Tag: Vaucluse

  • Déserts cherchent médecins moyennant 200 euros par jour

    Déserts cherchent médecins moyennant 200 euros par jour

    La situation est trop sérieuse pour être tournée à la dérision. Mais voir l’Agence régionale de santé (ARS) lancer un appel à l’aide, presque désespéré, pour trouver des médecins généralistes, et « compter sur la presse régionale », en dit long sur la faillite de notre système de santé. Comme dans de nombreux coins de France, le Vaucluse est particulièrement touché par une démographie médicale en net repli (lire ci-contre).

    En avril, le Premier ministre annonçait le lancement d’un Pacte de lutte contre les déserts médicaux, dont le dispositif « Un médecin près de chez vous ». L’idée ? Instaurer une mission de solidarité en incitant les praticiens libéraux à consulter dans les zones les plus tendues, moyennant une indemnité de 200 euros par jour. Trois territoires vauclusiens ont été retenus parmi les 151 au niveau national : le plateau de Sault, l’enclave des Papes et Rhône Lez Provence (Bollène). Prévue pour démarrer en septembre, la mesure s’affiche désormais à partir du 6 octobre. « On est dans le flou, je ne vois pas trop comment ça peut fonctionner dès octobre, d’autant plus que le formulaire de volontariat ne nous est pas encore parvenu », doute Bernard Arbomont, président du conseil de l’ordre des médecins de Vaucluse. N’importe quel médecin en activité ou à la retraite depuis moins de 3 ans est éligible. « Les volontaires pourront se faire remplacer dans leur propre cabinet, car si c’est pour qu’ils le ferment pendant ce temps-là, cela revient à déplacer le désert médical », précise le Dr Arbomont.

    Des concertations ont eu lieu avec la Préfecture, les différentes communautés professionnelles de santé ou les collectivités. Pour l’heure, aucun médecin volontaire à l’horizon. « On est prêts à en accueillir dans nos centres de santé, quand il y a de bonnes initiatives d’où qu’elles viennent, il faut qu’elles voient le jour », appuie Dominique Santoni. La présidente LR du Département réfute toute concurrence avec son plan santé qui, depuis trois ans, vise à recruter et salarier des médecins généralistes. Rappelons qu’il y a un an et demi, acteurs politiques et sanitaires, ont lancé Vaucluse santé attractivité, visant à draguer les médecins et faciliter leurs démarches.

    Encore 5 ans de pénurie ?

    Max Raspail, maire (DVG) de Blauvac et président de la communauté de communes Ventoux sud, fait partie des trois territoires retenus. Depuis le début de l’année, il peine pourtant à attirer un médecin dans la nouvelle maison médicale construite sur le hameau de Saint-Estève. « Lors du dernier conseil municipal, on a voté une délibération pour faire appel à un chasseur de têtes et attirer un docteur », expose-t-il. Le cabinet dispose déjà « d’un kiné, d’un ostéopathe et il y a un appartement de 90m2 avec terrasse pour se loger », insiste Max Raspail. Si Blauvac n’a jamais eu de médecin, les habitants se tournaient jusque-là vers les villages voisins de Mazan ou Malemort. « Mais il y a eu des départs à la retraite, il faut aller à Carpentras, c’est compliqué. On aura beau faire 1 000 efforts, on ne va pas inventer l’eau chaude : la réalité, c’est qu’on manque de médecins », diagnostique le maire. Avant que la fin du numerus clausus se fasse sentir, « on a encore bien 5 années difficiles devant nous », conclut Bernard Arbomont.

  • La nouvelle aire d’accueil des gens du voyage fédère

    La nouvelle aire d’accueil des gens du voyage fédère

    Quelques centaines de mètres après la déchèterie de Courtine, à Avignon, le goudron neuf de la nouvelle aire d’accueil témoigne de sa toute récente réhabilitation. Et celle-ci est également plébiscitée par ses résidents.

