Tag: Var

  • Les agents de l’abbaye du Thoronet reprennent le chemin de la grève

    Les agents de l’abbaye du Thoronet reprennent le chemin de la grève

    Pour mémoire les agents de l’abbaye du Thoronet s’étaient mobilisés à compter du 19 janvier avec des revendications claires portant sur les effectifs, la reconnaissance de leurs missions et leurs conditions de travail. Après 4 jours de grève et la fermeture du site, des avancées avaient pu être obtenues notamment des engagements concernant, entre autres, une expertise de sécurité, une évaluation externe des risques psycho-sociaux, et que les missions annexes soient à l’ordre du jour des négociations salariales de 2026. « Malheureusement, déplore la CGT, si la direction était d’accord pour la création d’un poste en CDI d’agent du patrimoine, les discussions achoppent sur les modalités de création de ce poste et l’enveloppe de vacation restante du monument ».

    Et au final les trois semaines d’échanges n’ont pas abouti. Les agents du Thoronet ont donc décidé de se mobiliser à nouveau. La CGT CMN déposant un préavis de grève pour la période du 26 février au 31 août.

    « Les agents sont déterminés et restent pleinement mobilisés pour trouver un accord et permettre aux agents d’assurer leurs missions de service public dans de meilleures conditions », conclut le syndicat.

    Un petit nouveau coup de pression pour que le dialogue social se rengage et cette fois aboutisse.

    Les personnels y croient. La balle est donc dans le camp de la direction.

  • Les progressistes unis en meeting à Fréjus

    Les progressistes unis en meeting à Fréjus

    Une rencontre au cours de laquelle la gestion du maire sortant d’extrême droite David Rachline a été dénoncée par les intervenants, applaudis par plus de 150 personnes massées dans
    la salle Sextant. De quoi repartir ragaillardis et en ordre de marche pour tenter de chasser le RN des manettes de la ville et bâtir une ville apaisée, solidaire et sociale.

    En tout cas, là-bas, tout le monde tire dans le même sens. De quoi donner des leçons à plus d’un.

  • Solliès-Pont cœur à gauche pour une ville plus citoyenne

    Solliès-Pont cœur à gauche pour une ville plus citoyenne

    « Nous portons le projet d’une ville solidaire, c’est-à-dire une ville où chacun a sa place dans tous les domaines », rappelle la tête de liste de Solliès-Pont cœur à gauche, Christiane Vincent (apparentée PCF), en introduction de cette nouvelle réunion publique à laquelle était tout particulièrement convié le monde associatif. Et présente « un programme complètement en rupture avec la droite qui décide pour les gens sans leur demander leur avis ».

    Jean-Pierre Luquand (les Écologistes) a mis en avant l’engagement des colistiers eux-mêmes pour l’intérêt général comme bénévoles aussi dans différentes structures de la ville ou de la communauté de communes. « Le monde associatif c’est aussi le ciment d’une démocratie participative, c’en est le vecteur principal », explique-t-il, en donnant quelques pistes pour le développer. Par le renforcement entre autres de postes spécialisés d’agents sur la citoyenneté. Ou encore d’appuyer la formation des bénévoles et donner plus de visibilité à l’action associative. Et la promouvoir également. Sans compter la simplification des démarches administratives.

    Un manque à combler

    « Mais aussi et surtout garantir la liberté sans discrimination », reprend le responsable associatif et politique qui a été à la tête du Club 210, une asso qui se donne pour mission d’œuvrer pour une société plus humaine en privilégiant ainsi les liens sociaux. « On n’a jamais eu un rapport qu’on estime normal avec la commune », souligne-t-il.

