Tag: Vaucluse

  • Ardant, Dutronc ou Chedid seront sur la scène vauclusienne du Thor

    Ardant, Dutronc ou Chedid seront sur la scène vauclusienne du Thor

    Depuis plus de quatre décennies, le Conseil départemental de Vaucluse possède sa propre scène : l’auditorium Jean-Moulin au Thor, fort de près de 600 places.

    « L’épicentre culturel de Vaucluse », ose Élisabeth Amoros, vice-présidente LR déléguée à la culture. Une salle, il est vrai, centrale géographiquement, disposant de parkings, et de tarifs abordables entre 8 et 42 euros *. La saison 2025-2026, qui démarre le 11 octobre et présentée il y a 10 jours, se tient « dans un contexte budgétaire contraint », rappelle l’élue en soulignant que sa majorité « a fait le choix de préserver intégralement le budget de la culture ».

    L’auditorium, géré depuis trois ans par Sophie Duffaut, dispose d’un budget de 460 000 euros. Dont une partie est destinée à des spectacles pour les scolaires. Plus de 8 000 élèves issus de 105 établissements y ont été accueillis l’an dernier. La salle de spectacles a aussi pour ambition de renforcer les résidences d’artistes, à l’instar d’Agnès Jaoui, venue préparer et lancer en janvier dernier la tournée de son dernier album.

    Timsit et Demaison se donnent la réplique

    « Notre établissement continue d’ouvrir grand ses portes à la diversité des expressions artistiques et au plaisir du partage », se targue, dans l’édito de présentation, la présidente du Département, Dominique Santoni (LR). Humour, concert, magie, danse ou théâtre seront proposés aux spectateurs.

    Pour les trois coups, le 11 octobre, place à l’humour avec Yann Marguet, vu et entendu sur Quotidien et France Inter. Dans le même registre, Marine Leonardi le samedi 14 mars ou Blandine Lehout le jeudi 2 avril, seront sur scène pour faire rire. Alex Lutz, avec une touche sensible, revient pour la seconde année consécutive au Thor (7 mai) avec Sexe, grog et rocking-chair, qui parle d’un père absent. Patrick Timsit et François-Xavier Demaison misent sur l’humour noir dans la pièce La Famille (15 janvier).

    Fanny Ardant foulera pour la première fois les planches de l’auditorium, le 23 novembre, dans un seul en scène, intitulé La Blessure et la soif. La chanson française n’est pas oubliée avec des noms qui évoquent les filiations artistiques : Louis Chedid (16 octobre) ou Thomas Dutronc (5 décembre). Côté danse hip-hop, le chorégraphe Mourad Merzouki (2 décembre) présentera Cartes blanches.

  • Hôpital : la perte de gratuité du parking refait débat à Avignon

    Hôpital : la perte de gratuité du parking refait débat à Avignon

    Parmi les différentes actions menées ce mercredi lors de la journée « Bloquons-tout », celle tenue à l’hôpital avait un caractère hautement symbolique : rendre à nouveau gratuit l’accès au parking du centre hospitalier. Jusqu’à 18h, plusieurs dizaines de personnes se sont relayées pour laisser la barrière ouverte.

    « Il est absolument scandaleux de devoir payer une place de parking à un opérateur privé lorsqu’on va à l’hôpital public », tonne le mouvement Indignons-nous Vaucluse, à l’origine de l’opération. Dans un communiqué post-action, il « dénonce la privatisation rampante d’un nombre toujours plus grand de lieux et de services publics ». Depuis presque trois ans, la direction de l’hôpital a délégué à Indigo la gestion des 450 places, dont 45 minutes restent gratuites. Une délégation du mouvement a été reçue par le directeur de l’hôpital, Pierre Pinzelli, qui, lui, insiste sur des tarifs abordables « à 2,54 euros le ticket moyen ».

