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  • Top 14 : le RC Toulon en quête de discipline face à l’ASM Clermont Auvergne

    Top 14 : le RC Toulon en quête de discipline face à l’ASM Clermont Auvergne

    Avec 181 pénalités concédées depuis le début de saison (soit huit par match), le RC Toulon est le troisième club le plus sanctionné du Top 14 derrière l’Usap (185) et le Racing (183). Une fâcheuse habitude largement mise en évidence face à Pau, il y a deux semaines, avec 16 fautes qui ont coûté cher. « Les choses vont changer », a promis Pierre Mignoni après la rencontre.

    Une dizaine de jours après, la teneur du discours de l’entraîneur toulonnais n’a pas changé : « Il y a des choses qui vont changer. Il y a eu des réajustements sur le court terme. Les joueurs ont besoin de monter le curseur, le staff aussi. » Car il le sait : si le RCT, relégué à huit longueurs du dauphin palois, et dont la place dans le top 6 est menacée, veut croire en son objectif de top 2, il faut arrêter de se saborder : « J’en ai marre qu’on montre un double visage. Sur le match, pendant 48 minutes, on est là. Je pense que c’était plus à Pau de douter sur les 30 dernières, mais ça a été nous. »

    Alors, aux grands maux les grands remèdes : « Ceux qui font des fautes ne joueront pas. On fait toujours des fautes dans un match, mais quand on en fait 18 ou 20… Quand tu donnes le bâton pour te faire battre, c’est beaucoup trop pour gagner à l’extérieur. C’est de la stupidité. Il y a des fautes auxquelles tu ne peux pas échapper. Mais quand tu es en retard, que tu grattes un ballon pour rien, ça montre que tu manques de lucidité, d’intelligence et que tu n’es pas dans le match. Et ceux qui sortent du match pénalisent l’équipe. »

    Ferté à la mêlée

    Pour endiguer le problème, Pierre Mignoni en appelle à ses leaders, mais pas que : « C’est un phénomène de contagion. Tu fais une faute, tout le monde suit. Il faut montrer l’exemple, les leaders doivent se reconnecter, refaire des choses simples. Mais ça ne suffit pas : il faut une prise de conscience individuelle. »

    Parmi eux, malgré son jeune âge, Mathis Ferté, qui sera aligné au poste de 9 samedi, fidèle à son statut de couteau suisse. « Il est vraiment polyvalent, capable de dynamiser et d’être dangereux, autour des rucks, mais pas que. Il va très vite. Son jeu au pied est en progrès. Il peut nous emmener le peps dont on a besoin », veut croire le technicien varois, qui a foi en la propension de son joueur le plus utilisé à performer directement à un poste auquel il n’a pas évolué cette saison. « Ce sont des joueurs rares qui ont une capacité d’adaptation rapide. Il joue au rugby, il connaît les rôles. Il peut se tromper, en 9, il aura forcément un peu plus de déchet, mais je ne suis pas très inquiet. » Et sa grinta ne sera pas de trop pour enchaîner un neuvième succès en autant de matches à Mayol, cette saison : « C’est un compétiteur incroyable, il déteste perdre. Un garçon qui a vraiment la rage et qui l’emmène sur le terrain. On va me dire qu’il n’est pas très costaud, mais quand vous l’avez en face-à-face, il n’est pas marrant. »

    TOULON – CLERMONT

    17e journée de Top 14

    Samedi 14 février, à 21h.

    Stade Mayol, à Toulon

    Arbitre : Benoit Rousselet

    TOULON : Jaminet – Tuicuvu, Sinzelle, Cowie, Villière – Albornoz, Ferté – Coulon, Mercer, Ludlam – Alainu’uese, Ribbans (cap) – Gigashvili, Baubigny, Priso.

    CLERMONT (compo probable) : Hamdaoui – Delguy, Loaloa, Simone, Jurand – Plummer (cap), Zamora – Hemery, Tolofua, Dessaigne – Ratuva, Simmons – Ojovan, Fourcade, Lotrian.

    Repères

    De l’amour dans l’air

    À l’occasion de la Saint-Valentin, le match RCT-Clermont sera aussi placé sous le signe des rencontres et du partage. Avec la Tribune des Célibataires, le Rugby Club Toulonnais invite ses supporters à vivre une expérience unique autour de la passion du RCT. Avant le coup d’envoi, les participants sont conviés à récupérer leur bracelet en Fan Zone, point de départ d’une soirée conviviale et festive. Une boisson offerte au stade viendra accompagner les premiers échanges, avant de vibrer ensemble en tribune.

    Dans l’atmosphère incomparable de Mayol, ce rendez-vous s’annonce comme « le moment idéal pour célébrer l’amour du rugby et peut-être faire une rencontre ».

