Tag: Var

  • Une plongée en apnée dans la French Connection

    Une plongée en apnée dans la French Connection

    Les lecteurs assidus du quotidien L’Équipe connaissent la plume de Bernard Lions.

    Celui qui a plus l’habitude de raconter les faits et gestes des joueurs de football, et qui attend désespérément de revoir l’AS Saint-Étienne se mesurer à l’OM, a changé de registre. Dans Ma vie au cœur de la French, il met en lumière celle qui lui a confié ses souvenirs les plus secrets, Arlette Vidal. Au fil des 304 pages, la fille de flic lève le voile sur une vie qui aurait pu être bien tranquille du côté de Toulon. Mais qui l’a conduite à vivre dans le marigot d’un grand banditisme marseillais, aux côtés des Tany Zampa, Riri, qui fut son époux, ou encore du Mat.

    D’une fuite d’Oran, jusqu’à une confrontation avec le juge Michel, c’est toute une histoire de la French Connection, lorsque Marseille était la plaque tournante du trafic de drogue, qui se déroule au fil de six grands chapitres. Arlette rêvait d’un destin à la France Gall. Mais si elle a gagné quelque chose, ce n’est pas l’Eurovision.

    Sa proximité avec Riri lui a valu un long séjour dans les geôles de l’État. Et d’être vue comme un Zampa au féminin. Longtemps, elle a gardé pour elle ce qu’elle a vécu. Ce qu’elle a subi. Sa rencontre avec Bernard Lions l’a amenée à vivre une seconde libération. Couchant sur le papier des souvenirs qu’elle ne pouvait pas garder uniquement pour elle.

    La plume du journaliste de sports a fait le reste. Parti à la recherche d’archives, afin d’illustrer un témoignage de première main, Bernard Lions a su trouver les termes justes pour une véritable plongée en apnée dans la French Connection.

    Éditions Michel Lafon.

    304 pages, 19,50 euros

  • Le Marathon Jules-Bianchi a fait le plein de sensations

    Le Marathon Jules-Bianchi a fait le plein de sensations

    Au moment de dresser le bilan de la onzième édition du Marathon Jules-Bianchi, son père Philippe est plus que satisfait. « C’était notre quatrième organisation sur le site du Castellet, et tout s’est bien passé. Nous avons même dû refuser du monde, car la capacité de la piste est de 35 karts, et ceux qui ont répondu ont joué le jeu. Pour Jules, dans une manifestation qui est une façon de le garder en vie, sans nostalgie », confiait le père du champion de Formule 1, décédé le 17 juillet 2015, neuf mois après à un accident lors du Grand Prix du Japon. Sur des machines plus puissantes que les précédentes éditions, les pilotes, professionnels comme amateurs, ont effectué une course d’endurance de 42 heures 19 minutes et 50 secondes. Un clin d’œil à l’épreuve reine de l’athlétisme.

    Venu avec son fils Ulysse, Henri Lecomte l’a découvert le matin de son arrivée. « La nuit, ça va piquer un peu. Mais c’est un réel plaisir d’être ici. De partager quelque chose avec mon fils. Sans se prendre la tête, juste pour rappeler que Jules était quelqu’un de chouette », a confessé l’ancien champion de tennis.

    Promesse tenue

    Sur la piste, le suspense a été de rigueur, jusque dans les derniers tours. Lorsque le drapeau à damier a été brandi, c’est l’équipage Eiriz pro qui s’est adjugé la victoire symbolique. Parmi les pilotes qui le composaient, le repêché Arnaud Tsamère a tenu sa promesse. Le comédien a démontré qu’il avait plusieurs cordes à son arc. Notamment celle d’un as du volant.

    À l’issue de ce Marathon, un chèque de 54 000 euros a été remis au CHU de Nice.

