Tag: Var

  • La probité, boussole républicaine de Toulon en commun

    La probité, boussole républicaine de Toulon en commun

    Dans une ville et un département où les abus de biens sociaux se succèdent, Toulon en Commun a décidé de dédier une soirée à l’intégrité, la probité. Et pour faire vivre la réflexion a invité l’ancienne magistrate Eva Joly et le journaliste d’investigation Claude Ardid.

    L’occasion d’affirmer que dans un moment où la défiance envers la vie publique n’a jamais été aussi forte, la probité doit être un impératif démocratique fondamental. C’est autour de cette valeur cardinale que l’ancienne juge d’instruction, figure emblématique de la lutte contre la corruption, viendra apporter son expérience.

    « Toulon est réputé pour son stade Mayol, son équipe de rugby, sa rade qui est la plus belle d’Europe, mais elle est célèbrement connue aussi pour son clientélisme, ses condamnations, notamment de son ancien maire Hubert Falco (DVD) », constate Peire Costa (Régions et peuples solidaires). « La ville mérite mieux que ça et ça fait partie des points forts de notre programme pour les municipales », ajoute-t-il.

    La figure d’Eva Joly, ce qu’elle incarne dans son combat, étant « le meilleur signal que Toulon en Commun pouvait envoyer aux Toulonnais ». L’équipe affirme vouloir tourner la page de cette politique du clientélisme pour « construire une ville apaisée et redorer le blason de la politique ».

    Par la transparence

    « Et il n’y a pas eu que Falco à Toulon qui s’est fait condamner. Il y a aussi un ancien de ses adjoints Jean-Guy Di Giorgio après un procès retentissant », insiste André De Ubeda (PCF). Le responsable politique pointe d’ailleurs que, « depuis 1959 tous les maires de Toulon ont été condamnés, sauf François Trucy ». Et bien sûr, la maire sortante Josée Massi (SE).

    Et à cela se rajoutent tous les présidents du conseil départemental.

    Sans compter, complète-t-il, la suspicion de fraude électorale*, puisque deux personnes ont déposé, plainte après avoir retrouvé leur signature sur le cahier d’émargement, alors qu’ils n’étaient même pas à Toulon le jour du vote. « Le jour où ça va sortir ça va produire je l’espère, un sursaut de dignité en France et à Toulon », lance André De Ubeda.

    Et de poursuivre : « On fait confiance à la justice mais en tant que futur gestionnaire de la ville, on se doit d’adopter une démarche de transparence pour prévenir la corruption. » « C’est vraiment la solution : il faut de la vertu », approuve Pèire Costa.

    En attendant, ils se disent impatients d’écouter les recommandations d’Eva Joly. « Sur la base de son expérience, elle pourra nous suggérer des mesures pour combattre la corruption », conclut André De Ubeda.

    *Départementales de 2021, quartier de la Beaucaire, à Toulon

    Eva Joly, la juge anti-corruption

    Eva Joly, aujourd’hui avocate, a été longtemps magistrate anti-corruption avant de s’engager en politique. Elle deviendra d’ailleurs pendant dix ans, membre du Parlement européen, où elle a été vice-présidente de la commission d’enquête sur le blanchiment de capitaux, l’évasion fiscale et la fraude.

    En charge des affaires Tapie, Crédit Lyonnais ou Elf, elle est devenue le symbole d’une Justice qui rompt avec l’impunité aux puissants.

