Tag: Var

  • Dans le Var, les ambulanciers privés réclament plus de moyens

    Dans le Var, les ambulanciers privés réclament plus de moyens

    «  Nous voulons montrer à quoi ressemble une journée si on n’est pas là. » Ce mercredi, les ambulanciers privés se mobilisent sur l’ensemble du territoire national pour demander de meilleures conditions de travail. Principale revendication : une revalorisation de leurs tarifs par le gouvernement, pour suivre l’inflation « qui touche notre matériel embarqué, l’oxygène, l’essence bien sûr, mais aussi les salaires », justifie Johan Cabrita, directeur général de Var Assistance, principal transporteur sanitaire du département, pour qui « il est inadmissible que nos salariés, qui ont des responsabilités lourdes, la vie des gens entre leurs mains, soient payés au Smic. Mais nous n’avons pas les moyens de les augmenter ».

    Ces tarifs restent bloqués à 150 euros le déplacement dans un rayon de 20 km, quand « ceux des pompiers, qui étaient à 124 euros en 2020, sont à 217 euros aujourd’hui », pointe Johan Cabrita. « On voudrait être revalorisés à 250 euros, ou au minimum au niveau des pompiers. Pourquoi n’aurait-on pas la même évolution qu’eux ? », s’interroge-t-il.

    « 33% de défaillances

    en plus depuis 2024 »

    Mais il ne s’agit pas des seules doléances des ambulanciers. Dans le viseur également, « des temps d’inactivité toujours plus importants dans les prises en charge hospitalières », à cause des actes administratifs délégués par les hôpitaux, qui n’ont plus le temps, faute de moyens, de les réaliser. « On perd 15 à 30 minutes alors que cela ne fait pas partie de nos prérogatives, et que la prise en charge totale du patient, du transport à la dépose, ne devrait prendre que 15 minutes en théorie », déplore l’ambulancier.

    Autre manque à gagner pour son entreprise, les factures non réglées par les hôpitaux : « Le GHT 83 (Groupement hospitalier de territoire du Var) nous doit plus d’1 million, cela fait un an que l’hôpital de Brignoles ne nous paye plus. On est obligé de prendre des crédits en trésorerie. » Et si Var Assistance et ses plus de 50 ans d’existence ont la « chance » d’être suivis par les banques, ce n’est pas forcément le cas de plus petites structures. « Il y a eu 33% de défaillances en plus depuis 2024, et les difficultés commencent à peine », met en garde Johan Cabrita.

    Ce mercredi, il ne s’agira pas pour les ambulanciers de « pénaliser les patients », qui seront pris en charge, surtout dans les cas d’urgence, vers les hôpitaux. Mais les sorties d’hôpitaux ne seront pas assurées avant 20h. « Une grosse majorité des entreprises varoises participent, sauf celles qui sont déjà en défaillance, pour qui c’est compliqué de se mobiliser », affirme le directeur général de Var Assistance, qui espère être reçu par l’ARS et le préfet, mais aussi par la Caisse nationale d’assurance maladie pour discuter d’une hausse des tarifs et d’un éventuel fonds d’indemnisation face aux aléas subis par les transporteurs sanitaires.

  • À Hyères, les 25 salariés de Mini green power menacés de perdre leur emploi

    À Hyères, les 25 salariés de Mini green power menacés de perdre leur emploi

    Nouveau coup de massue pour Mini green power (MGP), entreprise de valorisation de déchets en énergie bas-carbone, installée à Hyères depuis 2014. Après un premier placement en redressement judiciaire en 2023, la start-up est de nouveau en passe de déclarer une cessation de paiements, et de perdre ses 25 employés. En cause selon Jean Riondel, fondateur et dirigeant de la structure : la résiliation d’un contrat à 53,5 millions d’euros par Suez, multinationale de gestion d’eau et de déchets, à la veille de son lancement. Tout commence, d’après le fondateur et dirigeant de l’entreprise Jean Riondel, en 2023, lors du premier placement en redressement judiciaire de MGP. « À l’époque Suez nous fait une première offre de rachat, à 500 000 euros, que je refuse car trop faible, détaille-t-il. Ils sont finalement revenus vers moi car ils trouvaient notre technologie particulièrement intéressante et voulaient vraiment travailler avec nous. »

