Tag: Vaucluse

  • Les rendez-vous du 10 septembre dans les Bouches-du-Rhône, le Var et le Vaucluse

    Les rendez-vous du 10 septembre dans les Bouches-du-Rhône, le Var et le Vaucluse

    Dans les Bouches-du-Rhône

    Marseille.

    6h30 : Des points de rendez-vous sont programmés par « Indignons nous, bloquons tout » dès 6h30 à la Porte d’Aix, Place Castellane, au métro La Rose et sur le parking McDo de la Valentine.

    10h Réformés : appel à une manifestation rejoint par l’intersyndicale CGT, FSU, FO, Solidaires.

    18h Assemblés aux Réformés.

    Des blocages des autoroutes sont programmés au niveau de l’autoroute nord, du littoral et de la L2.

    La CGT AP-HM et la CGT des Territoriaux appellent à la grève.

    Pertuis. 10h Rond point MacDO

    Vitrolles. 6h30 Rond point Coca-cola

    Septèmes-les-Vallons. Grève des Territoriaux CGT.

    Aix-en-Provence. Un rassemblement est prévu à la Rotonde à partir de 12h à l’appel de « Indignons nous, bloquons tout ».

    Gardanne. Grève des Territoriaux CGT.

    Aubagne. 8h à la gare. Puis 17h assemblée populaire à l’espace des Libertés.

    Istres. Un rassemblement est organisé au rond-point du Auchan à 9h à l’appel de membres de « Indignons nous, bloquons tout ».

    Marignane. Grève des Territoriaux CGT.

    Martigues. Grève à l’appel de la CGT au centre hospitalier.

    Salon-de-Provence. 8h30 Hyper Intermarché. Grève des Territoriaux CGT.

    Arles : deux rassemblements sont organisés à 7h, place de la République et au Rond-Point Point de Crau à l’appel de « Indignons nous, bloquons tout ».

    Saint-Martin de Crau. Des blocages d’entrepôts sont annoncés par « Indignons nous, bloquons tout ».

    Vitrolles. « Indignons-nous, bloquons tout » annonce un blocage de Ikea.

    Et aussi : les salariés CGT Mines Energies en grève continuent les piquets de grève à Marseille, Tarascon, Fos-sur-Mer, Gardanne, Roquefort-La-Bédoule, Bouc-Bel-Air et Aix-en-Provence.

    Dans le Var

    Deux rassemblements vont cibler des zones commerciales. Une opération de blocage à partir de 5 heures du matin, sur le parking d’Hyper U aux Arcs-sur-Argens. suivie d’un pique-nique partagé et d’une Assemblée Populaire et Citoyenne dans le parc du Réal. Une autre à partir de 9 heures sur le parking de Leroy Merlin à La Valette-du-Var, à proximité de l’Avenue 83.

    Des actions sont aussi prévues à partir de 7 heures au parking du collège de Montauroux et 7 heures 15 devant le lycée Dumont d’Urville à Toulon. À 11h, un « pique-nique militant » est annoncé sur les berges du Caramy, à Brignoles. Le rond-point du péage de Bandol devrait aussi être occupé.

    Dans le Vaucluse

    Avignon. 10h rassemblement place de l’Horloge à l’appel de « Indignons nous, bloquons tout ». 11h agora citoyenne place du Palais des papes. 14h30 : rassemblement devant la préfecture à l’appel du Snudi-FO. Appel à la grève de la CGT CPAM et des Territoriaux du conseil départemental 84.

    Carpentras. Agora à partir de 10h30 devant la mairie.

  • L’opposition de gauche étrille le bilan Bompard

    L’opposition de gauche étrille le bilan Bompard

    Ce n’est pas encore pour aborder les municipales (15 et 22 mars) que Fabienne Haloui (PCF) et Patrick Savignan (DVG) ont reçu la presse, ce lundi. Les conseillers municipaux d’opposition ont encore une demi-année de mandat avant le nouveau scrutin. Certes, Fabienne Haloui confirme qu’elle ne se représentera pas malgré « les esprits tourmentés de juillet ». Allusion à la tentative avortée de créer une large et unique liste républicaine pour tenter de déloger l’extrême droite du clan Bompard et son maire, Yann (Ligue du sud), aux manettes depuis 30 ans. Quant à Patrick Savignan, il insiste sur le fait que le collectif Tous Orangeois, créé pour l’occasion en mars, continue d’exister.