  • Uni.e.s à gauche pour La Seyne et la sécurité publique

    Uni.e.s à gauche pour La Seyne et la sécurité publique

    « Ce mot parfois érigé en étendard pour exacerber les peurs, serait pour certains un tabou à gauche », commence Jimmy Coste (GRS). Et de poursuivre : « Pour nous, au sein de la liste Unis à gauche pour La Seyne, la sécurité c’est un droit, pas un privilège. L’une des conditions de notre promesse républicaine. »

    Pas question en tout cas de laisser perdurer la fausse idée « que la droite serait meilleure pour traiter de ce sujet ». La bonne preuve, poursuit-il, c’est qu’on n’a guère vu la différence en 6 ans. À part au niveau de la communication, bien entendu, « avec un adjoint à la sécurité qui dégaine son smartphone plus vite que son ombre ». Ce dernier d’ailleurs, fait-il remarquer, aujourd’hui candidat, « fustige le bilan dont il est lui-même comptable ». « Mais entre nous, à part la chasse aux trottinettes et aux SDF, ce bilan sonne creux », dénonce Jimmy Coste.

    Uni.e.s à gauche pour La Seyne dit préférer donc des réponses adaptées aux besoins des habitants plutôt que « de grandes incantations ». C’est-à-dire assurer une sécurité du quotidien.

    Avec, entre autres, la présence de la police municipale aux abords des établissements scolaires, en centre-ville, et dans tous les quartiers. Une police de proximité, à la manière des îlotiers d’antan, précise-t-il. Des agents qui prennent le temps de créer du contact avec les habitants, les commerçants, les associations. Et d’ajouter : « Nous voulons aussi nous attaquer aux causes et pas seulement aux effets. Nous comptons favoriser la prévention, agir avec différents acteurs publics. »

    Tout cela en exigeant bien sûr que l’État donne les moyens suffisants à la police nationale pour effectuer ses missions notamment dans la lutte contre les trafics, et en particulier le trafic de drogue.

  • La mémoire des Chantiers s’invite dans la campagne à La Seyne

    La mémoire des Chantiers s’invite dans la campagne à La Seyne

    « Sur le champ de ruines de nos chantiers certains auraient voulu que s’impose un champ d’oubli », explique le président de l’Association pour le maintien des intérêts des anciens de la Navale à La Seyne (Amians), Lucien Conac. C’était sans compter sur la combativité des bénévoles pour que cette mémoire ouvrière de la ville subsiste, en collectant des témoignages matériels, écrits et oraux de cette époque industrielle.

    Et c’est fidèle à ce même engagement qu’ils ont décidé, à l’unanimité, de consacrer, toutes leurs forces pour obtenir la transformation de leur siège social, installée dans l’un des seuls vestiges encore debout des Chantiers : la porte principale, en un vrai musée de la construction navale seynoise. « Nous voulons nous assurer pendant que nous sommes encore vivants, de laisser sur ce site un témoignage indélébile de sa grandeur maritime passée », ajoute le responsable associatif. Conscient que « la conservation, sérieuse, durable et officielle de la mémoire se fait par l’élévation de monuments ou de musées ».

    Le problème c’est que, depuis plus de 30 ans, ils ont l’impression d’être menés en bateau. Les promesses n’étant pas suivies d’actes. C’est pour ça que les militants souhaitent aujourd’hui, en cette période préélectorale, prendre l’opinion publique à témoin pour faire pression sur les candidats, mais aussi éviter les éventuels reniements de l’équipe gagnante arrivant aux affaires. Ils sont un peu échaudés.

    Les gars de la Navale n’oublieront pas

    Et de poser que « si la mairie tourne autour du pot pour ne pas réaliser notre projet, bien que parfaitement réalisable, c’est parce qu’elle ne veut ni investir, ni attribuer un budget d’investissement durable pour faire perdurer la mémoire ouvrière ». Un refus politique, donc.

    L’Amians se félicite en tout cas que la campagne d’information publique menée en 2025 ait permis de sensibiliser suffisamment la population pour intéresser la municipalité sortante. Même si, après les déclarations de bonnes intentions, rien n’a été finalisé.

    Pas question pour autant de renoncer à faire de la porte principale un véritable sanctuaire des Chantiers. Les militants associatifs scrutent donc les propositions des postulants au poste de maire. Et disent avoir suivi avec intérêt le projet de l’atelier mécanique du maire sortant qui prévoit un espace dédié à la mémoire industrielle des chantiers navals seynois.

