Tag: Var

  • [Travailleur de demain] Chloé Muliva, apprentie en électronique

    [Travailleur de demain] Chloé Muliva, apprentie en électronique

    Une vocation née du Covid. Voilà l’étonnante trajectoire de Chloé Muliva, aujourd’hui étudiante à l’École supérieure d’ingénieurs Léonard-de-Vinci (Esilv) et en contrat d’apprentissage à l’Atelier industriel de l’aéronautique de Cuers-Pierrefeu. Médaillée d’or au concours national Worldskills dans sa catégorie, compétition de métier destinée à valoriser la jeunesse engagée dans des métiers techniques et technologiques, elle se réjouit d’évoluer dans un secteur « passionnant ». « Avant d’entrer dans mon BUT [Bachelor universitaire de technologie, Ndlr] en génie électrique et informatique industriel, je suis passée par deux années de médecine, retrace la jeune femme de 25 ans. Puis le Covid est arrivé et j’ai compris que ça n’était vraiment pas fait pour moi. » De cette envie de changement naîtra l’évidence : la volonté d’engager une carrière dans l’industrie. « Pendant la pandémie, je me suis rendu compte que le secteur qui s’est relevé le plus vite, qui s’est adapté le plus rapidement aux problèmes pour poursuivre son activité, c’était l’industrie, souligne-t-elle, enthousiaste. Ils ont trouvé des solutions très vite, avec des équipes d’ingénieurs elles aussi très mobilisées pour pallier les freins qu’on rencontrait à ce moment-là. C’est ce qui m’a donné envie de me lancer dans cette voie. »

    Compétitrice dans l’âme

    Apprentie en ingénierie électronique, système embarqué et robotique, en parallèle de son cursus à l’Esilv, Chloé passe ses journées à « développer des systèmes » sur « un simulateur d’avions militaires ». Actuellement en formation générale avec une « majeur robotique », elle tient son attrait pour la filière d’un concours passé pendant son BUT. « J’ai fait une première compétition à l’époque, avec deux autres étudiants. On a remporté le premier prix, se souvient-elle. J’ai poursuivi dans ce secteur, tout en continuant les compétitions. C’est là que j’ai vraiment découvert l’électronique. J’ai compris, non seulement que j’étais plutôt douée mais surtout que j’avais de l’appétence pour la matière. » Une appétence désormais élevée au rang de « passion ». « Moi ce que j’aime c’est pouvoir concevoir des choses et tout en travaillant constamment avec des technologies nouvelles, confie-t-elle. Et puis il faut dire que l’électronique, c’est assez complet. On fait un peu d’informatique, on conçoit des systèmes qui permettent de faire bouger des moteurs ou autres, ça permet d’automatiser, on fait un peu d’IA. En fait, j’en apprends tous les jours. »

    Seul 30% de femmes dans l’industrie

    Devenue « ambassadrice métier » grâce à sa victoire aux WorldSkills, Chloé est heureuse d’incarner une représentation féminine dans un secteur majoritairement masculin. « Il faut savoir que les femmes ne représentent que 30% des employés de l’industrie et seules 2% sont patronnes, s’insurge l’étudiante. C’est un problème global de l’industrie : il existe tout un panel de personnes non représenté, qui pourrait apporter une vision différente. » Compétitrice, mais aussi ambitieuse, Chloé rêve d’un jour travailler à la Nasa.

