Tag: Var

  • Avec le RN, quelles subventions pour les associations à Six-Fours ?

    Avec le RN, quelles subventions pour les associations à Six-Fours ?

    Dans un communiqué adressé aux associations, le sulfureux maire (RN) de Six-Fours assure que tous les projets de ces dernières « seront maintenus et soutenus ». Mais entre les lignes, tout ne semble pas aussi limpide. Ainsi, la municipalité ajoute « continuer à soutenir des actions d’intérêt général ». Des termes empruntés à la proposition de contre-budget des députés RN à l’automne 2025, revendiquant 36 milliards d’euros d’économie, impliquant une baisse des « subventions aux associations ne relevant pas de l’intérêt général » de 3,2 milliards. Parmi elles, comme le révélait Libération, des coupes de 240 millions pour les associations d’aide au logement des personnes vulnérables, et de lutte contre la pauvreté, 234,5 millions pour celles liées aux politiques de la ville , et 140 millions pour les associations culturelles. « La répartition concrète des subventions attribuées aux associations » sera connue lors du conseil municipal, formulation tendancieuse utilisée par la mairie, qui laisse augurer de choix politiques à surveiller.

    Boccaletti ôte le drapeau de l’UE

    Comme nombre de maires RN, Frédéric Boccaletti a décidé de retirer le drapeau de l’UE de la façade de la mairie. Un choix ironique au vu de la propension du parti à (ab)user des aides européennes, que la gauche six-fournaise qualifie d’« acte idéologique malvenu » et de « pulsion nationaliste et souverainiste du repli sur soi ».

  • Des ateliers de contrôles de contamination de masse dans le cadre de l’exercice nucléaire de Toulon

    Des ateliers de contrôles de contamination de masse dans le cadre de l’exercice nucléaire de Toulon

    Débuté mercredi, l’exercice nucléaire obligatoire auquel sont soumis, tous les cinq ans, les territoires dotés d’installations nucléaires, s’est poursuivi jeudi. Après une journée dédiée aux Plans d’urgence interne (PUI), avec la simulation d’un accident nucléaire sur la chaufferie d’un sous-marin nucléaire d’attaque au sein de la base navale de Toulon, ce jeudi était dédié à la mise en place du Plan particulier d’intervention (PPI), qui recense les mesures et procédures visant à protéger les populations civiles.

    C’est dans ce cadre que se sont déroulés des ateliers de contrôle de contamination de masse, au stade Hubidos de La Seyne. Pendant 2h30, 214 participants, en majorité des élèves du collège Marie Curie – parmi lesquels 30 cas positifs fictifs -, ont pris part à une mise en situation dans les conditions du réel. Ils ont été soumis à un parcours de contrôle de contamination stricte, encadré par les moyens du Sdis 83 (avec des renforts des Sdis 06 et 13) et de l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR), en compagnie de deux médecins du Sdis 83 et de l’hôpital Sainte-Anne.

    La meilleure prévention :

    « Rester chez soi »

    Un process en plusieurs étapes. Après avoir récupéré des étiquettes dotées de QR code servant à tracer leur parcours et leur état de santé, de l’entrée en décontamination jusqu’à, éventuellement, l’hôpital, les participants franchissent un portique de contrôle de contamination. S’ils sont positifs à la contamination externe, ils passent par les douches de décontamination, avant de revenir au portique de contrôle, et si nécessaire, aux douches. « Mais en principe, une douche suffit à décontaminer », affirme le commandant Laurent Roques du Sdis 83.

    Étape suivante : la cellule d’anthropogammamétrie, gérée par l’ASNR, pour vérifier, cette fois, la contamination interne à l’iode radioactif, qui peut-être prévenue par les cachets d’iode stable en accès gratuit dans les pharmacies. Après dix minutes d’examen (jusqu’à 36 prises en charge simultanées), un médecin définit si la personne doit rejoindre le centre d’accueil pour les impliqués, où sont regroupées les personnes décontaminées, être soumise à un traitement ou être transférée à l’hôpital. « Respecter les consignes de sécurité de la préfecture permet de limiter l’exposition au risque », soutient le commandant Roques. La plus importante : « Rester chez soi ou se mettre à l’abri dans un bâtiment. »

  • Les retraités ne lâchent pas leur droit à la santé

    Les retraités ne lâchent pas leur droit à la santé

    « Il y a 73% des gens qui ont renoncé au moins une fois à un soin ces cinq dernières années, c’était 63% en 2024 et 68% en 2025 », rappelle Corinne Vialle, responsable syndicale FGR FP 13. Accès à la santé, pensions, services publics : les retraités ne sont pas à la fête. Rassemblés au pied des escaliers de Saint-Charles, les retraités venus des six départements de la région ont défilé jusqu’en préfecture pour porter une demande d’audience au Premier ministre.

