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  • À Toulon, le plaisir d’être ensemble avec « La Marseillaise »

    À Toulon, le plaisir d’être ensemble avec « La Marseillaise »

    Il est 9h30, au Terminus du Mourillon. Sur le parking, les militants sont à pied d’œuvre depuis tôt ce matin et fignolent les derniers arrangements sur les stands pour être prêts à recevoir le public. La très attendue Fête de La Marseillaise va bientôt s’ouvrir au public.

    Dans l’allée, Pierre Barbagelata des Amis de La Marseillaise s’active dans ce qui commence à ressembler à une ruche de bénévoles.

    Amaryllis (PCF) confie que « malgré le stress des inévitables petits soucis de dernière minute, c’est excitant parce qu’on sait que ça va être une belle journée, les camarades se sont beaucoup investis pour ça ». Et de poursuivre : « Ça fait plaisir de se retrouver ensemble. » Un sentiment partagé, on va s’en rendre compte tout au long de la journée, par l’ensemble des participants, malgré la cagne déjà assommante.

    « Avoir une presse d’opinion c’est essentiel, c’est vital pour faire passer des idées qui malheureusement dans l’ensemble quasiment des médias, qui est de plus entre les mains de l’extrême droite ou de ses amis, ne passent pas », ajoute-t-elle.

    L’heure est à présent à l’inauguration. L’occasion pour le président de La Marseillaise, Léo Purguette, de dire à quel point il était reconnaissant et « heureux de partager ce moment avec les Amis de La Marseillaise et les militants communistes qui ont été les chevilles ouvrières de l’organisation de cette Fête ».

    Et de rappeler aussi « que La Marseillaise reste d’une extrême fragilité et que son existence et son développement sont un combat permanent ».

    « Je veux vous dire mon plaisir d’être ici, au bord de l’eau, dans ce territoire où n’a pas déferlé la vague brune annoncée et je pense que La Marseillaise y a joué un rôle décisif. Je m’en félicite donc. Vive La Marseillaise et vive la résistance ! »

    Le secrétaire de la fédération du PCF, Pierre Daspre, s’est félicité que la maire de Toulon Josée Massi ait accordé de nouveau le droit de tenir la Fête sur la plage du Mourillon, en rappelant que la gauche n’est pas pour rien dans sa réélection en faisant barrage à l’extrême droite avec « un esprit de responsabilité ».

    Sur le stand d’Amnesty international, Dominique précise : « La Fête de La Marseillaise c’est un moment important où chacun avec ses différences défend les droits humains qui sont malmenés à l’international comme en France, notamment ceux des personnes qui sont le moins favorisées, je pense par exemple aux migrants, je pense aux personnes qui sont en grande précarité. »

    Et de conclure : « Avec La Marseillaise nous nous rencontrons sur beaucoup d’idées, on partage des valeurs et on se retrouve beaucoup dans ce qui y est écrit à longueur d’articles. »

    Sur scène, le groupe engagé Chichi et Banane entame à présent son récital poétique et satyrique.

    « C’est un journal qui permet de faire connaître nos luttes et nos revendications à une large population », affirme plus loin Zoé Desmoulins (SUD).

    À ses côtés, le secrétaire général de la FSU, Alain Tournay, ajoute : « On est content aussi de participer à la Fête de ce journal qui a été créé pendant la Résistance, ce journal qui relaie toutes les luttes sociales. »

    « Soyons des utopistes »

    De l’autre côté, le conseiller municipal d’opposition de La Seyne, Cédric Turco (PCF), a rappelé « l’importance d’être là en tant qu’élu sur le stand des services publics ». « Parce qu’on est persuadé qu’il faut réduire les inégalités en France et dans le monde et pour ça on a besoin d’un service public de qualité partout et pour tous », explique-t-il.

    Il est 16h, place maintenant au débat portant sur la paix avec Vincent Boulet (PCF) dirigeant du Parti de la gauche européenne et Richard Roméo-Giberti, secrétaire général de l’Union départementale CGT.