    C’est donc en tant qu’opposants municipaux que les élus de gauche ont étrillé le bilan du maire et ses récentes actions. Un premier magistrat qui, comme son père Jacques, pourrait être empêché par la justice de se présenter. Yann Bompard ainsi que la députée RN et conseillère municipale Marie-France Lorho, seront jugés du 17 au 19 décembre à Marseille pour détournement de fonds publics, risquant l’inéligibilité.

    Une gestion « atypique » pour de mauvaises raisons

    Face au contexte national, « les services publics, la santé et la façon dont est géré l’argent public sont des questions importantes », selon Fabienne Haloui qui décline localement ces thématiques, comme autant de reproches à Yann Bompard. « Comment un maire peut redonner du pouvoir d’achat à ses administrés ? », questionne-t-elle. En cette rentrée, l’élue pense à la cantine et fait le parallèle avec Avignon, ville de gauche, qui a remunicipalisé la restauration municipale et a baissé les tarifs permettant à 52% des enfants de déjeuner pour moins d’un euro « avec un tarif maximal de 2,87 euros ». « À Orange, avec un tarif unique à 2,90 euros, 100% des familles paient plus cher que le prix maximum d’Avignon », grince Fabienne Haloui.

    « Mais de qui se moque la majorité ?  », embraye, dans une anaphore, Patrick Savignan, listant « les contribuables, les parents d’élèves, les associations avec une enveloppe de subventions équivalente à celle des villes de moins de 5 000 habitants ». Et l’élu de revenir sur le rapport de la chambre régionale des comptes de juin, qui qualifie « d’atypique » la gestion de la commune. « Pas pour délivrer un satisfecit, mais pour alerter sur des performances financières déconnectées des ambitions d’une ville qui a supprimé le service des sports et n’a pas de service jeunesse ou du logement », déplore Patrick Savignan. F.C.

  • Le collège Éluard en grève pour garder sa surveillante

    Le collège Éluard en grève pour garder sa surveillante

    Collègues, cheffe d’établissement et même inspection académique s’accordent sur un point : Delphine Guiraud, assistante d’éducation (AED) au collège Paul-Éluard de Bollène, remplit parfaitement sa mission. Le rectorat, contacté par nos soins, parle de « bons états de service ». Le gros hic, c’est qu’au bout de six années de contrat à durée déterminée au sein du même collège, la surveillante s’est vu refuser un CDI à Éluard.

    Une décision incompréhensible pour l’ensemble de ses collègues, cheffe d’établissement et parents d’élèves, dont une centaine a signé la pétition pour que Delphine Guiraud puisse être titularisée. Une grève a donc été menée, ce lundi, impliquant l’ensemble de la vie scolaire et une quinzaine de professeurs. Devant l’établissement, une trentaine de personnes s’est réunie à l’appel des syndicats Snes-FSU et CGT Éduc’action, en présence également d’Anthony Zilio, maire (SE) de Bollène et conseiller départemental qui a adressé un courrier de soutien.

    « Le 14 mars, le rectorat a refusé ma demande de CDI par une réponse non officielle, en prétextant que mon établissement comptait déjà “trop de CDI”. Après de très nombreuses relances, je reçois enfin une réponse officielle le 11 juillet : un refus sans aucun motif inscrit », retrace Delphine Guiraud, dépitée. Avec l’appui de la CGT, la justice a été saisie, le 1er août, afin de forcer le rectorat à revoir sa décision. Une requête qui a abouti le 21 août, puisque le tribunal administratif a suspendu en urgence le non-recrutement en CDI, enjoignant le rectorat à « réexaminer la situation ». Ce qui est fait puisqu’un « contrat à durée indéterminée à temps complet, au sein du collège Joseph-d’Arbaud de Vaison-la-Romaine, lui a été remis en main propre, prenant effet le 1er septembre », nous répond le rectorat, estimant qu’il s’agit du « poste non pourvu le moins éloigné de son domicile ».