    Et se félicitent que « pour la première fois depuis la fermeture des chantiers déjà trois listes au moins inscrivent dans leur programme un musée de la construction navale ». Un signe que « la bataille de l’opinion publique » est en passe d’être gagnée.

    Pour Lucien Conac, la proposition de la liste Uni.e.s à gauche pour La Seyne, menée par Stéphane Sacco, avec la création de la Maison de l’industrie et de la mer dans les anciens bâtiments de l’apprentissage, contre la façade ouest de la porte principale, se raccorde au projet porté par l’Amians de sacralisation de la porte principale. Autre note positive : le fait d’avoir été consulté avant sa publication. « Ce qui dénote bien l’intention de nous écouter et de travailler avec nous », approuve-t-il. Et de préciser : « Stéphane Sacco est d’ailleurs le seul candidat à avoir soutenu publiquement notre projet, dès le début l’année passée. Et il compte aujourd’hui l’insérer dans un ensemble plus grand avec une grande salle d’exposition de 353 m². »

    Pour sûr, les gars de la Navale n’oublieront pas.

  • La basse-ville ou le récit d’un siècle d’histoire toulonnaise « dévergondée »

    La basse-ville ou le récit d’un siècle d’histoire toulonnaise « dévergondée »

    Jonchée entre le cours Lafayette, la rue des Remparts, la rue de Lorgues et la rue Vincent-Courdouan, dans la zone piétonne du centre-ville, la basse-ville est encore, de nos jours, le cœur battant de Toulon. Il regroupe les rues les plus animées de la commune, entre cafés, commerces, et l’emblématique marché du cours Lafayette.

    Du milieu du XIXe siècle jusqu’à l’après Seconde Guerre mondiale, ce quartier était surnommé le « Chapeau Rouge », et constituait la seule zone de la ville où la prostitution était libre et autorisée. De nombreux auteurs écrivirent à son sujet (Farrère, Loti, puis Cocteau, Vérane, Morand, Carco, Kessel, Cendrars ou encore Bernanos), forgeant l’imaginaire de la basse-ville, empreint de sensualité et de légèreté, que Pierre Loti décrivait comme « ivre de soleil, de chaleur, d’alcool, de cris et de chants », et où les matelots se pressaient pour oublier, le temps d’une soirée, la rudesse de la vie en mer. Toulon était alors considérée comme « capitale de la prostitution et de l’opium », et devint dans l’entre-deux-guerres celle de « l’homosexualité », au grand dam des autorités, notamment de la Marine nationale.

    Une époque fantasmée et bien heureusement révolue que Marc Bayle et André Fourès, deux auteurs natifs de Toulon, racontent dans leur livre consacré Toulon dévergondée, la Basse-Ville (années 1880-1980). Une plongée inédite dans le passé sensible de ce quartier à part, riche de nombreuses archives, qui sera racontée et discutée par ses auteurs, en compagnie du Club de la presse 83, ce jeudi, à 18h30, à la librairie Charlemagne de Toulon.

    Inscriptions par mail : resa.clubpresse83@gmail.com

  • La tête de liste de Renouveau pour Sanary appelle à nouveau à débattre

    La tête de liste de Renouveau pour Sanary appelle à nouveau à débattre

    La démocratie, il est bon de le rappeler, repose avant tout sur une pratique fragile et exigeante : le débat. C’est-à-dire accepter de confronter des idées plutôt que des personnes et substituer la parole à la violence. C’est en substance ce qu’essaie de rappeler le candidat tête de liste de Renouveau pour Sanary en relançant son invitation lancée aux autres candidats de se retrouver pour mettre publiquement à l’épreuve leurs analyses et solutions pour la ville, en acceptant d’entendre la contradiction.