    « Le syndicalisme s’honore quand il sert à remplir l’objectif qui est le nôtre, c’est-à-dire transformer la société. Et c’est bien la première condition pour transformer le monde », a expliqué le patron de la CGT varoise. Et de poursuivre : « Soyons des utopistes. Il me semble que tous les combats que nous avons gagnés, d’abord ont été portés par des minorités utopistes et donc continuons à parler de paix et des conditions de la paix, c’est-à-dire de maîtriser nos outils de défense au service des populations. »

    Bref, encore une belle journée de Fête et de lutte joyeuse, en attendant de se revoir bientôt sur le pavé.

  • [Entretien] Vincent Boulet (PCF) : « Redonner à la France une voix indépendante pour la paix et le droit international »

    [Entretien] Vincent Boulet (PCF) : « Redonner à la France une voix indépendante pour la paix et le droit international »

    La Marseillaise : Quel message avez-vous envie de porter aujourd’hui ?

    Vincent Boulet : Je veux parler de paix. Parce qu’elle est, aujourd’hui, comme le disait Jean Jaurès, « la mère de toutes les batailles ». Elle permet de lutter contre la domination impérialiste et les concurrences capitalistes qui provoquent les guerres, de poser la question de l’émancipation démocratique et sociale, car il n’y a pas de paix sans progrès social ni de progrès social sans paix. Et puis, ça permet d’aborder le positionnement de la France dans les crises internationales. En perdant les outils de sa politique d’indépendance, la France est devenue inaudible et vassale de l’Otan et des États-Unis. Donc la question, c’est comment redonner à la France une voix indépendante pour la paix et le droit international.

    Comment fait-on pour peser
    sur cette question avec une gauche affaiblie, en France et en Europe ?

    V.B. : Au PCF, nous pensons que la question est de savoir sur quelle base on reconstruit une gauche à l’offensive sur les questions sociales et sur celle de la république que nous voulons. Est-ce qu’on veut un État désindustrialisé, sans vision ni poids sur les questions internationales, ou en position de peser ? Ça fait longtemps que les communistes disent que l’Otan n’est pas un outil pour la sécurité mais un outil de guerre et d’ingérence et on le voit aujourd’hui avec les injonctions à porter les dépenses militaires à 5% du PIB ou les menaces de Trump contre ses membres. Donc nous militons pour la sortie de l’Otan, ce qu’avait fait le général de Gaulle en sortant du commandement intégré en 1966 et nous posons aussi l’exigence d’un autre ordre de sécurité collective en Europe sur la base de l’esprit de la conférence d’Helsinki de 1975. Ce sont des sujets que nous portons, notamment via des événements comme la Fête de La Marseillaise.

    Sous-entendez-vous la création d’une Europe de la défense ?

    V.B. : Non, car elle serait soumise à l’Otan. L’UE a renforcé sa vassalisation envers l’Otan et les États-Unis, et après plus de quatre ans de guerre en Ukraine et plus d’un million de morts à nos frontières, elle a été incapable de prendre la moindre initiative diplomatique et pire, provoque des tensions. Donc une Europe de la défense ne peut pas exister et encore moins une armée européenne. Ce que nous voulons, c’est une Europe de la sécurité collective, impliquant que la sécurité d’un peuple ne peut pas être assurée contre celle du peuple d’à côté. C’est le principe de l’indivisibilité de la sécurité. Et les peuples européens de l’Atlantique à l’Oural ont des intérêts communs à la paix et à la sécurité.

    En termes de souveraineté, la hausse de 36 milliards d’euros de la loi de programmation militaire
    ne va-t-elle pas dans ce sens ?

    V.B. : Non, elle ne répond pas à ces enjeux-là car elle reste, là aussi, dans une logique de soumission à l’Otan et de renforcement de la militarisation. La défense nationale doit retrouver son indépendance en sortant de l’Otan, en rebâtissant un pôle public industriel de défense, et au service d’objectifs politiques de paix. Mais on n’oppose pas les choix souverains des peuples à la nécessité des coopérations. Au contraire, l’un ne va pas sans l’autre. C’est justement en reconquérant des outils de souveraineté que la France pourra rebâtir des politiques de coopération selon ses intérêts, mais aussi les intérêts communs à l’ensemble des peuples.