  • Des mesures contre les agressions de pompiers annoncées à Toulon

    Des mesures contre les agressions de pompiers annoncées à Toulon

    Laurent Nuñez est arrivé au commissariat de police aux alentours de 17h. La séquence a débuté par une rencontre avec sept policiers adjoints et de futures recrues. Ces dernières, âgées de 18 à 29 ans, au nombre de 54, sont issues de la première cuvée du processus de recrutement 100% varois. Elles sont amenées à devenir policiers adjoints après une formation de quatre mois. S’ensuit un contrat de 3 ans renouvelable une fois, sans condition de diplôme, qui permet, après un an, de passer le concours de gardien de la paix.

    Après ces salutations lui ont été présentés plusieurs chantiers en cours : ceux des cellules et du bureau des plaintes de l’hôtel de police (achevés d’ici mai 2026) et le desserrement de ce dernier vers le conseil départemental, ainsi que ceux du chenil de la brigade canine et du nouveau commissariat de Sanary, qui sera inauguré le 20 février.

    Le ministre a ensuite pris la direction du centre d’incendie et de secours de Toulon, dans le contexte de la recrudescence des violences sur les sapeurs-pompiers. « Il y a eu un électrochoc en mai 2025 lorsqu’un sapeur-pompier de Haute-Savoie a été sauvagement agressé au point de presque y laisser la vie. Face à ces violences, il y a un principe simple : la tolérance zéro », martèle Julien Marion, directeur général de la Sécurité civile et de la gestion des crises, présent aux côtés du ministre.

    1 500 agressions par an sur les pompiers, 56 dans le Var

    Ce dernier a rappelé que les pompiers étaient victimes de « 1 500 agressions (physiques) par an depuis 2021 [dont 56 dans le Var en 2025, + 166% en un an, Ndlr]. Dans trois quarts des cas, elles sont le fait des personnes secourues, qui sont, une fois sur deux, sous l’emprise d’alcool ou de stupéfiants ». Pour endiguer ce phénomène, a été conçu un plan national de lutte contre les violences visant les sapeurs pompiers, « en concertation avec les organisations professionnelles », précise Laurent Nuñez, pour qui nombre de « ces 19 mesures ne seront efficaces que si elles sont déclinées dans chaque département ».

    Parmi celles-ci, « la cartographie des secteurs posant des difficultés », « faire systématiquement remonter les événements à l’observatoire des violences », « un état-major de sécurité annuel entre préfets et acteurs », le déploiement généralisé des « caméras embarquées », expérimentées dans certains départements, et des « gilets pare-lames », et enfin, le renforcement de « l’accompagnement des pompiers victimes d’agressions ». Un plan qui élude, comme souvent, les causes – sociales – au profit des conséquences, que Laurent Nuñez veut aussi doter de « référents en contact avec les forces de l’ordre », annonçant une réflexion pour « apporter des moyens supplémentaires aux services d’incendie et de secours ».

  • Les belles valeurs d’un solide Toulonnais engagé

    Les belles valeurs d’un solide Toulonnais engagé

    Derrière la carrure imposante de cet ancien pilier du RCT qu’il ne faut pas trop chatouiller se cache un être plein de générosité, à l’écoute des autres et complètement engagé pour sa ville, son parti et pour la défense des travailleurs de l’Arsenal. Une boîte qu’il intègre à l’âge de 15 ans et demi après avoir réussi le concours des apprentis et où il apprend son métier d’électromécanicien sur les sous-marins. Et dans laquelle il assume aujourd’hui le rôle de secrétaire général de la CGT. Un syndicat qui va jouer complètement son rôle émancipateur d’école de la vie le confrontant aux rudes luttes sociales qui se mènent à la Sorbe. Autant dire qu’il vaut mieux éviter de lui en promettre ou d’user de la langue de bois pour l’embrouiller.

    « Ça t’apprend à travailler avec des gens qui ne sont pas du même syndicat que toi, qui n’ont pas complètement les mêmes idées que toi. Ça t’apprend aussi qu’on n’a pas tous la vérité mais que si on reste sur les valeurs, on peut trouver un terrain d’entente », explique-t-il sobrement. Un sens du dialogue et de l’écoute également très apprécié de Toulon en Commun où il fait l’unanimité.

    Des attentions qui vont pour lui de soi : « Il y a neuf partis différents, alors forcément on ne pense pas toujours la même chose sur tout. Mais par contre, on a un objectif commun. Et on a des valeurs communes qui nous rassemblent. Et c’est ce qui fait qu’au-delà de l’aventure humaine qui m’intéresse aussi, parce que je place les hommes et les femmes avec qui je m’engage en premier, on trouve un chemin commun. »

    Son entrée en politique se fait avec la même force d’engagement, sans faire semblant. Cela se concrétise en 2020-2021, juste après le Covid. Il sera candidat aux élections départementales avec l’étiquette du Parti communiste.