    Des reculs et de nouvelles attaques. Derrière la banderole unitaire des retraités, Claude Mas, responsable USR CGT 13, sait que les mobilisations sont « nécessaires pour sans cesse faire valoir nos droits, nos conquis sociaux. Le pouvoir avait été contraint de reculer sur l’abattement fiscal, la revalorisation des pensions, l’année blanche… Mais il a remis ces points à l’ordre du jour une fois le budget voté ». C’est donc à nouveau en battant le pavé que les retraités exigent d’être entendus. Santé, pensions, pouvoirs publics, « tout est lié, souligne Patrick Prigent, de la FSU. Comment se soigner correctement quand de plus en plus de médicaments ne sont plus remboursés, quand on habite dans un secteur où se creuse un désert médical, où les services publics de proximité disparaissent, avec des pensions qui ont perdu trois mois entre 2017 et 2024 ? ».

    Dans les rangs, les retraités de l’énergie et les cheminots sont très présents. « EDF, SNCF, PTT… que des services publics qu’on a démantelés, vendu à la découpe au privé et maintenant, l’État ne maîtrise plus les prix », déplore Tommy. « Beaucoup d’entre nous touchent moins de mille euros de pension. Pour les femmes, c’est 64% », regrette aussi Bernard, ancien postier venu des Alpes-de-Haute-Provence pour défendre « un droit à une Sécurité sociale basée sur le système de solidarité ». À ses côtés, Katia Veyran, la secrétaire adjointe de l’USR CGT 04, fait le compte des dégradations : « 40 lits supprimés à l’hôpital de Manosque, tout autant à Digne où un service pneumologie ferme…et les mutuelles sont de plus en plus chères. »

    Pas de santé

    à l’américaine

    Thierry Mallet a aussi fait le trajet depuis le Vaucluse, département particulièrement touché par les déserts médicaux. Il note bien « les efforts faits par les collectivités qui prennent des mesures pour attirer les médecins dans les endroits les plus éloignés des hôpitaux, avec ici une maison médicale, là une aide à l’installation ». Mais ces morceaux de sparadraps ne suffisent pas à combler la plaie béante dont souffre le système de santé public « depuis qu’on lui demande d’être rentable, note le retraité. Et pour obtenir un rendez-vous chez un spécialiste, faut avoir des mois devant soi ». Parmi ces « nantis » que ne cesse de pointer le gouvernement, Antoine et Suzanne, deux militants niçois, témoignent d’un accès aux soins rendus de plus en plus difficile : « On renonce aux loisirs, puis aux soins, parce que nos mutuelles de plus en plus chères ne les prennent pas en charge à 100%. On renonce même à se nourrir correctement. »

    Le reste à charge du patient est largement évoqué dans le cortège, qui mène les retraités jusqu’à la préfecture. Secrétaire de l’Unirs Solidaires, Roselyne Garcia questionne : « Pourquoi à 64 ans la prévention s’arrête et à 75 ans, on ne fait plus de dépistage du cancer du côlon ? » La militante refuse « de laisser ce gouvernement nous entraîner vers un système à l’américaine ». Jean-Pierre, retraité de la pétrochimie nucléaire, a fait le trajet depuis Barcelonnette et, devant le manque de mobilisation de la population sur ces questions, regrette un peu « l’individualisme qui a gagné sur les valeurs de solidarité ». Mais, devant la préfecture, deux lycéennes, également en lutte, saluent le cortège en applaudissant.

  • À Toulon, les lycéens mettent à l’honneur Micheline Maurel

    À Toulon, les lycéens mettent à l’honneur Micheline Maurel

    Engagée dans la Résistance dès le 17 juin 1940 alors qu’elle n’a que 24 ans, Micheline Maurel intègre son premier réseau dans lequel elle transporte des valises et est chargée de faire du repérage sur le littoral toulonnais occupé alors par l’armée italienne. Le 29 juin 1942, elle en intègre un second, où elle poursuit ses missions d’information et accompagne de jeunes pilotes qui doivent regagner Londres.