    Après plusieurs mois de négociation d’après Jean Riondel, un accord est trouvé en juillet 2024. Un premier contrat est signé avec Suez et engage la création d’un « démonstrateur », autrement dit la construction d’une machine « test », pour que soit prouvée à Suez la fiabilité de la technologie, toujours selon les déclarations du dirigeant de MGP. « L’idée était que le lancement du démonstrateur déclenche le deuxième contrat, celui que nous avions chiffré à plus de 50 millions d’euros, explique le dirigeant de MGP. La collaboration s’est très bien déroulée jusqu’à un changement de direction en juillet 2025. Les factures ont commencé à avoir du mal à être payées. Puis, la veille du lancement du transformateur, Suez a résilié le contrat de façon très brutale. » MGP, qui soupçonne Suez de vouloir bénéficier gratuitement de ses 38 brevets « innovants », engage donc une action en justice contre la multinationale. « Nous pensons qu’il existe ici un sujet d’intérêt public : celui de la fragilisation d’une PME innovante française, détentrice de brevets stratégiques, par un acteur qui aurait profité de sa vulnérabilité », s’indigne MGP.

    « Attaques calomnieuses »

    De son côté, Suez affirme faire l’objet « d’attaques calomnieuses ». L’entreprise ajoute : « Face aux dérives constatées des coûts et du calendrier, SUEZ a décidé de mettre un terme aux contrats qui le liaient à MGP, comme le contrat lui en laissait la possibilité. L’intégralité des sommes dues à MGP a été réglée dans le respect des contrats signés, y compris à l’issue de la résiliation du contrat. SUEZ et MGP sont libres de tous engagements contractuels. Les brevets de MGP restent en particulier la propriété de cette société. »

  • Une « année riche en travaux » pour la SNCF

    Une « année riche en travaux » pour la SNCF

    C’est une « année extrêmement riche en travaux sur l’ensemble de la Région », qu’annonce Karim Touati, directeur régional de la SNCF Réseau en Région Sud, lors du point presse annuel balayant toutes les actions et chantiers à venir pour 2026. Avec pas moins de 442,7 millions d’euros d’enveloppe totale sur la table, l’opérateur historique des chemins de fer entend mener de front les questions de maintenance, de mise en accessibilité de plusieurs de gares ou de nouvelles voies. Le tout, en vue de « garantir une circulation fiable ».

    Forcément, plusieurs opérations « emblématiques » auront lieu à Marseille. Par exemple, lors de la venue « exceptionnelle d’une grue ferroviaire unique » qui interviendra pour « le renouvellement de 9 aiguillages à Saint Charles », lors du pont de l’Ascension. La SNCF vise aussi un « chantier d’ouvrage d’art au pont-rail des Chartreux [dans le 4e arrondissement de la ville, Ndlr.] ». Et ce n’est pas une mince affaire puisque ce dernier « porte l’ensemble des voies qui quittent Marseille vers l’est », précise Karim Touati, ajoutant que l’opération se fera « en plusieurs étapes ». Avec notamment des travaux préparatoires dès mi-juillet puis « deux périodes d’interruption des circulations », du 18 septembre au 20, puis du 8 novembre au 15. Dans la même lignée de ces chantiers sensibles, le train usine unique en Europe, Eric (Engin de régénération industrielle caténaire), interviendra pour le renouvellement de 15km entre Marseille et Vintimille. Côté Vaucluse, on part sur une « opération coup de poing » de 16 millions d’euros avec le renouvellement de 9km de voies à Avignon entre juillet et décembre.

    Des études pour la « ligne ferroviaire olympique »

    « 2026, c’est aussi la suite de grands travaux autour de grands projets », note Karim Touati. Il a dans le viseur la fameuse LNPCA (Ligne nouvelle Provence Côté d’Azur), projet à plus d’un milliard d’euros sur le long terme pour améliorer tout l’écosystème du rail dans la région. « Les premiers travaux ont démarré, notamment sur Marseille Saint-Charles avec la démolition d’infrastructures obsolètes », explique le directeur régional. Mais ce projet est éclipsé par l’urgence d’un autre vaste chantier pour la SNCF, celui de la « performance ferroviaire des Alpes du Sud » et plus globalement de la « ligne ferroviaire olympique » en vue des jeux d’Hiver en 2030. « C’est un projet tout aussi ambitieux que la LNPCA. Il consiste en la modernisation des infrastructures de l’étoile de Veynes et de la ligne de Marseille à Briançon. »