    Laure Lagier, conseillère municipale d’opposition sortante (SE), confirme : « À Solliès-Pont, il y a 154 associations répertoriées sur toute la communauté de communes alors que sur une ville comme Mouans-Sartoux où il y a 1 000 habitants de moins, même, on en dénombre 240. »

    Pour l’enseignante Oriane Pinto-Marchal (SE), la population est en attente de changement avec une participation plus active des citoyens à la vie de la commune. Parmi les manques auxquels il est urgent de remédier et dans le programme de Solliès cœur à gauche, elle met en avant la création d’une Maison des jeunes, dans laquelle ils pourraient se retrouver et échanger entre eux et « avec des bénévoles plus âgés, qui viendraient donner de leur temps et parler de leurs expériences ». Un lieu dans lequel se trouverait un psychologue : parce que « nos jeunes souffrent. Ils ne vont pas très bien aujourd’hui, dans le monde dans lequel on vit. »

    Pour le communiste Alain Bolla, « il ne peut pas y avoir de solidarité sans un développement des services publics et sans une vie associative très intense ». Et, poursuit-il, « dans une ville comme celle de Solliès-Pont, ça manque énormément ».

    Donc tout reste à faire pour renforcer ce lien social. Et de conclure : « C’est une donnée fondamentale pour une ville plus solidaire, plus citoyenne basée sur la démocratie participative. »

  • Irrégularités, notes de frais… la mairie de Solliès-Toucas mise en cause

    Irrégularités, notes de frais… la mairie de Solliès-Toucas mise en cause

    La mairie de Solliès-Toucas, dirigée par Jérémie Fabre (SE) depuis 2020, a-t-elle contourné la loi ? Plusieurs documents et témoignages concernant divers volets de la vie démocratique laissent en tout cas planer le doute.

    Les premières irrégularités apparaissent au moment de la campagne municipale de 2020. Alors candidat, Jérémie Fabre s’entoure d’une agent municipale. Il s’agit de Natacha Addou, directrice de cabinet, d’avril 2014 à février 2020, peu avant la démission du maire de l’époque, François Amat, dont elle était colistière avant son élection. « Au moment où j’ai quitté mes fonctions, le 1er avril 2020, elle était redevenue simple agente territoriale catégorie C », explique ce dernier, confirmant la continuité de sa fonction territoriale. Problème : son statut lui incombe un devoir de réserve, qu’elle ne respecte pas. Pour participer à la campagne municipale de M. Fabre, lui aurait fallu « se mettre en permission et donc renoncer à son salaire. Elle ne l’a pas fait », confirme François Amat.

    À partir de janvier 2020, elle intervient dans la campagne de M. Fabre sous le pseudonyme de… Tallaron Delphine (au calembour à peine voilé), en organisant, notamment, plusieurs événements de campagne. Présentée par des colistiers, avec dérision et satisfaction, comme un « agent infiltré », au sein d’un groupe de discussion qu’elle a elle-même créé, et dont nous avons pu lire le contenu, elle affirme, sans équivoque, que « Delphine disparaît avec la victoire » au moment de l’élection de Julien Fabre. Ne faisant pas partie de la liste de ce dernier, un autre élément qui laisse penser qu’elle ne s’était pas mise en disponibilité, elle retrouve, légalement, son poste de directrice de cabinet.

    Mais alors que Julien Fabre est candidat à sa réélection en mars, elle manque à nouveau à son devoir de réserve en « likant » des publications du maire, et d’autres vantant ses mérites, sur les réseaux sociaux. Une campagne qui utilise, par ailleurs, des images réalisées avec les moyens de la commune sur certains supports de communication. Or, le code électoral imposant de séparer communication institutionnelle et communication de campagne, cette dernière ne peut en aucun cas utiliser les moyens de la collectivité, humains, financiers comme matériels.

    Frais de représentation en question

    Toujours au rayon irrégularités, un proche du maire, agent de surveillance de la voie publique (ASVP), a été photographié portant un uniforme de policier municipal, alors que les tenues des ASVP doivent en être distinctes en vertu de la circulaire du 28 avril 2017. Ce qui pourrait constituer un port illégal d’uniforme. Par ailleurs, l’achat d’un vélo électrique au supposé bénéfice de cette même police municipale, en 2023, pose question : les agents patrouillant à deux, dans quel cadre saurait-il être utilisé ?