    En effet, une enquête du Grand Avignon, menée auprès des 12 premières familles installées sur place après son ouverture le 1er juillet, montre un taux de 100% de satisfaction pour les équipements et la superficie des emplacements. « Les résultats sont unanimes : l’équipement répond aux attentes et conforte son rôle d’aire de passage », se réjouit ainsi l’intercommunalité dans un communiqué de presse.

    Et sur place, les résidents confirment la qualité de vie qu’offre ce nouvel équipement. « Avant, ce n’était pas du tout comme ça. C’était sale, tout était cassé. On n’a pas à se plaindre », glisse par exemple Raynard Lacroix, retraité, avec sa femme, et installé à nouveau depuis une dizaine de jours sur place. « Tout va bien », embraye Manon Santiago, qui est sur l’aire pour la deuxième fois en deux mois, pendant que son fils d’une dizaine d’années gambade entre les caravanes pour rejoindre ses copains. « Lorsque l’on fait remonter un problème, les équipes sont très réactives, que ce soit sur l’eau ou sur la propreté, par exemple. Et malgré la proximité avec la déchèterie, ce qui peut faire peur, il n’y a aucune odeur qui remonte. Mais surtout, les assistantes sociales sont très réactives, ce qui n’est pas du tout le cas partout », ajoute la mère de famille. La gestion et l’accompagnement social font en effet partie des éléments les plus appréciés, d’après le même questionnaire, avec les équipements, la superficie des emplacements ainsi que le sentiment de sécurité dans l’aire.

    Améliorations possibles

    Les familles avaient également la possibilité d’exprimer librement quelles améliorations elles souhaitaient voir sur l’aire. Il en est ressorti une liste de souhaits : la pose de dalles en béton sous les étendoirs à linge, l’ajout de prises électriques, des robinets en extérieur, la création d’un terrain de pétanque et d’une aire de jeux pour enfants, ou encore l’installation de bloque portes, ce qui est déjà programmé par le Grand Avignon. Les autres suggestions, axées sur le confort, « seront étudiées dans le cadre d’éventuels ajustements », confirme le Grand Avignon.

    Début septembre, l’aire avait accueilli 31 familles, soit 101 personnes au total. Le taux d’occupation est de 62,5% et la durée moyenne de séjour est d’un mois. « Cette forte fréquentation confirme la qualité et l’utilité de l’aire d’accueil de Courtine, qui répond pleinement à sa mission d’accueil temporaire dans des conditions dignes et sécurisées », conclut l’intercommunalité.

  • Le Vaucluse se prépare face aux épisodes pluvieux répétés

    Le Vaucluse se prépare face aux épisodes pluvieux répétés

    L’arrière d’une voiture dépassant de quelques dizaines de centimètres de l’eau du parking inondé de Caumont-sur-Durance aura servi d’illustration des comportements à ne pas avoir en cas de fortes pluies, ce lundi 22 septembre.

    En effet, la préfecture de Vaucluse a tenu, en milieu d’après-midi, une conférence afin de lancer la campagne de prévention contre les pluies intenses, avec une période propice aux épisodes méditerranéens. Hasard du calendrier, celle-ci s’est donc déroulée au lendemain d’intempéries records sur la commune vauclusienne, avec pas moins de 133 millimètres d’eau tombés en une nuit. Si les Caumontois, hormis le conducteur du véhicule submergé, s’en sont majoritairement bien sortis « car on était bien préparés et on a appris à se gérer, car on a l’habitude », témoigne le premier édile, Claude Morel, ce ne fut pas le cas de tout le département. S’il n’y a pas eu de victimes, le Sdis de Vaucluse a en effet dénombré 260 interventions et 540 appels en lien avec le phénomène orageux, contre 140 coups de fil quotidiens en temps normal. Cent soixante-dix pompiers ont été mobilisés, et il y a eu deux interventions suite à des impacts de foudre, dont une personne qui a dû être hospitalisée. Deux mille six cents foyers ont été privés d’électricité et le campus Hannah Arendt de l’université d’Avignon, en centre-ville, est resté fermé ce lundi.