    Mais pour l’heure, cette invitation lancée dans nos colonnes le 11 janvier, puis plus tard chez nos confrères de Var Matin, n’a obtenu qu’une seule réponse. Celle tout récemment de Philippe Heno (DVD) qui se dit favorable à un débat « dans un esprit courtois et démocratique ». Plus que quatre à convaincre, donc.

    Confiant sur le fait que ses adversaires ont des arguments et le courage de les défendre, Jean-Pierre Meyer insiste sur l’intérêt qu’une telle initiative se déroule en présence de tous les candidats. « Sauf bien sûr, si certains pensent ne pas aller jusqu’au bout faute de liste complète, ce qui peut se produire », ajoute-t-il.

    Et de conclure : « En tout cas, il serait dommage qu’un tel exercice démocratique ne puisse pas avoir lieu. »

    C’est dit.

  • Saint-Raphaël : la droite dure, sans étiquette ni concurrent RN

    Saint-Raphaël : la droite dure, sans étiquette ni concurrent RN

    C’est une surprise pour personne : Frédéric Masquelier, le maire LR de Saint-Raphaël postule pour un nouveau mandat. Celui que ses prises de position permettent de situer comme un représentant de la droite dure, qu’en langage policé on nomme droite décomplexée, part cette fois à la bataille sans étiquette politique, sans avoir requis l’investiture du parti dont il était il y a encore quelques mois le secrétaire départemental. Un lancement officiel de candidature qui intervient en même temps que son ami de Fréjus, le maire d’extrême droite David Rachline, lui aussi dépourvu de tout calicot : le parti à la flamme n’ayant pas permis à l’édile dont l’image est quelque peu écornée par les affaires de faire campagne sous ses couleurs.

    Un Rassemblement national qui a pris la décision également de ne pas placer de candidat à Saint-Raphaël face à Frédéric Masquelier. Une politesse qui sans surprendre devrait poser question à un électorat modéré.

    Clin d’œil à l’extrême droite

    Sur son tract de campagne, le premier magistrat fait profil bas et explique vouloir finir le travail en cours afin de récolter la prime aux sortants.

    Un bilan dit-il dit assumé dans sa lettre adressée à ses administrés il assume les « succès » comme « les faiblesses ».

    Et explique avoir agi avec « détermination ». Ça, on ne peut le nier. Comme lorsqu’il décide d’ériger une « plaque aux victimes du communisme » en invitant pour son inauguration les journalistes et polémistes de CNews en les présentant comme des historiens. Avec un clin d’œil appuyé vers sa droite extrême. Une falsification de l’Histoire dénoncée cet été avec force par le parti des fusillés et tous les progressistes. Mais bon, le coup politique de celui qui a parrainé Marine Le Pen en février 2022 est fait.

    Il va en outre trouver face à lui la conseillère d’opposition Emmanuelle Cocusse (Les Écologistes) tête de liste des progressistes, ainsi que Guillaume Jublot (LR) qui a longtemps cheminé aux côtés de Masquelier et s’est retrouvé par erreur rayé des listes électorales de la ville. Une requête en référé devant le tribunal de Fréjus a dû être déposée pour le rétablir dans son bon droit.

    Ambiance !

  • Sanary : un collégien poignarde sa professeure d’arts plastiques, son pronostic vital engagé

    Sanary : un collégien poignarde sa professeure d’arts plastiques, son pronostic vital engagé

    L’effroi a une nouvelle fois frappé le milieu scolaire. Qui plus est dans un collège réputé sans histoire, dans une commune peu habituée aux faits divers, d’autant plus d’une telle gravité. Peu après 14h, un élève de 14 ans, en 3e du collège la Guicharde de Sanary a porté trois à quatre coups de couteau à sa professeure d’arts plastiques, au niveau du torse, avant de prendre la fuite. Il a rapidement été appréhendé par un assistant d’éducation, sans manifester d’opposition. Il a ensuite été placé en garde à vue pour tentative d’assassinat. Une enquête a été ouverte et confiée aux commissariats de police de Toulon et de Sanary.