    Le 28 août, ce dernier avait également reçu le député PS de Meurthe-et-Moselle, Stéphane Hablot. Le parlementaire s’est lancé dans un tour de France des hôpitaux afin de déposer une proposition de loi interdisant le stationnement payant. Un projet qui rejoint celui déjà déposé, le 11 juillet, par les députés insoumis « visant à garantir la gratuité des parkings des établissements publics de santé ». Une démarche soutenue par les syndicats CGT et FO qui, au printemps, avaient rencontré le député local Raphaël Arnault (LFI) – présent mercredi sur l’opération – « pour aider à la rédaction d’un projet de loi qui mette fin à ce racket des patients de notre hôpital public », indiquent les deux syndicats dans un communiqué commun.

  • En Vaucluse, une intersyndicale pour la justice sociale

    En Vaucluse, une intersyndicale pour la justice sociale

    Ils étaient huit autour de la table de l’intersyndicale ce lundi 15 septembre, représentant la CGT, la CFDT, l’Unsa, la FSU et FO, pour évoquer l’appel national à la grève et la mobilisation de ce jeudi 18 septembre à Avignon. Ils appellent à la grève et à une manifestation qui se tiendra à 10h30 au départ de la cité administrative, avec un cortège jusqu’à la place du Palais des Papes où une prise de parole unitaire aura ensuite lieu.

    « Cette journée, qui est à l’appel de l’intersyndicale, est essentielle pour la mobilisation. D’autant plus que le gouvernement Bayrou a sauté et que Lecornu est aujourd’hui Premier ministre, et on sait bien que changer de visage ne change pas la politique économique et libérale de Macron, qui sera toujours au service des plus riches ainsi que du patronat », pose d’emblée Laurence de Villèle, secrétaire générale de l’UD CGT de Vaucluse, en amorce de la conférence. En insistant, pendant que les participants acquiescent, qu’il « faut mettre le gouvernement sous pression syndicale » afin de reprendre « l’agenda politique et social et imposer nos exigences sociales ».

    « Bien sûr, nous voulons des moyens budgétaires qui soient à la hauteur des missions de service public et des politiques publiques. Surtout des investissements pour une transition écologique juste avec, derrière, une réindustrialisation, car il y a des enjeux liés entre eux », enchaîne Frédéric Pelleing, secrétaire général de l’UD CFDT de Vaucluse. « Si on doit revenir sur les dernières déclarations du gouvernement, on leur répond que l’on n’est pas dupe. L’abandon de la suppression des deux jours fériés n’enlève en rien les offensives antisociales qui demeurent », confie de son côté Étienne Raoul, secrétaire départemental de Force ouvrière. Avant d’évoquer plusieurs chiffres pour illustrer son propos, comme l’augmentation de 6,5 milliards d’euros du budget des armées, le fait que les 500 plus grandes fortunes de France ont dépassé les 1 128 milliards d’euros cumulés, soit trois fois plus qu’il y a dix ans, ou les milliards d’euros reversés à leurs actionnaires par les entreprises du CAC40, tandis que « le gouvernement demande toujours aux plus précaires de faire des sacrifices », poursuit-il. « Le projet de budget n’a en rien disparu. On ne va pas se laisser aveugler par l’arbre qui cache la forêt », ajoute Nicolas Odinot, secrétaire départemental du SNUipp-FSU.

    Appel à se syndiquer

    Si c’est bien la première mobilisation intersyndicale, le mouvement fait suite à celui du 10 septembre, constitué en partie de personnes sans étiquette syndicale revendiquée. Mais pour continuer le combat, Laurence de Villèle appelle « tous les citoyens et les citoyennes qui partagent nos idées d’augmentation de salaire, d’abrogation de la réforme des retraites, de plus de justice fiscale, de plus de justice sociale, de lutte contre les licenciements, pour une transition écologique, à se syndiquer ». Et ce, car « le rapport de force, c’est au sein de l’entreprise qu’il doit se produire. Tant que l’on n’arrêtera pas la production, la vente ou les administrations, on n’y arrivera pas. C’est seulement dans ce cadre-là que l’on gagnera ».

