Tag: Vaucluse

  • Le parc régional du Ventoux propose 40 animations gratuites

    Le parc régional du Ventoux propose 40 animations gratuites

    Grâce à une collaboration étroite entre les acteurs associatifs, les villages et l’équipe du Parc, ce riche programme permet « d’explorer le patrimoine, de plonger dans la mémoire vivante des villages et de découvrir de grands enjeux tels que l’eau, la forêt et la biodiversité ».

    Animations nocturnes, bivouacs
    et ascensions nocturnes du Géant
    de Provence sont notamment au programme. Détail du programme sur parcduventoux.fr

  • Un vaste chantier destiné à « humaniser » Montfavet

    Un vaste chantier destiné à « humaniser » Montfavet

    Un « vaste programme d’humanisation de 60 lits d’hospitalisation en psychiatrie adulte » a été présenté, ce mercredi 22 avril, au centre hospitalier de Montfavet, spécialisé dans la psychiatrie.

    Plusieurs structures vont donc être successivement réhabilitées et étendues. À commencer par le bâtiment 103, au sein du pôle Luberon Val de Durance. En 2027, un autre chantier concernera un bâtiment appartenant au pôle Aigues Ventoux. Des améliorations sont également prévues en matière d’isolation, certains édifices datant du milieu du XIXe siècle. Le coût total de l’opération s’élève à 13,9 millions d’euros, financés en partie par l’Agence régionale de santé (ARS).

    « C’est le début des grands travaux à Montfavet et ça va continuer. Cela s’inscrit dans un projet à long terme également en termes d’architecture », souligne Yann Bubien, directeur général de l’ARS Paca, présent lors d’une réunion avec la direction de l’établissement.

    à propos du terme « humanisation », la directrice de l’établissement s’explique : « L’humanisation, c’est d’abord l’amélioration du confort des patients, avec des chambres individuelles, des sanitaires individuels, des salles de convivialité plus développées, puis des salles qui permettent une prise en charge thérapeutique plus adaptée aux patients. » Chaque année, 22 000 personnes sont prises en charge par les services du centre hospitalier. La moitié est hospitalisée au moins à une reprise.

    Quelle suite ?

    Un rapport publié le 26 mars dernier par le Contrôleur général des lieux de privation de liberté (CGLPL) pointait des conditions difficiles dans certains services, notamment pour l’accueil des mineurs et des détenus (notre édition du 7/04). « C’est une référence importante pour nous afin d’identifier les points d’amélioration », poursuit la directrice. La création d’un service spécifique figure d’ailleurs parmi les prochaines étapes de la transformation de l’établissement. Avec l’unité hospitalière spécialement aménagée (UHSA), l’hôpital est celui qui accueille le plus de détenus, issus de quatre centres pénitentiaires du territoire. D’où « l’importance de faire une Usip, une Unité spécifiquement pour les détenus ». Cette unité aura « vraiment pour vocation de répondre aux besoins des détenus qui, aujourd’hui, sont dans des unités classiques et peuvent parfois poser des difficultés avec les autres patients que l’on accompagne », précise Marie-Laure Piquemal-Ratouit.

    Plus globalement, ce lancement de travaux est perçu comme un signal positif dans un contexte où la psychiatrie traverse une crise depuis plusieurs années. « On a le sentiment qu’aujourd’hui, en plus avec le projet d’établissement, on est vraiment dans un début de sortie de crise. Même plus qu’un début, c’est une relance », explique la directrice. Amélioration qu’elle attribue à ce projet d’envergure, mais aussi à l’augmentation du nombre de psychiatres, « même si ce n’est pas encore suffisant », d’internes et de soignants dans les équipes. « On regarde l’avenir de façon beaucoup plus positive que ces trois dernières années », conclut-elle.

  • Le local du PCF de Carpentras dégradé

    Le local du PCF de Carpentras dégradé

    « Cassez-vous » ou encore « 100 000 000 de morts », plusieurs tags dégradants ont été retrouvés sur la façade du local du PCF de Carpentras ce mardi 21 avril en début de matinée. La serrure d’entrée a également été fracturée. Une plainte a été déposée auprès du commissariat de police.

