Tag: Var

  • Top 14 : face à un RCT en méforme, l’USAP va jouer le coup à fond

    Top 14 : face à un RCT en méforme, l’USAP va jouer le coup à fond

    Avant-dernier du Top 14 avec 19 points, soit 12 de plus que la lanterne rouge montalbanaise, l’Usap devra remporter tous ses matches avec bonus et voir Bayonne ne prendre aucun point pour se sauver sans passer par les barrages. Mission impossible, donc. L’objectif pour les Catalans est désormais, de fait, de prendre un maximum de points pour consolider sa 13e place, et empêcher Montauban de revenir.

    D’autant qu’après leur défaite face au LOU samedi dernier (28-32), les hommes de Laurent Labit ont vu leur objectif de rester invaincus à Aimé-Giral jusqu’en fin de saison s’envoler, eux qui restaient sur trois victoires (dont une face à Toulouse) et un nul en Challenge Cup. « On perd de peu, on se le perd nous-mêmes. L’équipe est très revancharde. On va essayer de faire le meilleur match possible pour gagner », prévient l’ailier Théo Forner, pour qui cette fin de saison doit justement servir à peaufiner « les réglages et arriver à l’access match avec beaucoup de confiance ».

    Dans cette optique, le RCT semble être un adversaire idoine : « S’ils veulent rester dans le top 6, il faut qu’ils aillent chercher des matches à l’extérieur, donc c’est un déplacement qui compte pour eux », déroulait Mathieu Cidre, l’entraîneur des avants perpignanais, sur l’antenne d’Ici Roussillon. « On a travaillé sur cette équipe de Toulon. J’ai présenté le contexte aux joueurs. Une fois qu’on le connaît, il faut mettre l’énergie sur l’équipe pour préparer ce match au mieux, gagner et laver cette défaite contre Lyon. » Le piège est tendu.

  • Top 14 : Toulon au pied du mur sur le terrain de Perpignan

    Top 14 : Toulon au pied du mur sur le terrain de Perpignan

    Voilà maintenant deux mois, et une victoire au forceps (30-27), face à Montpellier, le 25 janvier, à Mayol, que le RC Toulon n’a plus goûté aux joies du succès. Une éternité, pour les joueurs, le staff, et les supporters, malgré les seuls quatre matches qui ont eu lieu depuis, en raison de la période internationale. Quatre matches qui ont cependant changé – négativement – le cours de la saison du club de la Rade. Défaits par trois fois, dont deux de suite à Mayol, ce qui ne leur était pas arrivé depuis près de dix ans, et deux revers contre le Racing en fin de saison 2015-2016, et Brive au début de la suivante, les coéquipiers de David Ribbans, qui n’avaient jamais quitté le top 6 depuis le début de la saison, ont inexorablement glissé de la 4e à la 9e place.

    Relégués à 7 points des places qualificatives pour les phases finales, et à 12 points d’une deuxième place désormais occupée par Montpellier, qui se trouvait pourtant à trois longueurs au soir de sa défaite à Mayol lors de la 15e journée, les Varois ont vu leurs objectifs s’éloigner, au cours d’une période de crise inédite depuis que Pierre Mignoni a repris les rênes de l’équipe première en 2022. À force de tirer sur la corde, entre les professionnels et le pilotage de la stratégie rugby de l’ensemble du club, le manager toulonnais a été contraint de prendre du repos pendant deux semaines, victime d’un burn-out que personne n’avait pourtant vu venir.

    « Continuer à y croire »

    Revenu avec la résolution de davantage se reposer sur son staff, l’ancien demi-de-mêlée n’a pas fait de miracle, dans une équipe qui semble encore bien loin des moyens qu’elle a pu afficher par séquences cette saison. Face au Stade Français samedi dernier, bien qu’en supériorité numérique pendant près de 20 minutes en première période, le RCT a à nouveau sombré. Avec 41 points encaissés, et une incapacité chronique à se montrer dangereux, les Rouge et Noir ont encore fait montre de leurs limites du moment sur le plan collectif et psychologique. Malgré l’envie apparente de bien faire, ils n’ont pas su réagir dès que le doute s’est installé, en fin de première période, et surtout, en début de seconde, quand les Parisiens ont pris le large, multipliant les erreurs défensives et balle en main.