    En ce 33e anniversaire des inondations qui ont tué 46 personnes à Vaison-la-Romaine après des pluies diluviennes, le préfet de Vaucluse, Thierry Suquet, a ainsi « fait le vœu de développer la culture du risque auprès de nos concitoyens pour adopter les bons comportements afin que chacun puisse assurer sa sécurité et éviter que de tels événements se reproduisent ». Des inondations qui laissent des dégâts et dont on tient désormais compte. « Il y a de toute façon un problème d’urbanisme. C’est pour ça qu’il y a des plans de prévention du risque inondation qui limitent l’urbanisation aujourd’hui, qui imposent, quand on est dans des zones inondables de basse fréquence, de limiter les constructions, voire même, dans des secteurs qui ont été sinistrés, de ne pas reconstruire du tout. Aujourd’hui, dans la préparation à long terme, il faut repenser la ville pour qu’elle s’adapte à ce genre de phénomènes et, en particulier dans le Vaucluse, limiter les constructions en zone inondable. Ce sont des messages que l’on doit faire passer, car j’ai encore énormément de demandes », pousse le représentant de l’État. En Vaucluse, 225 000 personnes, soit 42% des habitants, vivent en zone inondable.

    Et ces épisodes de pluies intenses sont amenés à se répéter de plus en plus fréquemment.

    Épisodes fréquents

    Face à ces épisodes « deux fois plus nombreux et 12% plus intenses qu’en 1960 », précise Météo-France, les pompiers indiquent qu’il y a trois étapes pour se comporter de façon adaptée à cette situation. Tout d’abord, anticiper : en garant son véhicule en hauteur à la veille d’un épisode orageux, en préparant des réserves de nourriture pour 72 heures et du matériel de soin chez soi, tout en identifiant les personnes vulnérables. Puis se protéger en restant à l’abri chez soi ou chez des voisins si ceux-ci sont en hauteur. Enfin, se tenir informé des consignes de sécurité, car si l’eau est descendue, le danger persiste, notamment par rapport à l’électricité.

    « Il faut repenser
    la ville pour qu’elle s’adapte à ce genre de phénomènes »

  • La CGT demande la systématisation des escortes de détenus en psychiatrie

    La CGT demande la systématisation des escortes de détenus en psychiatrie

    « Devoir aller chercher un détenu potentiellement dangereux, classé niveau 3 de dangerosité pénitentiaire, dans l’une des prisons les plus sécurisées de France, située sur le territoire des Bouches-du-Rhône, sans l’assurance d’avoir une escorte assermentée… La loi ne le prévoit pas, c’est aberrant, surréaliste, irresponsable », a publié ce vendredi 20 septembre la CGT du centre hospitalier de Montfavet sur ses réseaux sociaux.

    Car la veille, l’administration de l’établissement de santé avait reçu, de la part de la direction de l’administration pénitentiaire d’Arles, une lettre leur demandant le transfert, en précisant qu’il « ne sera assuré que par du personnel médical, à l’exclusion de tout pénitentiaire, conformément à la réglementation en vigueur ».

    Danger pour les équipes

    Une escorte a finalement été autorisée après l’usage du droit de retrait des agents du centre hospitalier de Montfavet. « On n’en demandait pas moins, mais demain, qu’en sera-t-il ? Il faut absolument pérenniser ces escortes ! Pour la sécurité des personnels mais également de la population présente sur le trajet du transfert, car le danger, nous le savons que trop bien, peut venir de l’extérieur de l’ambulance », pousse le syndicat. « C’est un problème récurrent dans le département. Et c’est à la fois dangereux pour nos équipes et la population. Il y a un mois, un téléphone a été trouvé dans le derrière d’un détenu et a favorisé l’évasion », confie Claire Moréno, secrétaire générale CGT de l’établissement.

  • Vers un maintien de Gilbert Marcelli à la tête de la CCI ?