    D’autant que les orientations du gouvernement de « remettre en cause les politiques d’élévation sociale, comme l’école ou l’hôpital, font le lit d’une certaine frange politique qui est l’extrême droite », dénonce de son côté Nicolas Odinot. « On le constate de plus en plus dans nos entreprises, la digue a cédé. Il ne faut pas se cacher de cette réalité », ajoute Frédéric Pelleing. Ils souhaitent ainsi faire de cette date du 18 septembre une occasion de « vraiment peser sur les orientations budgétaires afin qu’elles soient à la hauteur de l’attente des citoyens et d’une société civile en cohérence avec le monde actuel et non pas avec les espèces de maraudes de certains autoritaristes », conclut le secrétaire FSU.

    « Changer
    de visage ne change pas la politique de Macron »

  • Engagée dans le foot, la candidate des Écologistes mise sur la touche

    Engagée dans le foot, la candidate des Écologistes mise sur la touche

    Cinq ans d’inéligibilité pour tentative de corruption, fraude, faux et usage de faux. Une sanction qui vise Sabah Badji, désignée en juin cheffe de file des écologistes en vue des municipales à Avignon, en mars. De quoi jeter tout discrédit sur sa candidature. Heureusement pour elle, cette peine ne relève pas du pénal, mais uniquement des instances sportives locales. Ces dernières ont pris cette décision le 25 août, en commission de discipline.

    Depuis plusieurs années, Sabah Badji s’est investie bénévolement dans plusieurs clubs de football, dont le dernier en date est celui de Montfavet. Cette activité de dirigeante lui a permis d’accéder aux instances du district Grand Vaucluse et notamment la présidence de la commission d’arbitrage. « J’ai pointé du doigt ce qui n’allait pas, ça ne leur a pas plu, donc ils ont voulu m’écarter », résume Sabah Badji.

    Rappelons que début 2023, plusieurs démissions, au sein du bureau du district, ont précipité des élections anticipées. Sabah Badji, en avril, a soutenu une procédure de révocation du comité directeur du district. Une procédure qui, pour être inscrite à l’ordre du jour, doit au moins recevoir l’assentiment d’un tiers des clubs.

    C’est là que résident les fortes accusations, que La Marseillaise a pu consulter dans le procès-verbal (PV) de la commission de discipline. Des faits également transmis au parquet, qui décidera ou non d’ouvrir une enquête judiciaire. Il est reproché à Sabah Badji d’avoir menti sur l’objet des signatures récoltées. Si une majorité de clubs reconnaît bien avoir signé pour une procédure de révocation, d’autres estiment avoir été dupés, évoquent des pressions ou accusent une falsification de signatures -une expertise graphologique a été demandée- à l’instar du président de Visan. Les responsables des clubs de L’Isle-sur-la-Sorgue ou de Piolenc pensaient, eux, avoir signé une pétition pour soutenir la réintégration de Sabah Badji à la commission des arbitres ou pour la parrainer pour des élections.

    Une première sanction annulée en appel

    L’intéressée jure que ces revirements -empêchant ainsi la procédure de révocation de s’enclencher- ont été faits « sous la pression. Il y a des faux témoignages. » « J’ai les preuves de ce que j’avance, je ne vais pas en rester là et je vais déposer plainte », assure Sabah Badji, qui a fait appel de la décision du district. Sollicité, Chaib Kinnous, président de la commission de discipline, préfère ne « pas commenter », étant donné l’appel en cours. Il dément toutefois les pressions et rappelle le fonctionnement interne. « La démonstration, tant sur le plan juridique que sur le plan disciplinaire, est construite avec les éléments factuels du PV. La personne qui mène l’instruction de l’enquête est indépendante de la commission de discipline », précise Chaib Kinnous.

    Parlant de « blague » et de « comédie », Sabah Badji ne s’est pas éternisée, le 25 août, devant la commission de discipline. « Je n’ai rien fait, ce sont des dénonciations calomnieuses », déplore-t-elle, « écœurée du foot » et ayant quitté le club de Montfavet. Car cette affaire est déjà la seconde du genre. Fin juin, la même commission de discipline a déjà sanctionné d’un an d’inéligibilité Sabah Badji, pour « complicité de triche/fraude » lors de formations d’arbitrage. Une sanction déjugée en appel, au début du mois, par la Ligue Méditerranée de football, qui l’a « rétablie dans ses droits », lit-on dans la décision. « J’ai été déjà acquittée d’une première affaire, je le serai de la deuxième », soutient-elle.