  • [Travailleur de demain] Chloé Muliva, apprentie en électronique

    [Travailleur de demain] Chloé Muliva, apprentie en électronique

    Une vocation née du Covid. Voilà l’étonnante trajectoire de Chloé Muliva, aujourd’hui étudiante à l’École supérieure d’ingénieurs Léonard-de-Vinci (Esilv) et en contrat d’apprentissage à l’Atelier industriel de l’aéronautique de Cuers-Pierrefeu. Médaillée d’or au concours national Worldskills dans sa catégorie, compétition de métier destinée à valoriser la jeunesse engagée dans des métiers techniques et technologiques, elle se réjouit d’évoluer dans un secteur « passionnant ». « Avant d’entrer dans mon BUT [Bachelor universitaire de technologie, Ndlr] en génie électrique et informatique industriel, je suis passée par deux années de médecine, retrace la jeune femme de 25 ans. Puis le Covid est arrivé et j’ai compris que ça n’était vraiment pas fait pour moi. » De cette envie de changement naîtra l’évidence : la volonté d’engager une carrière dans l’industrie. « Pendant la pandémie, je me suis rendu compte que le secteur qui s’est relevé le plus vite, qui s’est adapté le plus rapidement aux problèmes pour poursuivre son activité, c’était l’industrie, souligne-t-elle, enthousiaste. Ils ont trouvé des solutions très vite, avec des équipes d’ingénieurs elles aussi très mobilisées pour pallier les freins qu’on rencontrait à ce moment-là. C’est ce qui m’a donné envie de me lancer dans cette voie. »

    Compétitrice dans l’âme

    Apprentie en ingénierie électronique, système embarqué et robotique, en parallèle de son cursus à l’Esilv, Chloé passe ses journées à « développer des systèmes » sur « un simulateur d’avions militaires ». Actuellement en formation générale avec une « majeur robotique », elle tient son attrait pour la filière d’un concours passé pendant son BUT. « J’ai fait une première compétition à l’époque, avec deux autres étudiants. On a remporté le premier prix, se souvient-elle. J’ai poursuivi dans ce secteur, tout en continuant les compétitions. C’est là que j’ai vraiment découvert l’électronique. J’ai compris, non seulement que j’étais plutôt douée mais surtout que j’avais de l’appétence pour la matière. » Une appétence désormais élevée au rang de « passion ». « Moi ce que j’aime c’est pouvoir concevoir des choses et tout en travaillant constamment avec des technologies nouvelles, confie-t-elle. Et puis il faut dire que l’électronique, c’est assez complet. On fait un peu d’informatique, on conçoit des systèmes qui permettent de faire bouger des moteurs ou autres, ça permet d’automatiser, on fait un peu d’IA. En fait, j’en apprends tous les jours. »

    Seul 30% de femmes dans l’industrie

    Devenue « ambassadrice métier » grâce à sa victoire aux WorldSkills, Chloé est heureuse d’incarner une représentation féminine dans un secteur majoritairement masculin. « Il faut savoir que les femmes ne représentent que 30% des employés de l’industrie et seules 2% sont patronnes, s’insurge l’étudiante. C’est un problème global de l’industrie : il existe tout un panel de personnes non représenté, qui pourrait apporter une vision différente. » Compétitrice, mais aussi ambitieuse, Chloé rêve d’un jour travailler à la Nasa.

    LE CONCOURS

    « Je n’aurais jamais cru aller aussi loin, s’émerveille Chloé Muliva lorsqu’on l’interroge sur sa victoire au WorldSkills France. J’ai mis beaucoup de temps à réaliser mais c’est vrai que c’est agréable, en tant que fille qui évolue dans un secteur à dominante masculine, d’obtenir une reconnaissance. » Une expérience valorisante donc, mais aussi créatrice d’opportunités. « C’est vraiment une superbe aventure. C’est l’occasion d’obtenir des contacts mais aussi de découvrir des métiers que l’on ne connaît pas », liste-t-elle. Surmotivée, elle tente sa chance aux WorldSkills mondiaux 2027, avec l’équipe de France Abilympics.

  • Une Semaine olympique très compétitive à Hyères

    Une Semaine olympique très compétitive à Hyères

    Du 18 au 25 avril, la Semaine olympique française de Hyères réunira les dix classes olympiques.