    Plusieurs croix rouges recouvraient aussi des affiches du secrétaire national du PCF Fabien Roussel ainsi qu’une affiche du parti. « Dans ce local, on a toujours été tranquille. Il n’y a jamais eu d’agression ni d’atteintes du tout. C’est la première fois qu’il y a des dégradations, des souillures », regrette le secrétaire de section Julien Guérin, qui explique que c’est une voisine qui a prévenu des dégradations. Des caméras de surveillance à proximité pourraient permettre d’identifier les auteurs.

    La section PCF s’étonne également du timing de ces inscriptions. « Doit-on voir dans cette soudaine libération de la parole fasciste à Carpentras, alors que jusqu’ici notre local n’avait jamais subi aucune dégradation ni agression de ce type, un lien avec l’élection d’une municipalité à la tête du RN ? » glisse-t-elle dans un communiqué, en lien avec l’élection de Hervé de Lépinau (RN) il y a un mois. « On n’accuse personne en particulier, mais c’est un climat. Ce sont des mots d’ordre de toute évidence inspirés de la droite et de l’extrême droite », pointe Julien Guérin tout en ajoutant « qu’il ne faut pas crier au loup plus que nécessaire » car il ne souhaite « pas qu’il y ait une escalade. »

    Soutien des insoumis

    Le groupe d’action LFI Carpentras Roseraie a également exprimé son soutien dans un communiqué en rappelant qu’il y a deux mois, des dégradations similaires avaient été retrouvées sur le bâtiment qui devait accueillir le forum « Décolonisons nos esprits ». « Le GA LFI alerte sur le climat de tension que ces agissements visent à instaurer dans notre commune. Qui veut faire obstacle au pluralisme politique ? Qui craint le débat d’idées ? Qui veut ainsi porter atteinte à la démocratie ? » s’interroge-t-elle également. Et estime qu’ « il revient aux autorités de l’État de réagir avec la fermeté que requiert la gravité de ces tags qui expriment la haine de la démocratie républicaine, la volonté d’imposer à la société une conformation idéologique d’acceptation de l’ordre social. »

    Plus d’informations dans La Marseillaise de ce jeudi

  • Une laine de verre locale et plus verte à Isover

    Une laine de verre locale et plus verte à Isover

    Les trois grandes cheminées blanches et rouges surplombant Orange, qui dégagent de la fumée 24 heures sur 24, sont celles du fabricant de laine de verre Isover. Et celle-ci, portée sur la diminution de sa consommation d’énergie et la conception de produits moins polluants, a ouvert ses portes ce mardi 21 avril pour faire découvrir le processus de fabrication, mais aussi ses derniers investissements et innovations.

    Le site de fabrication de la cité des Princes, construit en 1972, a connu de nombreuses évolutions depuis sa création. Ce que le directeur du site, Gilles Pfingstag, guide pour l’après-midi, n’a pas manqué de faire remarquer après avoir expliqué que l’usine produit chaque année de quoi isoler 170 000 maisons. Une visite commencée par l’extérieur et le nouveau parc à calcin, c’est-à-dire les matériaux issus du verre. « On en avait deux, maintenant on en a onze. C’est un stock tampon », explique-t-il. Avec le Mont-Ventoux en arrière-plan, ces stocks sont d’immenses tas de sortes de sable marron et de différentes teintes de vert. « Chaque calcin a des propriétés chimiques différentes », pointe Quentin Hérault, ingénieur et responsable fusion composition du site.