    Même internes au foot, ces affaires ont des répercussions politiques. Le cas de Sabah Badji a été remonté au niveau national chez les Écologistes. Selon la cheffe de file, le candidat malheureux face à elle en juin, l’actuel élu d’opposition Jean-Pierre Cervantès, a eu du mal à encaisser le fait de ne pas être désigné. « On veut me salir pour m’enlever cette tête de liste, mais je me sens toujours légitime. Clairement, je ne me laisserai pas faire », promet Sabah Badji.

  • À six mois des municipales, le grand flou est largement en tête

    À six mois des municipales, le grand flou est largement en tête

    Les 15 et 22 mars prochains, Avignon va désigner son nouveau maire. À six mois du premier tour, le brouillard prédomine sur l’ensemble de l’échiquier politique. Le fait que Cécile Helle (PS) ait décidé de passer la main après deux mandats à l’Hôtel de ville ouvre le champ des possibles. Va-t-on vers une réduction du nombre de listes à l’heure où beaucoup de camps appellent à se rassembler ? Rien n’est moins sûr. Surtout à regarder les précédentes municipales, où les Avignonnais ont eu le choix entre 8 listes (2020 et 2008) ou 7 (2014).

    Six mois avant le scrutin, alors que l’élection est loin d’être la préoccupation actuelle des habitants, le temps est encore long pour sceller des alliances. Elles se concluent généralement avant la fin de l’année pour ensuite, en janvier, entamer réellement la campagne. Tour d’horizon des forces en présence.

    En annonçant, début février, sa volonté de ne pas briguer un 3e mandat, Cécile Helle laisse sa majorité dans l’inconnu.

    La gauche cherche un nouveau capitaine

    Sans désigner de dauphin, la maire voit aujourd’hui son équipe s’éparpiller « façon puzzle » comme elle le confiait il y a deux semaines. Rien n’est rédhibitoire à ce stade mais trois actuels élus entendent prendre le leadership : David Fournier (PS), Joël Peyre (PRG) et Paul-Roger Gontard (La Convention). En parallèle s’ajoute la candidature de Benoît Belvalette (Place publique), soutenue par le premier adjoint, Claude Nahoum.

    « L’union est un combat », disait déjà en février David Fournier. Elle l’est plus que jamais. Le choix des autres partis de gauche (PCF, Génération. s, les Écologistes…) devrait être déterminant pour faire pencher la balance. Quant à une alliance avec la France insoumise, la question reste entière, si tant est qu’elle soit partagée des deux côtés. Les insoumis ont voté, jeudi soir, en interne pour désigner une tête de liste, encore soumise à l’aval du national. Peyre, Gontard et Belvalette s’opposent fermement à un rapprochement. La porte est encore ouverte du côté de David Fournier.

    La droite et le centre à plusieurs voix

    Après trois mandats de Marie-Josée Roig jusqu’en 2014, la droite est quasi absente au conseil municipal. Seulement deux élus, dont Michel Bissière, conseiller régional, qui n’est plus LR mais divers droite. Il s’inscrit dans la démarche du bloc central présidentiel, baptisé Voix d’Avignon. Sous la férule de Julien Paudoie, élu à Rochefort-du-Gard, le collectif rassemble Renaissance, Horizons, le Modem et l’UDI. L’espace politique est assez ténu, certains regardent vers la gauche tendance Gontard-Peyre, d’autres vers la droite. Côté Les Républicains, l’ex-député Julien Aubert, qui a lancé il y a un an son club politique Avignon Passion, n’est pas encore officiellement candidat. Un profil très droitier, candidat en 2014 à… Carpentras, loin de séduire largement.

    Mais un autre homme pourrait faire la synthèse dans ce camp : Olivier Galzi. L’ex-présentateur du JT de France 2, qui a longtemps vécu et étudié à Avignon, se pose en « parti du bon sens ». S’il se laisse encore du temps avant d’acter ou non une candidature, il entretient des échanges poussés avec Julien Paudoie et Julien Aubert.