    Concrètement, 2026 est l’heure du lancement des études en 2026 avant « les travaux en 2027 ». Et surtout du lancement d’une concertation publique du 13 avril au 29 mai. Au total, la SNCF prévoit « 137km de voie renouvelées, remplacement de 60 aiguillages, régénération de 108 ouvrages, modernisation de signalisation… », pour un total de 360 millions d’euros d’ici 2030. Jean-Pierre Serrus (Ren.), vice-président de la Région aux Transports annonce d’ores et déjà « du bazar » pour la circulation des trains actuels lors des travaux. Notamment en vue de tenir l’objectif de Marseille-Briançon « en 3h40 » dans ce timing serré et contraint. « On n’a pas le choix », laisse-t-il en suspens.

    Et des rénovations

    de gares

    Autre pan des chantiers de la SNCF, et pas des moindres avec une enveloppe de 40 millions d’euros prévue, celui des gares. Dans les opérations notables : on retient le démarrage des travaux pour la halte ferroviaire de Plan-de-Campagne « d’ici fin 2026 ». Pour un montant de plus de 12 millions d’euros, la livraison est prévue en 2028. La mise en accessibilité de celle de Miramas devrait être terminée à l’été. Dans le Var, l’opérateur « commence à avancer sur la création des pôles d’échanges multimodaux pour La Pauline-Hyères et celle de Saint-Cyr » dans le cadre de la LNPCA. Même principe pour les gares d’Arenc et Saint André à Marseille. « Les projets sont financés et dans la phase 1 de la LNPCA », précise Jérôme Bini, directeur régional de SNCF Gares et Connexions.

    Plus concret, il table aussi sur la rénovation des bâtiments des gares de l’Estaque, de Tarascon et de Sénas. « On attaque des travaux sur celle de l’Isle-sur-la-Sorgues [en Vaucluse, Ndlr.] qui accueillera l’Office du Tourisme. » Tout un programme.

  • Après Le Cap, le RCT se tourne vers Glasgow en quart

    Après Le Cap, le RCT se tourne vers Glasgow en quart

    L’annonce des quarts de finale de Champions Cup, survenue quelques instants après la victoire étriquée des Varois face aux Sud-Africains du Cap (28-27), a dû faire remonter de bons souvenirs aux supporters rouges et noirs. Les protégés de Pierre Mignoni se déplaceront en écosse, samedi prochain, pour y affronter les célèbres Glasgow Warriors.

    Ces derniers ont affronté six fois le RCT sur le plan européen depuis 2008, notamment lors de la finale de Challenge Cup en 2023, remportée par Baptiste Serin et ses coéquipiers. Plus récemment, ils ont pris le meilleur sur les Warriors, à l’occasion de la deuxième journée de Champions Cup en 2024, grâce à un doublé de Leicester Faingaanuku. Mais les pensionnaires de Glasgow, auteurs d’une excellente saison sous le statut de leader de l’United Rugby Championship (championnat qui réunit les équipes irlandaises, écossaises, galloises, italiennes et sud-africaines), n’ont pas dit leur dernier mot.

    Succès dans la douleur

    Le club écossais s’est imposé dans la douleur, samedi, contre les Blue Bulls de Pretoria (25-21). Les Sud-Africains menaient même à la pause (12-14). Mais les Warriors ont finalement pris les commandes en seconde période avec les essais du pilier Patrick Schieckerling (56e) et du centre Stafford McDowall (71e). Deux joueurs de l’effectif glaswégien ont connu une expérience en France : le pilier Rory Sutherland, passé par Oyonnax lors de la saison 2024-2025, et l’ouvreur Dan Lancaster, passé par le Racing 92 la saison passée.

  • Champions Cup : Combatif et solidaire, le RC Toulon a enfin rallumé la lumière

    Champions Cup : Combatif et solidaire, le RC Toulon a enfin rallumé la lumière

    « Putain… » Tout juste arrivé en conférence de presse, essoufflé comme s’il avait lui-même disputé le match, Pierre Mignoni ne pouvait retenir un juron de soulagement. On peut le comprendre : la fin de match, hitchcockienne, aurait pu se révéler terriblement cruelle pour un RCT sur le fil, mais elle a surtout offert une formidable démonstration de courage.