    En stage cette semaine, le groupe a pu prendre l’air avant d’aller affronter Perpignan ce samedi. « On sait ce qu’il nous reste à faire. Il nous reste sept matches à jouer. Tout est encore possible même si forcément beaucoup de monde en doute. Mais il faut continuer à y croire, rester positif, et faire bien mieux les choses », martelait l’entraîneur du RCT en conférence de presse. Sept matches couperets, qui auront tous des airs de finale, pour renverser une situation bien mal embarquée.

    Perpignan – Toulon

    20e journée de Top 14

    Samedi 28 mars, 16h35

    Stade Aimé Giral, Perpignan

    Arbitre : Thomas Charabas

    USAP : Tetrashvili, Ruiz, Ceccarelli ; Yato, Warion ; Hicks, Van Tonder, Oviedo ; Ecochard (c), Urdapileta ; Forner, Mascarenc, Buliruarua, Joseph ; Fahy

    RCT : Priso, Lucchesi, Gigashvili ; Mézou, Alainu’uese ; Ludlam, Coulon, Shioshvili ; White, Albornoz ; Ferté, Frisch, Brex, Tuicuvu ; Jaminet.

    En bref

    Frisch et Halagahu de retour

    Blessé au pied et opéré en octobre, Antoine Frisch est de retour après 5 mois d’absence et sera titulaire au centre. Il en va de même pour Mathias Halagahu, sur la touche depuis 6 mois après avoir été opéré d’un orteil. Nacho Brex et Ben White font aussi leur retour après avoir disputé le tournoi des VI nations.

    Pas de luxation ni de fracture pour Serin

    Nouvelles rassurantes pour Baptiste Serin. Touché à l’épaule face au Stade Français, le demi-de-mêlée ne souffre ni d’une luxation ni d’une fracture, mais passera des examens supplémentaires la semaine prochaine.

  • L’équipe toulonnaise élue pour une ville sûre, solidaire et attractive

    L’équipe toulonnaise élue pour une ville sûre, solidaire et attractive

    Dans son propos introductif la deuxième adjointe Geneviève Lévy a rappelé le résultat du scrutin du dimanche 22 mars où la liste Toulon-Mon parti conduite par Josée Massi (SE) a recueilli 31 593 voix contre 28 753 voix pour la candidate d’extrême droite Laure Lavalette (RN).

    Et de poursuivre : « Vous êtes tous, majorité et opposition, des conseillers municipaux élus de la ville de Toulon. Et à ce titre, chacun apportera sa contribution dans un esprit de respect démocratique. »

    L’occasion de rappeler que « la victoire, il faut l’appréhender avec modestie, car c’est le premier acte tangible de notre engagement au service de tous, quels qu’aient été leurs votes ».

    Et à l’ancienne députée de préciser que ce qui l’anime encore aujourd’hui, après 25 ans d’engagement, c’est l’enthousiasme. En soulignant que le mandat municipal, est pour elle le plus passionnant, « car il permet d’agir au quotidien et en même temps de rendre réel des projets à moyen ou long terme, de nature à améliorer la vie des habitants ».

    Avant de procéder au vote du maire, Geneviève Lévy lui a consacré un petit portrait, en expliquant que si « les Toulonnais connaissaient peu Josée Massi avant cette campagne », c’est parce qu’« elle a toujours privilégié le travail plutôt que la communication ». Et de rappeler son parcours, de professeur de mathématiques, pour commencer, qui « lui a enseigné la rigueur essentielle pour une gestion responsable d’une collectivité ». Puis comme directrice d’un organisme d’insertion professionnelle, ce qui « lui a permis d’aider les hommes et les femmes qui méritaient d’être accompagnées pour trouver leur voie ». « Cette attention aux autres, cette conviction de parcours positifs et de progrès est un marqueur fort de sa personnalité », insiste-t-elle.

    Et de rappeler pour conclure sur le projet municipal, que la sécurité, la proximité, la solidarité sont des priorités.

    La conseillère municipale d’opposition du Rassemblement national Laure Lavalette a assuré pour sa part que son groupe, fort de 14 élus, siégera « sans sectarisme aucun ». Ça, ça serait nouveau. La maire de Toulon Josée Massi fraîchement élue par le conseil municipal a ensuite pris la parole pour dire avec émotion l’honneur qui lui est fait aujourd’hui en lui confiant « une des plus belles responsabilités, mais aussi une des plus exigeantes ».