    « Quand je décide d’adhérer à une démarche j’ai du mal à rester spectateur. J’aime bien m’investir, apporter ma pierre à l’édifice et essayer de faire changer les choses qui ne me plaisent pas, mais dans les règles de la structure où je suis en essayant de la faire évoluer en discutant, en parlant pour faire avancer les idées. »

    Ce que nous ne connaissions pas en revanche c’est son implication avec tout autant d’enthousiasme dans le milieu associatif. Et comme le gaillard préfère parler des autres que de lui-même, l’info est venue de son entourage politique. Interrogé, il acquiesce sobrement : « Oui, quand mes deux filles ont pris leur envol définitif, ça m’a libéré du temps. Alors, en accord avec mon épouse… »

    L’asso qui s’appelle « Étoile d’une nuit » maraude sur Toulon et vient en aide aux personnes démunies, sans-abri ou qui parfois ont un boulot mais avec un salaire qui ne leur permet pas de boucler les fins de mois. « Surtout les 30 derniers jours, comme dirait Coluche », ironise-t-il. Et d’expliquer : « Quand on a une vie meilleure que les autres, on ne construit pas des murs, mais on agrandit la table. Donc j’essaie de mettre en action ce credo en amenant un repas chaud, des vêtements chauds, un moment de partage, une discussion, une plaisanterie avec des gens. Tous les jeudis soir on est à la Porte d’Italie. »

    Dans tous ses combats on retrouve la même philosophie, le même humanisme… Mais il insiste, comme pour minimiser : « J’ai la chance de n’avoir jamais eu de soucis professionnels, j’ai toujours eu un salaire, je n’ai jamais eu de problèmes de santé graves. Alors, pourquoi ne pas donner un peu ? »

    Et de dire sa fierté du programme de Toulon en Commun qui porte « une vision pour la ville à court, moyen et long termes avec des propositions pour améliorer la vie des gens au quotidien mais aussi pour anticiper les effets du changement climatique ».

    Bref, un valeureux Toulonnais de 59 ans qui a vaillamment porté le maillot rouge et noir du RCT et qui est encore prêt à tout donner pour faire gagner son équipe, les valeurs de la gauche et de l’écologie.

  • [Dossier extrême droite] À Fréjus, le social s’efface le sport encaisse

    [Dossier extrême droite] À Fréjus, le social s’efface le sport encaisse

    Maire de Fréjus depuis 2014, David Rachline briguera un nouveau mandat, mais pas sous l’étiquette du Rassemblement national. Début décembre, il a démissionné de son poste de vice-président du parti lepéniste après s’être vu refuser son investiture. Proche de Marine Le Pen, le sénateur du Var a un temps incarné la réussite locale du parti d’extrême droite et sa ville une vitrine de sa « normalisation ». Une image fissurée par les affaires judiciaires : le parquet de Draguignan a fait appel de sa relaxe fin janvier pour prise illégale d’intérêts, et il reste poursuivi pour favoritisme. Le procès est attendu à l’automne.

    Au-delà de ces affaires, l’analyse des subventions à Fréjus souligne une profonde réorientation des politiques publiques lors de ses deux mandats. Alors que la dette de la commune (153 millions en 2024, deux fois plus que la moyenne des villes de même taille) a explosé, l’enveloppe des aides aux associations a reculé de 4,2 %, passant entre 2012 et 2024 de 4,33 millions à 4,15 millions d’euros.

    Une baisse en apparence modérée qui cache un bouleversement plus net : laminé, le secteur social a vu ses financements s’effondrer de 92% (de 1,79 million à 138 000 euros) tandis que ceux destinés au sport ont bondi de 60 % (2,83 millions en 2024). Trois associations sportives figurent dans le top 3 des associations les plus subventionnées par la ville.

    Intervention

    de David Rachline

    La première d’entre elles, l’Association multisports et loisirs de Fréjus (AMSLF), a vu sa dotation progresser de 29 % sur la période. Un rapport de la Chambre régionale des comptes (CRC) y a pointé des dysfonctionnements significatifs dans la gouvernance sur fond de « liens étroits » avec la mairie ainsi qu’une situation financière préoccupante. « De tels postulats résultent plus d’opinions personnelles voir, là encore, de jugement de valeur et ne semblent pas corroborées par des éléments factuels », explique l’AMSLF dans sa réponse officielle aux magistrats financiers.

    Un compte rendu de réunion en mairie, obtenu par ces derniers, fait pourtant état d’une intervention de David Rachline dans la gouvernance de l’association.

    Créé en 2019, le club de pétanque de Fréjus est lui entré dans le top 5 des 63 associations sportives les plus aidées. Selon les données compilées des comptes administratifs, la subvention du Fréjus International Pétanque est passée de 50 000 euros (2019) à 75 000 euros en 2024. Le club accueille parmi les meilleurs joueurs mondiaux et organise un Mondial baptisé « Laurent Barbero – Ville de Fréjus ».