  • Correns : quand la reconstruction passe par l’expertise citoyenne

    Correns : quand la reconstruction passe par l’expertise citoyenne

    À Correns, dans le centre Var, l’été 2026 a laissé des traces. Fin juillet, le gigantesque incendie du massif du Gros Bessillon avait encerclé ce village d’un millier d’habitants, provoquant des coupures d’eau, d’électricité et de téléphone, tandis que les flammes ravageaient les collines alentour. Quelques semaines plus tard, de fortes pluies avaient entraîné des coulées de cendres et de boue, obstruant notamment un canal d’irrigation et inondant une propriété.

    C’est dans ce contexte que la commune lance une convention citoyenne inédite. Lundi 5 octobre à 18h, un tirage au sort public marquera le coup d’envoi de cette démarche destinée à « réinventer la démocratie locale » et renforcer « expertise de terrain » au service d’un « projet commun ».

    « S’organiser et agir ensemble »

    Selon la municipalité, les incendies ont révélé « l’immense capacité » des habitants « à se mobiliser, à s’entraider et à agir collectivement face à une situation de crise ». La convention entend prolonger cet élan en réfléchissant à « la manière dont habitantes, habitants et municipalité peuvent décider, s’organiser et agir ensemble pour le village ».

    Concrètement, soixante adresses seront tirées au sort sous le contrôle de la Commission nationale du débat public afin de constituer un groupe de trente habitants représentatif de la diversité du village. Ces « conventionnés » participeront ensuite à sept journées de travail entre le 14 novembre 2026 et le 13 février 2027. Leur mission : imaginer de nouveaux outils de gouvernance locale dont les conclusions seront soumises au vote du conseil municipal.

    Un dispositif qui prend d’autant plus de sens qu’en mars, lors des élections municipales, le scrutin avait livré le visage d’une commune divisée. L’actuelle maire Nicole Rullan l’avait emporté avec 50,6% des suffrages, contre 49,4% pour celle menée par Fabien Mistre, soit seulement sept voix d’écart.

    Pour les promoteurs du projet, l’enjeu dépasse d’ailleurs largement la consultation citoyenne. Correns défend un « processus délibératif » capable de « régénérer la démocratie locale », de « lutter contre la polarisation et la désinformation » et de renforcer « la confiance réciproque entre les administrés et les institutions ».

  • Syndicats et parents d’élèves en soutien aux lycéens

    Syndicats et parents d’élèves en soutien aux lycéens

    « Les revendications lycéennes sont légitimes, nous les soutenons et les partageons, le gouvernement doit y répondre ! ». Voilà le message limpide délivré par l’intersyndicale des personnels de l’éducation nationale des Bouches-du-Rhône, dans un communiqué de presse diffusé ce week-end. Une large intersyndicale (CGT, CNT, FO, FSU, Unsa et Sud) qui appelle même à la grève et « à participer aux rassemblements et manifestations aux côtés des lycéens », ce mardi en partageant le rendez-vous marseillais : 10h aux Réformés. « L’ensemble des syndicats éducation de la FSU 13 appelle à la grève mardi 6 octobre, et sera présent dans la manifestation pour encadrer et protéger la jeunesse », développe de son côté la FSU des Bouches-du-Rhône, principale organisation syndicale chez les enseignants. Même principe en Vaucluse où l’Union Départementale CGT « met à disposition des lycéens toute sa logistique ».

    « Journée noire »

    Autant d’échos locaux à la multitude d’appels lancés au niveau national par différentes organisations syndicales de travailleurs (lire notre article du 03/10). Des appels qui se sont multipliés dans le week-end avec une dimension interprofessionnelle puisque plusieurs fédérations CGT appellent désormais à la grève ce mardi 6 octobre, comme celle de l’énergie ou encore des industries chimiques. De quoi surtout appuyer sur le terrain les mobilisations lycéennes puisque dans le Var, comme dans les Alpes-de-Haute-Provence, les syndicats prévoient concrètement d’être présents sur les blocus et actions prévues. Car le Mouvement national lycéen (MNL) prévoit bien une « journée noire dans les lycées ». Et même les parents d’élèves s’y mettent puisque le Mouvement des Parents d’Élèves des Bouches-du-Rhône (MPE 13) a également apporté son soutien au mouvement social des jeunes : « En tant que représentants de parents d’élèves, nous considérons que les préoccupations exprimées par les lycéennes et les lycéens sont légitimes et doivent être entendues ».