    Recyclage sur place

    S’ensuit le vif du sujet, à savoir la transformation des petits granules en laine de verre. Au sein de l’usine de plusieurs dizaines d’hectares, le directeur monte au deuxième étage. Là, un four électrique dernière génération, construit en 2023, où la matière est déposée à l’aide d’un grand bras mécanique automatisé posé sur un rail, fait fondre des centaines de kilos de calcin 24 heures sur 24. « Ces fours ne supportent pas le refroidissement, donc on ne peut pas vraiment les éteindre de toute manière », explique Quentin Hérault. Puis la matière en fusion est acheminée dans un dédale de tuyaux vers ce que l’ingénieur appelle des « assiettes trouées ». Ces dispositifs, où la matière entre à environ 1 000 degrés, font tourner le verre qui sort à travers de petits trous en filaments. Ce sont ceux-ci qui, en s’entremêlant en couches multiples, donnent l’apparence que l’on connaît de la laine de verre. Un coup de découpe, d’emballage et de compression plus tard, et les rouleaux sont sur une palette, prêts à être envoyés. Le tout est supervisé par une équipe d’une demi-douzaine d’employés dans une grande salle avec une multitude d’écrans et de données en tout genre.

    La direction du site a souhaité mettre l’accent sur sa volonté de diminuer son impact environnemental, notamment avec l’aide d’une nouvelle génération d’isolation, Lanaé. Cette nouvelle laine de verre, de couleur crème, moins jaune que l’habituelle, devrait totalement remplacer l’ancienne génération « d’ici un ou deux ans », espère Gilles Pfingstag. Le liant, qui permet aux fibres de rester collées entre elles, est biosourcé. Est aussi mise en avant la « technologie Oxymelt », à savoir le processus qui permet de recycler sur place la laine de verre utilisée et le calcin. « Si on mettait de la laine de verre directement dans le four, ça ne serait pas stable », explique Quentin Hérault. « Le verre, c’est recyclable à l’infini, il ne faut pas arrêter de le rappeler », abonde son directeur pour conclure. Avec l’objectif de fonctionner avec 80% de matière recyclée d’ici quelques années.

  • L’adjoint à la propreté d’Avignon va porter plainte contre une élue d’opposition

    L’adjoint à la propreté d’Avignon va porter plainte contre une élue d’opposition

    Les premières passes d’armes entre majorité et opposition au conseil municipal d’Avignon devraient déjà se poursuivre dans l’enceinte d’un tribunal. L’adjoint à la propreté Michel Adam, ancien directeur du service propreté jusqu’en 2024, a sollicité la protection fonctionnelle, accordée par le maire Olivier Galzi (DVD), et va porter plainte contre Marie-Anne Bertrand (L’Après).

    Cela fait suite à une question orale de l’élue d’opposition en fin de conseil municipal ce lundi 20 avril à propos du contenu d’une lettre ouverte écrite supposément par des agents municipaux qui « exprimaient leurs inquiétudes » sur la présence de l’adjoint dans l’équipe municipale. Dans celle-ci, elle citait donc des extraits de la publication datée du 30 mars sur le groupe Facebook « Collectif Avignon : propreté, sécurité et fluidité ! », toujours en ligne. Parmi lesquels on peut lire « qu’une politique mafieuse s’est installée au fil des années sous la protection du précédent mandat ». Mais aussi que « ce même directeur a mis en place un système dans le but d’étouffer ce service en ne lui donnant aucun moyen de sanction envers une minorité de personnes » et que « rien n’est accordé aux agents, les décourage totalement et ne permet pas d’être épanouis dans leur rôle ». Et de poursuivre que « l’intérêt était que ce service indispensable à une ville passe à une prestation privée, particulièrement pour bénéficier à la société de nettoyage ELITE (anciennement Excellence), les statuts ayant récemment changé, qui maintient un lien plus qu’étroit avec ce directeur M. Adam Michel. »

    En réponse aux questions de l’opposante de gauche, qui demandait au premier édile de « rassurer les auteurs de cette alerte » en demandant ce qu’il compte mettre en œuvre. Mais aussi s’il pouvait confirmer que « Michel Adam, qui a rédigé le marché public et qui a contrôlé et traité avec la société ELITE, prestataire de la ville depuis plusieurs années, n’est intervenu à aucun moment et à quelque titre que ce soit dans la gestion de la société ELITE durant son activité au sein du service de la propreté urbaine de la ville d’Avignon, mais aussi après avoir quitté la collectivité entre avril 2024 et mars 2026 ». Olivier Galzi répond que ces propos le « mettent vraiment en colère. » Trois jours après une virile visite du service propreté en question, il poursuit : « Si je comprends bien, vous venez de lire in extenso des propos qui sont diffamatoires, haineux et mensongers qui ont été tenus sur internet sur un réseau social. Et donc, en les lisant, vous les faites vôtres. Vous transformez une injure en un propos public de la part d’une élue de la République. Vous commencez bien mal. Ces propos sont répréhensibles », pose-t-il calmement avant de demander si son adjoint demandait la protection fonctionnelle pour des poursuites judiciaires. Ce que ce dernier a confirmé.