    Dans la concorde

    Et de poursuivre à l’intention de tous les élus afin de prévenir toute incartade : « Nous ne devrons jamais oublier que nous servons la même ville. Je souhaite que ce conseil municipal soit un lieu de débat, mais un lieu où chacun se respecte. »

    La première magistrate a également insisté sur sa volonté de rassembler : « Je suis la maire de tous les Toulonnais. Je gouvernerai pour tous. Ma seule boussole, c’est l’intérêt général. »

    L’occasion de réaffirmer que « personne ne sera laissé au bord du chemin ». Et de rappeler la devise de la ville qui dit que c’est dans la concorde que se font les grandes choses.

    C’est-à-dire la capacité de construire, malgré les différences, « le refus des fractures inutiles et la volonté de faire prévaloir ce qui unit sur ce qui oppose ».

    Josée Massi s’est engagée à continuer de gouverner « avec proximité, humanité et pragmatisme » afin de « répondre aux urgences du quotidien tout en préparant l’avenir ».

    Elle veut, ajoute-t-elle, une mandature utile aux familles, à ceux qui travaillent, comme à ceux qui cherchent encore leur place. Et de préciser : « J’irai voir, j’irai écouter. J’irai décider, mais je prendrai d’abord le temps d’entendre. (…) Sans jamais oublier que le mandat que je reçois aujourd’hui n’appartient pas à un camp, mais à une ville. »

    Un discours d’apaisement qui tend la main à toutes bonnes volontés qui souhaitent œuvrer pour le bien commun, comme celle de la gauche qui ne siège plus au conseil municipal mais qui veut continuer à participer au débat et être force de proposition pour faire avancer la ville.

    Une concorde pour l’intérêt général, comme énoncé.

    Les adjoints :

    1 – Julien Orlandini

    2 – Geneviève Lévy

    3 -Thomas Iison

    

    4 – Valérie Marcel Arniaud

    5 – Laurent Isnard

    6 – Margaux Lombard

    7 – Jean-Michel Permingeat

    8 – Laurence Masson-Dubroc

    9 – M. Patrice Cazaux

    10 – Lauren Boulay

    11 – Albert Tanguy

    12 – Hélène Audibert

    13 – Jean-Charles Brochot

    14 – Brigitte Genetelli

    15 – Boris Touaty

    16 – Martine Berard

    17 – Pierre Bonnefoy

    18 – Corinne Jouve

    19 – Ali Khalfaoui

    20 – Pascale Robert

    21 – Serge Lhotellier

    22 – Camille Sztejnhor

  • Sophie Martin : « Si les hommes y arrivent, pourquoi pas nous ? »

    Sophie Martin : « Si les hommes y arrivent, pourquoi pas nous ? »

    « Durant cette élection, j’avais face à moi deux politicards (sic) tout ce que je déteste. Chacun se voyait déjà futur maire », tacle celle qui sera officiellement investie, ce samedi, à l’issue du premier conseil municipal de Camps-la-Source de cette nouvelle mandature.

    À la tête d’une liste citoyenne et participative « Camps autrement », sans étiquette, Sophie Martin – dont c’est la première élection – se souvient des attaques dont elle a fait l’objet durant la campagne : « On s’est fait malmener, on a été attaqué de part et d’autre de façon très basse, on était la risée, on disait quon était inexpérimenté. »

    Ses deux concurrents, Jean-Michel Huguet – ancien premier adjoint de la ville d’Ollioules – et Philippe Lecardinal, ancien conseiller municipal de Camps – ont fusionné leur liste entre les deux tours pour tenter de la battre. En tête au premier tour avec 40%, Sophie Martin a été élue maire, dimanche, avec 54,4% des suffrages, déjouant les pronostics.

    La « fille du village, petite-fille de paysan », telle qu’elle se décrit, espère que son élection inspirera. « J’ai une fille de 24 ans et je veux lui dire “si tu as envie, tu dois y aller” », martèle-t-elle. « On est peu nombreuses ici, mais je veux dire aux femmes de se faire plus confiance. Les responsabilités, on les a déjà que ce soit dans nos vies personnelles ou professionnelles. La politique n’est pas réservée qu’aux hommes, s’ils y arrivent, pourquoi pas nous ? », insiste la future édile.

