Tag: Var

  • Ils manifestent aujourd’hui pour la fonction publique

    Ils manifestent aujourd’hui pour la fonction publique

    Manon Magagnosc, hospitalière
    CGT Toulon

    « C’est 20 ans de gel du point d’indice. Quand on nous annonce un budget avec 54 milliards d’économie… Responsable de l’UD CGT Var, je travaille à l’hôpital de Sainte-Musse. On nous demande encore de faire plus avec moins. Les gens ne font pas le lien avec l’austérité alors que les effets sont concrets, comme la fermeture des urgences. L’été quand ça brûle ou quand il y a le Covid, là on se rappelle qu’on a des fonctionnaires. Le mépris, il n’y a rien de pire. À la CGT, on dit qu’il faut un appel massif à la grève, qu’on mesure ce que c’est un jour sans eux. »

    Sophien Abid, technicien territorial FO
    Marseille

    « Le point d’indice est gelé depuis bien trop longtemps. Tout a augmenté de façon exponentielle mais pas notre salaire. Le 10 du mois, beaucoup de mes collègues fonctionnaires sont à zéro sur le compte. On subit aussi le manque de moyens humains : des départs à la retraite ne sont pas remplacés, les recrutements ne sont pas réalisés… On charge toujours plus les personnels mais sans mettre les bras avec. Ça vaut aussi pour les moyens techniques : on a un service espace vert qui n’a plus de tronçonneuse pour couper des arbres ! On en est là ! On n’a plus les moyens d’assurer nos missions comme il le faudrait. »

    Mélanie Saïsse, professeure des écoles
    CGT Educ’action Vaucluse

    « Jeudi dernier, notre syndicat a tenu son assemblée générale. Le bilan dressé confirme la nécessité de la mobilisation de ce mardi. Elle doit permettre de faire entendre une exigence simple : l’école publique ne peut plus reposer sur la capacité des personnels à compenser indéfiniment le manque de moyens alors que les besoins augmentent et que les personnels se sentent abandonnés par leur hiérarchie. Des élèves sans accompagnement, des enseignants qui travaillent dans des salles à 40 °C, des postes non pourvus, des personnels en souffrance, des établissements qui bricolent pour tenir. Une école qui tient uniquement parce que ses personnels la tiennent à bout de bras, ce n’est pas une école qui fonctionne. »

    Christelle Brotons, agent du Sdis
    Fédération autonome des sapeurs-pompiers professionnels
    Digne

    « Nous sommes des fonctionnaires mais un peu différents. Au Sdis 04 [Service départemental d’incendie et de secours], je fais partie des personnels administratifs, techniques et spécialisés (Pats), on a le même rythme de travail que les autres, mais s’il y a une grosse intervention, on nous rappelle. Sans Pats pas de pompiers et inversement. Nous demandons des moyens matériels et humains parce qu’il y a les incendies mais aussi le secours à la personne. Si l’État ne revoit pas sa copie sur le financement des Sdis… On continuera. »

    Philippe Angelleli, agent territorial CFTC
    Marseille

    « Cela fait des années que le point d’indice n’a pas été revu, et on se rend bien compte de l’augmentation du coût de la vie, au point que les gens ne peuvent plus s’alimenter correctement sans compter les prix à la pompe, le prêt immobilier quand ils ont pu acheter. La plupart des territoriaux de Marseille sont des agents de catégorie C, au Smic. Face à des administrés en demande, dans les écoles, les crèches, les bureaux de proximité, on manque de postes. Les dossiers prennent plus de temps. Même si les agents assurent leur mission. On est en survie administrative. Il s’agit de l’avenir du service public. »

    Cécile Braca, enseignante d’anglais Snes-FSU
    Miramas

    « La principale revendication, c’est la revalorisation du point d’indice, indexé sur l’inflation. On en a marre que nos salaires soient bloqués. Ça a été le cas pendant dix ans. Ils l’ont un peu débloqué pour finalement le geler de nouveau dans le budget 2027. Le métier n’est plus attractif. C’est pas un métier facile, si en plus l’Éducation nationale paye mal les enseignants en début de carrière alors qu’ils ont fait un bac+5, ça n’aide pas. Pour compenser, et parce qu’il y a des matières où c’est vraiment la pénurie, comme les maths, le français ou les lettres modernes, leur solution consiste à recruter un peu plus tôt ou à embaucher des contractuels, qui sont encore moins payés que les autres. Ce n’est pas non plus optimal pour les élèves. »

  • Fonction publique : les rendez-vous pour la manif’ du 29 septembre

    Fonction publique : les rendez-vous pour la manif’ du 29 septembre

    Marseille

    10h30, aux Réformés.

