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  • À Toulon, les assistants d’éducation réclament des moyens

    À Toulon, les assistants d’éducation réclament des moyens

    « On est vraiment sous-cotés alors qu’on a un rôle essentiel, puisqu’on est en première ligne », s’insurge Jérôme, AED depuis quatre ans au collège Bosco, à La Valette, et obligé de cumuler deux boulots pour joindre les deux bouts. Et de poursuivre : « L’enfant qui se construit vit beaucoup d’injustices, de trahisons, de blessures, et les premières personnes à qui il vient s’adresser, c’est à nous, avec qui il peut avoir une parole beaucoup plus libérée. » « On a beaucoup de difficultés, une multitude de tâches et on n’est pas assez nombreux », renchérit, à ses côtés, Nora.

    « Nous avons été reçus, ce (mardi) matin par l’inspecteur d’académie. Il a pu entendre nos revendications qui portent principalement sur la reconnaissance du métier d’AED, qui a un rôle central dans tous les établissements scolaires », explique Bruno Combette, du Snes-FSU.

    Le syndicaliste déplore le très mauvais signal envoyé avec l’annonce de la suppression de 195 postes au niveau national. « On imagine que ces baisses vont concerner notre académie et notre département, alors qu’on est déjà dans la gestion de pénurie depuis plusieurs années », ajoute-t-il. Ce qui pourrait engendrer une situation qualifiée d’« extrêmement grave » dans de nombreux établissements, sachant que les AED jouent un rôle majeur sur le climat scolaire et dans l’accompagnement éducatif « des élèves qui, on l’a vu ces dernières années, sont en détresse ».

    Un rôle crucial

    Olivier Gérard, de la CGT éduc’action, a insisté sur l’obligation du respect du droit du travail pour ces personnels, notamment en ce qui concerne les reconductions des CDD et l’accès au CDI, « où depuis quatre ans au moins, on voit du grand n’importe quoi ». Avec parfois, insiste-t-il, « des chefs d’établissement irresponsables, inconséquents ». Des écarts reconnus par l’institution, qui s’est engagée de son côté à y mettre fin.

    « C’est un vrai métier, crucial. Parce que ce sont eux qui sont au contact permanent des élèves et qui voient comment ils vont », insiste Bastien Doussot (Solidaires). Pourtant, dénonce le responsable syndical, « ils n’ont pas accès à la formation qu’ils devraient avoir pour prendre en charge cette parole ». Sans compter que ce sont eux qui, au portail, sont en première ligne en cas de violences. Et tout cela, parfois, pour un salaire de 600 à 900 euros par mois.

    Philippe Biais, de l’Unsa, a expliqué sur quoi le directeur académique des services de l’Éducation nationale (Dasen) s’était engagé. « Son idée est d’être à l’écoute vis-à-vis des situations fines », précise-t-il. C’est-à-dire des situations étudiées au cas par cas et une intervention rapide lorsque la réglementation n’est pas respectée.

    à ses côtés, un professeur venu en soutien enrage : « Les AED sont essentiels dans la vie des établissements et, ce qui est terrible, c’est que ces personnels ne sont pas considérés. On ne peut accepter de les laisser dans la précarité. Ce n’est pas possible. »

    Mais changer cette réalité, c’est-à-dire accorder des moyens suffisants pour accomplir les missions de service public et traiter correctement les personnels, suppose tout autre chose qu’une gestion purement comptable : un peu plus d’ambition pour l’avenir.

  • La rivière des Amoureux nettoyée à Toulon

    La rivière des Amoureux nettoyée à Toulon

    Avec une récolte comme toujours très conséquente, la pluie et le vent se plaisant à faire atterrir dans ce fleuve côtier quantité de sacs plastiques, bouteilles, ballons et tout ce qu’on abandonne encore trop souvent sciemment sur la chaussée par pure incivilité.