    LES RENDEZ-VOUS

    Marseille, 10h. 7h devant les lycées et manifestation depuis les Réformés.

    Aix, 11h. La Rotonde.

    Arles, 10h. Kiosque à musique.

    Toulon, 7h30. Lycée Bonaparte.

    Draguignan, 8h. Lycée Jean-Moulin.

    Saint-Raphaël, 10h30. Rond-point Kennedy.

    Manosque, 8h. Lycée Félix Esclangon.

    Digne-les-Bains, 8h. Lycées Beau de Rochas et David Néel.

    Gap, 7h. Lycée Paul Eluard.

  • Toulon à Montpellier pour confirmer sa première victoire de la saison

    Toulon à Montpellier pour confirmer sa première victoire de la saison

    Le premier succès de la saison face à Vannes (28-10), samedi dernier, a permis au RC Toulon de sortir de la zone rouge, et a, forcément, fait du bien dans les têtes. « Une victoire, c’est toujours positif et stimulant pour le groupe dans la préparation du prochain match », confirme Franck Azéma, avant d’aborder le 5e round du Top 14, dimanche, à Montpellier.

    Pas l’adversaire le plus évident pour confirmer, même si les hommes de Joan Caudullo ont chuté d’entrée à domicile, face à Pau, et que la rencontre sera délocalisée à la Mosson, en raison de l’état de la pelouse du Septeo Stadium. Et ce, même si le terrain de l’antre habituel du MHSC, club de foot de la ville, souvent victime de problèmes d’inondations par le passé, risque d’avoir souffert des intempéries qui ont copieusement arrosé l’Hérault cette semaine. Le MHR n’y a, en tout cas, évolué qu’une seule fois dans son histoire (en 2011), et n’y a donc guère plus de repères que le RCT. « C’est l’affluence qui importe, mais c’est excitant de voir ce stade. Ce sera un match stimulant, aussi pour la qualité de l’équipe en face », affirme Franck Azéma.

    Car se présente le finaliste du dernier championnat, vainqueur de la Challenge cup, et qui poursuit sa progression, selon l’entraîneur des Rouge et Noir : « Ils repartent sur les mêmes standards, sur la conquête, avec une grosse défense, mais ils sont aussi en train d’étoffer leur jeu. Ils ont pris des certitudes ».

    « On a besoin de gagner

    et d’un peu de temps »

    Des certitudes que ses hommes n’ont pas encore emmagasinées. Car les cinq points pris samedi et la solidité défensive retrouvée depuis le début de saison (2e défense du championnat) n’ont pas masqué les manques offensifs, matérialisés par les trop nombreuses maladresses, alors qu’on avait vu du mieux de ce côté-là, à Castres, il y a deux semaines. « Il faut déjà trouver pourquoi. On a toujours envie que ça aille vite, mais on a besoin de gagner pour valider ces choses-là et d’un peu de temps », tempère Franck Azéma. « On change beaucoup de système, ça demande des automatismes, de la répétition », justifie le centre toulonnais Mathieu Smaïli. « On a plus de liberté, même si ça ne se voit pas trop pour l’instant. C’est frustrant car on n’arrive pas à mettre ce qu’on veut en place. Il va falloir mettre la disquette (sic), car si tu perds trop de points d’entrée, c’est difficile de les rattraper. »

    Autre axe de progression : enfin gagner à l’extérieur, ce qui n’est arrivé que deux fois l’an passé, dont une à… Montpellier, où le RCT reste sur deux victoires. « On a montré notre caractère, car à chaque fois, on a perdu que d’un ou deux points », affirme le technicien varois, qui prévient toutefois : « Je ne veux pas voir une pièce de théâtre, mais qu’on soit dans le vrai sur ce qu’on a travaillé ».