    Deuxième étape du Sailing Grand Slam après Palma, l’épreuve française s’annonce comme un rendez-vous clé pour les athlètes engagés. Avec 136 inscrits, la flotte des ILCA 7 (dériveur solitaire hommes) s’impose une nouvelle fois comme la plus dense de cette Semaine olympique française. Elle devance les ILCA 6 (83 engagées) et les iQFOiL hommes (66 concurrents).

    Au moins quatre grandes chances de médailles

    Du côté des Françaises, on retrouve la championne du monde Louise Cervera et la Hyéroise Marie Barue chez les ILCA 6. En iQFOiL hommes, tous les regards seront tournés vers le Français Nicolas Goyard, récent vainqueur du Trofeo SAR Princesa Sofia 2026, qui arrive en grande forme. Hélène Noesmoen, 8e du Trofeo SAR Princesa Sofia 2026, fera son retour sur la SOF. Lauriane Nolot, vice-championne olympique et vainqueure à Palma, arrive en grande favorite dans la catégorie Formula Kite. Matisse Pacaud et Lucie de Gennes, troisièmes de la dernière Semaine olympique française, auront à cœur de jouer les premiers rôles en 470.

    Et chez les Nacra 17, Tim Mourniac et Aloïse Retornaz devront se frayer un chemin dans un plateau ultra-relevé, avec les Italiens Ruggero Tita et Caterina Banti, doubles champions olympiques (Tokyo 2020 et Paris 2024) et les Argentins Mateo Majdalani / Eugenia Bosco, médaillés d’argent à Paris 2024 et 2e du Trofeo SAR Princesa Sofia 2026.

  • Mikaël Mergui se prépare à un retour sur la Route du Rhum

    Mikaël Mergui se prépare à un retour sur la Route du Rhum

    Après une première tentative lors de la précédente édition, Mikaël Mergui se lance, à nouveau, dans une des transats les plus exigeantes : la Route du Rhum.

    « C’est pour moi la course mythique, celle que je regardais à la télévision en famille. J’ai déjà eu la chance d’être au départ… Mais c’est une épreuve à part. Avant même de s’élancer, il faut se qualifier, accumuler des milles, mériter sa place », explique-t-il. Mais, avant de prendre le départ, il a mis le cap de son Centrakor vers l’Atlantique, qui sera le champ de jeu des skippers au départ.

    « Gagner sa place à la Route du Rhum est déjà un défi en soi, j’ai tout mis en œuvre pour en être », précise-t-il. Avec le retour à la navigation en solitaire. « Le solo est encore une autre dimension. J’aime le double, j’aime la coopération, me dépasser avec mon co-skipper. Mais là, il faut aussi se battre contre soi-même : le mental, la fatigue, la gestion du sommeil, la nutrition. »

    Néanmoins, s’il sera seul à la barre lorsque l’épreuve se déroulera, c’est un travail d’équipe qui va permettre au Hyérois de décrocher son billet pour la Martinique.

    Un travail d’équipe

    Derrière le marin se cache une formation solide, fidèle et engagée. Son partenaire historique : Centrakor, l’enseigne de décoration, et Hirsch, spécialiste de la sécurité informatique, qui a rejoint l’aventure l’année dernière.

    Deux piliers qui accompagnent l’objectif sportif, humain et ambitieux de Mikaël : « C’est incroyable de voir l’émulation autour de ce projet. Chaque année, c’est une nouvelle histoire que nous tissons, avec toujours plus de personnes embarquées et de nouvelles rencontres. »

    Ce soutien pluriel est sa force lorsqu’il est à la barre : « J’ai toujours autant de plaisir à faire rayonner la course au large, à intervenir chez mes partenaires, faire découvrir ma passion et voir comment une entreprise peut se mobiliser autour d’un projet de cette envergure. »

    Après un hiver à terre, où la saison se joue souvent bien avant les départs. « L’hiver est toujours bien spécial. Tu t’enfermes dans le hangar avec ton bateau, en vase clos. Tu contrôles tout, tu vérifies tout. Tu cherches à gagner en confort, en vitesse, avec des modifications… Chaque détail devient stratégique : optimisation, fiabilité, performance. Rien n’est laissé au hasard. C’est un moment très introspectif », explique Mikaël Mergui.

