et nourrit une certaine forme d’extrême. Si on se destine à devenir président, on ne peut pas faire l’impasse sur les petites villes, il faut être dans les radars des différents candidats à la présidentielle. En ce moment, ils nous font la danse du ventre en disant « parrainez-nous », nous, on a envie de dire « engagez-vous pour les petites villes ». Le but c’est d’ici à octobre de mettre sur la table des premières propositions. S’il y avait une priorité, ce serait d’avoir plus de liberté. Le prochain président devra poser un acte de confiance vis-à-vis des territoires, en disant « on sait qu’un euro dépensé sera un euro utile, on vous donne les marges de manœuvre suffisantes pour adapter le pays ». Il y a besoin de simplifications, aujourd’hui, on crève des procédures trop longues et la multiplication des normes.

    Vous parliez aussi de « situations kafkaïennes » mais aussi qu’être maire était « épanouissant ».
    Ce n’est pas contradictoire
     ?

    C.B. : Maire, c’est l’anagramme d’aimer. Même s’il y a des violences faites aux élus, on reste parmi les élus qui sont les plus appréciés. On ne fait pas ça par hasard, il y a un lien très fort avec le territoire. La plus belle des récompenses, c’est quand on voit que tel ou tel projet a rempli sa fonction. Le côté décourageant, en effet, c’est quand on est confronté à un État tatillon, à des procédures à n’en plus finir. Il y a des risques parfois qui sont réels. Mais quand on fait la balance, ça penche plutôt côté épanouissement que côté découragement.

  • Avignon, la piscine Pierre-Reyne en plein remous

    Avignon, la piscine Pierre-Reyne en plein remous

    Le Grand bain à Pierre-Reyne, ce n’est pas pour demain. Fermée pour travaux depuis avril 2025, la piscine du centre-ville devrait être prête à la fin août. Mais on imagine mal Olivier Galzi, maire (DVD) et Cécile Helle (PS), qui l’a précédé et a initié le chantier, se lancer dans un ballet aquatique commun le jour de la réouverture. Une date encore inconnue à ce stade. « Les crédits nécessaires à son fonctionnement (personnel, entretien, énergie, etc.) n’ont pas été inscrits au budget par l’ancienne équipe municipale », nous répond, à nouveau, la Ville. En précisant que « le rejet du compte administratif par le conseil municipal empêche, pour l’instant, l’adoption d’un budget supplémentaire qui permettrait de couvrir ces besoins ».

    Ce budget supplémentaire pourrait se faire au mieux lors du prochain conseil municipal fixé le 24 septembre. Resterait ensuite à faire fonctionner cette piscine, dont la fréquence est soumise au bon vouloir de la majorité et des marges de manœuvre financières qu’elle souhaite y donner. Car, bien malgré elle, la piscine Pierre-Reyne est devenue, aux yeux d’Olivier Galzi, un des symboles d’une « gestion absolument irresponsable ». Le bassin mitoyen de la cité scolaire Mistral a été cité plusieurs fois par le maire dans son chapelet d’exemples pour taper fort sur l’état des finances laissé par la précédente majorité : « On a mis 3,4 millions d’euros pour la réhabiliter, très bien, pas de problème. Mais qu’est-ce qui est prévu en fonctionnement ? Zéro. On n’a pas un sou pour payer l’électricité, l’eau, le chauffage, un mec pour surveiller le bassin. »

    Une accusation dont s’est dédouanée l’ancienne maire, Cécile Helle, dans nos colonnes. « On avait bien précisé que le budget primitif présenté en décembre offrait un cadre global avec les grandes orientations, rappelait-elle. J’assume le budget sur le premier trimestre, mais pas la suite. Vu que la piscine allait rouvrir au plus tard en septembre, c’est au nouveau maire de calibrer la dépense de fonctionnement qui est liée à la réouverture de cet équipement. » L’ex-édile précisait alors que plusieurs scénarios de fonctionnement global des bassins municipaux étaient établis et budgétés avec des versions a minima et a maxima. Libre ensuite au maire de trancher.

    Des budgets toujours malléables sur l’année

    En février, lors d’une visite de chantier, Cécile Helle livrait d’ailleurs un message prophétique, en valorisant son bilan sur les piscines qui ont toutes fait l’objet d’une vaste réhabilitation, de même que le stade nautique : « J’espère que l’équipe qui arrivera sera dans la même gestion que nous, même si cela nécessitera un haut fonctionnement soutenable. » Entre les fortes accusations d’Olivier Galzi et les démentis apportés par Cécile Helle, la réalité est bien moins binaire. Et ce à la lecture des deux derniers budgets annexes des activités aquatiques. Ces outils donnent une somme globale, ventilée sur plusieurs postes de dépenses, mais ne fixent pas au centime près une ligne dédiée au coût de chaque maître-nageur dans telle ou telle piscine.

    Si l’on reprend le budget 2025 de fonctionnement, 2,51 millions d’euros étaient prévus au titre de la gestion des 4 piscines (hors stade nautique). « Ces dépenses intègrent les frais courants et récurrents indispensables aux activités aquatiques (eau, énergie, personnel) », précise la Ville. Un an plus tard, pour le budget 2026, cette somme est quasi similaire à 2,59 millions d’euros. Dans le détail, on constate toutefois une forte baisse sur le volet énergie/électricité, qui passe de 1 million d’euros à 426 000 euros. Sur une autre ligne, les charges de personnels progressent un peu, en un an, de 3,26 à 3,37 millions d’euros.