    Elle sera arrêtée au cours d’une mission à Amélie-les-Bains, le 18 mai 1943, puis sera déportée à Ravensbruck fin août 1943, puis à Neubrandenburg. Un camp dont elle ne sera libérée qu’en mai 1945 par l’arrivée des troupes soviétiques.

    Le poids de l’engagement

    De ce parcours d’exception les lycéens de Claret, accompagnés par leur professeur Lionel Remot, ont tiré une exposition élargie à la Résistance varoise visible jusqu’au 25 avril à la médiathèque du Pont du Las.

    Des panneaux sur lesquels entre autres on découvre l’implication de ces jeunes qui ont décidé de mettre en scène une correspondance avec l’héroïne toulonnaise disparue en juillet 2009. Des courriers dans lesquels ils saluent l’engagement de l’écrivaine et poétesse tout en s’interrogeant sur ce qu’aurait été le leur.

    « Chère Micheline Maurel, je vous remercie pour tout ce que vous avez fait pour ce pays : Je comprends pourquoi vous vous êtes engagés, vous avez tout donné pour survivre à cet enfer et pour cela je tiens à vous témoigner mon respect », écrit Nidal.

    Maelys exprime elle aussi toute sa reconnaissance pour la résistante qui a su laisser à travers son art des témoignages pour que jamais on n’oublie la barbarie nazie et le lâche renoncement du plus grand nombre.

    Un travail qui dans cette période troublée va bien au-delà du simple devoir de mémoire.

  • Un partenariat entre la Flotille de Perfectionnement du Surfacier de Toulon et le collège Yves Montand

    Un partenariat entre la Flotille de Perfectionnement du Surfacier de Toulon et le collège Yves Montand

    Susciter l’engagement. Tel est l’objectif de la convention signée, mercredi, entre la classe défense du collège Yves-Montand de Vinon-sur-Verdon et la Flotille de perfectionnement du surfacier de Toulon (FPS). Une unité créée en 2024 pour l’adaptation des marins à l’emploi sur les bateaux. Celle-ci vise « à améliorer la performance des marins de toutes spécialités (porte avion, frégate, porte-hélicoptères…) », décrit son commandant, le Capitaine de frégate Guillaume Soubirant.

    « Promouvoir la défense » et « apporter du sens »

    Une unité qui s’appuie notamment, face à la vitesse de développement des nouvelles technologies, sur des outils numériques (simulateurs de conduite et propulsion, et de lutte sous la mer), qui « permettent de former quand les bateaux ne sont pas là », explique le capitaine. À son service également, un laboratoire d’innovation (FANLAB), qui agit sur la conception et le déploiement de solutions opérationnelles.

    Ce type de partenariat permet, pour la FPS, de « promouvoir les valeurs de défense, ouvrir notre unité vers l’extérieur et montrer ce qu’on fait, avec un aspect mémoriel, en particulier dans le cadre des 400 ans de la Marine », projette Guillaume Soubirant.

    Des marins de la FPS rendront visite aux collégiens -avant leur rentrée en classe de 3e – en mai. Ces derniers feront le chemin inverse l’an prochain, pour découvrir les métiers de la Marine. « C’est la première classe de défense de l’établissement. C’était un projet auquel on tenait, dans le cadre de notre parcours avenir. Le lien armée-nation est primordial. Vinon est un territoire isolé. Les jeunes ont besoin de sens, ce partenariat va en apporter », se réjouit Agnès Tarquin, principale du collège Yves-Montand.

  • Robineau supplante tout le monde

    Robineau supplante tout le monde

    Dans le Var considéré comme le plus difficile de France, il y avait des allures de championnat de France, voire du monde lors de certaines confrontations. Et contrairement aux prévisions des spécialistes, ce ne sont ni Henri Lacroix, ni Dylan Rocher, ni Diego Rizzi. ni Jean-Michel Puccinelli qui ont triomphé à La Crau mais l’immense Stéphane Robineau sous les couleurs de Fréjus bien sûr.

    Dans une finale extraordinaire il a conclu par un carreau lors d’un frappant gagné-manquant perdu (13 à 12) face à un adversaire tout aussi impressionnant en la personne de Ligan Doerr (La Crau). Les deux joueurs iront au championnat de France à Bergerac les 25 et 26 juillet dans la peau de favoris.