    Un débat sur la paix au programme de l’après-midi

    Quelle défense nationale ? Pour ou contre le nouveau porte-avions ? Quel rôlede la France dans le concert des nations ? Quel chemin pour atteindre la paix ?Vincent Boulet (PCF) a croisé son point de vue avec celui de Richard Roméo-Giberti (UD CGT 83). Un débat de haute tenue salué par l’assistance. Photos M.E.H.

  • Quand l’extrême droite se repaît de la détresse sociale

    Quand l’extrême droite se repaît de la détresse sociale

    Meurtis, choqués,
    abasourdis… Les Toulonnais se sont réveillés en apprenant la sinistre nouvelle du geste désespéré de cette mère de famille qui s’est suicidée et a entraîné avec elle dans la mort trois de ses enfants, quand ils ne l’ont pas vécu en direct au pied de la barre délabrée de Pontcarral où prospèrent la misère et la désespérance.

    Le moins qu’on puisse attendre de tout le monde en pareil cas, c’est un peu de dignité et de compassion. Ce qui n’empêche pas l’analyse politique portant sur la situation sociale de notre pays de s’exercer et aux appels à l’aide de s’élever pour inciter à ouvrir les yeux et à réclamer des moyens pour les quartiers populaires. Hélas, ce drame n’a pas empêché « les ordures racistes », comme les qualifie à juste titre l’ancien conseiller municipal de gauche de Toulon Robert Alfonsi, de déverser un torrent de boue abject sur les réseaux sociaux en réaction aux articles de presse parus pour relater les faits.

    À des années-lumière de ces cracheurs de haine, les acteurs associatifs accomplissent un formidable travail sur le terrain en tentant de répondre
    à l’urgence sociale.
    C’est le cas d’Anne-Marie Kazourian, présidente de Bébés de France, une structure qui vient en aide aux mères isolées et aux familles en difficulté. La militante associative a envoyé à la maire de Toulon, Josée Massi, un SOS, sous forme de lettre ouverte. Elle y expose l’étendue des demandes auxquelles l’association doit faire face et aux besoins de moyens matériels et financiers, notamment en termes de local adapté, qui lui font défaut « pour répondre aux besoins des mamans en souffrance qui se débattent jour après jour, comme elles le peuvent contre la pauvreté, l’exclusion et la solitude ».

    « Ce texte ne vous appartient pas »

    La récupération politique par l’extrême droite n’a pas tardé. La conseillère municipale d’opposition RN Laure Lavalette a posté la missive de la militante associative sur sa page Facebook, ce qui a provoqué la colère de la bénévole qui lui a intimé de la retirer sur-le-champ, en lui adressant ce message : « Madame Lavalette, je ne vous autorise pas à utiliser ma lettre ouverte à des fins de récupération politique car si vous aviez été élue maire de Toulon vous nous auriez coupé toutes nos subventions sous le prétexte que nous aidons des étrangers. Nous ne partageons pas les mêmes valeurs et je ne veux rien avoir à faire avec vous. » L’élue d’extrême droite a décidé, dans un premier temps, de faire la sourde oreille et d’ignorer la mise en demeure, obligeant Anne-Marie Kazourian à hausser le ton.

    Elle a été encore plus explicite en intimant à l’élue d’extrême droite d’effacer son post : « Retirez ma publication, ce texte ne vous appartient pas et n’a rien à faire sur le compte d’une personne qui n’est que haine et mépris de l’être humain. »

    Cette fois-ci le message a été entendu et la publication supprimée. Ce genre de récupération devrait faire réfléchir ceux qui se laissent abuser par le chant des sirènes de l’extrême droite et sur la mascarade d’un RN prétendument à l’écoute des petites gens.