    Ici, ce nom renvoie à une autre réalité locale. Laurent Barbero est le grand-père d’Alexandre Barbero, entrepreneur du BTP, dirigeant notamment de RBTP / Holding Delta Investissements, implantée à Fréjus et dans le Var. Un nom qui apparaît dans des procédures judiciaires en cours visant la mairie dans le cadre de l’enquête du Parquet national financier ouverte pour favoritisme, recel de favoritisme et corruption active et passive d’élus. Sollicitée, la mairie de Fréjus n’a pas répondu à nos questions.

    Retrouvez l’intégralité de cette enquête collective réalisée par La Marseillaise, Le Poing, l’Arlésienne, le Collectif de journalistes indépendants Presse-Papiers, Jean-François Poupelin et Raphael da Silva grâce au soutien financier du Fonds pour une presse libre :

    À Orange, Jacques Bompard prêt à repartir à l’assaut

    En Vaucluse, le soutien aux associations au service du clientélisme électoral

    À Beaucaire, les purges associatives et ceux qui en profitent

    À Béziers, les affiches parlent, les assos se taisent

    À Perpignan, pas d’argent pour les assos catalanistes

    Les assos malmenées par les villes d’extrême droite

    À Béziers, les syndicats attaqués par Robert Ménard

    À Marignane, les derniers échos de l’OAS

    Dans les petites villes de Vaucluse, la culture meurt à petit feu

  • Les personnels de l’Hôtel Première Classe de La Seyne réclament leurs salaires

    Les personnels de l’Hôtel Première Classe de La Seyne réclament leurs salaires

    Jeudi après-midi, six des neuf salariés de l’Hôtel Première Classe de la Seyne-sur-Mer étaient réunis à la Bourse du Travail, entourés d’une douzaine de syndicalistes de l’UL CGT, pour parler de leur situation. Ceux-ci expliquent ne plus être payés depuis novembre dernier. Une situation qui interroge au vu de la situation de l’établissement, « qui a plus de 30 ans d’existence et qui a toutes les raisons de fonctionner. La question est donc : pourquoi ne tourne-t-il plus ? », interroge Marc Louis, secrétaire général de l’UL CGT la Seyne, qui rappelle que celui-ci accueille « des salariés qui travaillent dans la zone, des personnes en transit… Il y avait une vingtaine de chambres réservées pour l’accueil des réfugiés également, mais depuis que le directeur a repris l’hôtel, c’est terminé. On ne sait pas si c’est lié à lui, mais ça change au niveau de l’équilibre financier ».

    De premiers retards de paiement auraient ainsi été relevés à partir de juillet 2025, quelques semaines après la réouverture de l’établissement suite à des travaux. La situation se serait aggravée, jusqu’à l’absence totale de paiement. Face à leurs inquiétudes, le directeur de l’hôtel leur avait pourtant donné des garanties, affirment les salariés. Ceux-ci auraient même reçu des chèques, qui se sont avérés être sans provision. Sans salaire depuis plusieurs semaines, ils ont alors décidé de cesser de travailler, et se trouvent actuellement tous en arrêt maladie. « Leur objectif est de récupérer leur salaire. Certains sont obligés de se surendetter pour payer leurs loyers, et vont perdre leur logement », se désole Marie Claude Latour, secrétaire adjointe de l’UL CGT.

    Rendez-vous au tribunal de commerce le 19 février

    Pour ce faire, des procédures juridiques ont été lancées, et l’inspection du travail alertée. Mais livrés à eux-mêmes et sans représentants du personnel (il faudrait, pour en nommer un, avoir onze salariés), les employés peinent à faire valoir leurs droits : « En maladie, ils perçoivent la moitié du salaire qui n’est déjà pas élevé. Où en est la prévoyance ? Ce patron agit dans son intérêt particulier. Il n’informe ses salariés sur rien : sur quand ils vont être payés, sur la question de la prévoyance… », déplore Marc Louis, qui se demande comment un hôtel de 70 chambres « peut continuer de fonctionner sans personnel », celui-ci étant encore ouvert à l’heure actuelle.

    De son côté, le directeur de la franchise annonce une imminente cessation de paiement. Un rendez-vous est prévu au Tribunal de Commerce le 19 février. Les salariés seront pris en charge par le régime de garantie des entreprises (AGS). « Si je fais ça, c’est pour qu’eux soient payés. C’est moi qui vais les payer sur mon redressement judiciaire », justifie-t-il, affirmant avoir payé les salaires « jusqu’au 31 décembre ». Il accuse également son personnel de « fraude » concernant les arrêts maladie. « Comme des dizaines de milliers d’entreprises, la mienne est en difficulté. Depuis qu’on est dans la m…., tout le monde se barre, nous sabote. Ma femme a la tête dans la machine à laver car on n’a plus de personnel », explose-t-il.

  • De Toulon à La Seyne, ils adoubent sans compter

    De Toulon à La Seyne, ils adoubent sans compter

    On pourrait les croire en surplomb jouant de leur grande sagesse avec sérénité pour apaiser les débats et faire office de juge de paix afin d’assurer la relève. Dans les faits, c’est beaucoup plus compliqué que ça. Plus tranchants que conciliants les anciens maires de Toulon et La Seyne adoubent ceux désignés comme leurs successeurs légitimes faisant fi des réalités et du contexte.