  • Les diplômés du secondaire de l’ASE à l’honneur dans le Var

    Les diplômés du secondaire de l’ASE à l’honneur dans le Var

    Leur vie est rarement un long fleuve tranquille, mais ils n’ont pas moins de capacités à la réussir. Vendredi, le département du Var a, pour la première fois, mis à l’honneur 178 adolescents placés sous la protection de l’Aide sociale à l’enfance (ASE) qui ont récemment obtenu un diplôme de l’enseignement secondaire (brevet, certificat de formation générale [CFG], BEP, CAP, bac), à travers une cérémonie à l’Hôtel du département. 128 d’entre eux étaient présents. Ils se sont vus remettre un chèque cadeau et des goodies du conseil départemental, et ont été salués par plusieurs institutionnels, parmi lesquels le préfet du Var Simon Babre, et le président du département Jean-Louis Masson. « C’est important de les valoriser, de leur témoigner notre reconnaissance et notre confiance », explique Caroline Depallens, présidente de la commission enfance du département. « Il faut changer les regards sur les enfants confiés à l’ASE, le regard de l’autre et leur propre regard, qu’ils prennent confiance en eux. »

    Parmi ces jeunes, Cheyenne, 18 ans, « revient de loin », selon ses propres mots. Orpheline de son père depuis l’âge de neuf ans, placée à deux reprises, en proie à la dépression pendant un an, la jeune femme vient d’obtenir son CAP cuisine au lycée Anne-Sophie Pic au prix d’un parcours semé d’embûches. Avec la mention bien, qui plus est, « et à quelques centièmes de la mention très bien ! », peste-t-elle. Aujourd’hui en mention complémentaire traiteur dans le même établissement, elle ambitionne de poursuivre sur un CAP boucherie, et pourquoi pas travailler un jour dans les cuisines de l’armée. Avec un bagage bien rempli, mais qui plutôt que la freiner, lui confère une arme supplémentaire : « Je retiens la force que m’a donnée mon parcours à l’ASE. Je suis fière de moi. »

    99 MNA récompensés

    Certains ont traversé des océans pour être là aujourd’hui : ceux que l’on appelle les mineurs non accompagnés (MNA), qui sont 99 à avoir été récompensés. Accueillis en France sans leurs parents, leurs histoires de vie les mènent très tôt à acquérir une maturité hors du commun : « Ce ne sont pas les mêmes enjeux, il faut qu’ils progressent très vite, apprennent la langue, comprennent nos rites et coutumes », détaille Paola Abellonio, responsable du service départemental des MNA. « Ça leur demande beaucoup d’adaptation, ce qu’ils arrivent à faire. Certains vont dans le supérieur, même si leur nombre est insuffisant. Un jeune a réussi l’école d’architecte, on a un ingénieur, une future avocate… Ce sont des jeunes qui ont la rage, l’envie de réussir. » Ahmed est de ceux-là. Ce jeune Algérien de 16 ans, en France depuis deux ans, vient d’obtenir son CFG (équivalent du brevet pour les parcours adapté) au collège Django Reinhardt. « Je suis très fier », se félicite-t-il. « Ça va me permettre d’avancer, d’avoir un bel avenir, des enfants, une maison, une voiture, une belle vie », rêve celui qui vient d’entamer un CAP plomberie, pour, plus tard, travailler en mécanique navale. N’en déplaise aux obsédés des frontières.

  • Mathieu Smaïli face à un tournant de sa carrière

    Mathieu Smaïli face à un tournant de sa carrière

    À 27 ans, Mathieu Smaïli, enfant du club, au RCT depuis 2010, fait désormais partie des cadres du vestiaire toulonnais, malgré un temps de jeu restreint (un match cette saison, 14 l’an dernier). « C’est un mec d’ici, un leader », décrit un autre joueur du cru, le talonneur Pierre Damond. « Il connaît l’ADN du club. En tant que jeunes, on s’inspire de joueurs comme lui ou Jérémy Sinzelle, pour apprendre et progresser. Il fait le lien, il sait ce qu’est être dans cette position. » Pour Franck Azéma, qui l’a retrouvé cet été après l’avoir connu à ses débuts, de 2021 à 2023, le natif de Hyères « a toujours les mêmes qualités. Mais je le trouve plus constant, affirmé au sein du groupe ». Néanmoins, « c’est toujours à prouver sur le terrain, par la régularité et la consistance dans les performances. C’est un joueur complet, qui comprend très bien le rugby, qui travaille beaucoup pour l’équipe. On veut le voir exploser complètement ».