    Le RN s’embrouille les pistes

    À l’extrême droite, c’est aussi l’incertitude. Le RN, qui devrait communiquer dans cette dernière quinzaine de septembre, compte investir des candidats dans les villes de plus de 9 000 habitants, là où ses scores sont les plus élevés, espérant, après Le Pontet et Camaret en 2014 puis Morières en 2020, faire tomber dans son escarcelle d’autres petites ou villes moyennes. Quant à Avignon, malgré les ambitions affichées, le parti lepéniste perce moins : Marine Le Pen était arrivée 3e à la dernière présidentielle et n’a récolté que 37% des voix au second tour, et Catherine Jaouen a été délogée de son siège de députée par Raphaël Arnault (LFI-NFP).

    Cette dernière lorgne la tête de liste, tout comme la conseillère régionale et actuelle cheffe de file de l’opposition, Anne-Sophie Rigault. L’inimitié notoire entre les deux a un temps poussé le RN à réfléchir à un parachutage d’une personnalité nationale mais l’hypothèse a fait long feu. « Tout le monde sera très surpris », confiait à Vaucluse Matin la semaine dernière, Catherine Jaouen.

  • La fin du cuivre dans les réseaux numériques en 2030

    La fin du cuivre dans les réseaux numériques en 2030

    D’ici 2030, toutes les lignes téléphoniques et internet en cuivre du Vaucluse seront remplacées par un réseau en fibre optique.

    Le téléphone fixe et l’internet par communication ADSL, VDSL ou SDSL seront donc définitivement interrompus. Une nouvelle ère numérique, car l’ancien réseau ne « répond plus aux besoins actuels en matière de débit, de fiabilité et d’adaptabilité », précise dans un communiqué l’entreprise Orange, qui pilote l’opération, tout en invitant les usagers à anticiper le plus tôt possible la migration vers d’autres solutions technologiques (fibre, 4G/5G ou satellite). Cette technologie offre un débit qui est, d’après Orange, 60% supérieur, mais aussi plus robuste, quatre fois moins énergivore et moins sensible aux aléas climatiques que le cuivre.

    « Le réseau cuivre a aujourd’hui plus de 50 ans. Le besoin de connectivité des Français ne cesse d’augmenter et cela demande de la réactivité », précise ainsi Charles de Widerspach, directeur du programme d’arrêt du cuivre Grand Sud-Est. Ce remplacement a déjà été effectué dans 11 communes vauclusiennes, dont Valréas et Vaison-la-Romaine. D’ici 2030, la transition pour le reste des villes se fera en six autres phases.

    Population sensible

    « C’est surtout pour des territoires larges, où le signal doit traverser de longues distances, que cette technologie est bien plus efficace. À Avignon, par exemple, le cuivre fonctionne très bien car la population est dense », estime de son côté Florent Depasse, expert solutions chez Orange, tout en présentant les différences entre les deux réseaux dans l’un des trois répartiteurs de réseau d’Avignon ce vendredi 12 septembre. Devant lui, un mur immense constitué de dizaines de milliers de petits fils de cuivre. Puis, quelques mètres plus loin, son équivalent en fibre optique, au moins dix fois plus compact pour la même quantité d’informations transmises. « Cela fait quand même un petit pincement au cœur de démonter ce que les anciens ont monté avec passion. Mais ce sera bien plus fiable », confie le technicien.

    Une transition qui s’effectue aussi en lien avec les municipalités, notamment autour des populations sensibles, comme les personnes âgées. « On échange beaucoup avec les élus afin d’identifier ces personnes et proposer des offres spécifiques. Mais, bien souvent, il y a juste un téléphone fixe à remplacer, car vieux de plusieurs dizaines d’années », affirme Lionel Chambenoit, directeur territorial de Vaucluse chez Orange.

  • Ardant, Dutronc ou Chedid seront sur la scène vauclusienne

    Ardant, Dutronc ou Chedid seront sur la scène vauclusienne

    Depuis plus de quatre décennies, le Conseil départemental de Vaucluse possède sa propre scène : l’auditorium Jean-Moulin au Thor, fort de près de 600 places.