    Martigues

    10h, rond-point de la mairie.

    Miramas

    10h30, devant la mairie.

    Arles

    10h, au kiosque à musique.

    Toulon

    10h30, place de la Liberté.

    Draguignan

    10h30, sous-préfecture.

    Avignon

    10h30, cours Jean-Jaurès.

    Digne-les-Bains

    11h, place du Général- de-Gaulle.

    Gap

    10h30, devant la préfecture.

  • David Lapendry, candidat aux présidentielles pour porter l’inclusion en politique à La-Valette-du-Var

    David Lapendry, candidat aux présidentielles pour porter l’inclusion en politique à La-Valette-du-Var

    Il n’en est pas à son coup d’essai. Déjà candidat à la présidentielle de 2022, David Lapendry, figure bien connue de la gauche dans le bassin toulonnais, réitère l’expérience en 2027. Une idée qui avait germé en 2012. Encarté au Parti socialiste, il avait annoncé vouloir participer à la primaire. « Je pensais naïvement que ça s’adressait à tous les adhérents, alors que dans les faits, c’était seulement aux têtes d’affiche. Je me suis fait retoquer », ressasse-t-il. Il s’était alors mis en retrait du militantisme jusqu’en 2017.

    « On m’a invisibilisé »

    Il rejoint alors Génération.s Var, où il fait de la lutte contre la pauvreté son leitmotiv, notamment en ce qui concerne les personnes porteuses de handicap, étant lui-même atteint du syndrome de Little, paralysie cérébrale qui affecte ses capacités motrices. « Vivre avec une aide aux adultes handicapés (AAH) est compliqué. Le revenu universel défendu par Génération.s m’a séduit », souligne-t-il. Il fait alors part à son parti de sa volonté de se présenter à la présidentielle 2022. Mais là encore, ça ne passe pas : « N’importe qui peut se présenter à la présidentielle en théorie, mais concrètement non. Je pensais que le parti allait m’aider, mais on m’a totalement invisibilisé », dénonce-t-il. Il claque la porte, poursuit sa campagne seul, mais échoue à recueillir les signatures nécessaires à sa candidature.

    Convaincu par des membres de la section varoise de Génération.s, il y revient en 2023, et en devient le co-coordinateur fin 2024. Un an plus tard, il évoque à nouveau l’idée de se présenter pour 2027. Là encore, il n‘obtient pas le soutien du parti. « Je pensais que ça allait être différent car j’étais mieux intégré. À un certain moment, on m’a demandé de taire ma candidature. J’ai été très peu écouté au sein de la gauche du Var. J’ai trouvé cela très humiliant, c’est pour cela que je vais démissionner », annonce-t-il.

    Qu’importe : David Lapendry va poursuivre son combat, bien conscient qu’il n’a toutefois aucune chance d’être élu. « Je veux surtout montrer qu’une personne porteuse de handicap est tout aussi légitime de se présenter », affirme-t-il. Sans renier une petite part de rêve : « Soyons réalistes, demandons l’impossible ! »

  • [Sénatoriales] Les Républicains perdent un siège, le RN confirme sa montée en puissance dans le Var

    [Sénatoriales] Les Républicains perdent un siège, le RN confirme sa montée en puissance dans le Var

    C’était le scénario redouté, mais qu’il semblait pratiquement impossible d’empêcher. Renforcée par les dernières élections municipales, la liste RN menée par Frank Giletti apparaissait en mesure d’obtenir deux sièges. Seule une dispersion des voix, eu égard à la présence de deux autres listes d’extrême droite, laissait espérer une issue différente, mais il n’en fut rien. Le (désormais ex) député de la 6e circonscription du Var et Carine Leroy, adjointe de David Rachline à Fréjus, accèdent au Palais du Luxembourg.