  • Le Domaine du Rayol doublement récompensé

    Le Domaine du Rayol doublement récompensé

    Il est l’un des diamants les mieux protégés du littoral méditerranéen, que la France entière envie au Var. Propriété du Conservatoire du Littoral, le Domaine du Rayol est un espace naturel protégé de 20 hectares de jardins paysagers composés de la flore de régions du monde biologiquement semblables à la sienne, et de 14 hectares maritimes, ouvert tous les jours de l’année. Jonché sur la corniche des Maures, au Rayol-Canadel-sur-Mer, entre le Lavandou et Saint-Tropez, en face des Îles d’Hyères, il est une nouvelle fois primé pour son engagement en faveur de la nature et du territoire, à travers ses actions de sensibilisation, de recherche et de conservation autour de la biodiversité méditerranéenne

    Le 9 avril dernier, il s’est vu remettre le Trophée « Esprit du Golfe » par l’Union patronale du Var (UPV) lors des 8e rencontres de l’économie du Golfe de Saint-Tropez. Un prix qui vient consacrer le Domaine en tant que « joyau touristique dans un espace naturel protégé, terrestre et maritime inscrit dans son territoire depuis 35 ans », et qui vient saluer l’engagement de ses équipes, sous la coupe de sa directrice Sybille Bernard, dans la préservation et le partage de ce site d’exception, qui revendique quelque 100 000 visiteurs chaque année.

    Un appel à financement pour le projet Bastidon

    La seconde distinction a été remise le 5 mai par le conseil départemental du Var à l’occasion de la 2e édition des Prix de l’innovation du département. Le Domaine du Rayol s’est vu remettre le Prix thématique « Valoriser notre terroir », pour sa pépinière d’acclimatation. Celle-ci a été conçue pour anticiper les effets du réchauffement climatique sur les paysages méditerranéens et viser une gestion durable de l’eau, en développant des essences végétales en provenance du monde entier, et reconnues pour leur résistance au stress hydrique. Ce projet permet de réduire l’irrigation des aménagements paysagers, avec pour ambition d’offrir aux professionnels, aux collectivités et aux particuliers des solutions scientifiquement éprouvées afin d’adapter leurs espaces verts. Ces deux prix viennent renforcer le développement du projet phare du domaine : la transformation du Bastidon, demeure construire au début du XXe siècle, dans laquelle résidait le chef jardinier, en galerie botanique immersive. Son ouverture est prévue pour 2028. Conçue autour de scénographies innovantes et de dispositifs sensoriels pédagogiques, elle visera à offrir aux visiteurs une plongée immersive au cœur de la biodiversité méditerranéenne.

    Une réalisation unique en Europe, qui bénéficie déjà du soutien de plusieurs partenaires nationaux et locaux : la Région Sud, le Département du Var, la Fondation du patrimoine, la Mission Stéphane Bern et Loto du patrimoine (130 000 € attribués en décembre 2025)… Et pour réaliser son ambition, elle lance désormais un appel aux entreprises et acteurs économiques du Var et de la région Sud, qui pourront, en tant que mécènes locaux, bénéficier du rayonnement d’un acteur économique et environnemental majeur. Mais surtout, œuvrer à la protection et à la mise en valeur de notre bien commun.

  • Dans le Var, le projet Geopark avance avec l’inauguration de la salle scientifique de la Maison de la Nature du Plan

    Dans le Var, le projet Geopark avance avec l’inauguration de la salle scientifique de la Maison de la Nature du Plan

    Porté par les Départements du Var et des Alpes-Maritimes, le projet de création du géoparc du Socle de la Provence et d’obtention du label mondial « Géopark Unesco », à cheval sur les massifs des Maures, de l’Estérel et du Tanneron, continue de se construire, à quelques mois du dépôt de candidature, prévu pour début 2027. « Zone géographique unifiée où des sites et des paysages d’importance géologique internationale sont gérés selon un concept holistique de protection, d’éducation et de développement durable », selon la définition donnée par l’institution, il s’étend sur 1 600 m², entre le Var et les Alpes-Maritimes, du Cap Sicié jusqu’au plateau de Vallauris, constituant la « Provence Varisque ».