    Vers un maintien de Gilbert Marcelli à la tête de la CCI ?

    La prudence reste de mise eu égard à la gouvernance tourmentée de la chambre de commerce et d’industrie de Vaucluse (CCI 84) depuis plusieurs années. Mais, sauf surprise, Gilbert Marcelli devrait être reconduit ce mardi à la présidence de l’institution à l’issue d’une assemblée générale spécialement dédiée à la question de l’élection du nouveau bureau et président. Un épilogue qui doit mettre fin à la mise sous tutelle renforcée temporaire, décidée par la préfecture de région il y a un mois (notre édition du 21 août).

    Début août, deux nouveaux membres du bureau avaient présenté leur démission, portant à 4 sur 7 le nombre de départs. Une vacance majoritaire qui avait donc entraîné la mise sous tutelle et la nécessité « de procéder à une nouvelle élection de l’ensemble du bureau de la CCI au plus tard dans les deux mois », notait alors la Préfecture. Cette élection se tient donc à partir de 18h ce mardi dans les locaux de la CCI 84, à Avignon. « Un non-événement », nous confiait Gilbert Marcelli en août, au moment de la mise sous tutelle, surjouant un peu la confiance en vue d’une réélection.

    Un concurrent en béton ?

    Certes, selon nos informations, il part favori du scrutin. Ce qui ne semblait pas gagné d’avance il y a quelques semaines. Au final, seul Bruno Delorme, secrétaire de la CCI et premier démissionnaire du bureau il y a un an et demi, devrait se présenter face à Gilbert Marcelli. Rappelons que les deux sont issus de la même liste qui a remporté les élections en 2021 et du même collège, celui de l’industrie. Bruno Delorme est à la tête d’un gros groupe de BTP et transports (carrières, centrales à béton…). Un temps pressentie, la candidature de la vice-présidente Catherine Panattoni ne devrait pas à aboutir. « Elle devrait se rallier de nouveau à Gilbert Marcelli », glisse un élu.

    « Il y a 70% de chances que Gilbert Marcelli soit réélu », indique Richard Hémin, trésorier adjoint, dernier démissionnaire, qui fera valoir ses griefs « sur la gestion et le fonctionnement » ce mardi soir. Dominique Damiano, vice-président de la CCI 84, laisse aussi entendre que le président sortant sera reconduit. « Certains ont mal vécu quelques situations, il y a peut-être un rééquilibrage à opérer mais plein de beaux chantiers ont été lancés », assure-t-il. « Au sein de l’U2P [union des entreprises de proximité, Ndlr], on doit déterminer ce soir [lundi] qui l’on soutient », poursuit Dominique Damiano. Le président de l’U2P, Nordine Saihi, était aussi secrétaire adjoint de la CCI et démissionnaire en août « pour raisons personnelles », selon Gilbert Marcelli. La mandature actuelle de la CCI doit s’achever en 2027.

  • L’ultime acte de Terre de culture veut attirer les derniers curieux

    L’ultime acte de Terre de culture veut attirer les derniers curieux

    Dans six mois, Cécile Helle ne sera plus maire d’Avignon. Mais elle souhaite fortement que le concept de Terre de culture 2025 s’inscrive dans la durée. « Il faudrait pouvoir continuer à fêter régulièrement l’anniversaire d’Avignon capitale européenne de la culture », propose Cécile Helle au moment, vendredi soir, de présenter la programmation du 3e et ultime acte de cette année dite de « Curiosités »*, lancée pour célébrer les 25 ans du label. « En dehors du mois de juillet, il est important de faire vivre la culture et la remettre dans les pratiques des habitants partout et dans tous les quartiers », martèle la maire.