    À 13 lors des dernières minutes qui ont paru être des heures, suite aux cartons jaunes reçus par Halagahu (74e) et Nonu (à 20 secondes du terme), ses hommes ont bien failli tout perdre sur la dernière phase de possession sud-africaine. Au terme d’une succession de rucks devant la ligne d’en-but, Smith croyait aplatir en force. Croyait seulement. L’héroïsme, parfois, se joue à la binarité d’une décision arbitrale. Faute de pouvoir confirmer à la vidéo que le ballon avait bien touché la pelouse, l’arbitre n’a pas accordé l’essai. Toulon héritait alors de la gloire de la résistance.

    « Les joueurs n’avaient

    pas envie de craquer »

    Le signe que, ce samedi, le vent a enfin changé de cap : « À 13, il faut le faire. On a beaucoup souffert ces dernières semaines sur des rentrées de but sur lesquelles on n’arrivait pas à marquer. Et là, sur un coup du sort, ça tourne pour nous », souriait l’entraîneur varois. Et si la différence n’a tenu qu’à un point, dans les têtes, il semblait y avoir un monde entre l’équipe en souffrances des dernières semaines et ces Rouge et Noir qui n’ont « pas été parfaits », mais qui « n’avaient pas envie de craquer aujourd’hui. Ils en ont marre. » Cet orgueil, couplé à « des séquences de jeu très intéressantes », a permis au RCT de ne pas voir ses démons le rattraper quand il n’a pas réussi à concrétiser, ou quand il s’est retrouvé mené par deux fois.

    Grâce, aussi, à des leaders retrouvés, à l’image de David Ribbans, élu homme du match, victime de « pépins physiques qui ne lui ont pas permis de faire des performances comme celle-ci. Ce n’était pas faute de vouloir. » Mais aussi Charles Ollivon, qui « a fait un grand match », ou Ben White et Thomas Albornoz, au sein d’une « charnière (qui) a été exceptionnelle ».

    Ce succès, Antoine Frisch veut « s’en servir pour repartir sur une dynamique positive ». « Un nouveau défi arrive, il faut reproduire cette performance », soutenait Junior Kpoku. Un élan dans lequel doit s’inscrire un peuple toulonnais en liesse samedi. Pierre Mignoni l’a rappelé : le club a besoin d’un public « toujours solidaire dans les moments difficiles. Sans ça, tu ne peux pas survivre. » Car si certains l’ont trop vite enterré ces dernières semaines, Toulon n’est pas mort.

    Toulon perd Priso

    Coup dur pour le RCT. Le club va devoir se passer de Dany Priso pour une très longue période. Le pilier international français s’est blessé en fin de rencontre face aux Stormers. Il souffre d’une rupture totale d’un tendon d’Achille. Sa saison est terminée et la prochaine fortement compromise.

  • Un nouveau souffle pour la clinique de l’Espérance à Hyères

    Un nouveau souffle pour la clinique de l’Espérance à Hyères

    Après un an et demi de fermeture due à un incendie ravageur survenu en mai 2024, la clinique de l’Espérance, successeure de l’hôpital privé Sainte-Marguerite d’Hyères, a rouvert ses portes en janvier. Même structure, mais changement de nom et de direction : après sa mise en liquidation judiciaire en mars, l’établissement a été repris par le groupe Almaviva Santé en mai 2025, qui a investi environ 15 millions. 110 des 255 emplois que recensait l’hôpital ont pu être sauvegardés.

    La clinique a ainsi été inaugurée, jeudi soir, en présence de Véronique Bernardini, maire d’Hyères, Jean-Louis Masson, président (LR) du Département du Var, et Yann Coléou, PDG du groupe Almaviva.

    Malgré des effectifs moindres, la clinique assure un certain nombre de services, seulement pour les patients adultes : hémodialyse, médecine et chirurgie (maxillo-faciale, stomatologie et chirurgie orale ; vasculaire et endovasculaire ; viscérale et digestive ; gynécologie-obstétrique à l’exception des accouchements ; ophtalmologie, urologie ; orthopédique et traumatologique ; plastique et reconstructrice…). Avec un bloc opératoire et un service stérilisation totalement rénovés.