    Ce vendredi a été inaugurée la salle scientifique de la Maison départementale de la nature du Plan, à La Garde, ainsi que son exposition permanente. Un lieu qui n’a pas été choisi au hasard, puisqu’il fait partie intégrante du projet de géoparc, dont il sera l’un des points d’entrée. Il constituera ainsi l’un des 18 sites informatifs, en complément des 63 géosites qui composeront le géoparc. L’exposition a pour but de présenter ses aspects géologiques à travers plusieurs outils : vidéoprojection, panneaux explicatifs, modélisations, cartes, microscopes…

    Un lieu essentiel pour obtenir le label « Géoparck », comme l’explique Jean-Marc Lardeaux, docteur en géologie, l’un des porteurs du projet : « L’Unesco veut que la valeur scientifique du territoire soit de niveau international, mais aussi que les habitants s’approprient cette connaissance et comprennent comment la ressource géologique a permis le développement des sociétés. » Dans cette optique, « la vulgarisation est capitale. Il ne faut pas se perdre dans des vocabulaires trop précis, tout en restant rigoureux. » Car, finalement, « le projet du géoparc doit incarner la simplicité, la mise à disposition, mais aussi la rigueur scientifique. »

  • À Hyères, la ministre Monique Barbut inaugure la Fête de la Nature

    À Hyères, la ministre Monique Barbut inaugure la Fête de la Nature

    Monique Barbut a mis à profit son après-midi varois, largement consacré à la conservation du patrimoine naturel et à l’adaptation au changement climatique. Après une visite au Domaine du Rayol, où elle a pu découvrir la pépinière d’acclimatation destinée à développer des espèces résistantes au stress hydrique, puis participé à une séquence d’épandage d’un traitement biocide contre la fourmi électrique, la ministre de la Transition Écologique a terminé sa journée aux Vieux Salins de Hyères.

    Un lieu emblématique de la préservation de la biodiversité et de la lutte contre l’érosion, où lui ont été présentés les effets du projet « Adapto + ». Celui-ci vise à ralentir la perte de littoral en lui redonnant une dynamique naturelle, notamment via la protection de la posidonie et la suppression des enrochements artificiels censés réduire l’érosion, mais qui se sont avérés contre-productif. En l’espace de 7 ans, ce dispositif a permis de regagner 5 à 10 m de plage, incitant le gouvernement à le transposer en Nouvelle-Aquitaine.

    Attention particulière portée à l’artificialisation des sols

    La ministre a ensuite inauguré la Fête de la Nature. Un événement qui invite les Français à redécouvrir « ces lieux parfois si familiers que l’on en oublie la richesse », déplorant le fait que « la place de la nature ne cesse de reculer dans nos vies quotidiennes ». Un recul qui « rejaillit sur nos propres imaginaires », avec « des conséquences sur notre propension à la protéger. »

    Monique Barbut a par ailleurs insisté « sur le besoin de protéger nos sols, dont le rôle essentiel sera mis en avant à l’occasion de cette 20e édition. En particulier face à ceux qui entendent revenir sur certaines dispositions visant à les protéger d’une artificialisation excessive ». Un sujet prégnant dans un département soumis à d’importantes inondations, comme au Lavandou en 2025.

  • Quand la bonne santé financière de Toulon irrite l’extrême droite

    Quand la bonne santé financière de Toulon irrite l’extrême droite

    Après l’élection des membres des différentes commissions, l’ordre du jour s’est poursuivi par le chapitre des finances avec la présentation du rapport sur la dette de 2025 et la stratégie mise en place pour assurer « une gestion prudente, sécurisée et rigoureuse ».

    La maire de Toulon Josée Massi (SE), a rappelé que celle-ci s’élève aujourd’hui à 55,2 millions d’euros, ce qui représente un endettement par habitant de seulement 299 euros. Un montant qu’il convient de rapprocher de ceux des villes de la même strate qui se situe à 1 085 euros en moyenne. Donc 3,5 fois plus. La 1ère magistrate précisant que le Port du Levant est classé 2e ville-centre des 22 métropoles les moins endettées mais aussi 2e grande ville de France parmi les villes de plus de 100 000 habitants.