    « L’épicentre culturel de Vaucluse », ose Élisabeth Amoros, vice-présidente LR déléguée à la culture. Une salle, il est vrai, centrale géographiquement, disposant de parkings, et de tarifs abordables entre 8 et 42 euros *. La saison 2025-2026, qui démarre le 11 octobre et présentée il y a 10 jours, se tient « dans un contexte budgétaire contraint », rappelle l’élue en soulignant que sa majorité « a fait le choix de préserver intégralement le budget de la culture ».

    L’auditorium, géré depuis trois ans par Sophie Duffaut, dispose d’un budget de 460 000 euros. Dont une partie est destinée à des spectacles pour les scolaires. Plus de 8 000 élèves issus de 105 établissements y ont été accueillis l’an dernier. La salle de spectacles a aussi pour ambition de renforcer les résidences d’artistes, à l’instar d’Agnès Jaoui, venue préparer et lancer en janvier dernier la tournée de son dernier album.

    Timsit et Demaison se donnent la réplique

    « Notre établissement continue d’ouvrir grand ses portes à la diversité des expressions artistiques et au plaisir du partage », se targue, dans l’édito de présentation, la présidente du Département, Dominique Santoni (LR). Humour, concert, magie, danse ou théâtre seront proposés aux spectateurs.

    Pour les trois coups, le 11 octobre, place à l’humour avec Yann Marguet, vu et entendu sur Quotidien et France Inter. Dans le même registre, Marine Leonardi le samedi 14 mars ou Blandine Lehout le jeudi 2 avril, seront sur scène pour faire rire. Alex Lutz, avec une touche sensible, revient pour la seconde année consécutive au Thor (7 mai) avec Sexe, grog et rocking-chair, qui parle d’un père absent. Patrick Timsit et François-Xavier Demaison misent sur l’humour noir dans la pièce La Famille (15 janvier).

    Fanny Ardant foulera pour la première fois les planches de l’auditorium, le 23 novembre, dans un seul en scène, intitulé La Blessure et la soif. La chanson française n’est pas oubliée avec des noms qui évoquent les filiations artistiques : Louis Chedid (16 octobre) ou Thomas Dutronc (5 décembre). Côté danse hip-hop, le chorégraphe Mourad Merzouki (2 décembre) présentera Cartes blanches.

  • A Avignon, LFI a voté pour son binôme et patiente

    A Avignon, LFI a voté pour son binôme et patiente

    Trois mois après avoir désigné Mathilde Louvain et Farid Faryssy comme chefs de file de la France insoumise en vue des municipales de mars, les adhérents avignonnais se réunissaient, jeudi soir, en assemblée pour désigner cette fois leur tête de liste. Présent, le député Raphaël Arnault (LFI-NFP) avait indiqué qu’il ne serait pas candidat.

    Pour l’heure, LFI n’a officiellement pas encore validé le binôme paritaire candidat. « Le processus interne suit son cours », nous indique Mathilde Louvain, dans l’attente des « certifications du national ». Même son de cloche chez Farid Faryssy, qui attend que « Paris se prononce ». Mais, selon nos informations, l’assemblée de jeudi n’a pas été un long fleuve tranquille. « Cela a été tendu », confie un protagoniste. Les 48 votants, à bulletins secrets, avaient le choix entre des combinaisons de plusieurs binômes paritaires, alternant homme-femme et femme-homme.

    Mathilde Louvain et Farid Faryssy étaient sur les rangs, de même que Geneviève Lepage, Bruno Delaunay et Sylvain Nandan. In fine, le duo Farid Faryssy – Geneviève Lepage serait celui qui cumule le plus de voix. Notons que cette dernière est actuellement conseillère municipale à Villeneuve-lès-Avignon, commune gardoise du Grand Avignon. Mais devant l’étroitesse des résultats, rien ne dit que cela soit confirmé au national. Quoi qu’il en soit, cela n’empêche pas, selon Mathilde Louvain, « les échanges de se poursuivre avec les autres groupes » à gauche.