    L’établissement est aujourd’hui doté de 86 lits (contre 150 avant) : 17 en service de médecine, 26 en chirurgie (hospitalisation complète), 28 en chirurgie ambulatoire et 15 en unité de soins continus. 25 places supplémentaires s’ajouteront avec le centre de dialyse, pour le moment délocalisé à Toulon.

  • Josée Massi en route vers la présidence de la Métropole de Toulon

    Josée Massi en route vers la présidence de la Métropole de Toulon

    Sans entourloupe la
    présidence de la Métropole Toulon Provence Méditerranée (TPM) devrait revenir à Josée Massi, à l’issue du vote, ce jeudi. La maire sans étiquette du Port du Levant n’a jamais caché, tout au long de sa campagne électorale, sa volonté de conduire la collectivité, comme l’a fait depuis sa création son prédécesseur, Hubert Falco (DVD). Et cela jusqu’à sa condamnation en 2023 pour recel de détournement de fonds publics, qui l’avait contraint à lâcher les rênes au profit de Jean-Pierre Giran, désormais lui aussi hors course. L’ancien maire (DVD) de Hyères vient de perdre son fauteuil après avoir choisi de s’allier à l’extrême droite, au second des municipales.

    On ne voit donc pas, sauf coup tordu de dernière minute de la droite LR, qui pourrait encore disputer le poste à Josée Massi. Même si le président du Département, Jean-Louis Masson (LR), avait laissé entendre officieusement, durant un temps, qu’il était lui aussi intéressé, mais seulement en cas de prise de la ville préfecture par le Rassemblement national. Le danger ayant été écarté, même si Toulon se retrouve à présent entourée par des municipalités RN, tout le monde devrait logiquement serrer les rangs derrière Josée Massi.

    Même le maire de La Crau, Christian Simon (LR). Ce dernier aurait lui aussi exprimé des velléités de candidature pour porter une autre voix que celle défendue par les deux plus grandes villes de la Métropole. Le blocage de son projet de regroupement des cliniques toulonnaises et hyéroise sur son territoire lui était longtemps resté en travers de la gorge. Mais, là encore, personne n’y croit vraiment et l’intéressé aurait ravalé sa rancœur au profit de l’intérêt général. Et de toute façon, par qui aurait-il été suivi ?

    Un geste politique fort

    Du côté du RN, avec 29 conseillers métropolitains sur 89, Laure Lavalette dispose certes d’une grande capacité de nuisance et compte bien pouvoir l’utiliser. Mais pas, a priori, lors de ce scrutin : les prises de contact n’auraient vraisemblablement pas permis de « retourner » suffisamment d’élus pour jouer un rôle de premier plan ou même d’arbitre.

    Peut-être assistera-t-on tout de même à une candidature de son poulain, le jeune maire de La Valette, Julien Argento, pour la forme.

    La bonne nouvelle, c’est que la maire de Toulon « milite » auprès de ses pairs « pour ne pas proposer » de vice-présidence aux maires RN de La Valette, La Seyne-sur-Mer et Six-Fours, mais plutôt à un des élus de leur opposition. Une décision très politique que l’ensemble des progressistes ayant soutenu la candidature de Josée Massi ne pourrait que saluer.

    Une gauche désormais très peu représentée dans cette assemblée, où elle ne dispose plus que d’un seul conseiller métropolitain : le Seynois Stéphane Sacco (GRS). Mais le chef de file des progressistes dans l’ex-cité des Chantiers, aujourd’hui tombées dans le giron du RN, compte bien incarner une opposition certes constructive, mais fidèle à ses valeurs. « On espère que ce sera Josée Massi, mais on attend de voir, ensuite, quelles seront les orientations elle donnera à la Métropole », explique-t-il.