    Dans le Port du Levant, l’ancien patron de la droite varoise a ainsi choisi le LR Michel Bonnus contre la maire sortante Josée Massi (SE) qui l’avait lui-même désignée pour le remplacer et dont il avait soutenu préalablement la candidature.

    Et dans l’ex-Cité des Chantiers, l’ancien maire de gauche Marc Vuillemot (GRS) préfère le candidat PS Olivier Andrau au candidat du rassemblement d’une grande partie des progressistes et appartenant à son propre parti Stéphane Sacco. Même si celui-là a le vent en poupe à la tête de sa liste Uni.e.s à gauche pour La Seyne comme vient de le démontrer le meeting de mercredi à la Bourse.

    Le problème n’est pas d’avoir sa propre analyse sur la situation mais plutôt d’entrer aujourd’hui dans le débat public après être resté à amont tout à fait silencieux et bien à l’écart des nombreuses réunions de conciliations dont l’issue aurait pu permettre à la gauche de partir rassembler. Personne ne peut dire si l’avenir en eut été changé mais au moins il pourrait prétendre aujourd’hui avoir tout fait pour éviter que les progressistes partent en ordre dispersé. C’est à ce moment-là que son expérience aurait pu être déterminante. Plutôt que d’œuvrer en coulisses.

    Aujourd’hui, sur son blog, il déclare, « au cas où plusieurs listes seraient déposées, il faudrait choisir en citoyen responsable ». Alors il tranche, tout en faisant mine de le déplorer.

    Mais peut-être n’est-il pas trop tard pour montrer sa bonne foi en mettant tout son poids pour faire vivre le dialogue, plutôt que de désigner. L’urgence est tout de même de battre l’extrême droite. Il ne faudrait pas l’ignorer.

  • Alain Hayot : « La priorité nationale est un projet d’apartheid »

    Alain Hayot : « La priorité nationale est un projet d’apartheid »

    « Lorsqu’en 1995, les 3 villes de Toulon, Orange et Marignane, puis Vitrolles en 1997, sont prises par le Front national, le slogan du parti était “Tête haute, mains propres” », rappelle Pascal Brun pour la Coordination départementale contre l’extrême droite (Codex). Slogan repris en 2011 par Marine Le Pen, elle-même, précise-t-il, alors que depuis les jugements de cour avaient mis à jour une tout autre réalité. Et le bilan des municipalités d’extrême droite montre quelle piètre interprétation se donnent ces idéologues affairistes du bien commun une fois aux manettes.

    Et le Var, où après Toulon en 1995, les villes de Fréjus, Cogolin et Le Luc tombent dans leur escarcelle en 2014, en donne une sinistre illustration.

    La Cour régionale de comptes (CRC), dans son rapport de 2002, pointe dans les quatre cas des dérives financières, une gestion chaotique des marchés publics, des frais de représentation abusifs, des dépenses à caractère personnel et un recrutement de cadres inexpérimentés effectués dans le sérail. Une gestion qui les font toutes sortir exsangue de cette période.

    Des condamnations

    Pour ce qui est des condamnations des maires, c’est encore pire. Celui du Port du Levant Jean-Marie Le Chevallier écope en 2001 d’un an de prison avec sursis, pour détournement de fonds publics et abus de confiance. Mais aussi d’un an de prison avec sursis, et 5 ans d’inéligibilité pour subordination de témoins dans l’affaire Poulet Dachary, son ancien adjoint et directeur de cabinet qui avait trouvé la mort en 1995.

    Sinon, l’ex-maire de Cogolin Marc-Etienne Lansade (FN puis Reconquête) vient de ramasser en juillet 2025 trois ans d’inéligibilité avec exécution provisoire, 18 mois de prison avec sursis, pour abus de faiblesse. Pas très glorieux tout ça. Sans compter qu’à Fréjus, rappelle le syndicaliste, David Rachline est sous le coup d’une enquête du parquet national financier sur des faits présumés de favoritisme concernant l’attribution de marchés publics.

    Et de conclure : « Les Varoises et les Varois ont déjà testé le poison de l’extrême droite. Et ce n’est pas en se présentant sans étiquette à Toulon que la députée RN Laure Lavalette fera oublier le parti dont est issue. »

    « Il est grand temps aujourd’hui de reprendre l’offensive sur le plan culturel », développe ensuite Alain Hayot. Pour le sociologue auteur de Face aux nouveaux monstres, le sursaut (Les éditions L’Humanité), il est urgent de démonter les faux arguments de l’extrême droite repris aujourd’hui par une grande partie de la droite qui s’appuient sur le thème de la priorité nationale, pointant l’immigration comme cause de la crise. « Une thèse complètement ahurissante et erronée qui attribue aux immigrés tous les malheurs du monde », dénonce-t-il.