    Un de ces deux strapontins a été obtenu au détriment des Républicains. Arrivée en tête (39,6% des suffrages, contre 30,2 pour le RN), la liste conduite par la seule sortante à se représenter, Françoise Dumont, réélue en compagnie du maire de La Crau Christian Simon, perd un siège. « C’est un très beau score. Le contexte de 2026 n’est pas celui de 2020, avec 11 listes et le RN qui a remporté des communes », relativisait la cheffe de file LR, qui refuse de voir ce nouveau succès électoral du RN comme une bascule : « Absolument pas. Je considère qu’avec plus de 900 voix, on résiste quand même pas mal. »

    La gauche trop loin

    L’autre a été pris à la gauche, qui perd son seul siège. La liste d’union (Écologistes, PP, PS) de Michel Gros arrive 4e (8% des voix). Celles d’Aurélien Lacour (LFI, 0,9%) et de Sylvie Vinceneux (PCF, 0,8%) n’obtiennent que des miettes. « Une union n’aurait servi à rien », constate cette dernière, résignée : « C’était pareil aux législatives, même si on était moins loin. Le Var vire à l’extrême droite, il faut voir comment changer ça, arriver à parler aux gens. » La secrétaire départementale du PCF regrette toutefois que des élus « désemparés, en colère », se tournent vers le RN, « responsable d’un amendement qui prive les collectivités de 6 milliards d’euros. Ils vont avoir un groupe au Sénat, on s’appuiera sur ce qu’ils font pour montrer leur vrai visage. »

  • S’il n’a pas pleinement convaincu, le RC Toulon s’est libéré d’un poids face à Vannes

    S’il n’a pas pleinement convaincu, le RC Toulon s’est libéré d’un poids face à Vannes

    Les poings rageurs et les sourires ne trompaient pas samedi, en fin d’après-midi, sur la pelouse de Mayol. Longtemps en difficulté face au promu vannetais, le RCT a, malgré tout, enfin enclenché la première, s’offrant un shot de soulagement qui lui évite une crise qui pointait le bout de son nez à la mi-temps.

    « Il ne faut pas galvauder l’adversité », appuyait Franck Azéma après la rencontre. « Vannes a été fidèle à ses trois premiers matches, on s’attendait à cette résistance. » Si celle-ci fut plus que vive dans un premier acte au cours duquel ses joueurs ont subi la domination bretonne, les trop nombreuses approximations, fautes de main et pénalités concédées (7) expliquent aussi, toutes ensemble, le fait que Toulon soit rentré au vestiaire avec trois points de retard. « On est tombé dans leur faux rythme. On a eu du déchet, on a dû défendre dans notre camp donc on a eu moins d’énergie », analyse Corentin Mézou. « On doit passer par ce déchet, mais on n’a pas le temps. Il faut aller plus vite dans l’apprentissage et les repères », avertit son entraîneur.

    « Un prisme différent

    pour le prochain match »

    Ce dernier se veut malgré tout positif : « Ce n’est pas un problème de concentration, il faut trouver le bon timing, les automatismes, faire les passes devant. On a fait tomber quatre ou cinq ballons sur des opportunités, mais ça va finir par aller mieux ». Du mieux, il y en a eu en deuxième mi-temps. Même si tout fut loin d’être parfait, et qu’un certain nombre d’erreurs techniques ont persisté, le ballon a changé de mains, et le score s’est inversé.