    Sur la question des vice-présidences, Stéphane Sacco trouve que « politiquement, le geste serait fort », pour marquer clairement le désaccord de la future patronne de TPM avec les valeurs défendues par l’extrême droite, tout en anticipant déjà la victimisation des édiles écartés : « C’est à double tranchant », juge-t-il. Et de conclure : « Pour ma part je veux être le porte-voix de l’ensemble des forces progressistes des communes de la métropole et faire avancer, avec le peu de moyens que j’aurai, certains sujets seynois. »

  • Champions Cup : Au courage, Toulon arrache sa qualification pour les quarts de finale

    Champions Cup : Au courage, Toulon arrache sa qualification pour les quarts de finale

    S’il a encore montré quelques maladresses balle en main et parfois souffert face à la vitesse et au jeu de passes sud-africain, le RC Toulon a retrouvé des couleurs ce samedi après‑midi, et en a par la même occasion redonné au stade Mayol, qui en avait bien besoin. Joueurs et solidaires, notamment lors d’une fin de match où ils ont vaillamment défendu leur point d’avance, les hommes de Mignoni ont retrouvé un état d’esprit qu’ils semblaient avoir perdu depuis de longues semaines..

    Dominateurs dans les premières minutes, les Rouge et Noir ont été récompensés. Après un ruck au milieu du terrain, le ballon parvenait jusqu’à l’aile droite vers Dréan, qui prenait l’espace et servait White pour le quatrième essai du meilleur marqueur toulonnais en Champions Cup (10e, 7‑0).

    S’ils ont ensuite souffert pendant un quart d’heure — concrétisé par une pénalité de Matthee et un essai de Smith (7‑10, 24e) — les Toulonnais ont rapidement réagi grâce à Dréan, encore trouvé à droite, qui, cette fois, concluait seul et redonnait l’avantage aux siens (14‑10, 31e). Un avantage réduit juste avant la pause par une nouvelle pénalité de Matthee (14‑13), que les Varois conservaient grâce à un sauvetage in extremis de Ribbans devant l’ouvreur sud‑africain, à cinq mètres de l’en‑but, après la sirène.

    Une fin de match sous respirateur

    Toujours solidaires et animés par la volonté de jouer à l’entame du second acte, les Varois se faisaient surprendre sur un essai de Roos (14-20, 54e). Mais ils réagissaient une nouvelle fois très rapidement. Ferté, entré en fin de première mi-temps à la place de Domon, blessé, était trouvé à gauche suite à une longue phase de possession et aplatissait (21-20, 59e).

    L’arrière toulonnais, souvent sorti du banc ces dernières semaines, était bien décidé à se montrer. Sur une nouvelle course, il servait Ollivon, qui décalait Tuicuvu. L’ailier fidjien finissait sa course dans l’en-but et permettait aux siens de prendre huit longueurs d’avance (28-20, 67e).

    Mais le danger guettait toujours. Et après avoir défendu sa ligne pendant de longue minute, le RCT, réduit à 13 dans les six dernières minutes après les carton jaunes d’Halagahu et Nonu, finissait par céder, sur un essai de Khan consécutif à une percée du prodige Feinberg-Mngomezulu (28-27, 78e).

    L’atmosphère devenait irrespirable. Et alors que les Sud-Africains espéraient avoir arraché leur qualification sur un ultime essai sur la ligne alors que la sirène avait retenti depuis trois minutes, M. Ridley, après de longues minutes de vérification, estimait que le ballon n’avait pas été aplati, libérant un stade Mayol qui pouvait enfin exulter.

    Au courage, le RC Toulon valide son billet pour les quarts, et ira défier le vainqueur du match entre Glasgow et les Bulls de Pretoria le week-end prochain.

    TOULON 28 – 27 STORMERS (MT : 14-13)
    8e de finale de Champions Cup
    Samedi 4 avril, 16h
    Stade Mayol, Toulon
    Arbitre : Christophe Ridley (ANG)

    Points Toulon : 4E White (9e), Dréan (31e), Ferté (58e), Tuicuvu (67e) ; 4T Domon (10e), Albornoz (31e, 59e, 67e)

    Points Stormers : 2E Smith (24e), Roos (54e) ; 2T Mathhee (24e), Feinberg-Mngomezulu (54e) ; 2P Matthee (20e, 35e)

    Cartons Jaunes : Halagahu (74e), Nonu (80e)

    TOULON : Gros (Priso, 52e), Baubigny (Lucchesi, 59e), Sinckler (Gigaschvili, 52e) – Mézou (Halagahu, 46e), Ribbans (C) (Javakhia, 72e) – Kpoku (Mercer, 65e), Ollivon (Gros, 80e), Shioshvili – White, Albornoz – Tuicuvu, Frisch (Nonu, 72e), Brex, Dréan – Domon (Ferté, 35e)