    Cela reste « une injustice » pour Delphine Guiraud, qui a jusqu’au 13 septembre pour répondre à la proposition, située à 40 minutes de son domicile. « Rien ne justifie ce poste. En attendant, le collège Éluard, qui avait gelé son poste, va devoir embaucher quelqu’un d’autre en CDD », s’étrangle la CGT, qui ne comprend pas le soi-disant quota de CDI à respecter. « Le rectorat désorganise tout un établissement et une vie personnelle », ne décolère pas le syndicat, qui compte, à nouveau, sur la justice.

  • L’interdiction des poids lourds sur la rocade se précise

    L’interdiction des poids lourds sur la rocade se précise

    La municipalité d’Avignon maintient son choix d’exclure les poids lourds de plus de 38 tonnes de la Rocade Charles-de-Gaulle.

    En effet, celui-ci a été confirmé lors d’une réunion de présentation, en présence de représentants des services de l’état en Vaucluse. Ces véhicules seront ainsi interdits, à partir d’une date qui n’a pas encore été communiquée, de 7 heures à 19 heures tous les jours, sur la section du boulevard Charles-de-Gaulle comprise entre le carrefour de l’avenue de Tarascon et l’avenue Pierre-Sémard. Et ce afin de « dégager de la fluidité sur la rocade aux heures de pointe, de sécuriser les piétons et les vélos tout au long de la journée, d’améliorer la qualité de l’air ainsi que la qualité sonore, de faciliter la circulation des transports en commun et des véhicules de secours. » La première année servira d’expérimentation. Un nouveau comité de suivi réunissant les acteurs territoriaux et économiques est prévu le 17 septembre prochain.

    Un projet déjà défendu lors du dernier conseil municipal, le jeudi 26 juin, où la première édile de la Cité des Papes, Cécile Helle (PS), poussait encore pour la mise en place de cet arrêté « parce qu’il en va d’un enjeu de santé publique aujourd’hui pour tous les habitants ». Elle dénonçait également les remarques d’élus du nord du département des Bouches-du-Rhône qui sont contre cette interdiction, car elle déporterait le trafic sur leur territoire.

    Ceux-ci poussent pour la poursuite de la Liaison Est-Ouest (LEO), aujourd’hui au point mort, car le Grand Avignon et Avignon s’y opposent, avancée comme une solution par Marcel Martel, maire (DVD) de Châteaurenard. Mais les échéances électorales à venir, avec les municipales de l’an prochain, bloquent le dossier au moins pour les prochains mois. Une mesure qui n’est pas non plus complètement nouvelle. Dès 2022, la municipalité souhaitait interdire les poids lourds sur ce même axe routier, très fréquenté aux heures de pointe. Mais sa mise en place n’avait alors pas pu se faire, notamment à cause d’une mobilisation des entreprises de transport.

    Péril économique

    « On peut entendre la question de la santé de la population, mais il aurait fallu faire les choses dans l’ordre et commencer par une concertation », regrette de son côté Stéphane Paglia, président de la CCI d’Arles, dont un collaborateur a assisté à la réunion de présentation de l’arrêté. « Tout le monde a dit non autour de la table. Il faut trouver une solution intelligente. Déplacer le problème de quelques kilomètres n’en est pas une. D’autant que les trajets vont s’allonger alors que le but est d’économiser des kilomètres. Malgré les frontières administratives, on vit tous sur le même territoire, car cette décision est un non-sens économique », ajoute-t-il.

    Les organisations syndicales de transporteurs s’opposent aussi à nouveau au projet. « Fermer la rocade ne supprime pas ces flux, cela détourne près de 600 camions quotidiens vers les communes voisines, allongeant les distances parcourues, générant plus de rejets d’émissions de CO2 et de risques routiers », assurent-ils, ajoutant que « la rocade constitue aujourd’hui la voie la plus adaptée pour concilier circulation des marchandises, sécurité routière et qualité de vie des habitants. » Pour eux, cette décision « met en péril les entreprises locales par des surcoûts logistiques », « déplace la circulation vers de nouveaux habitants et sature des axes secondaires moins adaptés ». Elle remettrait aussi en cause le report modal, car « 450 camions/jour qui circulent aujourd’hui par le rail reviendraient sur la route, compromettant l’avenir du terminal de Courtine, une centaine d’emplois et 90 000 tonnes de CO2₂ économisées chaque année », complètent-ils, les conteneurs étant chargés sur des trains à la plateforme rail-route en zone Courtine, à Avignon.