    Dans l’Hérault, c’est le jeune Florian Redon du club de Castries qui est l’heureux élu.

    Dans le Gard, Louis Molinas a dominé les débats en s’imposant contre Theo Bernard de l’ACB Barjac. un seul qualifié au championnat de France. Bernard devra passer par le championnat d’Occitanie le 25 à Auch pour avoir une nouvelle chance d’aller au France. Il sera accompagné par Tyson Molinas vainqueur du barrage entre les demi-finalistes.

    Tombeur de Philippe Rayne en 8e de finale et Gilles Gayraud en demi-finale. Le joueur de Bédarrides Baptiste Ruscelli a gagné le titre dans le Vaucluse en dominant Faouzi Djouad (Boule Atomique Orange) en finale.

    Dans les Alpes-Maritimes, Adrien Delahaye transfuge du Var et champion l’an dernier s’est incliné en finale sous les couleurs de son nouveau club le Case de Nice contre Mason Buche également du Case.

    Dans les Hautes-Alpes, le duel des Gapençais entre Manuel Pascal (Kro Gapençais) et Mickaël Arsac (Pelleautier) a tourné à l’avantage du premier nommé.

    Des Transferts déjà réussis

    Parti de Nice pour atterrir dans le Rhône à Bron Terraillon Mickaël Bonetto a déjà réussi son pari en remportant le titre individuel contre son coéquipier de l’équipe de France et du club Christophe Sarrio.

    À un degré moindre Marc Cognard a également justifié son transfert de la Boule Modérée à la Boule du col Saint-Georges (Corse).

    Il s’incline à Ajaccio en finale du championnat Corse-du-Sud contre Kévin Bonvarlet.

  • À Toulon, une conférence pour s’emparer des droits humains et faire reculer la haine

    À Toulon, une conférence pour s’emparer des droits humains et faire reculer la haine

    Les résultats des urnes dans le département, la montée de l’extrême droite et la banalisation de paroles racistes montrent qu’il y a urgence à mobiliser tous les outils de résistance civile et à les faire connaître plus largement. C’est ce que propose de faire ce soir le Comptoir des idées à l’Hélice avec une conférence intitulée « Des droits de l’Homme aux droits humains : la société civile toujours concernée », animée par Pierre Mitrano, un Varois membre du conseil national d’Amnesty International.

    « On compare beaucoup la période dans laquelle on se situe aux années 1930, et c’est sûr qu’on vit aujourd’hui des choses que nos aïeux ont vécues. La grosse différence, c’est que depuis, l’humanité s’est dotée de textes pour prévenir ces erreurs », explique-t-il pour commencer.

    À la société civile donc de s’en emparer et de se lever pour faire respecter le droit. Et de poursuivre : « Nous tous, au quotidien, on peut être porteurs de ces valeurs pour bloquer, ou du moins ne pas propager des discours toxiques qui peuvent discriminer les personnes, prononcés parfois même sans que son émetteur s’en rende compte. »

    Une sensibilisation qu’Amnesty international exerce auprès des jeunes publics au sein des établissements scolaires. Une éducation aux droits humains qui s’opère de manière très pratique par des mises en situation, et des échanges, précise le militant.

    Le travail de sensibilisation d’Amesty international

    « Aussi surprenant que ça puisse paraître, beaucoup ne connaissent pas ces textes. Beaucoup ne savent pas que ça existe », ajoute-t-il. Il précise : « On a l’impression que ça leur passe un peu au-dessus de la tête et que ce n’est pas du tout dans leurs préoccupations, qui sont davantage tournées vers l’immédiateté de la consommation que par le vivre ensemble. » Et ce alors même qu’ils sont souvent visés par des discriminations.

    L’objectif, insiste Pierre Mitrano, est de leur faire comprendre qu’on ne peut pas vivre en société avec des préoccupations uniquement physiologiques et qu’il y a des règles pour respecter l’autre et que les autres nous respectent.

    Des mises en situations ludiques basées sur la réflexion qui amènent à la prise de conscience, avec parfois « des étincelles dans les yeux ». Ils peuvent alors découvrir que les discriminations dont on leur parle sont des situations qu’ils vivent presque quotidiennement, sans toujours réussir à mettre des mots dessus.