    « Toulon reste en effet dans le palmarès des villes les moins endettées de France », insiste-t-elle, « avec une dette, en plus, entièrement sécurisée et une capacité de désendettement inférieure à 2 ans contre une moyenne de 5,4 ans ».

    Une gestion de la dette qui repose sur une diversification des partenaires bancaires et une mise en concurrence régulière afin d’obtenir des conditions financières optimisées. Tout cela ajoute Josée Massi « permet de financer à un niveau soutenu des dépenses d’équipements, tout en augmentant les indicateurs d’endettement particulièrement favorables ».

    Le RN et sa mauvaise foi

    Sur ce, la conseillère municipale RN Laure Lavalette est montée au créneau pour, contre toute attente, ne pouvant que constater la bonne santé financière de la ville, pilonner cette politique de désendettement en préférant y voir plutôt « un sous-investissement ».

    L’élu fustigeant au passage assez malhonnêtement « les baisses des dotations de l’État qui peuvent mettre les communes en difficulté », alors que l’extrême droite les a approuvées à l’Assemblée nationale.

    Pour la diva des plateaux télé « en matière de vraies dépenses d’infrastructures, le compte n’y est pas ».

    Et de poursuivre sans en être on dirait véritablement persuadée : « Vous avez gagné les élections, Madame le maire, c’est donc votre programme qui doit s’appliquer. Mais n’hésitez pas à piocher dans notre projet ambitieux. »

    Elle revêt ensuite, métaphoriquement, avec beaucoup de démagogie, son maillot rouge et noir de supportrice du RCT pour prétendre que « l’avenir du rugby d’élite » est entre les mains de Josée Massi. Carrément. « Vous allez avoir des arbitrages importants qui vont engager l’avenir du club », ajoute-t-elle, en se permettant de conclure par un « Osez, Josée ! », ressortant un slogan de campagne de la majorité élue.

    « Rassurez-vous, madame Lavalette, les Toulonnais ont osé puisque c’est nous qui sommes là », lui a tranquillement répondu la maire de Toulon, en rappelant pour commencer qu’après la gestion désastreuse de la ville par le Front national de 1995 à 2001, le Port du Levant croulait sous 190 millions d’euros de dette.

    Et de conclure : « Vous me parlez du RCT, vous étiez favorable à la construction d’un stade de 400 millions d’euros… Mais je ne crois pas que les résultats du RCT aujourd’hui ont un lien avec le stade. » Eh oui, ça se saurait !

  • La Fête de La Marseillaise, un tremplin pour les artistes toulonnais

    La Fête de La Marseillaise, un tremplin pour les artistes toulonnais

    Le Tremplin « Première scène » est un tremplin musical qui a lieu lors de la Fête de La Marseillaise à Toulon, plages du Mourillon, à 19h. L’événement accueille cinq groupes locaux du département du Var. Les artistes auront 15 minutes pour présenter leur projet avec un morceau final. Le public pourra également voter pour désigner le groupe gagnant. Ces jeunes, âgés de 20 à 27 ans, incarnent chacun un genre différent, allant de la musique électronique au rap, jusqu’au blues… Une excellente occasion pour des jeunes artistes locaux de se faire connaître et de s’essayer au métier de la scène. Trois artistes ou groupes se représenteront, voici leur présentation. « L’idée c’est de permettre à des groupes qui n’ont pas encore fait de scène de se tester et de faire connaître leur musique à un public », explique Yonna Capobianco, responsable des jeunes, de l’animation et du tremplin.« L’idée aussi serait que la musique soit le plus accessible à tous ! D’autant plus que les musiques sont issues d’une production personnelle », assure-t-elle. Toute la journée, l’entrée est ouverte gratuitement au public !