    Pour ces quatre derniers mois déjà entamés, l’accent est mis d’abord sur l’exposition à l’église des Célestins, lancée ce vendredi. Un hors les murs du muséum Requien, temple d’histoire naturelle, où quelque 6 000 spécimens, habituellement dans les réserves du musée, sont exposés jusqu’au 11 novembre. Toujours côté expositions, l’artiste de street art Mifamosa montrera son travail, du 8 novembre au 30 décembre, au cloître Saint-Louis. Volontairement discret, l’artiste s’est déjà distingué à Avignon en illustrant le nom de rues par des mosaïques pixélisées. Enfin, les archives municipales proposent, jusqu’en avril, une sélection d’archives privées dont certaines visibles H24 sur les murs des archives en centre-ville.

    Rapidement s’avance un événement d’envergure, dans le sillage du curieux banquet, le 14 septembre. Place à la curieuse parade, le samedi 11 octobre. Depuis la maison commune Nord (14h30) jusqu’à la place Pie (17h), une dizaine de chars défileront sur 75m. Un événement piloté par des acteurs locaux – compagnie Deraïdenz, le collectif la Sauceau Clown (LSC), l’atelier Métissé et le musicien Maescyn – « pour imaginer ensemble un projet artistique hors du commun, dont la réflexion et les premiers échanges ont débuté il y a 18 mois ». Plusieurs associations, structures sociales ou établissements scolaires se sont joints au projet.

    Outre la traditionnelle semaine italienne (4 au 19 octobre), une première semaine ultramarine (3 au 8 novembre) sera consacrée aux territoires d’outre Mer par le biais d’animations, ateliers cuisine ou spectacles à la chapelle du Verbe incarné. Une 4e Maison folie verra le jour, le 27 septembre, à Champfleury pour un nouvel espace de vie et création culturelle.

    Le dernier mois sera consacré aux festivités de fin d’année qui s’annoncent encore plus scintillantes et historiques. Ainsi, pour fêter les 30 ans du classement par l’Unesco au patrimoine mondial, le palais des Papes revêtira un nouvel habit de lumière. Quant aux remparts, un parcours-découverte sera dévoilé. Quatre soirées sons et lumières sont actées du 19 au 22 décembre. Symboles de la fête des Lumières à Lyon, des Anooki (statues géantes d’esquimaux) paraderont le 29 novembre puis s’accrocheront à la façade de l’église des Célestins jusqu’au 27 décembre. Le traditionnel feu d’artifice du 23 décembre prendra des allures de grande clôture de l’année Terre de culture.

  • Une fréquentation touristique stable en Vaucluse en 2025

    Une fréquentation touristique stable en Vaucluse en 2025

    Une saison estivale marquée par la stabilité, assure l’agence Vaucluse Provence Attractivité, dans un communiqué publié mi-septembre.

    En effet, en s’appuyant sur les données de l’outil Flux Vision Tourisme, l’agence précise que « la présence des visiteurs français comme étrangers a permis au département de conserver un niveau proche de celui enregistré l’an dernier ». Cela s’illustre avec un total de 16,4 millions de nuitées en Vaucluse, depuis le mois de janvier, contre 17 millions sur la même période en 2024.

    Et ce, notamment, avec une légère augmentation de la fréquentation française (+1%), dont 35% concentrée sur les mois de juillet et août. Ce qui confirme, d’après Vaucluse Provence Attractivité, « l’attractivité du territoire ». Les visiteurs français viennent majoritairement d’Île-de-France, d’Auvergne-Rhône-Alpes et de Paca, et tout particulièrement de Paris.

    La visite de la clientèle étrangère est, elle, en légère baisse, avec un recul de 4% comparé à l’exercice précédent. Ce recul concerne « principalement les clientèles de proximité », à savoir Allemands, Néerlandais et Belges. Mais ceux-ci restent tout de même les visiteurs étrangers les plus représentés sur le territoire, « confirmant le rôle majeur des clientèles européennes », précise l’agence. Tandis que la visite des Britanniques, des Américains ou encore des Suisses est en légère progression.