    Après un mois de mars mis à profit pour remettre en route la machine, avec des premières sorties. « Chaque mille parcouru, chaque réglage, chaque choix technique construit l’objectif final : être prêt pour l’un des rendez-vous les plus mythiques de la course au large, la Route du Rhum. Faire briller les couleurs de la Team Centrakor-Hirsch, porter haut les valeurs du projet, et continuer à faire rayonner la Méditerranée sur toutes les mers. »

    Avec une hâte pour Mikaël Mergui : « Revoir le bateau à l’eau avec son nouveau visuel, ses pavois ajoutés sur les côtés, et deux portes d’entrée. »

    Programme 2026

    – Trin40 (première édition) – départ de La Trinité-sur-Mer

    – Armen Race

    – Normandy Channel Race

    – DREAHM Cup

    – Malouine 40

    Et bien sûr, en ligne de mire : la Route du Rhum – Destination Guadeloupe, départ le 1er novembre

    depuis Saint-Malo.

  • La CFDT Var apporte son soutien à la CGT Toulon après les menaces de mort

    La CFDT Var apporte son soutien à la CGT Toulon après les menaces de mort

    Après les menaces de mort à l’encontre de l’UL CGT de Toulon et celle de son secrétaire Patrice Moulun, découvertes mercredi 1er avril sur des panneaux et des tableaux électriques d’urbanisme, près du pont de la Gare de Toulon, les soutiens du monde syndical se multiplient.

    Après les unions départementales CGT du Var et des Bouches-du-Rhône, ainsi que la Fédération CGT des services publics notamment, c’est au tour de la CFDT du Var d’apporter « son plein soutien » et « son entière solidarité » aux cégétistes toulonnais, comme elle l’a fait savoir dans un communiqué diffusé ce vendredi 17 avril.

    « De tels agissements sont inadmissibles. Ils constituent une attaque intolérable contre un homme, mais aussi contre l’ensemble de celles et ceux qui s’engagent, souvent avec courage et désintéressement, dans l’action syndicale au service des salariés, de leurs droits et de leur dignité, indique la CFDT. La menace, l’intimidation et la violence ne sauraient avoir leur place dans le débat démocratique et social. Dans une société de droit, les désaccords, même profonds, ne peuvent jamais justifier que l’on s’en prenne à des militants en raison de leur engagement. S’en prendre à un syndicaliste, c’est chercher à faire taire une voix légitime du monde du travail et viser la liberté syndicale elle‑même. »

    La CGT Var en attente de nouvelles

    Une condamnation et une solidarité sans réserve malgré les divergences qui peuvent parfois exister entre les deux syndicats :

    « Au-delà des appartenances syndicales, il est des circonstances où l’essentiel doit nous rassembler. Lorsqu’un militant est menacé de mort pour son engagement, c’est l’ensemble du mouvement syndical qui est concerné. Dans un tel moment, la solidarité n’est pas une option : elle est un devoir. La CFDT du Var réaffirme donc son attachement indéfectible à la liberté syndicale, à la protection des militants, au respect du pluralisme et au refus absolu de toute forme de haine ou de violence politique, sociale ou idéologique. Elle adresse à la CGT du Var, à son militant visé, ainsi qu’à l’ensemble de ses adhérents et responsables, son soutien fraternel et sa vigilance résolue. »

    Le syndicat appelle ainsi « les autorités compétentes à tout mettre en œuvre pour identifier les auteurs de ces menaces, afin qu’ils répondent de leurs actes devant la justice. » Contactée, l’UD CGT Var, qui a déposé une plainte, dit attendre des nouvelles de la procédure.