    Olive, une musique électronique qui mélange pop, rock, rap

    À 20 ans, Olive, de son nom de scène, se consacre depuis un an à son projet musical. « Je compose, je mixe et j’enregistre tout seul, depuis chez moi », raconte ce Niçois. Sa musique, qui mélange électro, pop, rock et rap, se veut « émotionnelle et contemplative. Je parle de choses très concrètes de la vie de tous les jours », précise-t-il. Ce tremplin est pour lui un bon moyen de s’entraîner et aussi de combattre le trac : « Avant, j’étais guitariste dans un groupe. Là, c’est différent de prendre le micro, tout seul », confie-t-il, content de participer à cette fête avec des « valeurs dans lesquelles je me reconnais ». Ce tremplin est l’occasion de montrer au public ses compositions. Dont « Inverser l’épaule », une chanson qui parle de ne pas trop se prendre au sérieux. « Aujourd’hui, la musique est trop sérieuse. J’avais envie de proposer quelque chose d’un peu plus humain, d’un peu plus personnel », conclut-il.

    Paul Wild, un voyage musical

    Auteur-compositeur, Paul Wild (Paul Chapon de son vrai nom) a grandi dans le Sud de la France. Très jeune, il baigne dans la culture musicale des années 60 à 80 grâce à son père. Il commence d’abord par la guitare électrique avant de découvrir le jazz à 20 ans au conservatoire de Toulon. « Je reviens pourtant à la culture afro-américaine dans laquelle j’ai grandi, le blues, la soul… », décrit-il. C’est surtout son voyage en Australie pendant deux ans qui affine sa musique : « Je commence à écrire mes propres chansons. Je raconte ce qu’il m’arrive là-bas. Je remplis des carnets de voyage qui se transforment en musiques », se souvient-il. Pour le tremplin, il présentera ce projet musical de voyage, avec quatre compositions dans un style aux empreintes de blues expérimental, de gospel… Pour créer cette « intimité de voyage, très pure », sa voix sera uniquement accompagnée d’une guitare acoustique. « Je suis heureux de jouer lors de cet événement local, mais aussi qui est engagé dans des luttes sociales », affirme le musicien, qui participe à un tremplin pour la première fois.

    RollsNRookie, deux copains rappeurs

    RollsNRookie, en référence à Rox et Rouky, est un collectif musical né d’une amitié entre Otama et Yuzuu. Les deux rappeurs se situent au croisement du hip-hop, de la trap et du pop rap. Aujourd’hui âgés de 22 ans, ils ont commencé leur projet à 18 ans : « À la base, on écrivait chacun dans notre coin. On s’est retrouvés tous les deux grâce à la musique », raconte Yuzuu, l’un des deux membres du groupe. Ces jeunes musiciens locaux ont débuté sur leur téléphone, avec des instrumentales trouvées sur YouTube. « Maintenant, on crée nos propres compositions », affirme Yuzuu. Tous deux sont portés par une vision commune de la musique : « Repousser les frontières entre rap et musiques expérimentales. » Parmi les thèmes abordés : la Côte d’Azur, l’introspection, la mélancolie, le quotidien ou encore l’amour. « Moi, j’aime bien aller dans la fantaisie et l’imaginaire », ajoute Yuzuu. Ce tremplin est, pour eux, une « occasion de se représenter. Ça nous fait kiffer d’être sur scène et de rencontrer d’autres personnes ».

  • La mère des batailles

    La mère des batailles

    Depuis six ans, La Marseillaise progresse. Davantage de ventes, d’abonnés, de rayonnement, de résultats commerciaux, d’événements…

    C’est à vous qu’elle le doit. Vous qui la lisez aujourd’hui et qui l’avez défendue hier lorsque la crise Covid l’avait poussée dans le précipice.

    Elle a redressé la tête, rénové son site internet et son siège historique, lancé une appli mobile, créé de nouveaux événements, battu le record de participation au Mondial La Marseillaise à pétanque. Elle a pris la décision de s’associer avec le journal culturel Zébuline mais aussi de revenir dans le Vaucluse en 2022. Plus récemment, elle s’est lancée à la conquête des Alpes-de-Haute-Provence et des Hautes-Alpes en février dernier. Elle a ouvert de nouveaux locaux à Montpellier, siège de son hebdomadaire d’Occitanie.