    Un inventaire à la Prévert qui doit aussi sensibiliser le grand public aux petits gestes du quotidien bons pour la collectivité et la planète. Parce qu’ici, comme c’est partout indiqué sur la voirie, c’est déjà la mer.

  • Alcome et la Confédérations des Buralistes du Var s’associent autour d’une campagne anti-mégot

    Alcome et la Confédérations des Buralistes du Var s’associent autour d’une campagne anti-mégot

    Créé en 2021, dans le sillage de la loi Agec, Alcome est le seul éco-organisme agréé par les pouvoirs publics, en charge de la filière à responsabilité élargie du producteur (REP) dédiée aux produits du tabac, en France. « C’est un principe de pollueur/payeur », explique Jonathan Decottignies, directeur des opérations chez Alcome. « On perçoit une éco-contribution sur chaque mégot acheté, financée par les collectivités locales. » Son objectif : réduire de 40% la présence des mégots jetés au sol en se basant sur la sensibilisation, la compréhension du geste des fumeurs, l’accompagnement des collectivités, et l’amélioration des équipements de rue (cendriers de poche, de rue, éteignoirs pour poubelles…).

    C’est dans cette optique qu’Alcome s’est associé à la Confédération des Buralistes du Var pour mener une campagne de sensibilisation à Toulon. 53 buralistes sont ainsi mobilisés afin de remettre 32 000 cendriers de poche et kits méthodologiques pour sensibiliser le grand public au bon geste. « Un fumeur sur quatre jette au moins occasionnellement son mégot par terre. C’est le déchet le plus jeté au sol, avec un milliard ramassé ou évacués on ne sait où chaque année. Il a un impact écologique très négatif, même si aucune étude ne montre vraiment dans quelle mesure », précise Jonathan Decottignies.

    Bientôt à Marseille et Aix

    Une opération nationale conduite dans une vingtaine de villes de plus de 50 000 habitants, qui implique 1 600 buralistes, et la distribution de près de 850 000 cendriers de poche. Des espaces qui ont été ciblés en priorité, justifie le directeur des opérations d’Alcome : « Il y a 4, 5 mégots tous les 10 mètres dans l’espace public, un tous les 20 mètres en milieu rural. Le problème est très marqué en milieu urbain dense. » Et il est d’autant plus marqué dans les villes littorales et/ou fluviales, « où l’impact environnemental est encore plus important. »

    D’autres campagnes seront donc menées dans des villes comme Marseille, Aix-en-Provence, Nantes et Caen, alors qu’Alcome travaille également avec des collectivités (métropoles, communautés de communes, universités…) autour de la distribution de cendriers de poche, et de l’installation de cendriers de rue.

  • L’état de la ressource en eau rassurant à l’approche de l’été

    L’état de la ressource en eau rassurant à l’approche de l’été

    À l’instar de ce qui est fait à travers le projet Var Bleu, le département du Var est mobilisé contre les risques de stress hydrique. C’est à ce titre que le Comité ressources en eau se réunit à intervalles réguliers, sous la direction du préfet du Var Simon Babre, pour réaliser un état des lieux. Un exercice important à l’approche de la saison estivale, qui s’est tenu jeudi 28 mai en compagnie des acteurs de la gestion de l’eau et de la sécheresse dans le département (services de l’État et établissements publics, élus, collectivités, usagers et associations).

    Le premier constat se veut rassurant : après une saison de recharge de l’hiver 2025-2026 excédentaire (+24% de précipitations, soit 775 mm pour 626 attendus), les nappes souterraines sont à un niveau satisfaisant. « Fin 2025, les nappes, notamment celles du centre Var, étaient déjà rechargées, et le niveau des nappes côtières était stable, un peu en dessous de la moyenne », explique Marc Moulin, hydrologue au Bureau de Recherches Géologiques et Minières (BRGM). « Il y a eu un tournant en décembre avec les crues spectaculaires du Gapeau, de la Giscle et de l’Argens, ce qui a conduit les nappes alluviales, situées sous les fleuves côtiers, à des niveaux plutôt hauts. »