  • Julia Peironet poursuit son combat dans l’opposition à La Garde

    Julia Peironet poursuit son combat dans l’opposition à La Garde

    « Ces dernières semaines, je me suis faite discrète. Il m’a fallu finaliser les comptes de campagne, reprendre pleinement ma vie de famille, mise entre parenthèses pendant près de deux ans, retrouver mon activité professionnelle à temps plein et m’accorder une courte pause pour retrouver l’énergie nécessaire à la suite », commence celle qui a mené en tête de liste la bataille pour les municipales à La Garde. En soulignant que « la campagne a été particulièrement éprouvante, marquée par des contre-vérités et des attaques personnelles ».

    Julia Peironet tient à remercier toutes celles et ceux qui lui ont accordé leur confiance et leur soutien, ainsi que toute son équipe pour la loyauté et l’énergie exemplaires de chacun. « Dans les moments de doute comme dans ceux d’espoir, ils ont toujours été présents avec conviction et générosité dans cette aventure humaine », insiste l’ex-candidate, en se disant fière du chemin parcouru à leurs côtés. Et de poursuivre : « Je continuerai, avec énergie et passion, à exercer pleinement mon rôle d’élue d’opposition : contrôler l’action municipale, garantir la transparence et défendre l’intérêt général. »

    Puis en s’adressant à celles et ceux qui ont choisi de faire confiance à l’équipe sortante, qu’elle n’est donc pas parvenue à convaincre sur la pertinence du projet porté par les progressistes, elle déclare : « Vous apprendrez à me connaître lors des six prochaines années. L’engagement ne s’arrête pas à une élection. Il se poursuit chaque jour, ensemble, au service de tous. »

    Le combat plus que jamais va continuer, donc.

  • L’art contemporain sur les traces de la mémoire à Toulon

    L’art contemporain sur les traces de la mémoire à Toulon

    Des photogrammes travaillés sur du papier photosensible, grâce aux étincelles d’une disqueuse, pour créer des traces prenant la forme d’« une pluie de flammes » : une technique mise au point par Nicolas Daubanes pour le projet « Aujourd’hui, les dix hauts lieux de la mémoire nationale », proposé par l’Office national des combattants et des victimes de guerre et mené depuis 2024 par l’artiste dans les dix hauts lieux de la mémoire nationale. Son exposition « Allons voir les avions décoller », dont le vernissage a lieu ce samedi à 11h30 au Mémorial du Mont Faron, en est la conclusion.

    Celle-ci propose sept œuvres qui mettent en scène deux figures : « Le Génie de la Navigation », communément appelé « Cuverville », statut iconique du port de Toulon, et des navires bombardés lors de la Seconde guerre mondiale. Deux emblèmes évoquant l’histoire d’une ville et de son port militaire, entre sabordage et bombardements, que Nicolas Daubanes usite pour « questionner la notion de résistance ». À travers sa technique novatrice et étincelante, pensée au hasard de ses bricolages personnels, il y a « l’idée de montrer le bruit de la guerre », et « peut-être, de palper ce moment présent de la bataille ».

  • « Ce qui change, c’est surtout la violence des agressions »

    « Ce qui change, c’est surtout la violence des agressions »

    « Le fait que les premiers procès pour guet-apens aient été médiatisés et qu’il y a des condamnations, ça freine un petit peu ces agressions. » Pour la militante, cette exposition médiatique enlève l’un des ressorts de ce type d’agression : « Les agresseurs partent du principe que les personnes LGBT vont moins porter plainte parce qu’elles ont peur d’être jugées, d’autant que les guets-apens se passent souvent par des sites où l’on parle de sexe. C’est donc parfois compliqué pour les victimes d’en parler. Mais certains le font et il y a des condamnations. »

    Une forme d’agression homophobe dont le Var est cependant, d’après la porte-parole, quelque peu épargné : « On n’a pas énormément de cas dans la région », affirme-t-elle. Bien que le nombre d’actes homophobes reste stable sur son territoire, « ce qui change, c’est surtout leur violence », note-t-elle. Syndrome pour Elsa Nardini d’un retour de bâton face aux avancées sociales qu’ont pu avoir les personnes LGBTQIA+ et à leur visibilisation. Une violence décuplée également par des discours masculinistes et un manque d’éducation des jeunes sur ces questions. « Le programme d’éducation à la vie affective, relationnelle et à la sexualité (Evars) est bien, mais on mentionne bien trop tard la question de genre, seulement en seconde », déplore-t-elle.