    Et de plus, précise le socio-anthropologue, « les immigrés dont on parle ce sont des Français depuis plusieurs générations ». Ça veut dire, poursuit-il, que « le thème de la priorité nationale, est clairement un projet d’apartheid ». Et de rappeler à quoi tout cela renvoie : « L’idée qu’il existe deux catégories de Français : “les Français de souche” et “les Français de papier”, le terme réutilisé par Retailleau, remonte à Charles Maurras au tout début du XXe siècle pour désigner les Juifs. » On sait comment cela s’est terminé.

  • Jeu provençal : Segui, Soma et Girard, rois de La Valette-du-Var

    Jeu provençal : Segui, Soma et Girard, rois de La Valette-du-Var

    La passion prend toujours le pas sur la raison et 133 triplettes avaient fait le déplacement dans la cité varoise. Au-delà de la quantité c’est la qualité qu’il faut mettre en avant avec un plateau exceptionnel.

    Dès les premières escarmouches, des chocs sont proposés comme cette confrontation entre la famille Personnettaz et les vainqueurs du Provençal Daina, Lanzi, Pellegrini qui tourne à l’avantage dès premiers nommés. Le deuxième tour nous gratifie d’un choc entre la nouvelle génération, la vague montante Juan Lopez, Martin Torres associé à Joseph Pietrolani, opposés aux anciens Alain Valdes. Julien Serrano et le très doué Enzo Paolucci. Avantage à Valdes dans ce duel au sommet. Lucchesi, Gosselin, Romero connaîtront la défaite également face à Angelo, Lacroix et Viudes.

    Au fil des tours, l’étau se resserre. Segui,Girard, Soma marquent déjà leur territoire en sortant successivement les Lacroix, puis les néo-Pertuisiens et indissociables Preyre, Domergue, Malbec en 8e. Valdes est tombé en 16e contre Frédéric Stievenart. Loïc Pellegrini. Fontani, Del Peloso chutent contre Operto.

    Les duels se multiplient pour arriver à un dernier carré royal avec comme tête de série Anthony Kerfah, récent vainqueur du grand prix de La Ciotat associé à son compère de l’équipe de France Christophe Martello et Julien Martinez. La triplette de Mouans-Sartoux s’incline contre les intouchables Segui, Soma, Girard. « On a joué en deçà des prestations précédentes », avouait le champion de France triplette 2023, « ils ont fait une prestation XXL. Il faut les féliciter. » Dans l’autre demi-finale Stievenart, Happé et Fajol également de Mouans-Sartoux s’inclinent contre Anthony Khemissi au tir redoutable, Jean-Baptiste Mélo et Maxime Massa.

    La finale a tourné à l’avantage des doubles champions de France triplette Yohan Segui, Cédric Girard (2017, 2018) et Cédric Soma. Une finale à l’image des prestations régulières et de haut niveau précédentes pour les joueurs de Boulouris.

    Résultats

    Demi-finale

    Segui bat Christophe Martello, Anthony Kerfah, Julien Martinez ( Mouans-Sartoux)

    Mélo bat Jérémy Happe, Thomas Fajol, Frédéric Stievenart ( Mouans Sartoux)

    Finale

    Yohann Segui,Cédric Soma, Cédric Girard (Estanque de Boulouris) bat Jean Baptiste Mélo, Maxime Massa, Anthony Khemissi (NH)

  • Dans le Var, le narcotrafic recule, pas les violences conjugales

    Dans le Var, le narcotrafic recule, pas les violences conjugales

    L’heure était au bilan pour les faits de délinquance commis dans le Var l’an passé. Si la délinquance générale (infractions commises contre les personnes et les biens) a progressé de 0,66% en 2025 (45 584 faits contre 45 285 en 2024) après une année 2024 marquée par une baisse de 4,1%, le nombre de faits constatés (45 584) reste inférieur à celui de 2022 (46 076) et de 2023 (47 197). En ce qui concerne leur taux d’élucidation, il se maintient autour de 42%.

    Parmi les principales infractions, les atteintes aux biens sont en légère baisse (-0,5% après -7,3% en 2024). à ce titre, les cambriolages ont reculé de 9,1%. Cela s’explique par une stratégie engagée dès 2023 permettant de cartographier les secteurs les plus touchés, mais aussi par le succès des opérations tranquillité vacances (1 281, +12%). Les vols liés aux véhicules ont en, revanche progressé de 4,3%.

    Plus inquiétantes, les atteintes aux personnes progressent, comme depuis 5 ans (+3% en 2025). Si le nombre d’homicides chute de 80% (5 en 2025), les violences sexuelles stagnent (1 819 faits, +0,2%) et les violences conjugales augmentent (+2,4%). Pour y répondre, les services de l’État affirment agir afin de faciliter les dépôts de plainte et la prise en charge des victimes, notamment grâce au développement des postes d’intervenants sociaux en police et gendarmerie (huit aujourd’hui), à la formation des agents, ainsi qu’à une politique de prévention menée en partenariat avec les associations.