    La décision ne pourra être validée qu’avec l’accord du préfet, car la rocade dépend de l’état.

  • La Compagnie des amandes sur la voie de la rentabilité

    La Compagnie des amandes sur la voie de la rentabilité

    Arnaud Montebourg proche de regoûter à la victoire. Pas dans les urnes, mais dans les champs. Co-fondateur et président de la Compagnie des amandes, l’ex-ministre socialiste de l’Économie a le triomphe modeste, ce vendredi, au moment d’évoquer les actualités réjouissantes de sa société, chantre de la relocalisation et du made in France. La Compagnie des amandes organisait sa seconde récolte dans ses vergers de Sérignan-du-Comtat.

    « Nos ventes s’envolent, le problème c’est que nos arbres ne poussent pas aussi vite que les clients qui veulent des amandes françaises, que ce soit la grande distribution, la pâtisserie artisanale ou industrielle ou la confiserie », constate Arnaud Montebourg. Pour situer, la France produit 1 200 tonnes par an d’amandes et en importe 49 000. Entre Sérignan et Aix, les amandiers commencent à arriver à leur plein rendement : la Compagnie exploite 230 hectares, soit 20 de plus que l’an passé, avec 8 agriculteurs. « On fait plus du double avec la cinquantaine d’agriculteurs indépendants à qui on achète la récolte », détaille le directeur François Moulias. Une production provenant en grande majorité de la Drôme et des Pyrénées-Orientales.

    La casserie opérationnelle à la mi-octobre

    Résultat, la Compagnie des amandes table sur un chiffre d’affaires de 1,2 million d’euros cette année et 3,7 l’an prochain. En 2026, « on va atteindre la rentabilité, cela nous installe définitivement dans le paysage des relocalisations agricoles réussies », se félicite Arnaud Montebourg, aux côtés d’élus locaux. Dont la vice-présidente de la Région, Bénédicte Martin (DVD), qui se rappelle du lancement en 2018 : « Vous avez eu un projet visionnaire dans une démarche d’anticipation face au changement climatique, la relocalisation de la consommation et la diversification, alors qu’ici le territoire est trop monoculture en vignes de Côtes-du-Rhône », salue-t-elle.

    Pour se développer, la Compagnie des amandes ne compte pas forcément développer à foison ses propres vergers, car trop lourd financièrement, mais s’appuyer « sur de grosses coopératives en Occitanie qui battent de l’aile parce qu’elles ont produit sans se soucier de la commercialisation », expose François Moulias. Autre levier tant attendu, la mise en route d’une casserie, pour traiter et valoriser directement l’amande, à Brignoles (Var). La Compagnie est en train d’aménager un entrepôt de 1 800 m² qui doit être opérationnel à la mi-octobre (2 millions d’euros d’investissement).

    La renommée de la Compagnie des amandes pourrait inspirer d’autres cultures. « J’étais invité il y a peu par la ministre de l’Agriculture qui voulait faire renaître la production végétale sur le sol national, quel que soit le gouvernement je suis disponible pour populariser notre modèle », se targue Arnaud Montebourg, qui a déjà reçu des acteurs de la fraise, framboise, truffe et même de l’horticulture.

  • La Ville prescrit une mutuelle pour plus d’accès aux soins

    La Ville prescrit une mutuelle pour plus d’accès aux soins

    Enfin. « Promesse de mandat », rappelle Cécile Helle (PS), la Ville vient d’acter l’instauration d’une mutuelle communale. Après un vote au conseil municipal de juin, la maire a signé, ce jeudi, une convention avec la Mutuelle familiale, complémentaire santé retenue parmi six candidatures. « Un partenariat gagnant-gagnant », résume la première magistrate qui n’engage pas la Ville financièrement mais assure la promotion et actions de communication de la Mutuelle familiale auprès des habitants. Cela commence d’ailleurs ce dimanche, où la complémentaire santé sera présente au forum des associations à la Barthelasse.