    Le militant des droits humains développe : « Ce sont eux qui, petit à petit, nous livrent des témoignages qui montrent clairement qu’ils sont discriminés, que ce soit par leurs origines, par leur âge, leur quartier ou leur couleur de peau. »

    L’idée est également de les aider à prendre conscience, dans le même temps, que des petites vannes qu’ils s’échangent parfois entre eux sont aussi discriminatoires. Et comment de « victimes », ils se transforment en « agresseurs ». Même si la personne qui émet ces propos-là ne se rend même pas compte de leur sens et de leur portée.

    « Justement, on est là pour ça, pour montrer que quand on lance un “Sale pédé !” ou qu’on parle de “travail d’Arabe”, des insultes malheureusement courantes, ce n’est pas anodin, que derrière, il peut se cacher quelque chose », insiste Pierre Mitrano. L’occasion de leur montrer que ces propos peuvent activer des idées et des actions aussi.

    « On leur explique que ça peut amener jusqu’à l’apartheid, et on sait que l’apartheid peut amener jusqu’au génocide », rappelle le membre du conseil national d’Amnesty international.

    Le public d’adultes de ce jeudi soir en tirera certainement matière pour continuer la lutte de tous les instants et participer pleinement à faire société.

  • Deux jours d’exercice nucléaire grandeur nature à Toulon

    Deux jours d’exercice nucléaire grandeur nature à Toulon

    Et si la métropole toulonnaise était victime d’un accident nucléaire majeur ? Avec pas moins de sept bâtiments à propulsion nucléaire présents sur la base navale, le risque zéro n’existe pas et doit être pris au sérieux.

    À cet égard, le Code de la sécurité intérieure relatif aux Plans particuliers d’intervention (PPI) introduit l’obligation d’exercice tous les cinq ans. Ces dispositifs concernent tous les sites industriels ayant une activité à risque, qui sont tenus d’en disposer.

    Préparé par le préfet, le PPI définit les mesures impliquant l’ensemble des acteurs concernés (exploitant, services d’urgences et d’État, communes avoisinantes, médias, exploitants de réseaux de transport, d’énergie, de télécommunications, éducation nationale…). Il précise aussi l’organisation et l’intervention des secours pour assurer la protection des populations et la sauvegarde de l’environnement, en cas d’accident radiologique.

    Ainsi, en complément des exercices d’état-major réalisés trois à quatre fois par an, la Marine, le préfet du Var et l’Autorité de sûreté nucléaire de défense organisent un exercice PPI afin d’entraîner les équipes des services publics, civils et militaires, et de mécaniser les procédures. Débuté mercredi, celui-ci se poursuit ce jeudi à la base navale de Toulon.

    Pour l’exercice en cours, un scénario fictif a été imaginé autour d’un accident majeur affectant la chaufferie d’un sous-marin nucléaire d’attaque (SNA) basé en zone protégée Missiessy, au sein de la base navale de Toulon. Des dispositions sont alors mises en œuvre avec, dans un premier temps, les déclenchements des plans d’urgence interne (PUI) « installation » par le commandant du sous-marin et du PUI « site » de la base navale de Toulon, par le commandement d’arrondissement maritime. Puis, dans un second temps, le déclenchement du plan particulier d’intervention (PPI) par le préfet du Var.

    Des messages

    sur les smartphones

    La journée de mercredi était consacrée aux actions techniques et à l’évacuation des victimes de la base navale avec, pour principal objectif, le test de la mise en œuvre du PUI et de tout ce qui lui est lié : commandement, secours et mises à l’abri, maîtrise de l’accident nucléaire, évaluation des impacts, communication interne…

    Ce jeudi sera quant à lui consacré à la simulation du rejet ou d’une menace de rejet de produits radioactifs dans l’environnement. Il s’agira de mesurer la bonne articulation des PUI et du PPI, en évaluant les mesures de gestion du trafic (routier, autoroutier, ferroviaire et maritime) susceptibles d’être mises en œuvre (itinéraires d’évacuation, de contournement…), ainsi que la circulation de l’information, interne comme externe, à l’égard des médias (en simulant une pression médiatique), des élus et de la population. Une manière de sensibiliser, notamment en ce qui concerne les stocks de comprimés d’iode, disponibles gratuitement en pharmacie, qui permettent de réduire les risques sanitaires engendrés par un accident nucléaire, et dont chacun doit disposer chez soi.