    Extrême fragilité

    Ce dynamisme porté par les efforts des salariés de notre journal et le dévouement sans borne des Amis de La Marseillaise est une grande fierté.

    Il démontre le formidable potentiel d’un journal porteur des valeurs du Conseil national de la Résistance, indépendant des puissances d’argent mais ne règle en rien notre extrême fragilité.

    Alors que l’extrême droite et son projet haineux menacent plus que jamais, et dans la bataille culturelle qui s’engage, un journal comme le nôtre est indispensable.

    Sans vous, sans votre mobilisation, il peut disparaître brutalement. Abonnez-vous, diffusez La Marseillaise, donnez-lui les moyens de ses ambitions pour peser dans la mère des batailles, celle de l’information alors que les fake news et le projet de guerre de tous contre tous porté par l’extrême droite sature l’espace médiatique.

    En avant La Marseillaise !

  • Fête de la Marseillaise : la culture de paix à l’honneur sur les plages du Mourillon

    Fête de la Marseillaise : la culture de paix à l’honneur sur les plages du Mourillon

    Cette année encore c’est sur le parking des plages du Mourillon que votre journal de lutte et de classe invite le public à venir faire la fête mais aussi débattre et s’informer auprès des acteurs de la vie politique et syndicale qui mènent toute l’année sur le terrain et dans nos colonnes la bataille des idées et défendent le monde du travail. Nul doute qu’après la grande bagarre des municipales qui a permis de sauver Toulon des griffes de l’extrême droite mais a vu tomber, ne serait-ce que dans la métropole, La Seyne, La Valette et Six-Fours dans son giron, les sujets ne vont pas manquer. D’autant que dans quelques mois va avoir lieu l’élection présidentielle de tous les dangers.

    Un rendez-vous qui va mettre en avant le monde du travail sous le feu d’une politique austéritaire mais aussi la solidarité et la fraternité, ici comme ailleurs à l’international. Le thème crucial de la paix sera d’ailleurs mis au premier plan avec sur scène le président de notre journal et directeur éditorial Léo Purguette qui va animer le débat entre Vincent Boulet, dirigeant du Parti de la gauche européenne et responsable du secteur européen du PCF et le secrétaire de l’Union départementale CGT du Var Richard Roméo-Giberti. Là encore, dans un moment où les interventions militaires illégales se multiplient à travers le monde causant mort et destruction, et que l’on cherche à imposer une économie de guerre au détriment des services publics et du progrès social, les échanges avec les participants ne devraient pas manquer. Et pourquoi pas des idées émerger pour mener une contre-offensive progressiste contre la militarisation des esprits.

    « On est assez content d’y participer puisque ça s’inscrit dans tout un processus qu’on a initié dès le mois de mai 2023 avec un débat au congrès de l’UD intitulé Paix, internationalisme et désarmement », déclare le patron de la CGT varoise. Et de poursuivre : « Et parler de paix dans cette période brûlante, je crois que ça nous honore. »

    Il y sera question de Pôle public de Défense et de la nécessité de « bâtir l’autonomie stratégique européenne avec une politique non pas de confrontation de blocs mais une logique de sécurité collective », comme le développera Vincent Boulet.

    Bref, notre titre va tout au long de la journée continuer à jouer en direct son rôle. Parce que comme le dit si bien André De Ubeda (PCF), l’ancien conseiller municipal d’opposition de Toulon en Commun toujours mobilisé pour plus de justice sociale dans le Port du Levant : « La Marseillaise c’est la résistance lors de sa création et aujourd’hui plus que jamais. Le journal est un repère pour ne pas dire un phare pour les progressistes et un aiguillon pour l’autre presse. » Un journal, insiste le secrétaire départemental de la fédération communiste Pierre Daspre, « qui donne la parole aux travailleurs en lutte, aux militants politiques, syndicaux et associatifs et qui fonctionne comme une caisse de résonance pour tous ceux avec qui nous menons des combats communs. »

    Encore une journée de fête et de lutte joyeuse.