    Des réunions publiques devraient rapidement être organisées entre octobre et décembre. Le CCAS, les mairies annexes ainsi que les diverses ressources sociales, pour toucher ceux qui sont le plus éloignés des soins, ont été avisés de la mise en place de cette mutuelle communale. « En moyenne, 5% de la population n’est pas couverte par une complémentaire santé et 40% d’entre elles renonce ou diffère des soins pour des raisons financières », campe Cécile Mallah, responsable développement en Paca à la Mutuelle familiale, qui a son siège régional à Avignon et accompagne 1 400 communes en France, dont Carpentras ou Montpellier depuis le début de l’année, séduisant 3 000 nouveaux adhérents dans la préfecture de l’Hérault.

    « La mutuelle s’adresse à tous les Avignonnais mais aussi ceux qui y travaillent et les étudiants », précise Cécile Helle pour qui « la relation de proximité avec l’usager » a pesé dans la balance pour « restaurer le droit de l’accès aux soins à l’heure où des complémentaires santé augmentent leurs cotisations sans forcément augmenter les prestations ».

    Quatre offres « pour tous »

    La Mutuelle familiale se veut garante des valeurs de la sécurité sociale et de l’héritage de « son fondateur Ambroise Croizat », assure la présidente Sylvie Ben Jaber. « Nous n’avons pas d’actionnaire, nous voulons garantir l’accès à la protection sociale pour tous dans un esprit de solidarité », revendique-t-elle. Dans un secteur concurrentiel, où certains organismes refusent d’assurer des profils trop vieillissants, la Mutuelle familiale dit ne refuser personne et s’appuie sur le soutien de la Ville pour « rassurer et mettre en confiance » les usagers potentiels. « Ce n’est pas une solution low cost, nous avons 4 offres dont le premier niveau offre un reste à charge zéro pour les soins dentaires, optiques et auditifs », insiste Sylvie Ben Jaber. Les tarifs varient selon l’âge et les profils, allant par exemple de 53 à 101 euros par mois pour les plus de 65 ans ou de 25 à 52 euros pour un adhérent de 30 ans.

  • Feu vert pour le plan d’urbanisme de l’aéroport

    Feu vert pour le plan d’urbanisme de l’aéroport

    Ce n’est pas souvent que la mention « favorable » est apposée à côté de l’aéroport d’Avignon. Un avis, qui ne concerne pas le devenir même de la plateforme, mais qui va la doter d’un document obligatoire et qui faisait défaut depuis 18 ans : un plan de servitudes aéronautiques (PSA). Sorte de plan d’urbanisme propre à l’aéroport, qui a fait l’objet d’une enquête publique en juin dernier.

    La commissaire enquêteur a donc donné un avis favorable au PSA, qui impacte 21 communes de Vaucluse et Nord des Bouches-du-Rhône. Ce document « détermine les altitudes que doivent respecter les constructions ou obstacles (ponts, infrastructures routières, lignes électriques, mats, arbres…) qu’ils soient fixes ou mobiles ». Sur le fond, un bémol est relevé au sujet de la coupe éventuelle d’arbres. Les conclusions du rapport font état de deux recommandations : « Faire figurer dans les documents d’enquête publique les éléments modérateurs pour la destruction de construction, l’élagage ou l’abattage d’arbres déjà existants. »

    La seconde émane directement des 51 contributions à l’enquête, dont seules 5 concernaient le PSA. Les autres traitaient « de l’existence même de l’aérodrome », qui fait l’objet de vives oppositions quant aux nuisances et son déficit, absorbé par la Région. « Il serait important que l’exploitant prenne en compte les oppositions afin d’améliorer les relations avec les riverains en diminuant par exemple le nombre de mouvement d’ULM et de vols de voltige les jours de fin de semaine et jours fériés notamment », recommande la commissaire enquêteur.