    D’abord grâce à Ribbans, dont le retour à la compétition va faire le plus grand bien aux Rouge et Noir. Puis grâce aux entrants, entre un Serin qui a apporté du dynamisme, un Ollivon percutant dans les rucks défensifs comme offensifs, et un Fickou qui a inscrit son premier essai sous le maillot de son club formateur. « Le coaching de Toulon nous fait très mal », déplore Jean-Noël Spitzer, l’entraîneur vannetais. « Ce sont des garçons de qualité, internationaux. Ils nous ont boosté, notamment dans la capacité à gagner les contacts qui nous mettent dans l’avancée », salue Franck Azéma. Ils ont contribué à la résistance du bloc varois dans une fin de match au cours de laquelle ce fameux bonus aurait aussi pu tomber dans l’escarcelle du promu. « J’ai aimé la qualité défensive près de la ligne, à résister, faire des turnovers, c’est ce qui permet d’aller chercher ce bonus. » Acquis grâce à Kpoku, servi par Serin, suite à « un choix couillu (sic) », dixit Azéma, de Thomas Albornoz, de jouer une pénalité à la main, alors que les visiteurs pilonnaient l’en-but toulonnais depuis de longues minutes. L’Argentin, auteur d’un essai solitaire de classe en première mi-temps, a bien mérité son titre d’homme du match. « Tommy est magique. C’est un facteur x », lâche, admiratif, Juan Ignacio Brex. « Il amène cette énergie, cette confiance autour de lui », abonde Franck Azéma. Une confiance nécessaire pour progresser, et une victoire qui permet, selon le coach du RCT, en plus de quitter la zone rouge, « d’avoir un prisme différent pour préparer le prochain match ». « Il y aura plus de sourires et d’énergie à l’entraînement, ces cinq points font du bien », appuie Corentin Mézou. Il faut désormais travailler à les confirmer.

    « Le coaching de Toulon nous a fait très mal »

  • Dans le Var, une légère baisse de la fréquentation touristique sur les huit premiers mois de 2026

    Dans le Var, une légère baisse de la fréquentation touristique sur les huit premiers mois de 2026

    La saison estivale touchant à sa fin, l’heure est au bilan des huit premiers mois de l’année pour le secteur du tourisme dans le Var. Avec un premier constat général : une légère baisse du nombre de nuitées touristiques, de l’ordre de 3% par rapport à 2025 (60 millions contre 61,9). « Ce n’est qu’un écart marginal », tempère le président (LR) du conseil départemental Jean-Louis Masson. « Ce sont de bons résultats, qui sont le fruit de nos efforts pour compenser les freins. »

    Le premier est, évidemment, celui de la conjoncture économique nationale défavorable, qui a poussé les Français à modifier leurs choix initiaux. Si trois Français sur quatre sont partis en vacances cet été, seuls 43% d’entre eux ont réalisé le séjour envisagé au printemps, avec, pour nombre d’entre eux, des baisses de budget. 60% ne sont partis qu’une semaine ou moins, pour des destinations plus proches (16% sont restés dans leur région). 37% ont par ailleurs réservé plus tard que d’habitude par inquiétude financière et 36% ont revu leurs plans sur l’hébergement. « Mais ce que nous perdons, nous le gagnons sur le luxe, qui progresse de 6%, le Var restant une destination de prestige », souligne Guillaume Décard, Guillaume Décard, président de Var Tourisme.

    Comme partout ailleurs, dans le Var, cela s’est surtout ressenti en août, après un mois de juillet positif (taux d’occupation en hausse pour le logement meublé, +7% pour l’hôtellerie, chiffres stables dans le plein air et les hébergements collectifs) et des mois de mai et juin quasiment au même niveau que l’année passée. On a été beaucoup plus sous pression en août, mais le retard a été un peu rattrapé grâce aux départs de dernière minute sur la deuxième quinzaine », détaille Guillaume Décard.

    Le tourisme 4 saisons face aux effets de la chaleur

    Autre constat relatif au pouvoir d’achat : une consommation en berne. « Il y a un réel souci qui se ressent dans la restauration, les activités… », observe Guillaume Décard. La hausse du prix du carburant a notamment eu une incidence importante. Pour contrer ces effets, plusieurs pistes sont creusées : le développement des modes de transports doux (pistes cyclables, transports en commun…), du ferroviaire (avec la ligne nouvelle)… et de l’avion, avec une ligne Paris – Hyères, bientôt opérée par une compagnie low coast (Transavia).

    Le tourisme étranger, en progression sur mai-juin (+8%), et stable en moyenne, est également un facteur de croissance car doté d’un pouvoir d’achat plus important. Les trois nationalités les plus représentées sont, dans l’ordre, les Allemands, les Italiens et les Belges. En ce sens, Var Tourisme veut poursuivre son ouverture aux pays européens, avec comme nouvelle cible la Scandinavie, ce qui pourrait, là aussi, être favorisé par l’ouverture d’une liaison aérienne avec Copenhague.

