Tag: Var

  • En Provence, un débarquement décisif

    En Provence, un débarquement décisif

    Le 15 août 1944, à 8h, l’assaut des plages varoises est déclenché. Près de 350 000 soldats participent alors à cette offensive de grande ampleur et débarquent à découvert sous le feu ennemi. Parmi eux 230 000 combattent sous les couleurs françaises, la moitié, il est important de le rappeler, est d’origine africaine. Des Algériens, Marocains, Tunisiens qu’on appelait encore les indigènes, avec à leurs côtés aussi des tirailleurs sénégalais. Une chair à canon mobilisée pour défendre la liberté d’une nation alors pas très regardante sur la religion ou la couleur de peau de ses libérateurs.

    Les troupes d’assaut investissent les plages entre Cavalaire et Agay. Le 16 août, le premier échelon de l’armée B du général de Lattre de Tassigny débarque entre Cavalaire et Sainte-Maxime.

    La nuit précédant le jour J le terrain a été préparé pour tenter de créer des brèches dans la solide défense Allemande par de lourds bombardements aériens puis navals avec 5 000 avions et 631 navires engagés pour la mission, majoritairement américains et anglais. Ainsi on dénombrera près de 20 tonnes de bombes déversées par kilomètre de plage.

    Mais tout n’a pas commencé avec le débarquement. Avant l’arrivée de l’armada alliée de plus de 2 200 navires, des hommes et des femmes luttent déjà depuis longtemps avec courage et abnégation contre l’occupant nazi. Dans le Var, la lutte s’organise dans des maquis très actifs. Le premier se constitue dans le massif des Maures sur l’initiative de militants communistes.

    Autant dire que le jour J approchant, la Résistance intensifie ses opérations et va jouer un rôle militaire crucial dans la réussite de l’opération Dragoon en affaiblissant l’occupant. Que ce soit par le sabotage, le guidage des troupes débarquées et en prenant part directement à la libération des grandes villes du Sud comme Toulon et Marseille. C’est ainsi que dès le 17 août elle prend le contrôle de la préfecture de Draguignan.

    Informée depuis le 6 juin 1944 de l’imminence d’un autre débarquement, en Méditerranée celui-là, la Résistance s’est mobilisée très tôt, un peu trop peut-être puisqu’elle va payer un lourd tribut en essuyant de nombreux massacres sur les lieux où elle a concentré ses forces pour passer de la clandestinité aux actions ouvertes. Dès le débarquement de Normandie, les chefs toulonnais rassemblent en effet 400 hommes autour du plateau de Siou-Blanc et les répartissent en quatre groupes, chacun chargé d’assurer renseignement, sabotages ferroviaires, destructions de lignes téléphoniques et attaques contre les infrastructures afin de ralentir l’arrivée des renforts allemands.

    La Résistance

    multiplie les coups de force contre l’occupant nazi

    Juste avant 15 août, les maquisards multiplient donc les embuscades et les opérations de guérilla contre les unités allemandes. À Toulon où la ville est défendue par une importante garnison et par de puissantes positions fortifiées notamment sur les hauteurs, au Faron, les combats vont être particulièrement difficiles et nécessiter des actions coordonnées. Ainsi pendant que les unités de l’armée B attaquent les positions allemandes, les FFI combattent à l’intérieur de la ville, fournissent leur connaissance du terrain et guident les soldats français dans leurs offensives. Le 23 août, ils font jonction au centre du Port du Levant, place de la Liberté. Mais les combats vont se poursuivre encore pendant plusieurs jours, jusqu’à la défaite allemande définitive du 28 août.

    De la même façon à Marseille, le 19 août, la CGT appelle à une grève insurrectionnelle et la Résistance bloque les transports et attaque les troupes allemandes. Deux jours après la préfecture est libérée. Ici aussi les combats unissant résistants et soldats vont durer jusqu’au 28 août. Avec ces deux ports de la Méditerranée repris et la libération de la Provence en deux semaines seulement, l’opération Dragoon va être un succès dépassant même les attentes de l’état-major.

    « Ce qu’il est important de se rappeler en ces jours de commémoration, c’est qui nous a libérés. L’armée française c’était principalement des tirailleurs algériens et sénégalais. C’étaient eux, la chair à canon, qui étaient devant », insiste le réalisateur varois Philippe Maurel de La Draille de la liberté. Et de poursuivre : « C’est primordial de mettre l’accent sur ce point dans la période que nous vivons aujourd’hui. Je crois que je n’ai pas besoin de développer sur ce sujet ; vous avez compris ».

    Une piqûre de rappel de salubrité publique. D’autant que l’engagement massif des forces françaises en Provence – dont la moitié des combattants est donc d’origine africaine – alors que l’engagement n’était que symbolique en Normandie le 6 juin 1944, va permettre à la France, humiliée en 1940, de s’asseoir à la table des vainqueurs. C’est le général Jean de Lattre de Tassigny qui représentera la France et signera à Berlin l’acte de capitulation de l’Allemagne nazie. Aucun patriote digne de ce nom ne devrait l’oublier.

    À Toulon, un show aérien, pour les 82 ans de la Libération

    Samedi 15 août, un show aérien est organisé au-dessus des plages du Mourillon. Vous pourrez assister a l’évènement militaire dès 16h30. Au programme : démonstrations d’hélicoptères et d’avions de la Marine nationale. Le clou du spectacle se déroulera à 17h35 avec la venue de la Patrouille de France. À 22h, un spectacle pyrotechnique conclura la journée au fort Saint-Louis.