  • À Avignon, l’opposante Zinèbe Haddaoui démissionne

    À Avignon, l’opposante Zinèbe Haddaoui démissionne

    La composition des bancs de l’opposition de gauche a changé depuis le premier conseil municipal. En effet, plus de Zinèbe Haddaoui, ancienne adjointe aux sports de la précédente maire Cécile Helle (PS) et élue depuis 2014. À sa place était présent le nouveau venu Khalid El Yousoufi, colistier sur la liste de gauche, et initialement sur celle de Mathilde Louvain (LFI) au premier tour.

    Dans un message posté sur ses réseaux sociaux ce samedi 18 avril, l’ancienne du PS explique qu’elle est « arrivée au bout de ce que je peux apporter dans le cadre actuel ». Et décrit une perte de sens dans son action politique car « le rythme, les codes, les rapports de force et les stratégies de couloir ont fini par faire oublier à certains l’essentiel : ceux pour qui nous agissons au quotidien », avec des « règles du jeu qui ne servent plus l’esprit d’équipe, mais des ambitions personnelles ». Tout en confiant que ce départ « n’est pas un retrait, mais juste un retour aux sources », sans en dire plus.

    Une décision qui n’a pas fait réagir dans l’Hôtel de Ville, ce lundi soir. Mais c’est une autre ancienne conseillère municipale d’opposition, Christine Lagrange (EELV), qui était pourtant sur la même liste que Zinèbe Haddaoui au second tour, qui porte publiquement un regard critique, également sur ses réseaux sociaux. Après avoir rappelé que l’ancienne adjointe a adhéré au PS en 2024 et l’a quitté en 2025 après avoir perdu l’investiture contre David Fournier, elle pointe une « éthique à géométrie variable », estimant qu’« on ne peut pas fustiger les partis après avoir tenté de s’en servir comme d’un tremplin personnel », conclut-elle.

  • Un « déni de démocratie » du maire d’Avignon selon l’opposition

    Un « déni de démocratie » du maire d’Avignon selon l’opposition

    « Votre ouverture à la démocratie est pitoyable », lance ce lundi 20 avril, en conseil municipal d’Avignon, l’élu d’opposition et ancien candidat à la mairie, David Fournier (PS), au maire Olivier Galzi (DVD). En cause, la décision du premier édile de ne pas permettre aux élus d’opposition de siéger au sein des conseils d’administration des sociétés publiques locales (SPL) et sociétés d’économie mixte (SEM), telles que Tecelys, Citadis ou encore Avignon Tourisme.

    L’ex-joker du JT de France 2 assure de son côté que l’opposition sera tenue au courant des activités de ces sociétés « à l’aide de comptes rendus réguliers où vous pourrez lire le travail de ces commissions ». Il assure qu’il « respecte la loi » et que « la démocratie, c’est respecter la loi ».

    Nouvelle salle

    De quoi faire bondir l’opposition, d’autant que cette présence était possible lors des mandatures de Cécile Helle et de ses prédécesseurs. « C’est-à-dire que le fait majoritaire écrase la minorité ? C’est ça votre vision des choses ? C’est de la démocratie illibérale que vous faites là », lance hors de lui Fabrice Tocabens (PS). « Le respect et la bienséance instaurés depuis des décennies par les maires Henri Duffaut, Jean-Pierre Roux, Guy Ravier, Marie-Josée Roig et Cécile Helle sont balayés d’un revers de main. Opacité, dictature et vente d’organismes de la ville en préparation », accuse David Fournier.