    STORMERS : Kebble (Theunissen, 52e), Venter, Fouché (Mchunu, 52e) – Smith (Schikerling, 32e), Evans (Porthen, 52e) – De Villiers (Fourie, 64e), Dayimani, Roos – Reinach (Khan, 59e), Mathee (Feinberg-Mngomezulu, 52e) – Zas, Du Plessis (Simelane, 65e), Nel (C), Willemse – Gelant

  • A Toulon, Josée Massi annonce ses délégations municipales

    A Toulon, Josée Massi annonce ses délégations municipales

    Conseil express, vendredi, pour l’annonce des délégations des adjoints et conseillers municipaux délégués, dévoilées dans la journée (lire ci-contre). Leurs indemnités de fonction ont également été soumises au vote (2 884 euros pour les adjoints, 1 486 pour les conseillers municipaux délégués, 327 pour les conseillers municipaux). Des montants inférieurs aux plafonds autorisés par la loi, contre lesquels le RN a tout de même voté, invoquant la situation financière des collectivités. « Toulon est la ville la moins endettée de France », a répondu la maire, Josée Massi (SE), rappelant la réduction de ses frais de représentation, passés de 15 000 à 6 000 euros. Et de conclure : « Un escalier se balaie par le haut, je commence donc par moi. »

    Autre point d’achoppement : le nombre des collaborateurs de cabinet de la maire. Josée Massi les avait fait passer à six fin 2025, pour compenser le départ de l’un d’eux en janvier, et avait, selon l’opposition, promis de revenir à cinq par la suite. « Je comprends que vous en ayez besoin de six. Mais pour un début de mandat, c’est osé, Josée », lance Amaury Navarranne (RN), en référence à l’un des slogans de campagne de la maire. « Je n’en ai que cinq. Mais pour éviter une délibération, j’en mets six. Et oui, comme vous le voyez, j’ose », lui a rétorqué cette dernière.

    La liste des adjoints

    Julien Orlandini : premier adjoint, en charge des grands projets et suivi action municipale, finances, communication, numérique et IA, attractivité commerciale. Geneviève Lévy : urbanisme, patrimoine foncier, établissements de proximité, formations des élus et prévention des risques d’atteinte à la probité. Thomas Pison : police municipale, sécurité civile, marchés et affaires juridiques. Valérie Marcel Arniaud : offre de santé, actions de prévention, contrat local de santé, veille sanitaire. Laurent Isnard : protection du littoral, relations Marine, écosystème portuaire, CIL bleu, mémoire et anciens combattants. Margaux Macario : petite enfance, jeunesse, liens intergénérationnels et seniors. Jean-Michel Permingeat : politiques et réussite éducatives, restauration collective, vie étudiante. Laurence Masson-Dubroc : culture, archives. Patrice Cazaux : élections, recensement, citoyenneté, accueil des usagers, standard, mairies de quartier, salles municipales. Lauren Boulay : bâtiments durables, travaux communaux. Albert Tanguy : propreté, espaces Verts, mobilités douces, Secteurs 9 et 10. Hélène Audibert, : aménagement et rénovation urbaine, Secteurs 6 et 7. Jean-Charles Brochot : voirie, stationnement (en surface ou souterrain), circulation, éclairage public, Secteurs 5 et 8. Brigitte Genetelli : action sociale, CCAS, organisation du forum des associations, Secteurs 1 et 2. Boris Touaty : tourisme et congrès, bureau des tournages. Martine Berard : logistique (parc auto, imprimerie, magasin général…), cimetières. Pierre Bonnefoy : relations avec les grands clubs, projets sportifs du territoire, équipements sportifs municipaux. Corinne Jouve : animation des CIL, démocratie de proximité. Ali Khalfaou : politique de la Ville, inclusion, handicaps, ressources humaines et dialogue social Secteurs 3 et 4. Pascale Robert : relations internationales, jumelages, événements et cérémonies. Serge Lhotellier : suivi du Contrat de Mixité Sociale, relations avec les bailleurs, habitat durable, sécurité de l’habitat (immeubles menaçant ruine). Camille Sztejnhorn : transition écologique et animale en ville.