    Il faut préciser que ces budgets sont votés en décembre sur la base de prévisions et font l’objet de plusieurs ajustements classiques, comme le suggérait Cécile Helle. Par exemple, sur le million d’euros finalement budgété pour l’énergie/électricité, seuls 706 000 euros avaient initialement été provisionnés. Le budget d’une Ville, c’est un peu comme celui d’un ménage : prévisions, gestion d’imprévus et surtout choix politiques.

  • Avignon : la Ville placée en réseau d’alerte financier

    Avignon : la Ville placée en réseau d’alerte financier

    Depuis trois semaines, la situation financière de la Ville fait l’objet de tous les commentaires depuis que la nouvelle majorité s’est émue du « champ de ruines » laissé, selon elle, par Cécile Helle (PS). Un sujet qui a fortement animé le dernier conseil municipal, à la lumière du rapport de la chambre régionale des comptes (CRC), poussant même l’ex-maire à sortir de sa réserve.

    En refusant d’adopter le compte administratif, la majorité avait ouvert la voie à une prise en main par les services de l’État sans aller jusqu’à la mise sous tutelle. À la place, la Ville vient d’être placée en réseau d’alerte des communes en difficulté financière. Le préfet en a informé le maire dans un courrier du 16 juillet, suite à deux réunions il y a près de dix jours.

    Un dispositif qui, en soit n’a rien d’exceptionnel, où chaque année des Villes, agglo ou départements y entrent et sortent. Reposant sur 4 critères (autofinancement, endettement ou potentiel fiscal), ce réseau, créé en 1993, est « un instrument interne à l’administration, destiné à améliorer la prévention des difficultés de certaines collectivités ». Il démontre toutefois une santé financière souffreteuse. « Depuis plusieurs mois, de nombreux indices d’une dégradation de la situation financière de la commune d’Avignon sont apparus. Le rétablissement des comptes ne pourra être atteint sans le renforcement de la maîtrise des process comptables et financiers (notamment en matière de dépense) et par la régularisation des opérations comptables », indique la préfecture dans une note co-signée avec la direction des finances publiques, et que la municipalité a fait part à la presse.

    Selon les services de l’État, « la commune doit contenir ses charges de fonctionnement, en particulier ses charges de personnel et ses charges financières pour retrouver un autofinancement qui doit être consacré au remboursement de la dette, qui reste le problème majeur et prioritaire ». En tenant compte des budgets annexes, elle s’élève à 216 millions d’euros. Autre écueil aux yeux des finances publiques, la chute de trésorerie (-57 % en deux ans), « générant des relations compliquées avec les fournisseurs en attente de paiement ». Enfin, un point apporte de l’eau au moulin de la majorité qui avait dénoncé les nombreuses charges de 2025 qui se retrouvaient sur le budget 2026, « un montant qui ne semble pas correspondre à un niveau sincère des engagements existants de la part d’une commune de cette taille ». Tout en pondérant que « seule la commune peut connaître le montant des rattachements à effectuer en raison du service fait dont le comptable public, n’a pas, par principe, connaissance ».

    Dans ce contexte, préfecture et direction des finances publiques sont aux côtés de la Ville pour mettre en place « un plan de redressement ». Dans un communiqué, la municipalité se targue d’avoir eu « raison de refuser de cautionner les comptes de l’ancienne gestion » lors du conseil municipal le 30 juin. Sur un ton moins vindicatif que précédemment, la majorité Galzi assure que « la transparence totale sur l’état réel des finances de la ville est et restera la règle, les Avignonnais ne doivent pas payer les errements et la mauvaise gestion de la municipalité précédente ». Qui ne devrait pas manquer de réagir.

  • [C’est l’été] Murder party dans les vignes à Vacqueyras

    [C’est l’été] Murder party dans les vignes à Vacqueyras

    Parcourez les ruelles à la recherche d’indices pour démasquer le coupable au départ de la place de la Pousterle. Munis d’un livret-guide, vous serez plongés dans une intrigue captivante en interrogeant des suspects stratégiquement placés
    le long du parcours. Vous aurez aussi l’occasion de déguster les délicieux vins de la destination « Autour des Dentelles de Montmirail », alliant ainsi les plaisirs.

    Dès 18h.
    Entre 15 et 20 euros.

  • [C’est l’été] Un livre pour tous les comédiens

    [C’est l’été] Un livre pour tous les comédiens

    L’Acteur face à son jeu est un condensé de méthodes diverses pour travailler intelligemment son « métier » d’acteur. Le propos est clair, judicieusement agencé. Chacun peut y puiser ce qui lui manque, ce qu’il recherche sans le savoir. Brigitte Fossey, Isabelle Adjani le cautionnent. Un ouvrage qui devrait figurer dans toute bibliothèque de « théâtreux ».

    L’acteur face à son jeu, 220 pages, Éditions Glyphe – 26€

    En vente à la Librairie du Spectacle, 82 rue Bonetterie à Avignon

  • [C’est l’été] La Combe de Curnier, le canyon de Bédoin

    [C’est l’été] La Combe de Curnier, le canyon de Bédoin

    À vélo mais aussi à pied par de multiples chemins possibles. Mais on n’est pas obligé de rallier le Ventoux pour se dépayser. La preuve avec une randonnée d’un peu moins de 10 km qui serpente dans la Combe de Curnier. Entre deux parois rocheuses, un immense air frais salvateur envahi la marche, qui peut s’avérer toutefois cahoteuse. Par moments, il faut presque
    se contorsionner pour parvenir à se frayer un chemin dans les gorges. D’une difficulté moyenne, la randonnée dure environ 3h30 sur une boucle au départ des Colombets. Plusieurs points de vue sur le Ventoux ou la plaine du Comtat valent le détour.