    La sécurité routière inquiète

    En ce qui concerne la lutte contre le narcotrafic, la préfecture se félicite de la baisse de 5,4% des infractions, quand on note une augmentation de 7,6% au niveau national. Les saisies de cannabis (+389% sur les plants, -49,4% sur la résine) sont en hausse, comme celles de cocaïne (+133%). Sur le plan pénal, les amendes douanières progressent : 15 818 410 euros en 2025 contre 11 235 140 euros en 2024, soit +40,8%. Enfin, le préfet a décidé de prendre un arrêté annuel concernant la détention et la consommation de protoxyde d’azote.

    Autre volet important : la sécurité routière. Les accidents mortels (65, +3%) et les blessés (1 134, +1%) sont en hausse, mais les accidents corporels (818, -6%) diminuent. L’indice de gravité reste inquiétant : 7,9 personnes perdent la vie tous les 100 accidents. Les causes restent les mêmes : vitesse (32% des accidents mortels, 21% des accidents corporels), alcool (28% et 16%) et stupéfiants (12% et 8%). Les automobilistes sont les plus touchés (23 décès), suivis des usagers de deux-roues motorisés (22) et des piétons (12). En conséquence, les contrôles se renforcent et ont entraîné +18% de suspensions de permis, +14% de dépistages positifs aux stupéfiants, ainsi que plus de 3 800 mises en fourrière pour des infractions graves. Les actions de prévention ont également augmenté de 29,5%.

    Pour conclure, notons que les services de l’État ont abordé la question – souvent démagogique – des OQTF, indiquant une hausse de 9,8% par rapport à 2024 et de 99,3% par rapport à 2022, pour atteindre 1 063 décisions, dont 175 refus de titres pour actes de délinquance. Rappelons toutefois qu’une très large part d’entre elles sont liées à la lourdeur des démarches administratives liées aux titres de séjours, encore renforcées par la circulaire Retailleau du 23 janvier 2025, demandant aux préfets de les prononcer automatiquement. Et ce même si ces personnes ont déposé leur demande de renouvellement dans les délais. Leurs dossiers n’étant toujours pas traités lorsque les dates de validité des titres ont expiré, elles sont considérées comme sans-papiers.

  • Josée Massi, maire de Toulon : « Les défis ne m’ont jamais fait peur »

    Josée Massi, maire de Toulon : « Les défis ne m’ont jamais fait peur »

    La Marseillaise : On connaît le personnage public mais qui est vraiment Josée Massi ?

    Josée Massi : Je suis arrivée à Toulon à six mois. Un de mes frères ayant de l’asthme, le médecin a recommandé un climat plus favorable que Lyon, où je suis née. Je suis la dernière de six enfants, d’un milieu modeste. Et nous avons grandi dans les HLM de Bon Rencontre, où j’ai été très heureuse. Ma mère a toujours cru que l’éducation serait un moyen pour nous de se faire une place. Et ça a marché, puisque ma sœur a été la première ingénieure mécanicienne de France. J’avais un frère qui était pilote de chasse. On a tous fait des études. Je voulais faire médecine, mais à ce moment-là, mon père est mort… Je suis devenue prof de maths.

    Vous vous êtes absentée un petit moment de Toulon ?

    J. M. : J’ai rejoint mon mari qui était photographe en Ardèche. J’y suis restée dix ans et j’y ai élevé mes trois enfants. Mais on a raison de dire « qui quitte Toulon, perd la raison ». J’y suis donc revenue.

    Pendant ce séjour en Ardèche, j’ai également été élue conseillère municipale d’un maire socialiste du petit village dans lequel j’habitais, au hasard des panachages de listes. Il n’y avait pas de parité à l’époque, nous n’étions que quatre femmes et je n’avais déjà pas l’habitude de me taire, j’étais donc un peu considérée comme la suffragette.

    Puis pour pouvoir être sûre de rentrer à Toulon, j’ai démissionné de l’Éducation nationale au bout de dix ans. C’est pour ça que les défis ne me font pas peur. Je suis donc repartie de zéro. J’ai même fait les vendanges pour commencer. Puis je suis retournée à l’enseignement par le social auprès des jeunes en difficulté, des jeunes en insertion dans le quartier de Berthe, puis au Greta. Je me suis régalée.

    C’est ensuite auprès des bénéficiaires du RMI que vous vous êtes engagée…

    J. M. : Je travaillais à ce moment-là pour Pôle emploi. Une dame est venue me voir pour me dire qu’elle était au Cedis [Centre départemental pour l’insertion sociale, Ndlr] et qu’on cherchait un directeur. Je me suis dit, pourquoi pas. C’était en 95. J’ai postulé et me suis retrouvée à la tête du Cedis. ça a été plus de 20 ans formidables.