    Enfin, les effets de la chaleur se sont fait ressentir, poussant 57% des Français à modifier leurs habitudes sur place. Le Var des terres a ainsi été particulièrement touché, avec des activités annulées, notamment à cause des (risques) incendies. L’agritourisme, en plein développement, mais pour lequel « il n’y a pas encore de chiffres précis », précise Guillaume Décard, est une des solutions stratégique : « Nous menons un projet transfrontalier avec la Toscane à ce sujet. Il faut le lier aux activités de pleine nature. Ce tourisme durable doit se dessiner à l’année sur ces offres-là ».

    Un élément essentiel du « tourisme 4 saisons », objectif principal de la politique touristique. « Mais on est contre l’étalement », affirme toutefois le patron de Var Tourisme. « On gagne des parts de marché hors saison estivale, mais on doit limiter la baisse sur l’été. » Les quatre derniers mois de 2026 seront un indicateur des progrès en la matière, alors que 77% des responsables d’établissements varois se disent confiants à l’abord de cette période.

  • Sénatoriales : les Républicains sauvent deux sièges dans le Var, le RN en prend deux

    Sénatoriales : les Républicains sauvent deux sièges dans le Var, le RN en prend deux

    Les élections sénatoriales ont livré leur verdict dans le Var. Tel que c’était redouté, la vague bleue marine des dernières municipales n’a pu être endiguée. Le RN (691 voix) obtient, pour la première fois dans le département, deux sénateurs, en les personnes de Franck Giletti, délégué départemental du parti et député de la 6e circonscription, et de Carine Leroy, adjointe aux ressources humaines du maire de Fréjus David Rachline.

    Cette entrée se fait au détriment de la gauche, affaiblie par les dernières élections municipales, qui perd le siège qu’avait obtenu André Guiol (ex-PS), et des Républicains, arrivés en tête (907 voix), mais qui perdent un sénateur.

  • Première victoire de la saison pour le RC Toulon face à Vannes

    Première victoire de la saison pour le RC Toulon face à Vannes

    Défaits lors de ses trois premiers matches en prenant à chaque fois le bonus défensif, le RC Toulon devait enfin lancer sa saison ce samedi à Mayol face au promu vannetais qui, de son côté, n’avait pas encore pris le moindre point.

    Approximatifs, auteurs de nombreuses fautes de main et réduits à 14 dès la 10e minute suite au carton jaune reçu par leur capitaine Lewis Ludlam, les Toulonnais ont eu toutes les peines du monde à se mettre dans l’avancée dans le premier acte. Et se sont mis à subir face à des Bretons plus précis et entreprenants, qui ont logiquement trouvé l’ouverture grâce à Hulleu, trouvé en bout de ligne par Kuruvoli (0-7, 22e).

    Alors que Vannes confortait son avantage sur une pénalité de Cotamanac’h (0-10, 30e), pour sanctionner son indiscipline (7 pénalités concédées en première mi-temps, 13 sur l’ensemble du match), le RCT reprenait enfin le momentum. Après un essai refusé à Ametlla pour avoir aplati avant la ligne (27e), Albornoz, sur un coup de pied de 50 mètres, concluait en solitaire pour remettre les siens dans la partie (7-10, 34e).

    Ribbans et Fickou pour la libération, Kpoku pour le bonus

    Toujours handicapé par son déchet et ses trop nombreuses fautes, le RCT démarrait tout de même mieux le second acte. Et finissait par prendre les devants pour la première fois de la rencontre, grâce à David Ribbans, en force, en sortie de maul (14-10, 53e).

    À défaut d’être à leur meilleur niveau ballon en main, les hommes du tandem Mignoni-Azéma se montraient dominants territorialement. Les entrants faisaient du bien, et c’est l’un d’eux, Gaël Fickou, qui, trouvé sur un ballon sauté, donnait un peu d’air à Mayol, grâce à son premier essai en rouge et noir (21-10, 65e), avant que Kpoku ne profite de la fatigue bretonne pour inscrire l’essai du bonus (28-10, 76e).