  • La gauche veut peser dans le débat à Toulon

    La gauche veut peser dans le débat à Toulon

    Après l’immense satisfaction d’avoir échappé à la prise de la ville par l’extrême droite, reste aujourd’hui à la gauche à continuer à peser dans les débats comme elle le fait depuis plus de quatre décennies dans les rangs de l’opposition du conseil municipal, tout en n’ayant plus la possibilité d’y siéger.

    L’occasion de revenir sur ses combats et la manière dont elle est parvenue à vivifier le débat démocratique et à insuffler une gestion plus sociale de la ville.

    C’est en 1983, après un règne sans partage de la droite depuis plus de 20 ans après la fin de la mandature Le Bellégou (SFIO) – grâce à la réforme électorale octroyant une partie des sièges à l’opposition –, que la gauche fait son retour dans le conseil municipal de Toulon. Forte alors de 10 élus (4 communistes et 6 socialistes) elle est accueillie avec beaucoup d’hostilité, voire de violence. Danielle De March (ancienne vice-présidente PCF du Parlement européen) se souvient alors d’« une première séance houleuse » où elle devait prendre la parole « sous les cris » d’une droite pas très républicaine et revancharde, ne supportant pas qu’on vienne mettre le nez dans les affaires de la cité. Le patron du Port du Levant, et du Var tout entier, Maurice Arreckx (UDF), qui finira sa carrière aux Baumettes, dirige alors la ville dans la plus grande opacité depuis son élection en 1959.

    « C’était terrible, la haine dont on était la cible. On nous criait “Communistes à Moscou !”, je retrouvais mon courrier déchiré dans la boîte aux lettres », précise Madeleine Brun (ex-PCF).

    Mais l’opposition parvient à s’imposer et même à déjouer quelques mauvais tours pour la ville en alertant la population, comme le projet de construction d’un aquarium géant sur les plages du Mourillon, ajoute-t-elle.

    Et de poursuivre : « Et juste après la victoire d’Hubert Falco (DVD), sur notre proposition, a été votée la gratuité du parking de ces plages du Mourillon que le FN avait rendu payants. »

    Robert Alfonsi (ex-PS) met en avant le poids qu’avait alors la gauche aux manettes à la Région, forte de plusieurs parlementaires varois et gérant les villes entourant Toulon comme La Seyne, La Garde et Le Pradet, alors qu’elle est aujourd’hui encerclée par l’extrême droite.

    L’ancien élu d’opposition continue : « On est arrivés également pendant le premier mandat de Falco à faire comprendre que la problématique du logement social était importante. Et il avait accepté une de nos propositions, qui était pour chaque création de programme de construction, d’obliger à un nombre de logements sociaux… »

    Pas question donc de laisser la seule place à l’extrême droite dans le débat concernant les affaires de la ville.

    « Nous allons continuer à être présents aux séances du conseil municipal et travailler les dossiers », assure André De Ubeda (PCF), conseiller municipal sortant de Toulon en Commun. Une opposition constructive donc qui va être « très attentive à ce que va dire et faire Josée Massi ».

    Et de conclure : « Elle peut reprendre des propositions en disant ou pas que ça vient de la gauche. Tout ce qui fera avancer le bien-être et la vie quotidienne de tout le monde, on saluera l’effort. »

  • Femmes et progressistes : le double combat

    Femmes et progressistes : le double combat

    C’était la grande nouveauté de ce scrutin 2026 pour les communes de moins de 1 000 habitants : l’obligation de listes paritaires. Cette loi vise à améliorer la représentativité des femmes dans les conseils municipaux. Pourtant, cette année, elles ne seront par exemple que 38, dans les Alpes-de-Haute-Provence, à être maires, contre 50 en 2020. Dans le Vaucluse également, elles seront moins nombreuses, passant de 36 à 29, pour ce nouveau mandat. Les Bouches-du-Rhône voient toutefois leur nombre de femmes maires augmenter, passant de 17 à 20 (hors mairies d’arrondissement à Marseille).

    Au niveau national, le nombre d’édiles féminines a quelque peu augmenté par rapport aux élections de 2020, passant de 21,1% à 22,6%. Une hausse continue depuis la première loi imposant la parité en 2000, mais qui reste lente et tend même à s’essouffler. Au sein des conseils municipaux, on comptait 42% d’élues en 2020.