  • L’université d’Avignon grandit malgré les incertitudes

    L’université d’Avignon grandit malgré les incertitudes

    Dans cette période trouble, d’incertitudes, d’instabilité au niveau national, de situation compliquée des finances publiques, d’une situation géopolitique tendue, nos usagers ont besoin qu’on maintienne le cap. » C’est ainsi que Georges Linarès, président d’Avignon Université, a conclu son discours lors de la rentrée solennelle de l’université, ce jeudi 11 septembre.

    Car, malgré ce contexte, les projets ne manquent pas. D’autant que le nombre d’étudiants est le plus élevé depuis plusieurs années, avec un peu plus de 7 000 personnes réparties entre les deux campus de la Cité des Papes. « L’effectif était extrêmement critique pendant plusieurs années. On a inversé la tendance et il faut continuer cet effort », poursuit le responsable, qui se réjouit également « d’une offre de formation plus étoffée ». Et, afin de poursuivre ce développement, la présidence de l’université mise notamment sur les partenariats. « Il y a des limites structurelles lorsque l’on est une petite université. Pour les dépasser, et le faire dans un schéma qui soit économiquement soutenable, il faut multiplier les partenariats », précise Georges Linarès.

    Réorganisation

    Car l’exercice précédent n’a pas été de tout repos pour la direction d’Avignon Université, en témoigne la journée « université morte » en décembre dernier. Les cours n’avaient pas été assurés afin d’alerter sur la situation financière critique, suite au désengagement de l’État. Sur ce point, sans en préciser les contours, le président de l’établissement avignonnais a évoqué des « projets de transformation internes », stipule Georges Linarès.

  • Place publique affiche sa force et espère des alliances

    Place publique affiche sa force et espère des alliances

    Le théâtre du Rouge Gorge portait bien son nom, ce vendredi, pour accueillir la présentation de la méthode et lignes directrices du projet de Place publique pour les municipales des 15 et 22 mars. Car la tête de liste Benoît Belvalette a la voix qui a bien chauffé, exposant longuement comment le parti de Raphaël Glucksmann entend « faire de la politique autrement ».

    Novice en politique – il a pris sa première carte à Place publique il y a un an – cet inspecteur général de justice de 56 ans a surtout été pendant plusieurs années à Avignon directeur territorial de la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ) . « Cette thématique sera prioritaire avec le plus gros budget », annonce déjà Benoît Belvalette, qui tiendra une première réunion sur ce sujet le 25 septembre. Le candidat a vanté son expérience professionnelle (notamment son rôle dans la création du restaurant d’insertion Graines de piment ou l’école numérique des apprentissages) comme un atout pour mettre en place des projets transversaux. « Je fais une force de ne pas avoir d’expérience politique, je serai plus légitime car je ne me sens pas prisonnier de ce qui a été fait », soutient-il.

    Pointant « trois cailloux » que sont la sécurité, la propreté ou la circulation, Benoît Belvalette entend « régénérer » la classe politique. « Je n’attaquerai jamais un parti ou la majorité sortante mais il faut un changement sur la forme et sur le fond », clame-t-il. Il dénonce en creux le fonctionnement actuel trop cloisonné de Cécile Helle : « On est plus fort ensemble, le maire ne peut décider seul dans son bureau avec son directeur de cabinet. » À ses côtés figurent pourtant Claude Nahoum et Catherine Gay, actuels premier adjoint et adjointe à la sécurité de Cécile Helle qui, sans adhérer à Place publique, soutiennent la démarche (notre édition du 28/08).

    Si dans son propos, Benoît Belvalette se voit déjà aux responsabilités, il tend la main et « rêve d’une alliance du bloc de gauche excepté la France insoumise ». Des échanges « permanents » ont lieu ainsi avec les candidats déclarés issus de la majorité, Joël Peyre et Paul-Roger Gontard en tête, mais aussi David Fournier, dont il attend « une clarification » face à LFI. Quant à s’ouvrir vers le bloc de centre droit, comme le prône Paul-Roger Gontard, « on verra au second tour », conclut le chef de file de Place publique.