    Ainsi, les sirènes de la base navale et des communes de Toulon, La Seyne, Ollioules et Saint-Mandrier seront déclenchées dans la matinée. La préfecture testera, au même moment, le système d’alerte et d’information FR-Alert auprès des personnes présentes dans un périmètre de 5 km autour de la base navale, qui recevront une notification accompagnée d’un signal sonore. Cette alerte pourrait dépasser la zone cible et atteindre les communes alentour, ainsi que les personnes circulant dans le secteur, en train, bateau ou voiture. Enfin, des exercices de mise en situation seront réalisés jeudi après-midi, à La Seyne, par le Sdis 83.

  • De nouvelles expériences à la Foire de Brignoles

    De nouvelles expériences à la Foire de Brignoles

    C’est un événement attendu à chaque début de printemps. Pendant neuf jours, la Foire de Brignoles en Provence Verte – événement centenaire créé en 1921, initialement comme exposition consacrée aux vins du Var et aux innovations liées au monde viticole – va animer le territoire.

    Au total, près de 270 exposants locaux seront de la partie pour proposer une véritable vitrine du terroir, entre habitat, gastronomie, agriculture, loisirs et innovation.

    Tradition et modernité

    Les gourmands se donneront rendez-vous dans la traditionnelle Halle des Saveurs, où seront regroupés des exposants venus partager leurs spécialités et leurs savoir-faire culinaires (vins, produits du terroir, douceurs sucrées…). En complémentarité, le Marché des producteurs proposera de découvrir des spécialités issues directement des exploitations et ateliers artisanaux, en présence de ceux qui les font vivre.

    Plusieurs nouveautés seront également au programme. Les amateurs de vins sauront apprécier un hall dédié aux vins du terroir, avec à l’honneur, cette année, l’appellation Coteaux Varois en Provence. Pendant une journée, le 12 avril, plusieurs vignerons de l’appellation viendront présenter leurs cuvées et leur savoir-faire.

    Côté modernité, l’événement s’est doté d’une application mobile, qui présente les temps forts, les exposants, le plan de la foire, les espaces restauration… Toujours au rayon numérique se tiendra, pour la première fois, le salon gaming, du 17 au 19 avril, avec au programme des tournois, démonstrations et animations dans une ambiance conviviale. Les sportifs, eux, se tireront la bourre sur le Run de la foire, le 18 avril. Une course originale au cœur de l’événement, qui associe sport, convivialité et découverte de la Foire dans une atmosphère accessible à tous. Enfin, les soirées des 11, 17 et 18 avril offriront des instants plus festifs, avec, entre autres, des animations musicales.

  • Prix des carburants : ces travailleurs témoignent

    Prix des carburants : ces travailleurs témoignent

    « Ça me coûte déjà 20 euros de plus par semaine », Jessica Torres, Aide-soignante à l’hôpital, Martigues.

    J’habite Saint-Chamas et je vais travailler au centre hospitalier de Martigues, donc je mets entre 35 et 40 minutes. J’ai la chance de faire des journées de 12 heures, donc j’ai moins de trajets à faire que quand j’étais en 7 heures, mais je pars de chez moi à 5h45, donc c’est inenvisageable de prendre un bus. Avec la hausse du prix de l’essence, si ça vient à perdurer, ça va être compliqué. Ça me coûte déjà 20 euros de plus par semaine qu’habituellement. Ça devient une pression financière. À côté de ça, ma paie n’augmente pas. On se bat déjà pour revaloriser nos salaires et avoir de meilleures conditions de travail, si on a cette contrainte-là en plus à gérer c’est compliqué. On finit par perdre de l’argent pour aller travailler. On se demande jusque quand ça va durer et si des mesures vont être prises du côté du gouvernement ou de la direction. » Propos recueillis par Alice Magar

    « Ça va devenir catastrophique », Laurent Gigay, Infirmier libéral, Gap.