    Affluence record aux festivals

    Ce qui, toujours d’après l’agence, a globalement satisfait les professionnels du secteur. D’après une étude réalisée à la fin de la saison estivale, 77% d’entre eux se disent satisfaits de cette fréquentation, soit 11 points de plus que l’an dernier. « La saison, concentrée entre mi-juillet et mi-août, s’est traduite par des séjours plus courts, mais aussi et surtout par des dépenses davantage maîtrisées en loisirs et restauration. Malgré un contexte marqué par des épisodes de fortes chaleurs et une diminution du pouvoir d’achat, les clientèles françaises et étrangères ont répondu présent », analyse Vaucluse Provence Attractivité.

    Cette satisfaction est encore plus élevée sur la destination du Grand Avignon, avec 83% de professionnels satisfaits, « portée cet été par une affluence record aux festivals », poursuit l’agence.

    Et l’année n’est pas encore finie, car deux tiers des nuitées annuelles se passent hors saison estivale. Ainsi, 59% des acteurs du tourisme interrogés affichent des perspectives optimistes pour l’automne.

  • Tom Baldetti : « La justice et l’égalité c’est dans mes gênes »

    Tom Baldetti : « La justice et l’égalité c’est dans mes gênes »

    Tom Baldetti : Je suis un humoriste originaire de Toulouse installé à Paris depuis 5 ans maintenant, j’y suis en spectacle toutes les semaines et en tournée dans toute la France actuellement.

    Vous avez explosé sur les réseaux avec le personnage de la Sardine, comment est venue l’idée ?

    T.B. : C’est un personnage que je fais à mes amis depuis petit et que j’ai décidé de mettre en scène sur les réseaux sociaux dans l’objectif de remplir ma salle de spectacle. Il s’avère que ce personnage a pris un peu d’ampleur, c’est grâce à lui que le grand public me découvre mais ce n’est pas ce que je suis dans mon entièreté. Il incite les gens à venir me voir en spectacle et c’est là que l’on découvre ce qu’il se passe dans ma tête.

    Quelle est la différence entre la Sardine et Tom Baldetti ?

    T.B. : La Sardine est peut-être une partie de moi qui dit des choses un peu absurdes avec un parler qui lui est propre et notamment l’accent marseillais. Moi je suis quelqu’un de plutôt sensible qui parle de sujets assez personnels avec des anecdotes qui sont quand même faites pour que tout le monde puisse s’identifier, que chacun puisse se repérer dans toutes ces histoires et la Sardine vient agrémenter tout ça de manière un peu… piquante !

    Pourquoi avoir un tel attachement à Marseille et à son accès ?

    T.B. : D’une manière générale je suis très attaché au Sud, bien que je vienne du sud-ouest (rires). Mon père est originaire de Marseille et j’ai toujours aimé la région, l’accent, les gens. Tout ce qui touche à cet endroit de la France. Pour moi c’est un hommage à cette ville et à cette région que j’apprécie tout particulièrement.

    Au-delà de l’accent marseillais vous faites aussi l’accent québécois et russe. C’est une passion l’imitation ?

    T.B. : Disons que ça me fait beaucoup rire donc je le fais et je m’amuse. C’est quelque chose qui me vient de mon père, on faisait ça à longueur de journée quand j’étais petit et ça m’amuse toujours autant donc si ça fait rire, tant mieux !

    Vous avez beaucoup de dates dans le Sud dans le courant de l’année et en 2026, ces dates ont-elles une saveur particulière pour vous ?

    T.B. : Avant même d’être confronté à une certaine notoriété j’aimais particulièrement m’y produire parce que les gens sont beaucoup plus chaleureux dans la vie d’une manière générale et dans les salles de spectacle. Dans les réactions, les rires… Ils sont moins coincés que dans d’autres régions. C’est vrai qu’à Paris ils ont quand même un petit balais dans le cul, pour être le plus franc possible. Les gens sont chauds et c’est aussi pour ça qu’on se met une pression différente.

    Il y en a plus de pression ?