    Pas de prévisions saisonnières fiables

    Comme en 2025, les trois premiers mois de l’année ont conforté cette tendance, notamment grâce aux nouvelles crues de février ayant placé les nappes « en position hautes à très hautes. On a désormais commencé la phase de tarissement », poursuit le scientifique, qui annonce « un étiage relativement modéré cette année. Comme on part de haut, on ne va pas arriver très bas, même si le tarissement est un peu précoce par rapport à d’habitude. » Et ce, malgré l’absence de pluie et des températures assez élevées depuis le début du mois d’avril.

    Mais avec des cours d’eau en baisse, il conviendra cependant de faire preuve de sobriété, annonce la préfecture, afin de restreindre tant que possible les mesures de restriction. D’autant plus que pour ce faire, on ne pourra pas vraiment compter sur les prévisions en termes de précipitations, celles-ci n’offrant pas « de tendances marquées à trois mois en Europe de l’ouest. Il y a trop d’incertitudes car nous sommes sur une zone de latitude moyenne », annonce Hélène Correa, responsable du service Prévision et Climatologie de Météo France sur la région sud-est.

    Ce Comité ressources en eau a aussi permis d’aborder la question de l’amélioration de la connaissance des prélèvements (près de 210 millions de m³ par an dans le Var) : 62% destinés à l’eau potable, 32% pour les usages agricoles et 6% pour d’autres usages économiques (golfs, ports, industries…). La Chambre de commerce et d’industrie a également présenté le programme ReS’Eau, qui accompagne les entreprises du tourisme vers la sobriété hydrique, du diagnostic des usages jusqu’à la mise en place d’actions concrètes.

  • La lecture et le jeu à l’honneur de la première édition de Festi’Livres

    La lecture et le jeu à l’honneur de la première édition de Festi’Livres

    Lundi 9h, école Simone-Veil, à Ollioules. En amont de la première édition de Festi’Livres qui se déroulera le 13 juin dans la ville, auteurs et illustrateurs viennent à la rencontre des élèves pour leur faire partager le fruit de leur travail, leur passion. Et titiller par le récit leur imagination pour leur donner le goût de la lecture.

    Rien de mieux pour cela que de leur raconter une histoire. Celle de Tinicane et le Trèfle à Quatre Feuilles, pour commencer. L’autrice, Laetitia Durbec, qui est également l’organisatrice de l’événement culturel, tient ainsi en haleine une classe de CP.

    Sophrologue spécialisée chez l’enfant, elle écrit des petits livres qui leur permettent de mettre des mots sur leurs émotions. « Ils vont se reconnaître. et dire, moi aussi, j’ai les mains qui se serrent, j’ai le cœur qui fait boum boum, j’ai dans la tête des pensées », confiait-elle avant son intervention. Et ça marche.

    Les gamins écoutent la bouche ouverte et les yeux bien ronds l’aventure de ce petit lapin parti chercher des légumes au marché. Et chemin faisant rencontre des copains qui ont trouvé un de trèfle à quatre feuilles. Échouant dans sa quête pour en cueillir une lui aussi, un fort sentiment de colère s’empare de lui. Et pour l’évacuer met en pratique des techniques de respiration pour se sentir mieux. Guidés, les élèves s’y emploient eux aussi. À la fin, l’un d’eux intervient :

    « C’est mieux d’avoir sa mère que d’avoir un trèfle à quatre feuilles », commente-t-il. Et d’ajouter : « Et peut-être que c’est sa mère son trèfle à quatre feuilles. » Pour lui en tout cas cela ne fait aucun doute.

    Pour bien grandir

    « J’ai voulu que les enfants, ceux qui aiment lire comme ceux qui n’aiment pas lire, soit aussi des acteurs de Festi’Livres », reprend Laetitia Durbec. Ils ont tous été amenés à travailler sur une œuvre collective ou individuelle sur le thème : « 1 001 façons de lire ».