    La professeure, âgée de 60 ans, a rapidement été secourue et transférée vers l’hôpital Sainte-Anne de Toulon. Elle y a été opérée en urgence puis placée dans un coma artificiel. mardi soir, son pronostic vital était toujours engagé.

    « Des tensions avec cette professeure »

    Qu’est-ce qui a bien pu, dès lors, pousser cet élève à commettre un tel geste ? « Pour le moment, il n’y a aucune connotation religieuse ni politique qui apparaissent », a annoncé le procureur de la République de Toulon Raphaël Balland. « On sait seulement qu’il y avait eu des tensions avec cette professeure, et qu’il lui en voulait d’avoir fait des rapports à son encontre. » Une version corroborée par des témoignages d’élèves. « Le matin, il disait qu’il voulait tuer la prof de maths. On croyait que ce n’étaient que des paroles. Mais comme elle n’était pas là, il s’en est pris à la prof d’arts plastiques car elle lui mettait beaucoup d’observations », déclarait l’un d’entre eux. Autre élément important : l’élève « avait visiblement des problématiques familiales, mais il n’était pas connu pour le moindre fait de violences », a ajouté le procureur, ce qui aurait pu, également, favoriser son passage à l’acte.

    Tatiana Kolodziej, professeure d’EPS et référente premiers secours au collège la Guicharde, est la première à avoir secouru sa collègue : « Les élèves sont venus me chercher. On a eu peur, mais elle est partie consciente », a-t-elle expliqué. Au sein du corps enseignant, c’est « la stupéfaction, le choc. Les collègues sont en larmes. On ne s’attendait pas du tout à ça dans un collège privilégié, tranquille », déplorait-elle.

    « Il faut mettre plus de moyens humains notamment pour le contrôle des sacs. C’est un collège d’une petite ville, on n’est pas à l’abri de ce type d’acte dans n’importe quel établissement », s’est ému Dominique Queyroulet, représentant du Snes-FSU dans le Var. Du côté des parents d’élèves « on ne comprend pas. Ma femme et ma fille ont eu cette professeure lorsqu’elles étaient au collège, elle est super gentille (sic). On est une grande famille, les Sanaryens. Il va falloir se soutenir face à ce traumatisme », déplore Roland.

    Les élèves ont quant à eux été rapidement sortis de classe, puis regroupés dans la cour de récréation, avant d’être progressivement évacués à partir de 15h30. Ce mercredi, les cours n’auront pas lieu, mais une cellule psychologique a été mise en place, ainsi qu’un « accueil organisé par le collège pour les professeurs, mais aussi pour les enfants qui en ressentent le besoin », a précisé le préfet du Var Simon Babre. Le ministre de l’Éducation, Édouard Geffray, s’est quant à lui rendu sur place dans la soirée.

  • Sanary-sur-mer, une enseignante poignardée par un élève

    Sanary-sur-mer, une enseignante poignardée par un élève

    Une enseignante d’arts plastiques du collège La Guicharde a été poignardée aux alentours de 14h mardi par un élève de 14 ans qui a été interpellé et placé en garde à vue pour tentative d’assassinat, a expliqué le procureur de Toulon Raphaël Balland.

    «Aucune connotation religieuse ou politique à ce stade» et «on sait seulement qu’il y avait eu des tensions avec cette professeure ces derniers temps, et qu’il lui en voulait, a priori d’avoir fait des rapports à son encontre», a ajouté le magistrat lors d’un point presse sur place avec le préfet Simon Babre.

    Le ministre de l’Education, Edouard Geffray, est annoncé sur place dans la soirée.

    Plus d’informations dans notre édition de mercredi.
  • Quel encadrement juridique pour les drones ?

    Quel encadrement juridique pour les drones ?

    Face à une technologie en plein essor, l’université de Toulon ouvre à la réflexion ce vendredi à la faculté de droit de Toulon.