  • Josée Massi confirme la feuille de route pour ses cent premiers jours

    Josée Massi confirme la feuille de route pour ses cent premiers jours

    Après ses deux victoires consécutives, à la tête de la Ville puis de la Métropole, la première magistrate de Toulon a le vent en poupe pour poursuivre la transformation de la ville. Et ce sans attendre. C’est ce qu’elle a rappelé jeudi soir devant la presse en déclinant aux côtés de son premier adjoint Julien Orlandini la feuille de route des 100 premiers jours du nouveau mandat.

    « Parmi les 110 engagements de campagne, voici les mesures prioritaires sur lesquelles nous travaillons déjà », commence-t-elle après avoir rappelé sa méthode basée sur l’écoute et la concertation avant la prise de décision.

    Au niveau de la sécurité, les premières actions portent notamment sur l’augmentation des effectifs de police municipale et leur intégration renforcée dans les quartiers en proximité avec les habitants, en priorité Saint-Jean-du-Var et le Pont du Las.

    Mais également est-il précisé l’analyse complète de l’éclairage public pour identifier les zones à sécuriser. Ainsi que l’installation d’un conseil de rappel à l’ordre dans une démarche de prévention de la délinquance des mineurs et de la récidive des auteurs d’incivilités, avec la convocation des parents et le rappel des droits et des devoirs.

    Concernant la proximité ensuite, la majorité engage, entre autres, le lancement d’une concertation sur les marchés, en commençant par celui du cours Lafayette. Ainsi que les aménagements des espaces dédiés aux maisons de santé à Claret et au Pont du Las.

    Mais aussi le très attendu déploiement de la démarche « Toulon&Vous » avant le lancement de l’application éponyme. L’objectif étant, rappelle Julien Orlandini, « de faciliter la saisine de la ville par les habitants et valoriser ce qui a été fait ». On note également la mise en place des budgets participatifs et la préparation d’une consultation citoyenne.

    Consultation citoyenne

    Josée Massi a bien entendu annoncé la poursuite de la rénovation et la végétalisation des écoles, avec en 2026, Jean-Aicard et Brusquet, et l’équipement de brasseurs d’air dans 58 classes. Des améliorations vont également être apportées au niveau des inscriptions périscolaires.

    La culture poursuit également sa tournée obligée dans les quartiers avec cet été « Jazz à Toulon » qui s’étend hors du centre-ville.

    Pour ce qui est de l’attractivité, un point d’étape sur les travaux du stade Mayol va être réalisé et une nouvelle pelouse hybride installée dès cet été, pour un montant de 817 000 euros.

    Autre gros morceau d’importance : l’étude et la conception des grands projets structurants comme Mayol-Pipady, la cité judiciaire, le pôle social et culturel de la Beaucaire ou encore le Jardin Verlaque.

    Les usagers du vélo vont également recevoir très positivement l’identification annoncée de nouvelles pistes cyclables, notamment sur l’avenue de la République, ainsi qu’un marquage sur le boulevard de Strasbourg pour réduire les conflits d’usage et rappeler la présence tout aussi légitime des cyclistes urbains sur cette artère.

    La gratuité du stationnement pour les professionnels de santé en exercice est également actée.

    Ainsi que le lancement d’études sur les concessions des quartiers Pont du Las et Saint-Jean du Var, un peu sur le même modèle que le centre-ville, afin d’avoir des opérateurs capables de préempter du foncier dans une démarche d’aménagement, de dynamisation et d’animation, sans attendre un plan d’actions prioritaires pour ces quartiers.