  • L’aigle de Bonelli, un prince menacé

    L’aigle de Bonelli, un prince menacé

    On peut le voir chasser dans la garrigue ou nicher sur un abrupt en Provence et en Occitanie. L’aigle de Bonelli, « le prince des garrigues », comme nommé par Maxime Briola et Thomas Roger dans leur documentaire dédié à ce rapace, est reconnaissable, pour les plus fins observateurs, par sa tache blanche entre les deux ailes. « Le bec fort, de taille moyenne, il plane dans les espaces ouverts, à la recherche de lapins, de serpents ou de pigeons », détaille Maxime Briola, photographe animalier et naturaliste.

    Sa présence s’étend du Nord-Ouest de l’Afrique jusqu’au Moyen-Orient en passant par le Sud de l’Europe. On le trouve également dans le Sud-Ouest de l’Asie, l’Arabie, l’Afghanistan, le Pakistan, l’Inde. Il affectionne les reliefs marqués, depuis le niveau de la mer jusqu’à une altitude de 1 500 m.

    En France, sa population est en hausse, passant de 20 couples dans les années 1950, à une cinquantaine aujourd’hui. Mais le rapace n’est pas moins considéré comme l’un des plus menacés de France, d’après le Conservatoire d’espaces naturels Provence-Alpes-Côte d’Azur.

    Sa première cause de mortalité : l’électrocution

    En cause, la destruction de son habitat par l’activité humaine, l’électrocution sur les lignes à moyenne tension, mais aussi les tirs de braconnage. Ses zones de nichage sont, par ailleurs, fréquemment dérangées par les motocross, parapentes ou l’escalade.

    « L’aigle a longtemps partagé les pâtures sèches en harmonie avec l’homme », d’après le photographe. Mais les différentes menaces ont poussé les autorités à attribuer un Plan national d’action (PNA) pour favoriser le maintien de la population, voire son expansion. Ce plan a abouti à des concertations avec le monde de la chasse, mais aussi avec Enedis pour aménager les lignes électriques.

    C’est aussi en concertation avec le PNA que Thomas Roger et Maxime Briola ont pu observer le rapace pendant plus de 8 ans. Posté sur un affût dans l’Hérault, ce dernier décrit « le souffle des ailes » de l’animal qui s’envolait à 5 mètres de lui. Les deux naturalistes suivent dans leur film la vie d’un couple d’aigle pendant un an, à quelques mètres des rapaces, habitués à la présence de l’affût. Des conditions « magiques », mais aussi épuisantes, puisque les deux hommes devaient arriver à l’aube et repartir à la nuit tombée pour ne pas déranger les aigles. Et parfois repartir le bec vide d’images.

    Leur film interroge la conciliation de la biodiversité et des activités humaines et incite à repenser la place du sauvage dans la gestion des milieux. Thomas Roger sera l’invité d’honneur du festival. La projection du film-documentaire ouvrira ce rendez-vous, vendredi prochain.

    Joseph Vignon

    Festival « Escapades en Vies Sauvages », du12 au 14 septembre, à L’Autre Scène, à Vedène. Site web : lecaracal.fr

  • L’Après siffle la fin du bal des « égos » pour faire l’union aux municipales

    L’Après siffle la fin du bal des « égos » pour faire l’union aux municipales

    Début juillet, l’espoir d’aboutir à un rassemblement – plus ou moins large – à gauche en vue des municipales des 15 et 22 mars était de mise. À l’initiative de Génération.s et de l’Après (Association pour la république écologique et sociale), fondée par des insoumis mis au ban, des réunions se sont tenues au début de l’été en faisant vivre un Nouveau front populaire local. Se posant en facilitateurs d’unions, les deux partis, sans vouloir revendiquer de tête de liste, prônaient une méthode pour l’union.

    En cette rentrée, l’Après constate que l’été a rimé avec déchanté, tout comme Cécile Helle, la maire PS sortante (lire l’encadré). « On est extrêmement agacés de voir tous ces gens qui se déclarent candidats et mettent en avant leurs égos et logiques d’appareils, déplore Frédérique Boyer, co-fondatrice de l’Après 84, qui tenait un point presse ce jeudi. Ne mettons pas la charrue avant les bœufs, l’heure est à la construction d’un programme municipal, le choix de la tête de liste viendra après. L’actualité, ce n’est pas qui va faire quoi mais le quoi. » Dans son viseur notamment, David Fournier, chef de file du PS qui, lors d’un point presse le 25 août, revendiquait sa légitimité par le fait qu’Avignon soit dirigée par une maire socialiste, Cécile Helle. Mais « la ville appartient à ses habitants, pas aux partis politiques », rétorque Frédérique Boyer, en rappelant « les 68% d’abstention en 2020 au second tour », dans un contexte certes de Covid.