    Un autre volet concerne les frais de représentations du maire. Entre 2021 et 2024, plus de 3500 euros de frais de restauration sont reportés sans justificatif précis (raison, invités…). Plusieurs notes laissent d’ailleurs à penser, au vu de leurs faibles montants, qu’il s’agissait de repas individuels, ce qui n’entre cas dans le cadre des frais de représentation selon un avis rendu par la Cour régionale des comptes (CRC) des Hauts-de-France en 2019. Qui plus est, de nombreuses dépenses sont uniquement justifiées par des tickets de carte bancaire. Apparaissent également des dépenses liées, entre autres, à des soins capillaires, des articles de sport, des frais de pressing, et des vêtements (pour plus de 7 600 euros sur la période). A ce sujet, la CRC PACA indiquait en 2011 que l’habillement ne pouvait être pris en compte dans les frais de représentation, sauf dépenses liées à un événement le justifiant (gala, sommet…). Or, un certain nombre d’achats (chaussures et vêtements de sport, par exemple), ne semblent pas entrer dans cette catégorie.

  • Pierre Mignoni au repos, climat toujours tendu au RC Toulon

    Pierre Mignoni au repos, climat toujours tendu au RC Toulon

    L’incendie n’est toujours pas éteint, même si les braises semblent aujourd’hui un peu moins chaudes, une semaine après le premier revers de la saison à domicile pour le RC Toulon face à Clermont (14-34), le premier depuis 20 mois, et 21 matches, à Mayol, en Top 14. Une défaite sur ses terres, « ça arrive. Après, la manière est dure à accepter. Ce n’est pas digne de Toulon et de notre équipe », déplorait un Pierre Mignoni qui s’avouait « sans options » après la rencontre. Si bien que l’entraîneur toulonnais, très marqué, avait annoncé « se laisser 48 heures » pour réfléchir.

    À son avenir, pensait-on alors. Mais était-il possible d’imaginer le directeur du rugby, omniscient et engagé dans la politique sportive du club varois des plus jeunes catégories jusqu’à l’équipe première, claquer la porte, trois ans après son retour sur la Rade, synonyme de progression constante pour les Rouge et Noir, jusqu’à la demi-finale de Top 14 de l’an passé ?

    Reprise sans Mignoni

    Certes, les dernières semaines marquées par des performances indigentes, dans la lignée de celles produites à l’extérieur depuis le début de saison, ont de quoi inquiéter, et semblent mettre au jour une forme de régression, au moins dans l’état d’esprit, pointé du doigt par l’entraîneur toulonnais samedi dernier. Et finalement, après quatre jours de repos, ses hommes ont repris l’entraînement jeudi… sans lui. Mais le capitaine n’a pas quitté le navire : le RCT annonce qu’il « a souhaité prendre du repos cette semaine et le club a bien sûr accepté cette demande légitime. » Ajoutant que « le staff, les joueurs, les dirigeants et les employés du club sont mobilisés plus que jamais pour les échéances à venir afin de retrouver le niveau de performance que le RCT mérite. » C’est donc l’union sacrée qui est prônée à ce jour. Mais nulle doute que le prochain match face au LOU, dans une semaine, vaudra cher, encore plus pour la manière que pour le résultat.

  • La commune du Beausset s’offre une centrale photovoltaïque pour fournir ses bâtiments publics

    La commune du Beausset s’offre une centrale photovoltaïque pour fournir ses bâtiments publics

    La mairie du Beausset s’offre une solution économique et écologique pour ses besoins en énergie. Elle a inauguré la semaine dernière une centrale photovoltaïque de 1 092m² installée sur le toit de son Centre technique municipal.

    Ce nouvel équipement, d’une puissance d’environ 142 kWc, permettra de produire chaque année près de 185 MWh d’électricité renouvelable, destinée en priorité à l’autoconsommation des bâtiments communaux, en particulier celui sur lequel elle est installée, avant, à terme, de contribuer à l’alimentation d’autres infrastructures. « Ce projet concret marque une étape importante dans l’engagement de la commune en faveur de la maîtrise de l’énergie et du développement des énergies renouvelables », se félicite le maire (SE) Edouard Friedler. Une installation qui permettra de faire baisser durablement la facture d’énergie communale, et qui s’inscrit dans une logique de « transition énergétique, de maîtrise des consommations et de réduction de l’empreinte carbone, tout en valorisant le patrimoine communal », indique la mairie.