    T.B. : Bien sûr ! Il y en a à chaque fois mais d’autant plus dans cette région parce que le personnage, parce que les réseaux sociaux etc. Ils ont certainement une attente particulière et l’idée c’est d’être à la hauteur de ce qu’ils attendent et jusque-là j’ai l’impression d’avoir fait le travail. Ils sont contents de découvrir vraiment qui je suis au final…

    Justement à quoi on doit s’attendre en venant voir « Tome 1 » ?

    T.B. : C’est un spectacle autobiographique car c’est le premier, c’est de l’humour de situation. C’est une ode à ma famille, mon rapport à la parentalité, mon prisme entre l’âge adulte et l’adolescence parce que je suis adulte selon l’aspect juridique mais dans ma tête je suis loin de l’être et toutes ces anecdotes me racontent.

    Dans l’un de vos sketchs vous vous moquez d’Eric Zemmour et des racistes, quel regard portez-vous sur la montée des extrêmes en France ?

    T.B. : De manière générale je suis contre et pas qu’en France. Je suis pour l’égalité à tous les niveaux, pour la paix et la justice. Je ne pense pas que tout cela soit propice avec la montée des extrêmes qui effectivement montent beaucoup en France. J’essaie de m’engager sur certains de mes sketchs mais c’est quelque chose qui fait partie de moi.

    A contrario, dans l’une de vos chroniques sur France Inter vous parlez de votre grand-mère soixante-huitarde avec beaucoup de tendresse, La France est dans la rue en ce moment pour plus de justice et d’égalité. Qu’en pensez-vous ?

    T.B. : Je soutiens tous ces mouvements, je suis le premier à rejoindre ces manifestations d’ailleurs, c’est ancré en moi. Je sais que je ne suis pas le plus engagé dans ce que je dis et dans ce que je fais mais c’est dans mes gênes, dans ma famille depuis toujours. Je viens d’une famille engagée et militante et moi je suis dans cette lignée-là.

    Une punchline qui reflète bien Marseille et le Sud ?

    T.B. : Je suis empégué ! C’est pas mal ça (rires)

  • Santoni redoute plus LFI que le RN

    Santoni redoute plus LFI que le RN

    Depuis son élection à la présidence du Département, Dominique Santoni a pris l’habitude de recevoir la presse à la rentrée de septembre. Manière d’aborder plusieurs sujets d’actualité. Comme bien sûr les projets du Conseil départemental : un 5e centre de santé devrait voir le jour à Pernes-les-Fontaines en 2026, de même qu’un label sur trois années, « Vaucluse plus belles routes du sud, visant à rénover, embellir, fleurir, rendre cyclable » les voies phares du Département comme le Ventoux ou les gorges de la Nesque.

    Le tout dans un contexte toujours incertain : « On prévoit un budget 2026 similaire à celui en cours, de rigueur et de désendettement car on n’a pas la planche à billets mais du bon sens », livre Dominique Santoni, « agacée » par la situation du pays. Elle ne voit pas d’autre issue qu’une nouvelle dissolution. « J’en ai marre du spectacle donné », se désole la présidente, qui n’attend rien de particulier de Sébastien Lecornu. Même un poste de ministre ? « Ce serait passionnant mais ce n’est pas d’actualité et en 4 mois, impossible de faire des réformes », répond-elle.

    Dominique Santoni reste donc concentrée sur le Vaucluse et plus largement les collectivités, seules à même, « par leur proximité », d’apporter des réponses concrètes. Et de soutenir ainsi davantage de décentralisation alors qu’aujourd’hui les départements ne lèvent plus de fiscalité directe. « Je suis bien ici », assure la présidente pour qui il est trop tôt de parler de second mandat (les départementales ne sont prévues qu’en 2028). « Il ne faut pas faire plus de deux mandats », confie-t-elle, laissant supposer qu’elle serait prête à rempiler.