    Textes, peintures, collages, photos, documents sonores… Un jury remettra un prix le jour du festival aux artistes en herbe.

    Mais pour l’heure, les minots ne sont pas au bout de leurs surprises. Surtout lorsque l’illustratrice Nawal Farhat leur explique que son métier consiste à dessiner. Les voilà à nouveau embarqués, dans le monde des carottes, ce coup-ci.

    Dans la salle de la bibliothèque les CE1 sont aux anges également. Les animateurs de la future médiathèque d’Ollioules les font participer à un jeu. Sur la culture, bien sûr.

    « On essaie d’inscrire dans les habitudes des enfants la visite à la médiathèque », explique Véronique Tullio, la responsable du futur équipement culturel. L’objectif étant qu’« ils reproduisent ensuite cette habitude avec les parents ». Et que le moins d’enfants possible soient tenus éloignés du livre.

    En milieu de matinée est arrivée Virginie Peyré autrice de Chut, c’est un secret, un outil pédagogique utilisé pour sensibiliser les enfants aux violences sexuelles. Avec des textes, dessins et chansons qui parlent aux enfants et font écho à leur histoire.

    Des échanges qui ont permis aux jeunes de poser des tas de questions, sur la création des personnages ou encore sur les différentes étapes de l’écriture d’un livre. Avec pourquoi pas l’émergence de nouveaux talents ou tout du moins d’une soif inextinguible pour la lecture et les livres. De ceux qui font grandir, voyager, donnent à vivre de multiples vies voire le désir de s’émanciper.

    Cette quinzaine littéraire va se poursuivre dans les établissements scolaires de la ville jusqu’au jour J. Histoire d’ouvrir les esprits à cette journée du 13 juin où, outre les nombreux auteurs présents pour rencontrer les lecteurs et présenter leurs ouvrages, de nombreuses activités seront proposées aux familles : ateliers d’écriture, d’illustration et de calligraphie, jeux autour de la lecture, spectacles vivants, concours, expositions et espaces de découverte.

    Le marque-page à placer tout de suite dans son agenda.

  • À La Garde, un parc urbain au nom du résistant François Accusano

    À La Garde, un parc urbain au nom du résistant François Accusano

    Le lieu se veut un « îlot de fraîcheur » végétalisé accessible pour tous les habitants, les familles et les enfants. La réalisation d’un coût de 2,3 millions d’euros (HT) a été cofinancée par la Métropole TPM, la Ville de la Garde, le Département du Var, l’Agence de l’eau et la Région Sud.

  • Des vestiges d’un bâtiment antique mis à jour dans le Var

    Des vestiges d’un bâtiment antique mis à jour dans le Var

    Débutées en février et programmées jusqu’au 15 juin, des fouilles préventives ont été menées par des archéologues de l’Inrap et sur prescription de l’État représenté par la Drac Provence-Alpes-Côte d’Azur, sur la commune varoise de Vinon-sur-Verdon. L’opération, menée en amont d’un projet d’aménagement privé sur un terrain de 3 000 m² a permis de révéler un établissement antique structuré qui daterait du Ier ou IIe siècle après J.-C. dont une toiture écroulée en parfait état de conservation.

    Cette découverte rare permet un éclairage sur l’architecture rurale antique de l’époque et renouvelle ainsi les connaissances sur l’occupation du territoire à cette époque.

    Un intérêt scientifique majeur

    Bien que le potentiel archéologique de Vinon-sur-Verdon soit connu depuis le XIXe siècle avec de nombreuses découvertes, cette fouille met au jour un bâtiment d’environ 40 m² dont les fondations en galets bien conservés permettent d’établir un plan précis du lieu composé de plusieurs pièces distinctes. Des objets y ont également été retrouvés comme un contrepoids, des outils et des fours soumis à analyse pour comprendre leur fonctionnement et les activités associées. A priori une occupation domestique avec petit artisanat. De son côté la toiture dont l’effondrement semble davantage dû à l’abandon qu’à un événement destructeur, constitue un cas unique dans la région et un intérêt scientifique majeur dont l’analyse précise révélera les techniques et méthodes de construction antiques.