    Loin de démériter et parfois très intéressant dans le jeu combiné, Vannes n’abdiquait pas, mais ne parvenait plus à faire sauter le verrou toulonnais, à l’image de deux longues séquences de pilonnage infructueuses de la ligne d’en-but dans le dernier quart d’heure, et cela jusqu’après la sirène.

    Résistant sans être pleinement convaincant, le RC Toulon est parvenu à sauver l’essentiel, et à s’offrir cinq point vitaux pour se rassurer, et ne pas plonger dans la crise.

    TOULON 28 – 10 VANNES (MT : 7-10)

    4e journée de Top 14

    Samedi 26 septembre, à 16h35.

    Stade Félix-Mayol, Toulon

    Arbitre : Evan Urruzmendi

    Points Toulon : 4E Albornoz (33e), Ribbans (53e), Fickou (65e), Kpoku (76e) ; 4T Jaminet (33e, 53e, 65e), Albornoz (76e)

    Points Vannes : 1E Hulleu (22e) ; 1T Cotamanac’h (22e) ; 1P Cotamanac’h

    Cartons jaunes : Ludlam (10e) pour Toulon

    TOULON : Ametlla (Gros, 47e), Baubigny (Damond, 47e), Sinckler (Sorhaindo, 47e) – Mezou (Rebbadj, 54e), Ribbans (Ollivon, 54e) – Abadie, Kpoku, Ludlam (cap.) – White (Serin, 54e), Albornoz – Ferté, Brex, Jones (Fickou, 52e), Cowie – Jaminet (Kaletaona, 67e). Entraîneurs : Pierre Mignoni et Franck Azéma

    VANNES : Beria (Djehi, 52e), Sanerivi (El Bibouji, 52e), Bourgeois (Schonert, 56e) – Marks (Kalamafoni, 64e), Desjeux (Mézou, 52e) – Blanc-Mappaz (cap.), Pedemonte (Augry, 52e), Ishagashvili – Kuruvoli (Le Bail, 48e), Cotarmanac’h – Hulleu, Tabuavou, Stevenson, Surano – Jonas (Benmegal, 69e). Entraîneur : Jean-Noël Spitzer

  • [Recette] La daube du canonnier de Toulon

    [Recette] La daube du canonnier de Toulon

    Il vous faudra :

    – 2 kg de viande de bœuf type paleron avec du gras

    – 4 grosses carottes

    – Un oignon

    – 6 gousses d’ail frais

    – De l’huile d’olive

    – Du sel et du poivre

    – Une boîte d’anchois

    – Une bouteille de vin rosé de Provence

    – De la farine ou Maïzena

    – Des herbes de Provence

    – Des pommes de terre ou de la polenta

    Un plat estival semblable à une daube provençale classique qui remplace cependant le vin rouge par du vin rosé et à laquelle on intègre des anchois pour une recette terre, mer traditionnelle mais dont on ne se lasse pas.

    Une cuisson lente

    Dans l’idéal la préparation de votre daube du canonnier doit commencer la veille en faisant mariner la viande, les carottes coupées en tronçon, l’oignon émincé, les gousses d’ail, les herbes de Provence et un peu de sel dans le rosé toute la nuit. Si cela n’est pas possible, faites mariner le jour même pendant environ 6 heures.

    Une fois marinée, séparée la viande et les légumes du vin que vous gardez de côté. Faites revenir sur le feu vos bouts de viande en ajoutant un beau filet d’huile d’olive. Une fois qu’elle est bien revenue, vous pouvez la singer, c’est-à-dire ajouter deux cuillères de farine pour rendre votre sauce un peu plus sirupeuse. Mélangez bien et mouillez le tout avec le vin rosé que vous avez gardé précédemment. Salez un peu et ajoutez du poivre concassé. Mélangez et couvrez.

    Débutez à feu fort et dès que la marinade commence à bouillonner, feu doux. Faites cuire pendant quatre heures. Si vous avez une cocotte-minute, la cuisson sera d’une heure et demie.