    Drones de loisirs, drones professionnels, drones militaires, drones maritimes ou sous-marins : en quelques années, leur usage s’est massivement développé, bouleversant les pratiques civiles, économiques et sécuritaires. Cette prolifération rapide soulève aujourd’hui de nombreuses questions juridiques, encore peu connues du grand public, mais essentielles pour les collectivités, les entreprises, les forces armées et les citoyens.

    C’est dans ce contexte que l’université de Toulon organise sa première journée d’études « Actualités de l’encadrement juridique des drones ». Entre activités maritimes, présence militaire, industrie de défense, innovation technologique et sécurité intérieure, le bassin toulonnais constitue un terrain d’observation privilégié pour analyser l’évolution du droit face à ces nouvelles technologies.

    Organisée par le Centre de droit et de politique comparés (CDPC) de l’université de Toulon, en partenariat avec le Centre de recherches de l’école de l’air (Crea), le pôle de compétitivité Safe et Hexadrone, entreprise spécialisée dans la fabrication de drones aériens, cette journée réunira neuf intervenants : enseignants-chercheurs, experts civils et militaires.

    Une approche transversale

    Tout au long de la journée, les échanges porteront sur l’état actuel de l’encadrement juridique des drones, en croisant plusieurs champs du droit : droit international, droit public et droit privé, mais aussi droit de l’entreprise et droit de la mer. Tout cela au regard des questions de stratégie et de Défense.

    Cette première rencontre vise à dresser un panorama aussi exhaustif que possible des règles existantes, mais aussi des zones d’incertitude juridique générées par l’évolution rapide des technologies. Et c’est là-dessus qu’il va y avoir à phosphorer.

    Au-delà de l’événement ponctuel, cette journée d’études marque le lancement d’un programme de recherches dédié au droit des drones à l’université de Toulon, appelé à se structurer dans la durée et à être reconduit annuellement.

    À suivre.

  • À Toulon, Josée Massi, la maire sortante a inauguré son local de campagne

    À Toulon, Josée Massi, la maire sortante a inauguré son local de campagne

    « Merci d’être si nombreux, c’est vraiment un signal, ça veut dire qu’il se passe quelque chose, comme un frémissement », déclare Josée Massi, la maire sortante SE de Toulon, samedi matin devant un QG de campagne rempli d’une forêt de parapluies. Le mauvais temps n’a pas rebuté ses aficionados. Pas question de rater ce moment qui lance le départ d’« une grande aventure ».

    La candidate inaugure « la maison commune », située en dessous des Galeries Lafayette où « tout le monde est le bienvenu pour discuter ».

    Et de souligner l’importance d’avoir derrière elle « une équipe forte », parce qu’« un bateau avec un capitaine mais sans équipage, ça ne bouge pas, ça reste au port ».

    « Toulon ne doit pas revenir en arrière »

    Et de mettre de la même façon en évidence la nécessité que chacun s’engage dans ce scrutin. « Ce qui se gagne sur une élection, c’est par la présence, c’est la concertation, c’est aller voir les gens au plus près, discuter avec eux, peut-être pour les convaincre », insiste-t-elle. Et dit compter pour cela sur des femmes et des hommes de sa liste issus de tous les milieux sociaux, de toute la société civile, avec des gens d’expérience aux côtés de nouveaux venus en politique motivés par le désir d’agir, tous se complétant. Parce que « l’homme jeune court vite, mais l’ancien connaît le chemin ».

    Et d’annoncer un projet chiffré. « On va promettre que ce que l’on peut tenir », prévient-elle.

    Et de conclure face à la menace toujours présente de voir à nouveau la ville tomber dans le giron de l’extrême droite : « Toulon ne peut pas se permettre de revenir en arrière. Ce n’est pas possible. Hubert Falco et ses équipes ont mis 20 ans pour rebâtir Toulon. Donc, je compte sur vous. Tout va se jouer dans les prochaines semaines. On va gagner. On doit gagner. »

    On sent en tout cas un vrai dynamisme.