  • Toulon finit sa saison à Mayol par une victoire de marque

    Toulon finit sa saison à Mayol par une victoire de marque

    Une victoire pour l’honneur. Les rugbymen toulonnais se sont offert les doubles champions d’Europe de l’Union Bordeaux-Bègles, dimanche après-midi au stade Félix-Mayol, lors de la 25e et avant-dernière journée de Top 14 (27-22). Ce douzième succès de la saison ne change rien au destin des Varois : ils pointent toujours à la neuvième place du championnat et ont trop de points de retard sur le top 6 qualificatif pour les phases finales afin de rattraper leur retard lors de la dernière journée.

    Jaminet en héros

    Face à une équipe bordelaise largement remaniée, après la longue campagne européenne concluante, les Rouge et Noir ont rapidement pris les devants grâce à la réactivité du demi d’ouverture argentin Tomas Albornoz. Dominants en première période, les protégés de Pierre Mignoni ont profité des nombreuses erreurs girondines pour inscrire un troisième essai avant la mi-temps, par l’intermédiaire d’un essai inscrit par l’ailier fidjien Setariki Tuicuvu. « On arrive à trouver de l’avancée, on arrive à produire du jeu. C’est un peu le maître mot qu’on s’est dit sur les deux dernières semaines qui nous restent : prendre du plaisir et rendre hommage aux mecs qui vont faire leur dernière à Mayol », souligne au micro du diffuseur l’arrière tricolore Melvyn Jaminet, comme à son habitude impérial au pied et héros de l’après-midi toulonnaise. Au-delà d’avoir transformé chaque essai varois, l’ancien pensionnaire du Stade Toulousain a inscrit les deux pénalités décisives en fin de match pour offrir la victoire aux siens. Ce succès de marque n’efface pas la saison ratée des Rouge et Noir, mais elle fait beaucoup de bien à leur moral.

    TOULON 27 (21) BORDEAUX 22 (7)

    25e journée de Top 14

    Stade Félix-Mayol, à Toulon

    Arbitre : Adrien Marbot

    Essais : Albornoz (14’, 34’), Tuicuvu (40+2’) pour Toulon ; Falatea (24’), Tameifuna (43’), Buros (66’) pour Bordeaux

    Transformations : Jaminet (14’, 34’, 40+2’) pour Toulon ; Reus (24’, 43’) pour Bordeaux

    Pénalités : Jaminet (69’, 80’) pour Toulon ; Reus (51’) pour Bordeaux

    Carton jaune : Uberti (18’) pour Bordeaux

    TOULON : Jaminet – Tuicuvu, Brex, Frisch, Ferté – Albornoz (Garcia, 73’), Serin (cap.) (White, 61’) – Coulon, Mercer, Quere-Karaba (Shioshvili, 61’) – Alainu’uese (Javakhia, 61’), Mézou (Kpoku, 51’) – Sinckler (Gigashvili, 51’), Baubigny (Damond, 51’), Gros (Ametlla, 51’).

    Manager : Pierre Mignoni

    BORDEAUX : Buros – Uberti, Mousquès (Retière, 56’), Moefana, Tambwe (Rayasi, 56’) – Reus, Page-Relo (Lucu, 27’) – Palu, Matiu, Swinton – Jacobs, Zapedowski (Bochaton, 49’) – Falatea (Tameifuna, 41’), Sa (Lamothe, 41’), Poirot (cap.) (Boniface, 41’).