    « Où est passée la main tendue à l’opposition dont vous parliez au premier conseil municipal ? » demande Mathilde Louvain (LFI), sans obtenir de réponse ni du maire, ni de ses adjoints, restés muets pendant plus de trois heures de la séance de plus de cinq heures.

    « Je considère que ce que les Avignonnais attendent dans la gestion de ces sociétés, c’est une bonne gestion, et je ne crois pas que vous ayez un bon bilan à cet égard », conclut Olivier Galzi, sans pour autant étayer son propos.

    Les premiers éléments de la « patte Galzi » se retrouvent aussi dans la tenue de la séance elle-même. Fini les conseils municipaux le samedi matin, ils se tiendront pour l’instant en semaine, en fin de journée. Changement de lieu aussi. Plus de salle des fêtes, retour pour l’heure à l’étroite et bien nommée salle du conseil municipal, où seule une petite dizaine de spectateurs peuvent assister directement aux débats, tandis qu’un écran est disposé dans un espace voisin pour que d’autres personnes puissent suivre les échanges à proximité. En tout début de séance, le maire explique être « attaché aux traditions politiques avignonnaises. À un moment donné, tradition, c’est aussi le bon sens. On ne voulait pas créer des frais supplémentaires lorsque l’on doit aménager la salle des fêtes », explique le premier édile en répétant sa formule qu’il a usée à foison pendant sa campagne. 

    « On avait changé de lieu pour des raisons d’emplacements pour la majorité comme pour l’opposition et avoir ainsi plus de facilité à travailler. Aussi pour avoir plus de public. En vue des incommodités avec les fortes chaleurs qui arrivent, peut-être que vous reviendrez sur votre décision », rétorque de son côté l’ex-adjoint et candidat de la gauche, David Fournier (PS). À voir si, en pleine canicule, le bien-être des élus et du public primera sur « le bon sens ».

  • [Parole de maire] William Bouquet (Entraigues-sur-la-Sorgue) : « Maire, le plus beau des mandats car on touche la réalité »

    [Parole de maire] William Bouquet (Entraigues-sur-la-Sorgue) : « Maire, le plus beau des mandats car on touche la réalité »

    Un petit mois à peine après son élection à la tête de la commune du Grand Avignon de 9 000 habitants, le premier magistrat livre ses premières impressions et feuille de route pour assurer la relève de Guy Moureau (PCF), qui après 42 ans à la tête d’Entraigues ne se représentait pas.

    La Marseillaise : Commencez-vous à prendre la mesure de ce nouveau costume ?

    William Bouquet : Oui, j’ai fait déjà deux mandats en tant qu’adjoint, mais c’est vrai que le poste de maire, c’est une marche assez importante entre les deux. Là, j’ai encore mon activité de responsable de formation jusqu’à fin mai. Cela me prend un jour par semaine le temps d’accompagner jusqu’au diplôme. Donc à partir du 1er juin, je serai vraiment à 100% pour la commune. Le costume, on est vite obligé de l’endosser parce que les affaires et la vie ne laissent pas le temps à l’installation. Il faut prendre des décisions sur des choses assez importantes et rapidement, comme l’installation du conseil, les délégations des élus, les différentes commissions… Et les parapheurs [dont plusieurs sont posés sur son bureau], c’est le quotidien. C’est très important, parce que ça permet au maire d’être au courant de tout. Quand j’ai un doute, j’appelle la DGS [directrice générale des services] pour avoir des compléments d’information. J’ai la chance d’avoir des services qui sont réactifs. Je dois rencontrer cette semaine le préfet, j’ai déjà vu les sénateurs Jean-Baptiste Blanc (LR) et Lucien Stanzione (PS) mais également Olivier Galzi [maire DVD d’Avignon] dans le cadre du Grand Avignon.

    Avez-vous été surpris par un aspect du rôle de maire ?

    W.B. : Pour l’instant, non. Car j’avais de très bons contacts avec l’ancien maire, Guy Moureau. Il m’avait proposé de prendre la suite au niveau de la tête de liste, depuis 2022, donc j’avais une vue sur les dossiers importants et il m’avait familiarisé avec le fonctionnement de la mairie. J’avais participé au jury de recrutement de la nouvelle DGS qui vient d’arriver. Mais on passe au stade supérieur. Avant, j’étais plutôt sur l’enfance-jeunesse, sur le sport, moins sur le CCAS avec les demandes de personnes qui sont dans le besoin.