    Même si la parité est établie dans les listes engagées lors de ce scrutin 2026, dans la région, moins d’un quart d’entre elles étaient menées par des femmes. C’est donc dès le choix des têtes de liste que le plafond de verre se fait sentir pour elles.

    Selon Sandrine Raymond Lucarini, maire (SE) réélue à Saint-Pierre-de-Vassols, dans le Vaucluse, et initiatrice d’un groupe WhatsApp pour les maires vauclusiennes, le manque de femmes à la tête de municipalité s’explique avant tout par un manque de représentativité. « à chaque élection, on a le droit au portrait-robot d’un maire. Et souvent, c’est un homme de 60 ans. Il faut que nous, les femmes, nous nous inspirions entre nous, pour montrer que l’on peut être maire. Car beaucoup se disent que ce n’est pas un rôle pour elles. »

    Pour la membre du bureau de l’association des maires de France et des maires ruraux, l’autocensure est l’un des facteurs explicatifs de cette sous représentation, mais n’est pas le seul : « Il y a aussi un problème financier. Car les indemnités pour les maires ruraux sont très faibles, et les femmes étant plus souvent dans des situations de précarité, elles envisagent moins de s’investir dans ce rôle. »

    Sans étiquette

    L’édile vauclusienne évoque aussi la question de la parentalité : « Souvent, on vous fait des reproches, on vous demande comment vous pouvez vous occuper de vos enfants… Alors qu’on ne fait jamais ce genre de remarques aux hommes. […] Et puis, il y a plus de femmes monoparentales qui ne peuvent donc pas faire garder leurs enfants », explique la mère de famille.

    Des barrières qui semblent un peu moins présentes dans les Hautes-Alpes, où les petits villages sont surreprésentés. Le rôle de maire est légèrement plus féminisé dans ce département, avec 22,6% de femmes maires en 2026, soit autant qu’au niveau national, alors qu’elles représentent 19,59% dans l’ensemble de la zone regroupant Bouches-du-Rhône, Var, Vaucluse, Hautes-Alpes et Alpes-de-Haute-Provence.

    Par ailleurs, l’absence d’affiliation à un parti politique semble leur être favorable. Alors qu’elles n’étaient qu’un peu plus de la moitié à mener des listes sans étiquette (SE), celles-ci représentent au final 84,5% des femmes maires, dans toute la zone des cinq départements. Au niveau national, les élus sans étiquette ne représentent pourtant qu’un peu plus de la moitié des maires français.

    à droite toute

    Et lorsqu’elles portent des couleurs politiques, elles sont très souvent bleues, voire brunes. Les deux plus grandes villes de la région Sud ayant installé des femmes dans le fauteuil du maire sont toutes deux situées à droite de l’échiquier politique : Sophie Joissains (UDI) à Aix-en-Provence et Josée Massi (DVD) à Toulon.

    Car ce que révèlent également ces élections, c’est la quasi-absence de femmes élues marquées à gauche. En effet, les femmes étaient moins présentes à la tête de listes de gauche ou d’extrême gauche (52) que sur des listes de droite ou extrême droite (63), dans la zone des cinq départements. Une féminisation de l’extrême droite qui a notamment pour but aussi de féminiser son électorat, autrefois majoritairement masculin. Il est donc urgent que le camp progressiste brise ce plafond de verre s’il souhaite porter plus haut et plus loin son ambition d’une société plus juste.

    En chiffres

    155

    femmes ont été élues maires, en 2026, dans les 791 communes des Bouches-du-Rhône, Var, Vaucluse, Hautes-Alpes et Alpes-de-Haute-Provence. Soit 19,59% de l’ensemble des édiles.

    22,8%

    C’est le taux de femmes élues maire dans les Hautes-Alpes. Un meilleur chiffre que les Bouches-du-Rhône, Var, Vaucluse et Alpes-de-Haute-Provence. Le Var affiche seulement 16,9%.

    52

    listes affiliées à la gauche ou l’extrême gauche ont été portées par des femmes dans les cinq départements, contre 31 pour l’extrême droite et 32 pour la droite.

    84,5%

    des femmes élues sont sans étiquette.