    Manager : Yannick Bru

  • [Parole de maire] Cathy Venturino-Gabelle : « Un mandat ne suffit pas pour réaliser certains projets »

    [Parole de maire] Cathy Venturino-Gabelle : « Un mandat ne suffit pas pour réaliser certains projets »

    C’est le rendez-vous du lundi deux fois par mois dans La Marseillaise. En interrogeant sans concession les premiers magistrats des communes de Provence, sur les chantiers, leurs décisions, leurs perspectives, La Marseillaise met en lumière la vie des communes, cellule de base de la République.

    La Marseillaise : Vous avez été réélue avec près de 67% des voix. On vous imagine confortée et satisfaite…

    Cathy Venturino-Gabelle : On en est honorés. Et ça nous donne aussi une obligation parce que quand les gens placent cette confiance en vous, vous ne pouvez pas les décevoir. Nous voulons continuer notre chemin et faire encore mieux. On a eu l’épreuve de devoir revoter en 2024 [après la démission de plus de la moitié du conseil municipal, Ndlr], mais on l’a passée.

    Le mandat a été mouvementé, notamment dans les relations avec votre ex-adjoint, François Volpi, qui a quitté la majorité
    en 2023 et avec qui les relations semblent tendues depuis…

    C.V.-G. : En 2020, il est venu me trouver pour intégrer l’équipe. C’est la question des locations des salles pour les associations qui a mis le feu aux poudres. Une délibération de 2015, bien avant notre élection, dit que pour des animations gratuites, les salles sont prêtées gracieusement, mais que si elles sont payantes, les associations s’acquitteront d’une location pour 24 euros le week-end. Il a utilisé ce moyen pour se dissocier de la majorité, qui voudrait selon lui tuer les associations. Je pense qu’il y avait autre chose derrière, car 24 euros, je ne pense pas que ça mette en péril une association. Je n’ai aucun grief contre lui, je regrette juste ses façons de faire. Pour autant, nous sommes ouverts. On a créé des commissions extra-municipales, des comités de quartier, les rendez-vous du maire. On travaille avec toutes les personnes qui le veulent, y compris eux, d’autant qu’ils sont élus. Mais ils sont présents une fois sur trois aux commissions. Quand ensuite vous arrivez en conseil en disant que vous n’avez pas d’informations, c’est un prétexte pour éviter de prendre position ou pour prendre position contre.

    En 2024, lors des élections partielles, vous avez été accusée d’avoir reçu le soutien du député RN Philippe Schreck. Comment avez-vous vécu cela ?

    C.V.-G. : Nous avons une liste qui va de la gauche à la droite, mais on a toujours évité les extrêmes. Je n’ai jamais reçu le soutien du député. Philippe Schreck avait un contentieux personnel avec François Volpi et à chaque fois qu’il est intervenu, c’était pour parler de cela, mais il n’a jamais invité à voter pour nous. J’ai toujours refusé le soutien des extrêmes, j’ai même fait un communiqué pour dire que je refusais que des personnes extérieures viennent se mêler de la campagne. On n’a pas reçu M. Schreck à Barjols, il est venu une fois à mes vœux mais il n’était pas invité. On n’est pas là pour faire de la politique politicienne. Le seul qui en fait, c’est François Volpi. Quand il est arrivé dans notre équipe en 2020, il était attaché parlementaire de Valérie Gomez-Bassac, qui était LR et a été député macroniste, et a pris les décisions avec nous pendant trois ans, alors qu’il ne se revendique que de gauche…

    Parmi vos grands projets,
    il y a celui de la maison de santé
    de Barjols. Où en est-on
     ?

    C.V.-G. : C’est un projet privé dont la commune est facilitatrice en essayant de déverrouiller les freins au niveau des services de l’état (emplacements, PLU, zonage…). L’investissement est conséquent et dépasse les 3 millions d’euros. Le permis est purgé de tout recours. On est dans les dédales administratifs des débuts de chantier, cela prend du temps. Les travaux devraient commencer à l’automne pour 12 à 18 mois.