    Est-ce difficile de passer après Guy Moureau, quelle sera la patte Bouquet ?

    W.B. : Ah, c’est sûr qu’il y a un historique ! Que je ne rattraperai pas car je ne serai pas maire pendant 42 ans (rires). Un des avantages que j’ai, c’est que je suis un enfant du village. Donc les gens me connaissaient d’avant, m’ont connu dans mon rôle d’adjoint. La transition s’est fait plus naturellement que quelqu’un qui n’est pas connu. Pendant la campagne, il a été à nos côtés pour vraiment dire qu’on était sur une continuité de l’existant. Souvent, ce qu’on me dit, c’est que j’ai une plus grande écoute que lui-même si je n’ai jamais eu ce problème avec lui. En tant que formateur et avant directeur d’une plateforme logistique, l’écoute et le management issus de ma vie professionnelle m’aident dans cette prise de poste. Ma patte sur les projets sera davantage sur la partie environnement et surtout énergie renouvelable, c’est là où on pèche un petit peu. Mais on ne lâchera pas le social, on va faire le maximum pour aider les gens qui ont des problèmes.

    Vous parliez du préfet. De quoi allez-vous lui parler en priorité ?

    W.B. : Il veut recevoir tous les nouveaux maires. Aujourd’hui, on a deux dossiers qui nous sont chers : un, qui est tombé la semaine dernière, celui d’une fermeture d’une classe en maternelle. On a déjà fait un courrier à l’inspection académique. Et l’autre, c’est au niveau de la gendarmerie, avec la création du centre pénitentiaire. Le sénateur Blanc a rencontré le directeur de cabinet de M. Lecornu. On avait neuf gendarmes en 1984, alors qu’on était à 4 500, 5 000 habitants. Aujourd’hui, on a toujours neuf gendarmes, pour 9 000 personnes avec une coopération entre Pernes-les-Fontaines et Entraigues et le commandement est à Pernes. Nous demandons à ce que le commandement puisse être ici, en même temps que des renforts qui ne seront pas de trop avec l’ouverture du centre pénitentiaire d’ici à au 1er décembre a priori. D’après le préfet, les futurs détenus seront tous en fin de peine et réinsérables.

    Lors de votre discours d’installation, vous disiez que « être maire, c’est le plus beau des mandats ». Pourquoi ?

    W.B. : Le plus beau est le plus dangereux. Guy Moureau disait souvent que « le maire c’est le seul élu à portée de baffe ». Et c’est peut-être pour ça que c’est beau. Dans le sens où on est là pour résoudre les problèmes, trouver des solutions, et quand on y parvient, les gens sont contents et reconnaissants. C’est le mandat de la proximité, de l’action concrète, des réalisations visibles, utiles. On touche la réalité. C’est aussi le mandat du lien, qui fait la force et l’âme de notre commune. On voit les décisions qu’on prend. Alors que quand on n’est pas maire, on signe des papiers, on vient peut-être pour l’inauguration d’une école de musique ou autre chose, mais on ne vit pas avec.

    Entraigues est l’une des dernières communes à gauche en Vaucluse et vous avez très largement battu la candidate RN. Comment l’expliquez-vous ?

    W.B. : Je ne pense pas qu’au niveau de la mairie, on soit dans une vive histoire droite-gauche, parce que quand on regarde les élections autres que les municipales, c’est le RN qui arrive en tête [48,01% pour Jordan Bardella aux Européennes de 2024 ou 61% pour Marine Le Pen au second tour de la présidentielle 2022]. Les gens voulaient vraiment quelqu’un de la commune, qui connaît sa ville et surtout qui veut rester dans la même politique et garder cette âme de village, les gens sont très attachés à ça. Et notre programme, il est vraiment sur ça. Quant à l’opposante RN [Catherine Chavrier] il semblerait qu’elle ne soit pas dans une démarche d’opposition systématique.