    Un plat terre, mer

    Dès que c’est cuit, mettez une grosse poignée d’anchois dans la préparation. Liez la sauce avec l’anchois en le laissant fondre à feu doux pendant une dizaine de minutes. Une fois que c’est prêt, vous avez la possibilité d’y ajouter des olives noires, à votre convenance.

    Pour le dressage, mettez dans l’assiette deux belles louches de daube et servez avec de la polenta, de la purée ou même des pommes de terre bouillies. Bon appétit !

    PORTRAIT

    Grandes Gueules, le fait maison

    Une cheffe autodidacte, des produits locaux et de saison, une cuisine faite maison et surtout, une belle histoire d’amitié. Chez Chrystel et Sophie on ne plaisante pas avec le plaisir. Simplicité et authenticité sont les maîtres mots des Grandes Gueules qui à coup sûr, vous donneront envie d’y retourner !

    A.Lh.

    21, rue du Dr Escat 13006 Marseille

  • [Sénatoriales] Dans le Var, gauche, droite et extrême droite partent dispersées

    [Sénatoriales] Dans le Var, gauche, droite et extrême droite partent dispersées

    Trois à gauche, autant à droite et à l’extrême droite, une au centre et une sans étiquette : avec onze listes candidates aux élections sénatoriales, pour quatre strapontins, le Var figure dans le top 5 des départements français qui comptent le plus de postulants à l’entrée au Palais du Luxembourg.

    Parmi les sortants, seule Françoise Dumont (LR) tentera de conserver son siège. Investie par son parti, suite au retrait (malheureusement) forcé de celui dont elle était deuxième de liste en 2020, Michel Bonnus, cette dernière a vécu une campagne mouvementée, durant laquelle elle s’est très peu exprimée publiquement. Déjà, car le candidat républicain aux dernières élections municipales à Toulon ne lui a pas apporté son soutien, se rangeant derrière la candidate UDI Véronique Maurel, présidente de l’Union patronale du Var (en sixième position, donc non-éligible). Un désaveu qui n’a rien de surprenant, les relations entre les deux ex-partenaires politiques étant particulièrement froides depuis les dernières élections législatives, durant lesquelles Michel Bonnus avait soutenu la liste de Yannick Chenevard (REN), ce pourquoi Françoise Dumont avait demandé son exclusion des Républicains.

    La multiplication des listes à droite a également eu de quoi l’irriter, entre celle de la candidate UDI, donc, et celle d’un dissident LR, en la personne de Marc Lauriol. Le conseiller départemental jouit d’une belle cote de popularité auprès de certains élus. Tous deux pourraient ainsi contrecarrer les plans des Républicains, qui avaient pris trois sièges en 2020.

    La gauche affaiblie, l’extrême droite divisée

    À gauche, il y aura également trois listes : celles du LFI Aurélien Lacour, de l’ancien maire de La Roquebrussanne Michel Gros (DVG), désormais conseiller municipal d’opposition, à laquelle se sont notamment joint Julia Peironet-Brémond (PS), Nicolas Plazanet (LE) et Elsa Nardini (PP), et de la secrétaire départementale du PCF Var Sylvie Vinceneux. Aucune liste d’union n’est donc parvenue à émerger, cette dernière refusant de s’allier à un candidat « se présentant comme centre gauche ». L’espoir de voir la gauche, affaiblie lors des dernières municipales, prendre sa part du gâteau, comme elle pensait l’avoir fait en 2020 avec le PS André Guiol, qui avait ensuite rejoint le camp présidentiel, semble mince.

    En revanche, l’extrême droite devrait, sauf grosse surprise, y avoir droit pour la première fois. Renforcée par des victoires dans plusieurs villes importantes en mars (La Seyne, Fréjus, La Valette, Six-Fours), son poids n’est plus le même qu’en 2020. Frank Giletti, député de la 6e circonscription du Var et délégué départemental du RN, devrait a priori rejoindre la chambre haute. Mais les deux listes concurrentes menées par l’ancien député LR Philippe Vitel (UDR) et Christian Bousquières (REC), pourraient limiter son emprise.

    Enfin, Jean-Pierre Colin (Hor), au centre, et Stéphane Michel (Div), ne semblent pas être les mieux armées au vu de la configuration électorale du département.