    Des travaux de renforcement de la toiture

    Dans le cadre de sa politique de développement durable, la commune a engagé une réflexion sur le potentiel solaire de ses bâtiments publics. Le Centre technique municipal a ainsi été identifié, en raison de la surface disponible et de la configuration de sa toiture. Cette dernière a par ailleurs dû subir quelques travaux (à hauteur de 43 000 euros) de renforcement de sa charpente métallique, afin de garantir la pérennité de l’ouvrage face aux charges supplémentaires de la centrale. Ceux-ci ont été financés grâce à un plan associant la commune et le Département du Var, dans le cadre de l’aide aux communes.

    Ce projet « constitue une première étape appelée à être prolongée par d’autres opérations de production d’énergies renouvelables et d’amélioration de la performance énergétique du patrimoine communal », ajoute la municipalité.

  • Deux procédures lancées contre la mairie de Solliès-Toucas par Univers Mentor

    Deux procédures lancées contre la mairie de Solliès-Toucas par Univers Mentor

    Blasco Mentor a laissé une trace importante dans l’histoire de l’art au XXe siècle. Né en 1919, peintre virtuose, à 14 ans il obtient l’entrée aux Beaux-arts de Barcelone, dont il est l’un des trois seuls médaillés (avec Picasso et Clavé). Engagé dans l’armée républicaine, il fuit la dictature franquiste pour la France, puis rallie le Var où il est pris en charge par des réfugiés espagnols, dont Nieves, sa future épouse, qui habite Solliès-Toucas.

    Après la guerre, il s’installe à Paris et obtient une renommée internationale, gardant une forte attache à Solliès, où il fait bâtir une maison – la Casa Nieves – qu’il enrichit de ses œuvres au fil du temps pour en faire une « œuvre totale ». Il meurt en 2003, son épouse 4 ans plus tard. Avant cela, ils font don à la commune de la Casa Nieves et de centaines d’œuvres. Ils attachent des obligations à cette donation, dont « l’inaliénabilité de l’ensemble, la garde, l’entretien et l’assurance, la création d’une fondation », détaille Isabelle Rollin-Royer, directrice d’Univers Mentor, fondation créée en 2011, exécutrice testamentaire, titulaire du Droit moral et de l’expertise de l’œuvre de Mentor.

    La mairie condamnée

    Jusqu’en 2020, la collaboration avec la mairie est fructueuse. Mais tout change avec l’élection de Jérémie Fabre : « Il annonce publiquement que la peinture ne l’intéresse pas, comme Mme Addou, sa directrice de cabinet, qui déclare que ce qui l’intéresse, c’est uniquement la Casa Nieves », affirme l’exécutrice testamentaire. S’ensuit une bataille juridique autour des obligations de la donation, la mairie « prétendant ne pas être propriétaire des œuvres mais seulement de la Casa Nieves ».

    Des travaux y sont engagés en 2023. Et selon Isabelle Rollin-Royer, « après ceux-ci, nous découvrons beaucoup d’œuvres et objets endommagés, détruits, d’autres disparus. » En novembre 2024, Univers Mentor lance deux procédures judiciaires : une en référé à Marseille, pour contraindre la mairie à respecter les termes de la donation, l’autre « au fond », à Toulon pour demander la nullité de la donation. De son côté, pour obtenir que la Casa Nieves soit débarrassée de son contenu, la mairie lance une procédure administrative contre Univers Mentor à l’issue de laquelle le juge refuse sa demande, la condamnant à verser 2 000 euros de dommages et intérêts à la fondation. La mairie s’est pourvue en cassation.

    Quant aux deux procédures entamées par Univers Mentor, la première, dont l’audience avait été reportée au 21 janvier dernier, a été à nouveau repoussée en vertu du pourvoi en cassation.

    Pour la seconde, la mairie souhaiterait dépayser l’affaire à Marseille. Univers Mentor constate que depuis plus d’un an la mairie cherche à gagner du temps. Contactée, la mairie dit se garder de tout commentaire concernant des affaires en cours.

  • À La Seyne, l’union derrière Stéphane Sacco prend chaque jour de l’ampleur

    À La Seyne, l’union derrière Stéphane Sacco prend chaque jour de l’ampleur

    Ça y est c’est officiel Génération.s rejoint la cohorte des parties et mouvements qui ont choisi de faire bloc à La Seyne derrière la liste Uni.e.s à gauche conduite par Stéphane Sacco (GRS) pour battre la droite et l’extrême droite.