    Quelles premières réalisations devraient aboutir ?

    W.B. : Il y a un gros projet qui est en préparation depuis quelques années, le quartier de la gare qui va démarrer. La commercialisation va attaquer dans quelques jours, c’est plus de 254 logements. Après, il y a la transition écologique : des panneaux photovoltaïques seront posés sur la salle des sports et alimenteront en énergie la cuisine centrale, les services techniques, le stade de foot, le tennis, le boulodrome. C’est un investissement, mais quand on voit aujourd’hui les fluctuations énergétiques, on a tout intérêt à arriver à une indépendance complète. La création d’un pump track est en bonne voie aussi du côté du stade Nardini. Enfin, l’autre projet qui est très intéressant pour la cohésion sociale, c’est un parc dont les études sont en train d’être lancées, non loin de la maison de retraite. Notre but c’est de garder ce lien, que les gens puissent se rencontrer, discuter. Qu’il y ait toujours cette bonne atmosphère dans la ville, cela fait partie de notre ADN.

  • Dialogue musclé entre Olivier Galzi et les agents de la propreté

    Dialogue musclé entre Olivier Galzi et les agents de la propreté

    Dès la campagne, Olivier Galzi avait donné le ton, en pointant des dysfonctionnements au sein du service propreté. « Ceux qui nuisent au service doivent être sanctionnés », prévenait-il à l’adresse des quelque 135 agents. Le nouveau maire (DVD) était attendu de pied ferme ce vendredi matin pour une visite du service. Une rencontre virile mais correcte, où Olivier Galzi n’a pas hésité à sortir les muscles, assumant un dialogue qui l’est tout autant. « Si quelqu’un n’est pas content, il vient me le dire en face. On va s’expliquer. S’il a des bonnes raisons, je vais les écouter. Mais si j’ai des bonnes raisons de lui dire qu’il fait mal son boulot ou qu’il ne le fait pas, on va se parler franchement d’homme à homme », pose-t-il.

    Il faut dire que le matin même, des tags hostiles avaient été réalisés invitant les nouveaux élus ou les chefs de service à dégager. « Adam = mafia », pouvait-on lire. En l’occurrence, Michel Adam, adjoint à la propreté et qui officiait dans ce service jusqu’à son départ à la retraite il y a deux ans. Pourquoi réussirait-il en tant qu’élu là où, à écouter Olivier Galzi, le service défaille ? « Cela fonctionnait bien avec Marie-Josée Roig [maire de 1995 à 2014] car l’adjoint était en phase avec le directeur, moi-même, justifie Michel Adam. Depuis, la propreté n’était pas la priorité du maire, donc c’était difficile d’avoir les moyens matériels et la volonté d’agir comme on voulait. »

    Un adjoint qui connaît très bien la maison

    Quant aux tags, le maire préfère les prendre comme un message encourageant. « Cette méthode lâche une bonne nouvelle, ça veut dire qu’on dérange les ultra-minoritaires qui ont compris que les petits arrangements sur le dos des Avignonnais sont terminés », commente-t-il, annonçant le dépôt d’une plainte contre ces « ennemis de la ville qui agissent comme un poison lent ». Devant une bonne soixantaine d’agents, Olivier Galzi implore : « L’heure est venue de combattre ceux qui nuisent à votre image et à celle de notre ville : n’acceptez plus qu’une grande gueule vous empêche de faire votre travail ou parte avec le matériel de l’équipe pour faire son petit business. »

    Mais il sait aussi se montrer cajoleur : « Vous êtes les ambassadeurs de la propreté d’Avignon, votre action doit être visible reconnue et valorisée. » En ce sens, le premier magistrat promet « un dialogue social apaisé et constructif, ceux qui s’investissent seront reconnus, ceux qui freinent l’action collective devront rendre des comptes ». Des « moyens matériels et humains à la hauteur » sont annoncés. Contrairement à la police municipale, il n’est pas prévu de recrutements supplémentaires. « L’idée, c’est de mieux organiser », précise-t-il.