    Le principal intéressé aussi. À un an de la fin de son contrat, celui qui est arrivé au club en 2010 sait que son avenir est en jeu, alors qu’il doit faire face une concurrence dantesque (Brex, Fickou, Jones…). « C’est l’année où j’en ai le plus, pourtant, j’en ai eu ! », retrace-t-il. « Mais c’est excitant, il faut s’en inspirer. » Sans faire de calcul, pour l’instant : « Pour l’avenir, je ne sais pas. La direction prendra des décisions, moi aussi. Je ne vais pas dire que je n’y pense pas, car c’est mon club de cœur. Mais je donne tout sur chaque opportunité, j’essaie de m’éclater, de prendre du plaisir ».

  • Le Team Bianchi-Lagorce se dévoile

    Le Team Bianchi-Lagorce se dévoile

    Pour lancer la onzième édition du Marathon Jules-Bianchi, le tandem Philippe Bianchi – Franck Lagorce en a profité pour lever un coin du voile de son projet phare.

    « Nous avons créé le Bianchi-Lagorce Racing Team qui va participer au championnat Funyo, qui est le format idéal pour notre filière », indique Philippe Bianchi. Avec son complice Franck Lagorce, il a dévoilé la voiture qui sera engagée sur les cinq compétitions de l’année 2027. Une voiture conçue par Romain Angebot. « Nous avons conçu la voiture idéale pour permettre à des jeunes de mettre le pied à l’étrier dans les épreuves d’endurance », confie son constructeur. « Elle est une bonne transition après le kart, en permettant de découvrir l’effet aérodynamique avec les sensations d’une boîte séquentielle qui permet de bien apprendre la conduite sportive », poursuit-il.

    Déjà trois pilotes

    Quelques pilotes ont déjà rejoint l’aventure. Tel Elio Saint-Paul, qui après sept saisons sur les circuits, notamment en Formule Ligier, a accepté le défi. Il est accompagné de Louis Schlesser, héritier d’une lignée de champions, qui avoue « avoir hâte de prendre le volant, car j’ai déjà testé la série Funyo, et je la trouve très intéressante ».

    Autre arrivée, celle de Doriane Pin. Actuellement pilote chez Mercedes, où elle teste les Formule 1, elle a réussi la pole position de sa catégorie lors des dernières 24 heures du Mans. Son leitmotiv, « construire son équipe pour se construire soi-même et arriver au plus haut niveau ».

    Celui qui intégrera ce groupe, à l’issue des quatre jours de détection du Volant, du 3 au 6 novembre, dans un lieu encore secret-défense, aura une belle carte à jouer. « Ceux qui vont participer vont apprendre à piloter, mais aussi à gérer une carrière, se préparer mentalement et physiquement. C’est une création en matière de formation qui montre que le sport automobile, ce n’est pas que savoir piloter », souligne Franck Lagorce.

  • Un événement sur la Défense « hors armement » à Toulon

    Un événement sur la Défense « hors armement » à Toulon

    Objectif : faire connaître aux entreprises les opportunités de marchés de prestations et de fournitures en matière de Défense, dans des domaines tels que le bâtiment, les télécommunications, le carburant, le service à la personne ou encore la maintenance. Cet événement s’inscrit dans le cadre de la feuille de route André-Jubelin, signée par les ministres de la Défense et du Travail en juillet, qui prévoit 35 actions autour d’un plan d’investissement majeur dans l’industrie de Défense dans le Var, premier département militaire de France, à horizon 2030.