    Je me suis rapidement aperçue que ce qu’il y a de mieux pour sortir du statut d’allocataire, c’est une fiche de paie. Donc, j’ai réuni un groupe d’allocataires et leur ai demandé quel était, selon eux, le premier frein à l’insertion, et c’est la garde d’enfants qui est ressortie. J’ai donc pris mon bâton de pèlerin pour chercher des locaux afin de créer une crèche et, à la mairie de Toulon, je réussis à avoir ceux d’Alexandre Ier. C’était les anciens hangars des Espaces verts. Du coup, j’ai créé la crèche là. Puis une autre au Pont du Las, dans les anciens locaux de la Poste. Puis celle de la Beaucaire. En tout, j’en ai fait une dizaine.

    Elles avaient une spécificité ?

    J. M. : Elles ont mis vingt ans à être labellisées comme crèches à vocation d’insertion professionnelle. Mais, dès leur création en 2003, elles étaient déjà comme ça, avec des places réservées aux allocataires. Mais surtout, toujours avec mon idée de l’ascenseur social, j’embauchais des allocataires pour le ménage et je les qualifiais pour passer le CAP Petite enfance. Elles passaient donc à l’encadrement des enfants et aujourd’hui, on en a qui sont directrices de crèche. J’adore ça, construire des parcours. Et vous verrez, dans la liste que je vous présenterai, il y a beaucoup de gens comme ça, qui ont des parcours atypiques, qui partent dans un CAP et qui finissent avocats. Un peu à l’image du mien, parce que moi, je n’avais aucune prédestination à être maire de Toulon.

    Comment passe-t-on justement de l’engagement associatif à la politique ?

    J. M. : Le déclic, c’est que sentant venir la retraite, comme je suis un peu hyperactive, je me suis demandé comment continuer à être utile. Hubert Falco est venu me chercher, donc je suis rentrée sur sa liste en 2014 et j’ai démarré douzième adjointe. Et bien sûr, on m’a mise dans ce que je connaissais le mieux : la petite enfance. En 2020, il me dit qu’on continue. Je suis alors à la deuxième place sur la liste. Puis Yannick Chenevard est élu député et je monte, première adjointe. La suite, vous connaissez : neuf mois après, je suis élue maire de Toulon, pour un temps. Chez moi, on nous a appris la loyauté, l’honnêteté et la volonté de servir. Donc, il n’y a aucune ambiguïté. Si Hubert Falco revient, je lui rends la place.

    Jusqu’à ce qu’il vous désigne publiquement comme la relève…

    J. M. : Oui, après la Cassation. Il fait un communiqué disant qu’il me soutient. On est en juillet. Je vais donc y aller. Puis il est revenu vers moi avec un certain nombre de demandes. Mais quand j’ai été élue, j’ai bien dit que je n’étais pas une plante verte, que j’avais du caractère. Il y a donc des demandes que je n’ai pas acceptées. Et, là aussi, vous connaissez l’histoire. Je le connaissais depuis 30 ans, mais là, je dois dire qu’il est arrivé à me surprendre.

    Quelle décision prise en tant que maire vous rend la plus fière ?

    J. M. : Sauver les cliniques à Toulon, ça a été un vrai combat. On ne pouvait pas perdre cette offre de santé de proximité dans les quartiers.

    Et puis, il y a aussi la végétalisation de la ville. J’ai commencé par les écoles. On en fait à peu près quatre par an.

    La reconstruction des groupes scolaires, aussi. On en a mis cinq en chantier dont l’un est en cours, c’est Saint-Roch.

    Mais on fera aussi Cousteau, on fera la Beaucaire, on fera Lazarre-Carnot. Surtout Sainte-Catherine.

    Quelle est, aujourd’hui, votre ambition pour Toulon ?

    J. M. : De continuer à en faire une ville apaisée à taille humaine, qui rayonne. Une ville de mixité, une ville populaire dans laquelle on vit bien. J’ai commencé à m’attaquer au problème du logement en signant, fin 2023 avec le préfet, un contrat de mixité. Mais il va falloir continuer. Je suis favorable à la construction de logements sociaux. Mais diffus. On ne peut plus faire de grandes concentrations. C’est fini ça.

    C’est compliqué à Toulon, parce qu’on est une ville coincée entre le Faron et la mer avec très peu de solutions. Très peu de foncier disponible. Donc, il faut reconstruire la ville sur la ville.

    Il faut réhabiliter les immeubles, réhabiliter les copropriétés délabrées. Alors là, j’ai un grand chantier sur la Grande Plaine. Et puis, surtout, il y a une délibération dont je suis assez fière et qui fait que chaque fois qu’on construit plus de 800 m², on doit avoir 30% de logements sociaux. Ça veut dire que dans tous les quartiers, chaque fois qu’il y a un immeuble qui sort de terre, vous savez qu’il y aura 30% de logements sociaux.

    Quel est votre état d’esprit aujourd’hui ?

    J. M. : C’est un bel encouragement de voir autant de gens qui vous suivent, qui vous poussent. Alors, on y croit. On va gagner.