  • L’Europe pour respirer ?

    L’Europe pour respirer ?

    Les semaines se suivent et se ressemblent sur la Rade. Encore défait sur la pelouse de l’avant-dernier Perpignan samedi dernier
    (36-20)
    , le RCT vient d’enchaîner cinq matches sans victoire. Et donne l’impression de ne pas trouver les ressorts qui lui permettraient d’inverser la tendance, après une nouvelle tentative d’électrochoc incarnée par un stage dans les Pyrénées-Orientales la semaine dernière. Dès lors, quels leviers peuvent encore être activés ? « Il nous en reste », veut encore croire Pierre Mignoni, à qui on ne saurait reprocher la combativité en ces temps difficiles. « On continue à travailler dans l’ombre, à se taire et à essayer de trouver des solutions, l’énergie. On en a besoin. C’est contradictoire, avec, malheureusement, l’image qu’on donne en ce moment. »

    Dans cette voie de garage, la Coupe d’Europe peut-elle apporter la fraîcheur mentale qui fait cruellement défaut aux Rouge et Noir ? « On a un matelas de confiance qui est faible. Quand on loupe, on peut vite se recroqueviller, tenter moins de choses. Ça peut nous faire du bien, mais il faut gagner face à un très bel adversaire », acquiesce leur homme fort. « C’est une autre compétition, tout est différent. C’est une bonne opportunité de retrouver de la confiance », pousse aussi en ce sens le capitaine David Ribbans.

    « Besoin d’être soutenus »

    Une rencontre qui symbolise aussi le fait que tout n’est pas à jeter dans cette saison à la tournure décevante, positive Pierre Mignoni : « Il ne reste pas beaucoup d’équipes dans la compétition, ça montre qu’on a fait le boulot. On a fini deuxième de notre groupe. Ça nous donne la possibilité, et c’est génial, de recevoir un huitième de finale, pour la deuxième fois de rang. »

    Ce sera également l’occasion de redonner du baume au cœur à un public gagné par la morosité ambiante : « Je comprends leur inquiétude. L’avenir, je le prépare à court, moyen et long termes. Il faut garder espoir, changer des choses, et je vais en changer », promet-il, demandant, en attendant, de l’unité : « On a besoin de se sentir soutenu, même si on ne le mérite pas toujours. Le but est de revibrer tous ensemble, à travers ce match. Mais derrière, il restera des matches. »

    Et pour remettre un peu de soleil dans les têtes, l’entraîneur toulonnais pourra compter sur le retour des internationaux, au repos – en décalé – après le tournoi des VI Nations : « On a besoin de Charles Ollivon, de sa fraîcheur. Je l’ai senti très impliqué. J.-B. (Gros) aussi. C’est l’un des plus grands piliers du club. Il fait partie de ces grands joueurs. On a besoin du niveau qu’il a montré durant le Tournoi des VI Nations. » Avec ses leaders en forme, Toulon pourra croire en ses chances.

    Villière et Jaminet pas retenus

    Pierre Mignoni a fait le choix de se passer des services de deux internationaux, Gabin Villière et Melvyn Jaminet, pourtant disponibles. De même pour Mateo Garcia, plus apparu depuis le 17 janvier, lors du dernier match européen à Gloucester.

    Saison terminée pour Ludlam

    Coup dur pour le RCT. Sérieusement blessé à l’épaule gauche sur son essai marqué samedi dernier à Perpignan, Lewis Ludlam va être opéré la semaine prochaine. L’international anglais sera indisponible deux à trois mois et manquera la fin de saison.

    TOULON – LE CAP

    8e de finale de Champions Cup

    Samedi 4 avril, à 16h.

    Lieu : Stade Mayol, à Toulon

    Arbitre : Christophe Ridley (ANG)

    TOULON : Domon – Dréan, Brex, Frisch, Tuicuvu – Albornoz, White – Shioshvili, Ollivon (cap), Kpoku – Ribbans, Mézou – Sinckler, Baubigny, Gros.

    LE CAP : Gelant – Willemse, Nel (cap), Du Plessus, Zas – Matthee, Reinach – Roos, Dayimani, De Villiers – Evans, Smith – Fouché, Venter, Kebble.