    Personnellement, je parcours 150 km tous les jours, alors avec une augmentation du carburant de 1,60 euro le litre à 2,20 euros, je passe d’environ 14 euros à 20 euros par jour. On continue à assurer nos soins comme avant, on adapte nos parcours pour faire des économies, en essayant de faire le moins de kilomètres possibles… Là c’est encore jouable, mais si le prix continue de monter ça va devenir catastrophique. Notre indemnisation, les actes médicaux-infirmiers et l’indemnité forfaitaire de déplacement, n’ont pas été revalorisés depuis 2009. On n’est pas entendus, déjà que les marins et agriculteurs, encore plus impactés, n’ont eu que des miettes, nous on n’a rien. On se sent un peu abandonnés. Ça devient inquiétant pour l’avenir, j’ai les reins solides, j’ai un cabinet et une patientèle constituée depuis plusieurs années mais pour les jeunes qui s’installent, ça peut être catastrophique. » Propos recueillis par Ange Fabre

    « On va devoir revoir nos tournées », Julia Peironet-Bremond, Infirmière libérale, La Garde (Var).

    En tant qu’infirmière libérale, je suis conventionnée. On a un forfait de 2.75€ par déplacement, qui n’est jamais revalorisé. Ça a un impact direct sur nos charges. Après le matériel, nos frais, c’est l’essence. On ne peut pas arrêter de traiter des patients du jour au lendemain. Mais d’habitude, on peut arranger quelqu’un en allant le voir selon ses contraintes horaires. Là, on va devoir revoir nos tournées, regrouper selon les zones, pour faire le même nombre de patients mais avec moins de kilomètres. Je n’allais déjà plus à certains endroits, car je ne m’y retrouvais pas. Il peut arriver qu’on se bascule des patients entre infirmiers, en fonction des zones géographiques. On va peut-être le faire encore davantage. J’ai commencé en 2010, j’avais 42% de charge. Maintenant, je suis entre 52 et 55%, sans compter la hausse du prix de l’essence. » Propos recueillis par Adam Benhammouda.

    « Là, au point où on en est, on sort de l’argent », Achraf Stifine, Marin pêcheur, Marseille.

    Étant donné le prix du gasoil, et la pêche pas assez abondante en cette saison, on est obligé de calculer. De plus la météo est mauvaise ces derniers jours. Quand le poisson est moindre, on doit aller le chercher, ça veut dire qu’on va au large, on le piste, et cela peut prendre plusieurs jours avant qu’on lui tombe dessus. Je dois caler le bateau à différents endroits, me déplacer donc consommer davantage de gasoil. Et du coup… ben on n’y va pas ! Là, au point où on en est, on sort de l’argent de notre poche. J’ai un bateau de 9 mètres avec un plein de 260 litres, il faut compter le carburant, qui est passé de 0,80 cts HT à plus d’1,30 euro, mais il y a aussi l’usure des filets, du bateau… beaucoup de choses rentrent en compte. Seule une pêche miraculeuse pourrait changer la note, sinon le client paye plus cher le poisson. J’ai pas une patientèle, alors je peux me permettre de rester chez moi. Mais pas indéfiniment… » Propos recueillis par Marie-Laure Thomas

    « Nous refusons de payer pour travailler »

    Face à l’insuffisance des mesures proposées par le gouvernement, la CGT a apporté son soutien à la pétition lancée sur change.org par une syndiquée CGT, aide à domicile, Manuela Cabot Salar qui « refuse de payer pour travailler ». Mardi soir, celle-ci avait recueilli 44 687 signatures.

    Monsieur le Premier ministre, Je suis aide à domicile. Et aujourd’hui, je n’arrive plus à m’en sortir.

    Chaque jour, je parcours des kilomètres pour aller aider des personnes qui en ont besoin. Ma voiture est indispensable à mon travail.

    Pourtant, les prix du carburant explosent… et mes indemnités kilométriques, elles, n’ont pas bougé !

    Avec un salaire en dessous du Smic chaque mois, comment faire face ?

    Et comme si cela ne suffisait pas, les factures d’électricité et de chauffage ne cessent d’augmenter. Aujourd’hui, travailler ne suffit plus à vivre dignement.

    Ça ne peut plus durer

    Je ne suis pas un cas isolé. Nous sommes des millions de travailleuses et de travailleurs à dépendre de notre véhicule pour exercer notre métier. Pendant que nous comptons chaque euro pour finir le mois, les profits des grandes entreprises pétrolières explosent !

    Cette situation est injuste. Et elle doit changer.

    Pour ça, nous demandons :

    le blocage des prix du carburant et de l’énergie

    la revalorisation des salaires

    l’augmentation immédiate des indemnités kilométriques

    Travailler ne doit pas coûter de l’argent.