    Cela fait écho aux paroles
    du président du département
    Jean-Louis Masson, qui s’exprime souvent à propos du poids des normes sur les projets locaux…

    C.V.-G. : Quand j’ai été élue, on me disait qu’un mandat ne suffisait pas pour réaliser certains projets, et j’ai pu le mesurer. Mais je le modère car ma commune bénéficie du programme « Petite Ville de Demain », qui nous offre un contact privilégié avec les services de l’État via un chef de projet dédié, grâce à qui on ne se perd pas dans les méandres des services. Cela facilite le montage des dossiers et nous a permis de réaliser des projets comme celui de la désimperméabilisation et la végétalisation de la place de la Rouguière, ou la rénovation du centre de loisirs, pour un gain énergétique de 93%.

    Mercredi, à la conférence de l’APVF du Var, vous avez pris la parole sur l’articulation entre vie privée et vie publique. En tant que femme maire, les choses sont plus compliquées ?

    C.V.-G. : Oui. Je suis en plus PMR, mais j’en fais plutôt une force. En 2020, un adversaire avait dit qu’on n’allait pas avoir une femme maire et en plus handicapée. Sur le dernier mandat, dans la Communauté de communes Provence Verdon, j’étais la seule femme. Lors de ma première réunion, j’avais posé une question, on m’avait dit qu’on ne me répondrait pas parce que je n’allais pas comprendre. Ce n’est pas facile d’être une femme en politique, malgré la loi sur la parité. Sur ce mandat, nous avons désormais 4 femmes maires sur 15 à Provence Verdon. Le statut de la femme fait qu’il est plus compliqué d’articuler vie publique et vie privée, car dans notre société patriarcale, ce sont les femmes qui s’occupent des enfants et de la vie de famille. J’ai fait le choix d’emmener mes enfants le plus souvent possible avec moi pour être ensemble et qu’ils prennent conscience de la vie en société. Je pense que ça les aguerrit.

    Quels sont vos objectifs
    pour ce mandat
     ?

    C.V.-G. : Poursuivre la transformation et l’adaptation de notre commune, notamment du centre-ville, et continuer à améliorer le quotidien de nos administrés. On a un gros projet sur la réhabilitation des anciennes tanneries. C’est un dossier très complexe. Il y a eu une DUP, et il doit y avoir reconstruction, mais on n’y est pas encore car il y a des dossiers à monter, des études de pollution, de sol… Et on n’a pas eu assez de temps et d’argent entre 2021 et 2026, car même si on arrive à faire financer 80% de nos projets, on doit faire une avance de trésorerie et payer les taxes. Il s’agira de relier ces friches à la place de la Rouguière et au boulevard Grisolle via la rue de la République à travers une zone de rencontre qui donnera une bulle d’oxygène aux commerçants. On veut aussi poursuivre la rénovation énergétique des bâtiments, et de l’église de la Collégiale, qui est classée bâtiment historique. On a encore de beaux et longs projets.

  • Rugby : le RC Toulon veut finir avec les honneurs à Mayol

    Rugby : le RC Toulon veut finir avec les honneurs à Mayol

    En observant le calendrier en septembre dernier, on se disait que la réception de l’Union Bordeaux-Bègles, à deux journées du terme de la saison, revêtirait un enjeu sportif important pour deux équipes, qui se voulaient prétendantes aux deux premières places. Il n’en est finalement (presque) rien.