    À bâtons rompus, plusieurs échanges s’enchaînent avec les agents. Les présents condamnent « les tags qui jettent le discrédit ». « M. le maire, venez voir où on mange et l’état des toilettes, même des animaux n’iraient pas », interpelle Adel. Tout au long de la visite, il prend garde de ne jamais parler d’incurie ni d’impéritie, mais son visage le dit pour lui. Ou alors, il prend la presse à témoin quand un agent lui explique que 100 poubelles dites bi-flux, visiblement inadaptées, ont été commandées malgré l’avis contraire des services concernés.

    Trois mesures globales sont affichées pour une meilleure propreté, où l’adage vertueux du « si c’est propre, je vais faire en sorte de ne pas salir » est mis en avant. Brigades d’intervention rapide et opérations quartiers propres, qui commenceront dès la fin du mois, vont être lancées, pour une sorte de grand ménage ciblé, associant la population. Enfin, la « troisième action, ça va être de suivre la demande de l’usager pour qu’il ne reste jamais sans réponse », conclut Michel Adam.

  • À Memento, l’archéologie vauclusienne reprend vie

    À Memento, l’archéologie vauclusienne reprend vie

    Finis les deux tréteaux précaires pour examiner un objet, l’étroit escalier en colimaçon ne permettant pas de faire passer des statues ou bien l’espace de lavage qui cohabitait avec la vaisselle des agents. Depuis septembre, les dix archéologues du service départemental ont pris possession d’un nouveau cadre de travail bien plus optimal pour mener à bien leurs missions. Ils ont laissé sans regrets les vétustes locaux de la rue Saint-Charles dans l’intra muros d’Avignon pour le pôle des patrimoines à Agroparc, qui sera inauguré le 28 mai. Celui-ci abrite désormais toutes les collections vauclusiennes (céramiques, lapidaire, mobilier métallique, ossements, objets en bois, mosaïques, etc.), auparavant disséminées sur plusieurs sites.

    « Je n’ai pas l’impression de travailler », se régale Vincent Faure, gestionnaire des collections. Aux côtés notamment d’Emilie Fencke, cheffe de service, il a participé à l’élaboration de l’exposition permanente « Mon trésor », qui sera accessible au public dès le 29 mai et présentera quelques-unes des plus belles pièces du service. « Le patrimoine doit vivre, il était en attente d’être montré, même nous, on redécouvre tous ces objets qui étaient stockés », apprécie Vincent Faure tout en déballant fièrement une timbale et une bague en or, dans un état de conservation remarquable. Des objets trouvés dans ce qui était une tombe d’enfant à Robion et datant de l’époque antique. Des pépites qui feront partie de l’exposition Mon trésor.

    Au-delà du titanesque déménagement des archives départementales du palais des Papes vers Mémento, le pôle des patrimoines abrite donc le service archéologie, créé il y a plus de 40 ans. « Notre mission principale, c’est de l’archéologie préventive, expose Emilie Fencke. Lors de tout chantier, l’État peut prescrire des fouilles. On sonde 10% du terrain pour un premier diagnostic et en fonction ensuite tout le sol est fouillé et archivé. » Un cas assez rare car seulement 10% des chantiers sont sondés et ensuite à peine 1% font l’objet d’une fouille préventive.

    Chaque pièce entrant à Memento fait l’objet d’un cheminement méticuleux : station de tamisage à l’extérieur puis zone de quarantaine ou salle de lavage. Direction ensuite une salle scientifique. « En ce moment on a des sédiments du château des Princes à Orange, avec des restes d’un boulet de canon époque Louis XIV », fait valoir Emilie Fencke. Des objets qui cohabitent avec les trouvailles issues de recherches lors de l’installation de conteneurs enterrés en intra muros d’Avignon. La salle de stockage change aussi de dimensionnement. « On passe d’un dépôt de 450m2 et 2m de haut qui était derrière le parking des Italiens à une réserve de 560m2 et 6m de haut, chiffre la cheffe de service. Soit une capacité de stockage de 590m3. » De quoi voir venir pour les 20 prochaines années.

    « Le patrimoine doit vivre, il était en attente d’être montré »