    D’autres élections locales approchent, les municipales en mars. L’ex-maire d’Apt n’est pas intéressée par un retour à l’Hôtel de ville, mais s’inquiète pour Avignon. « Quand je vois la dispersion dans la majorité [lire page précédente] avec 4 élus qui sont candidats ou soutiennent un autre candidat, le risque clairement c’est LFI », estime Dominique Santoni. Plus que le RN ? « Oui, assume-t-elle. Je ne crois pas non plus aux promesses du RN mais son projet fracture moins le pays que LFI, chez qui je ne vois que du chaos et un projet qui ne rassemble pas les Français. » Quant à la droite, la présidente voit d’un bon œil l’arrivée possible d’Olivier Galzi qui, comme elle, parle « du parti du bon sens » et appelle Julien Aubert à s’en rapprocher.

  • Le PCF, L’Après et Génération.s appellent au rassemblement

    Le PCF, L’Après et Génération.s appellent au rassemblement

    Alors que trois élus de la majorité d’Avignon se sont déjà déclarés candidats aux prochaines élections municipales, à savoir Paul-Roger Gontard (La Convention), David Fournier (PS) et Joël Peyre (PRG), et que le premier adjoint Claude Nahoum soutient la candidature de Benoît Belvalette (Place publique), le PCF, l’Après et Génération.s en appellent à faire front commun à gauche.

    « À six mois des élections, on a devant nous un panorama éclaté. Et on entend des associations et des citoyens de gauche qui nous sollicitent et nous appellent à se responsabiliser pour ces élections. On appelle à un rassemblement le plus large possible à gauche », confirme ce vendredi 19 septembre Julien de Benito, secrétaire départemental du PCF en Vaucluse.

    « cela doit se faire aux côtés des habitants »

    « Le spectacle des candidatures multiples et des égos de chacun ne fait que faire reculer les personnes dans leur investissement politique communal. Le premier échelon, c’est la commune. Ce serait bien de faire revivre ça ici », pousse également Frédérique Boyer, co-fondatrice de l’Après 84 (Association pour une République écologique et sociale). Tandis qu’Éric Deshayes, adjoint (Génération.s) au maire d’Avignon délégué à la Ville citoyenne, plaide pour une « place des citoyens dans ce débat-là, quelle que soit la discussion que l’on peut avoir avec les partenaires ou les personnalités politiques ».

    Mais qui soutenir dans ce cas ? « La raison nous pousse à dire qu’il y aura un rassemblement à gauche. C’est le souhait d’une gauche rassemblée, comme on a pu le faire avec le Nouveau front populaire, mais aussi lors des deux mandats de Cécile Helle », assure Rémy Blanc, conseiller départemental PCF. « On n’y va pas dans une perspective d’échec. Il y aura un rassemblement plus large », embraye Julien de Benito, espérant une clarification d’ici début 2026. « Le rassemblement existe en réalité au sein des militants, mais il faut passer au-delà des égos », réitère Yves Marie-Cardine, co-référent de l’Après 84. « Et cela doit se faire aux côtés des habitants », ajoute Éric Deshayes, qui encourage ces derniers à aller à la rencontre des formations politiques : « C’est avec eux que les choses avanceront. »

    Face aux diverses candidatures à droite et à l’extrême droite, le risque d’un échec par division inquiète. « Il nous paraîtrait irresponsable qu’en raison de stratégies politiques décidées ailleurs ou d’ambitions personnelles démesurées, Avignon soit livrée au RN, porteur d’un projet d’exclusion, de division et de destruction écologique, économique et culturelle », poussent les trois partis dans leur communiqué commun.

    Ne pas se tromper d’ennemis

    « Si Avignon, bastion de la gauche et commune préfecture, bascule à l’extrême droite, c’est aussi le département qui bascule », craint Rémy Blanc. « Nos ennemis, ce ne sont pas les partis de gauche. C’est le capitalisme et le fascisme avant tout. L’extrême droite arrive à notre porte et veut sabrer dans la culture, donner des moyens pour la répression. Il ne faut pas se tromper d’ennemis, même si on peut penser que des gens de gauche ont un peu le portefeuille à droite, ce ne sont pas nos ennemis », abonde Yves Marie-Cardine.