  • Châteauvallon-Liberté s’exporte dans le quartier de la Beaucaire

    Châteauvallon-Liberté s’exporte dans le quartier de la Beaucaire

    Dans un monde idéal, l’art n’a pas de frontières. Dans le monde réel, il ne parvient pas toujours jusqu’à une part de la population. Le décloisonner est donc l’une des principales missions de la scène nationale Châteauvallon-Liberté, la culture se voulant être, par essence, un prérequis à la démocratie.

    Dans cette optique, et car Châteauvallon, comme le théâtre Liberté, ne sont pas des lieux faciles d’accès, tant géographiquement que symboliquement, c’est la scène nationale qui doit parfois venir à la rencontre des habitants de son territoire. Depuis trois ans, elle organise l’opération « Quartiers en liberté ». Après une première édition à Sainte-Musse, puis une deuxième au Pont-du-Las, c’est à la Beaucaire qu’elle a lieu, cette année. Depuis mardi, la compagnie arlésienne de cirque aérien Gratte ciel, qui a notamment participé à la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Paris 2024, y a posé ses valises pour une résidence artistique d’une semaine.

    Déambulation artistique et spectacle dimanche

    Un rendez-vous préparé en amont. « Avant d’arriver, les artistes ont assisté aux réunions de quartier, rencontré les associations, se sont rendus dans les écoles, explique Tiphaine Samson, directrice des programmations de Châteauvallon-Liberté. Ensuite, pendant une semaine, ils organisent ateliers et rencontres pour aboutir à un grand rendez-vous, un spectacle préparé avec une vingtaine d’habitants, dimanche, auquel tout le monde est convié. »

    Depuis mardi, des mats culminant à plusieurs mètres de haut, des cerceaux et des draps suspendus côtoient des ateliers peinture et chants dans les jardins désaffectés de l’ancienne CAF, avec en toile de fond les immeubles qui se fondent parfaitement dans ce cadre vertical. Tout en préparant la déambulation artistique qui aura lieu en amont du spectacle dominical, petits et grands se rompent aux joutes de disciplines spectaculaires. « Ce sont des publics a priori non conviés, dans des espaces non dédiés, avec des dimensions non conventionnelles. La grande hauteur n’existe pas dans les espaces intérieurs comme les théâtres. Donc l’espace public, c’est une autre relation au public », décrit Camille Beaumier, codirectrice de la compagnie Gratte ciel. Une façon, aussi, de sortir de sa zone de confort pour Stéphane Girard, l’autre codirecteur, qui y voit une métaphore puissante : « Le cirque veut aussi dire prendre des risques et avoir peur. Et cela est éminemment politique, c’est un business pour ceux qui voudraient faire croire que, parce que nous avons peur de l’autre, il faut fermer les frontières. Or, ici, on ouvre les portes parce que la peur fait partie de l’apprentissage citoyen. »

    Naoufel, animateur dans un centre aéré de la ville, qui observe les enfants prendre de la hauteur tels des circassiens de la première heure, acquiesce : « D’habitude, on leur propose plutôt des activités sportives. Là, ils découvrent des activités auxquelles ils ne sont pas habitués, et se rencontrent, créent du lien par la même occasion car ils ne se connaissent pas forcément. » Il a déjà eu l’occasion de participer à des ateliers de Châteauvallon hors les murs étant plus jeune. « J’habitais à Sainte-Musse. Chaque année, il y avait un événement, et on l’attendait avec impatience, se rappelle-t-il. Mais le plus souvent, c’était nous qui allions à Châteauvallon. C’est un grand du quartier qui organisait cela. Ce sont de bons souvenirs, et aujourd’hui, c’est moi qui fais découvrir ça à mes enfants. »

    Gageons que la transmission continuera de se faire, et que cette bulle artistique de quelques jours suscitera l’envie de monter quelques centaines de mètres plus haut, encore, pour prendre place dans le mythique amphithéâtre de pierre de Châteauvallon.

    Rendez-vous devant les anciens Jardins de la CAF – la Beaucaire, à Toulon, dimanche à 15h30, pour la déambulation artistique, suivie du spectacle intitulé « Tawa en Liberté »