    « Face aux urgences sociales, démocratiques et écologiques, le large rassemblement autour de Gauche républicaine et socialiste, du Parti communiste français, de l’Après, du Mouvement républicain et citoyen et de l’association citoyenne La Seyne à venir, constitue une alternative crédible, cohérente et ambitieuse pour l’avenir de la ville et de l’ensemble des Seynoises et des Seynois », explique dans un communiqué le mouvement lancé par Benoît Hamon.

    Et de poursuivre : « Cette démarche et dynamique unitaire de transformation locale, fidèle aux valeurs de la gauche et tournée vers l’avenir, incarne pleinement les valeurs et l’esprit de rassemblement que Génération.s appelle de ses vœux à tous les niveaux de responsabilité publique. »

    Génération.s affirme ainsi par ce soutien, sa volonté de contribuer au rassemblement de la gauche et des écologistes à l’échelle locale et appelle les habitantes et habitants de La Seynes-sur-Mer à se mobiliser autour de la liste Uni.e.s à Gauche pour La Seyne pour construire une ville plus juste, plus écologique et plus démocratique.

    À qui le tour ? Plus que jamais l’unité est de rigueur face à la menace du RN.

  • RC Toulon : Pierre Mignoni demande du repos

    RC Toulon : Pierre Mignoni demande du repos

    Pierre Mignoni a visiblement été marqué par la lourde défaite concédée par le RC Toulon à Mayol, face à Clermont (14-34), lors de la dernière journée de Top 14.

    Le directeur du rugby a demandé une semaine de repos à ses dirigeants. Ces derniers ont accepté sa requête, comme l’indique un communiqué du club.

    « Pierre Mignoni, directeur du Rugby, a souhaité prendre du repos cette semaine et le club à bien sûr accepté cette demande légitime. Le staff, les joueurs, les dirigeants et tous les employés du club sont mobilisés plus que jamais pour les échéances à venir en TOP 14 et Investec Champions Cup afin de retrouver le niveau de performance que le RCT mérite. Nous sommes certains de la solidarité de tous nos supporters, partenaires et passionnés du club. C’est le moment d’intensifier nos efforts, de cultiver l’unité et de renforcer notre soutien ».

  • Le Var, département où les pompiers sont les plus sollicités

    Le Var, département où les pompiers sont les plus sollicités

    En 2023, les sapeurs-pompiers du Var ont réalisé 107 interventions pour 1 000 habitants, contre 69 en moyenne au national, soit le taux le plus élevé de France, selon une étude de la plateforme CRIBL. Cette pression record s’inscrit dans une tendance de fond : à l’échelle nationale, les pompiers ont effectué 4,7 millions d’interventions (une toutes les 6,6 secondes). Depuis 2008, l’activité globale des services d’incendie et de secours a progressé de 19%. Mais la transformation la plus marquante concerne la nature des missions. Les incendies ont diminué de 10% en quinze ans et ne représentent plus qu’une intervention sur 17. À l’inverse, 79% des sorties concernent désormais le secours à la personne, en hausse de 40%.

    Le facteur vieillissement

    Cette transformation s’inscrit dans un contexte de vieillissement démographique et de tension sur l’offre de soins et les services hospitaliers, faisant des pompiers un maillon essentiel de la chaîne sanitaire et sociale. Dans le Var, département à forte attractivité résidentielle et touristique, cette évolution est amplifiée par la saisonnalité, la croissance démographique et un vieillissement supérieur à la moyenne (l’âge médian y est de 44 ans, 2 ans de plus que celui de la région et 4 ans que celui du pays ; les retraités représentent 26,9% de l’ensemble des Varois). À cet égard, les opérations de relevage de personnes ont bondi de 180% en 15 ans. Les ouvertures de porte, souvent liées à des malaises ou à l’isolement, ont bondi de 462%.

    Ainsi, au total, les pompiers français ont réalisé 19% d’interventions supplémentaires en quinze ans, mais leur cœur de métier s’est déplacé. Moins de feux, davantage d’urgences humaines. Cette mutation redéfinit les besoins en formation, en organisation des secours et en articulation avec le système de santé.