  • [Théâtre] Satire judiciaire entre violence et humour à Toulon

    [Théâtre] Satire judiciaire entre violence et humour à Toulon

    Après La vie est une fête, qui immergeait le public dans un service d’urgences psychiatriques, la compagnie Les chiens de Navarre s’attaque cette fois à la machine judiciaire avec I will survive. Des magistrats aux victimes, en passant par les accusés, avocats et autres témoins, une création qui exprime tout son caractère satirique du vendredi 27 mars au mercredi 1er avril au Théâtre Liberté.

    Sa trame s’enlace autour de deux procès qui se croisent et font grand bruit : d’un côté, celui d’une femme qui a tué son mari après avoir été victime, des décennies durant, d’agressions physiques et sexuelles de sa part ; de l’autre, celui d’un chroniqueur radio qui s’est fait remarquer par une blague fort douteuse sur les violences faites aux femmes.

    Le rire pour pas dépérir

    Dans I will survive, scènes de la vie quotidienne et judiciaire s’enchaînent comme le flot d’horreurs inondant nos écrans. Les deux affaires judiciaires, indirectement liées, « enflamment tout un pays. Ce qui est légal est-il toujours juste ? », s’interroge dans sa note d’intention son metteur en scène Jean-Christophe Meurisse, servi par sept interprètes qui nous embarquent alternativement dans la descente aux enfers d’un humoriste et le calvaire d’une femme victime des pires atrocités.

    Un spectacle où le rire permet de flotter au milieu du pire. Comme le chantait Gloria Gaynor, I will survive.

    Entre 5 et 30 euros

  • Un mort dans la collision entre un TER et un poids lourd à Saint-Raphaël

    Un mort dans la collision entre un TER et un poids lourd à Saint-Raphaël

    Mercredi matin, à 7h45, un TER a percuté un poids lourd sur un passage à niveau situé chemin de Pierre Dave, à proximité de la gare du Dramont, à Saint‑Raphaël. Le camion transportait plusieurs mobil-homes en direction d’un camping des environs. Son conducteur, un homme de 59 ans, est décédé dans la collision.

    Les 263 passagers du train ont été pris en charge. Parmi eux, 96 ont nécessité une assistance, dont 21 blessés légers transportés vers des hôpitaux. Les 40 sapeurs-pompiers dépêchés sur place ont rapidement maîtrisé l’incendie qui s’était déclaré sur la remorque du poids lourd.

    La circulation des trains est interrompue entre Saint-Raphaël et Cannes, ainsi qu’entre Toulon et Nice. Elle doit reprendre progressivement jeudi, mais avait déjà été rétablie entre Marseille et Saint-Raphaël-Valescure. En fin d’après-midi ce mercredi, des expertises étaient en cours pour réparer la caténaire, la voie et le passage à niveau. Les mobil-‑homes ont été évacués, tandis que les opérations de relevage du train se poursuivaient en début de soirée.

    Un passage à niveau qui pose question

    Le vice-président de la Région Sud en charge des transports, Jean-Pierre Serrus, s’est rendu sur les lieux de l’accident en fin de matinée. Il a adressé ses « pensées aux proches de la victime de l’accident et aux passagers, choqués et pour certains blessés ». Il a indiqué qu’une enquête avait été ouverte pour déterminer les circonstances du drame.

    Selon le président de la Région, Renaud Muselier, « les premières constatations laisseraient apparaître que le camion s’est immobilisé sur la voie ferrée. À la fermeture des barrières qui annonçaient l’arrivée du train, le conducteur est resté dans le camion pour tenter d’extraire son véhicule, qui a alors été percuté. »

    Ce passage à niveau posait-il des problèmes ? Selon un diagnostic de sécurité routière produit par le Cerema (Centre d’études et d’expertise sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement), établi le 11 juillet 2024, il ne permettait pas « un bon franchissement pour tous les types de véhicule », ni « un mode de gestion permettant d’éviter que des véhicules se retrouvent bloqués ». Le document signalait également des problèmes de visibilité et de signalisation, dus notamment à la présence de végétation et de panneaux publicitaires.

    Les syndicats cheminots ont présenté leurs « condoléances » aux proches du chauffeur. Sud Rail Paca « apporte son soutien au collègue conducteur du TER Transdev » et salue « les collègues et les secours mobilisés sur l’événement », à l’instar de la CGT Cheminots Paca. « Cet événement tragique doit servir à sensibiliser les usagers sur la dangerosité des passages à niveau », ajoute Steven Croquefer, de la CGT Cheminots des Arcs-sur-Argens.