    Ces deux derniers mois n’ont pas permis aux candidats déclarés membres de la majorité actuelle, David Fournier et Joël Peyre (PRG), d’échanger en vue d’un possible terrain d’entente. Lassé, le premier adjoint Claude Nahoum s’est, lui, rangé derrière Place publique, dont le chef de file, Benoît Belvalette, s’affiche clairement candidat.

    Le fond d’abord, comme moteur d’unité

    « La démarche actuelle d’incarnation n’est pas satisfaisante, on ne peut pas être phagocyté par un thaumaturge, la tête de liste ne pourra sortir que d’un programme construit avec les Avignonnais », veut croire la conseillère municipale Marie-Anne Bertrand, qui vient de rejoindre l’Après, transfuge de Génération.s. « Le fond contre l’égo devrait faire l’unité », résume Bela Loto, militante. Ce combat des chefs menant à la division, s’il se confirme, ouvrirait une voie royale à la droite ou l’extrême droite. « Au sein du NFP local, beaucoup de gens sont favorables à l’union mais, de l’autre côté, chacun tire avec son parti », constate Yves Marie-Cardine, co-référent de l’Après 84, qui reste « optimiste ». Il reste encore un peu de temps pour s’entendre et peut-être même sur d’autres élections nationales avant en cas de nouveau chamboule-tout politique la semaine prochaine.

  • Le projet de déchetterie à Agroparc finit à la poubelle

    Le projet de déchetterie à Agroparc finit à la poubelle

    L’issue était inéluctable. Après plus de trois ans de batailles juridiques, le Grand Avignon annonce, dans un long communiqué, renoncer à son projet de déchetterie-recyclerie à Agroparc. L’agglo « continue de chercher des alternatives pour implanter ce nouvel équipement public. Et elle les cherche ailleurs qu’à Agroparc, non pas parce qu’elle refuse de réaliser l’évaluation environnementale, mais parce que chaque décision administrative fait systématiquement l’objet de recours de la part de riverains », justifie la collectivité. Cette dernière a fait ses comptes, ciblant « quinze requérants [qui] ont ainsi multiplié douze procédures juridiques ».

    Délivré en avril 2022, le permis de construire a été annulé par le tribunal administratif de Nîmes, début janvier. En mai 2022, la même juridiction avait invalidé le processus d’installation classée pour la protection de l’environnement. « Nous avons fait preuve de transparence, de pédagogie et de concertation, mais nous faisons face à une stratégie d’obstruction systématique, tance le président Joël Guin (SE), cité dans le communiqué. Nous sommes ici face à un blocage du bien commun par une poignée d’individus qui refuse tout compromis. »

    L’essentiel du communiqué attaque frontalement l’association de riverains Zap (zone à protéger) Agroparc, à l’origine des recours. L’Agglo cingle « les vents de l’égoïsme et de l’égologie, et laisse les riverains à leur bonne conscience, celle qui n’a pas manqué de détruire la faune et la flore présentes sur les terrains où ils ont bétonné pour y construire leurs maisons ».

    Des propos qui heurtent la Zap, dont la trésorière, citée dans le communiqué. « On se réserve le droit de porter plainte pour diffamation, alors que les élus sont censés respecter les décisions de justice », confie l’intéressée, Patricia Tracadas, estimant que le Grand Avignon digère mal « la vraie déculottée » donnée « par une petite association locale ».

    Sur le fond, la Zap Agroparc rappelle que « ce n’était pas le projet qui avait été contesté en lui-même, mais son implantation ». « Au début du mandat, il était prévu de créer cinq déchetteries, il n’y en a aucune », pointe Patricia Tracadas. Aucune enquête publique, ni autorisation environnementale… Le projet « contrevenait également à plusieurs articles du Code de l’urbanisme », fait savoir l’association. La suite appartient désormais à la prochaine mandature communautaire, qui sortira des urnes en mars prochain.