    « En parallèle, nous poursuivons et accélérons les projets déjà engagés dans le budget 2026 », reprend Josée Massi. Comme celui de la Base nautique de la 4e anse du Mourillon où l’opération de désenvasement vient de se terminer le mois dernier.

    Concernant le complexe sportif de la Casa Italia, la première magistrate explique que le dépôt de permis est prévu pour la fin de l’année. L’occasion de rappeler que celui concernant la médiathèque Trucy, à Saint-Jean-du-Var l’a été en décembre dernier. « Par ailleurs, un des événements qui me tient particulièrement à cœur, Dimanche en roue libre sera expérimenté avant la fin de l’année 2026 », conclut Josée Massi. Force est de constater que, non seulement l’équipe est bien en place mais qu’elle est en plus bien lancée.

  • Le tourisme varois veut s’étendre et diversifier sa clientèle

    Le tourisme varois veut s’étendre et diversifier sa clientèle

    C’était une première amenée à devenir un rendez-vous annuel. Les Assises du tourisme du Var se sont tenues jeudi à l’hôtel du Département, à l’initiative de l’agence Var Tourisme. Environ 230 acteurs locaux et nationaux, issus des collectivités et du domaine touristique, se sont donné rendez-vous pour une journée organisée autour de quatre tables rondes thématiques.

    Celles-ci ont permis de rappeler les priorités et d’ouvrir les perspectives à venir. Et une volonté revient souvent : « aller plus loin ». Notamment dans le développement d’une clientèle quatre saisons, pour laquelle Var Tourisme a mis en place « une stratégie depuis 2023, qui paye sur le printemps et l’automne », développe Guillaume Décard, son président, qui indique que ce résultat est lié « à la clientèle internationale, qui a plus de pouvoir d’achat que la clientèle française ».

    « Les Varois savent qu’en été, on prête le Var »

    Et Var Tourisme ne compte pas s’arrêter là : après être parvenu à consolider la clientèle européenne de proximité (Italie, Grande-Bretagne, Autriche et Pologne plus récemment), elle s’attaque désormais à la Scandinavie et aux États-Unis, dans un élan « d’augmentation considérable du tourisme américain dans le Var », ajoute Guillaume Décard.

    Et ce développement passe par la diversification de l’offre. Pour ce faire, l’accent doit être mis sur « le Var des terres », où « l’authenticité est beaucoup plus forte ». Dans cette optique, le tourisme mémoriel a notamment été usité dans le cadre des 80 ans du débarquement de Provence, et l’agritourisme apparaît désormais comme la perspective d’avenir. « En un an et demi, nous sommes devenus département pilote auprès d’Atout France [agence de développement touristique nationale, Ndlr] », souligne le président de Var Tourisme. Un domaine vecteur d’emplois et « intégré dans le dispositif Var insertion emploi », ajoute Jean-Louis Masson, qui certifie que « l’offre dépasse même la demande ». Et pour loger les saisonniers, question mise sur la table par plusieurs candidats aux élections municipales, le président du conseil départemental propose de généraliser la mise à disposition des résidences étudiantes durant l’été. Une solution qui paraît limitée, puisque seuls les bassins toulonnais et fréjusiens disposent de telles infrastructures.

    Et le tourisme engendre aussi une augmentation des prix, et parfois des situations difficiles à vivre pour les locaux. « Nous sommes la première destination de France à avoir mené une étude anthropologique pour abolir les croyances limitantes sur le tourisme », indique Martine Felio, directrice générale de Var Tourisme, qui affirme que « les entretiens montrent que les Varois savent qu’en été, on prête le Var ». Un panier de consommation témoin est par ailleurs utilisé pour surveiller l’augmentation des prix dans un contexte déjà inflationniste.