  • Le danger RN écarté de la Métropole toulonnaise

    Le danger RN écarté de la Métropole toulonnaise

    C’est un des effets des victoires du RN dans trois villes de la Métropole Toulon-Provence-Méditerranée (LSeyne-sur-Mer, Six-Fours, La Valette-du-Var) : de trois postes sous la précédente mandature, le RN va passer à 29 au conseil métropolitain. Mais la victoire de Josée Massi à Toulon, ville dotée du plus grand nombre de conseillers (35, contre 24, au total, sur les trois villes précédemment citées), va considérablement limiter son influence et son accès aux postes à responsabilité, déterminé par le vote d’un conseil métropolitain au sein duquel il n’est pas majoritaire.

    Il est ainsi très peu probable de le voir accéder à la présidence, qui devrait être cédée par Jean-Pierre Giran (LR) après sa défaite à Hyères, et à laquelle Josée Massi s’est déjà portée candidate. Il devrait en être de même pour les postes de vice-présidents (au nombre de 15 dans le précédent mandat, qui peut monter à 20).

    Sacco seul représentant de la gauche

    Il ne devrait donc pas y avoir d’élu RN au sein du bureau métropolitain (composé du président et des vice-présidents), organe chargé du pilotage des dossiers, ni aucun à la tête d’une commission (dirigées par les vice-présidents). Si elle pourra toutefois peser sur la construction des politiques, l’extrême droite n’aura donc pas les clés du processus décisionnel, au sein d’une assemblée dont les compétences (énergies, transports, déchets, logement…) sont importantes dans de nombreux domaines.

    Un conseil métropolitain au sein duquel Stéphane Sacco (GRS), tête de liste d’Uni.e.s à gauche pour La Seyne aux élections, sera le seul représentant de la gauche, alors qu’ils étaient trois entre 2020 et 2026. Une position difficile à tenir, qu’il devra toutefois usiter tant que faire se peut pour porter les voix progressistes de l’ensemble de la métropole.

  • [Ces villes face à l’emprise de l’extrême droite] À Hyères, la fusion de Giran-Cornileau a tourné au fiasco

    [Ces villes face à l’emprise de l’extrême droite] À Hyères, la fusion de Giran-Cornileau a tourné au fiasco

    Lors de son entrée en campagne, en janvier, Jean-Pierre Giran apparaissait confiant. Mettant en avant les réalisations de ses douze années de mandat, le candidat LR ne manquait pas de critiquer ses adversaires. Au premier rang desquels son ancienne adjointe au commerce et à l’animation, Véronique Bernardini, passée dans l’opposition en 2023 : « J’ai failli l’appeler Martine, car sa campagne, c’est Véronique à la plage, Véronique au marché… La politique, ce sont des idées, pas des postures, ni des carnets avec une petite blonde magnifique qui fait toujours un sourire identique. »

    Désaveu dès le 1er tour

    Se sentait-il en danger en passant sous silence les aspects moins reluisants de sa mandature avec notamment un rapport accablant de la Chambre régionale des comptes en 2024 ou la gestion calamiteuse de la villa Noailles, tandis que l’association Anticor multipliait les signalements à son encontre…

    La claque du 1er tour, avec une décevante 2e place (21,31%), loin de Véronique Bernardini (26,94%), l’a poussé, après un refus de rapprochement de Nicolas Massuco (SE), à se tourner vers un autre ancien adjoint, François Cornileau. Ce dernier, membre de l’UDR mais non investi par le parti ciottiste – c’est le candidat RN Jean-Michel Eynard‑Tomatis qui l’a été – menait une liste classée à l’extrême droite.

    Cette fusion, tentative de sauver les meubles et critiquée par certains colistiers de Cornileau, a sonné comme une débâcle. Au second tour, Jean-Pierre Giran perd près de 200 voix. Il arrive largement derrière Véronique Bernardini, qui s’impose avec 48,83% (20,82% pour le binôme Giran-Cornileau). Il perd ainsi son fauteuil de maire et la présidence de la Métropole TPM. Un désaveu et un déshonneur.