    Si les hommes de Yannick Bru luttent pour une place dans le top 6 et peuvent encore envisager une qualification directe pour les demi-finales, ce n’est pas le cas du RCT. D’ores et déjà éliminé de la course au top 6, le club de la Rade a aussi vu la perspective du top 8 et d’une qualification en Champions Cup grandement s’éloigner après sa défaite face au Racing, il y a deux semaines. « On va jouer avant le Racing. En fonction des points qu’on prend, si on gagne, je ne dis pas qu’il y en a une grande, mais il y a peut-être encore une chance sur le dernier match pour finir dans le top 8 », veut encore croire Pierre Mignoni, même si l’essentiel est ailleurs. « C’est plus l’honneur qu’on doit jouer. »

    Pour l’entraîneur toulonnais, « chacun aura une bonne raison d’être motivé. Certains, ça va être la déception de la saison. D’autres, ça peut être la frustration. Pour nos supporters aussi, qu’on a déçus. Ça peut être aussi ceux qui partent ». Parmi eux, Gilles Allou, le préparateur physique de l’équipe, qui vivra son dernier match à Mayol, ce dimanche : « Il a quand même 30 ans de club, ce n’est pas rien. C’est aussi une des raisons pour lesquelles on doit faire un grand match », salue Pierre Mignoni. Même s’il n’est pas dans le groupe, Ma’a Nonu prendra lui aussi (vraiment, cette fois) sa retraite dans une semaine. « Il a fait une immense carrière, la motivation sera toute trouvée », appuie Matteo Garcia.

    « Finir ensemble à Mayol »

    Transfuge de l’UBB cet été, le jeune demi d’ouverture retrouvera ses coéquipiers, tout juste auréolés de leur deuxième titre consécutif face au Leinster, à Bilbao, samedi dernier. De quoi apporter un surplus de motivation. Mais aussi des regrets d’avoir été stoppés par les Irlandais aux portes de la finale, au regard de leur performance face aux Girondins ? « Tu en as toujours. Mais, si on n’y était pas, c’était comme ça. Je savais qu’on pouvait gagner là-bas », répète le technicien Varois, qui pense toutefois que « le Leinster a vraiment loupé son match contre Bordeaux ». Un match qui a mis en évidence les forces des coéquipiers de Maxime Lucu, qui se sont montrés « très opportunistes. Ils sont terribles, tueurs, terrifiants. Ils marquent des essais à une ou zéro passe. Et quand ils en marquent trois comme ça, c’est très dur ».

    S’il y aura, forcément, de la rotation dans les rangs bordelais, malgré un top 6 encore loin d’être assuré, côté toulonnais, on devra encore composer avec une pléiade d’absents (Abadie, Ollivon, Ribbans, Ludlam, Dréan, Villière, Rebbadj…). De quoi compliquer une nouvelle fois la tâche et se poser des questions sur ce mal trop récurent : « C’est à l’image de notre saison, estime l’entraîneur toulonnais. C’est une question légitime, mais on fera le bilan après. Ce n’est pas une excuse. On a certainement fait beaucoup d’erreurs. Mais il y a des choses positives, avec des jeunes qui ont pris beaucoup de maturité, même si ça n’a pas toujours été le niveau qu’on voulait. »

    Pour ce qui pourrait aussi être sa dernière sur le banc, s’il venait à prendre de la hauteur et à se concentrer sur son rôle de directeur du rugby, Mayol sera à guichets fermés malgré une saison en deçà des attentes : « Ça montre que les supporters sont quand même avec nous, la demi-finale a certainement redonné des frissons. On voulait tellement offrir une finale et un titre, mais ce n’est pas le cas. On peut finir ensemble à Mayol, avec l’honneur et la fierté. » Pour mieux recommencer dans quelques mois.

    25e journée de Top 14

    Dimanche 31 mai, 16h30

    Stade Félix-Mayol, Toulon

    Arbitre : Adrien Marbot

    RC Toulon (probable) : Gros, Baubigny, Gigashvili ; Javakhia, Alainu’uese ; Kpoku, Coulon, Mercer ; Serin (C), Albornoz ; Ferté, Frisch, Brex, Tuicuvu ; Jaminet.

    UBB (probable) : Poirot (C), Sa, Falatea ; Palu, Jacobs ; Swinton, Mattiu Gazzoti ; Page-Relo, Reus ; Tambwe, Moeafana, Rayasi, Mousquès ; Buros