  • Le retour de la Patrouille de France à Toulon

    Le retour de la Patrouille de France à Toulon

    Le Port du Levant accueille en effet cette année encore à l’occasion du jour anniversaire du Débarquement de Provence plusieurs shows aériens. Avec des démonstrations d’opération de sauvetage en mer par les hélicoptères Dauphin et Panther de la Flotte. L’équipe de Voltige de l’Armée de l’air prendra ensuite le relais pour offrir aux spectateurs quelques acrobaties. Le clou de spectacle interviendra à 17h45 avec la très attendue entrée en scène de la Patrouille de France et son célèbre ballet aérien aux couleurs bleu, blanc, rouge. À 22h00 pour clôturer la journée un grand feu d’artifice musical sera lancé au Fort Saint-Louis.

  • [C’est l’été] Animation et concerts pour tous à Hyères

    [C’est l’été] Animation et concerts pour tous à Hyères

    C’est la dernière des nuits blanches ce jeudi à Hyères. Plusieurs concerts, activités et animations gratuites sont mis en place par la ville à partir de 18h. Tout est accessible aux enfants et sur la place Clemenceau il y a un parc et un manège.

    Le parcours des Arts sera ouvert jusqu’à minuit, toute la famille pourra découvrir des peintres, potiers et illustrateurs souhaitant montrer leurs ouvrages. Il est également possible de déambuler au Marché des créateurs avec des artisans de la région. Dans le même temps, le groupe de percussions Bandasaï déambulera dans la ville. Les musiciens jouent des instruments traditionnels de la batucada de Rio de Janeiro et proposent une musique brésilienne aux influences de samba.

    Une soirée de concerts

    Pour se restaurer, ce sera à l’espace gourmand, place de la République. Sur cette même place, le groupe Bigfoot jouera de la musique pour toutes les générations, de 21h à 23h30.

    Un autre thème de soirée est possible, place Oustaou Rou, avec une soirée Ibiza.

    Le stationnement est rendu gratuit de 18h à 2h.

    Gabrielle Cartellier

  • [C’est l’été] Balade au fil des fleurs à Ollioules

    [C’est l’été] Balade au fil des fleurs à Ollioules

    Une histoire longue et riche d’un savoir-faire transmis de génération en génération au départ de la chapelle de l’Observance.

    De 11h à midi.

    Entrée libre et gratuite.

    Infos au : 09.85.15.68.03

  • Quand l’extrême droite cogne à poing fermé sur la culture

    Quand l’extrême droite cogne à poing fermé sur la culture

    Lorsque l’actualité se bouscule, il arrive qu’on passe à côté d’un des très nombreux dérapages des élus d’extrême droite du département. Des loupés que l’été nous permet de réparer afin de ne pas laisser se ramollir la bataille des idées. Et décrypter ce qui se cache sous les anathèmes et les prises de position flattant les plus bas instincts.

    Ainsi lorsque le député RN de la circonscription de Draguignan Philippe Schreck, candidat heureusement battu aux municipales, épingle le budget de fonctionnement du Musée des Beaux-Arts de Draguignan, il faut plus y voir un exercice de pure démagogie plutôt qu’un réel souci pour les deniers publics. En brandissant des chiffres, ici 1,2 million d’euros, pour, en vrai populiste, brandir le spectre d’une culture élitiste devant les yeux de ceux qui pensent ne pas y avoir accès et que le Rassemblement national n’a aucunement pour projet d’émanciper. L’objectif, met en garde l’ancien maire PS de la ville, Christian Martin est de « choquer tel un triste épouvantail ceux qui ne connaîtraient pas encore ce musée ou penseraient à tort qu’il ne leur est pas destiné ».

    Alors même si on connaît « la finesse » de ce parlementaire du parti à la flamme qui a qualifié les juges qui ont condamné Marine Le Pen de « mollahs » et appelé avec toute la retenue qu’on lui connaît, à l’insurrection, mieux vaut ne pas prendre à légère ses incantations, même si cette fois il n’appelle pas à se soulever face à « la dictature des juges ». N’empêche qu’en disant « tout le bien » qu’il pense du Musée des Beaux-Arts de Draguignan, un équipement public dont la qualité est saluée par la presse nationale, il exprime ses préférences pour une culture rance et sans aucune ambition, comme ses coreligionnaires, d’ailleurs.

    En pure démagogie

    On se souvient par exemple des violentes attaques en conseil municipal de Toulon par la députée RN Laure Lavalette à l’encontre de la programmation du Théâtre Liberté et de son directeur d’alors, l’acteur et metteur en scène Charles Berling. Là aussi il était question de budget. « Non, nous ne sommes pas tous concernés par ces théories nauséabondes… [par la] propagande LGBTQI [dispensée] avec l’argent du contribuable », s’immisçait-elle.

    On sait que le Rassemblement national a une vision assez très étriquée de la culture.

    Ici, ce qui est attaqué c’est le coût pour la collectivité d’un musée qui collabore avec les plus grands établissements en France et à l’étranger, qui lui prêtent des œuvres majeures.

    Plutôt une aubaine, donc pour les habitants de ce territoire qui ont la possibilité de mieux connaître leur patrimoine et de découvrir de nouvelles sensibilités artistiques, à l’instar de l’exposition présentée actuellement (Les Roches rouges) qui magnifie la beauté de l’Estérel, insiste Christian Martin.

    Et puis si la critique porte sur son financement public, la billetterie ne couvrant que partiellement la vie de l’établissement, il faut rappeler que « c’est le cas des musées mais aussi des écoles, depuis que l’enseignement est obligatoire, laïc et gratuit ». Et on comprend comment l’extrême droite entend « investir » dans l’avenir.

    Une politique du sabre ultralibéraliste aux antipodes des intérêts des classes populaires, dans notre département comme partout en France. Une imposture qu’il est donc important de continuer à dénoncer même en plein cœur de l’été.

    À méditer.

  • [C’est l’été] Jeu de piste dans les médiathèques de Toulon

    [C’est l’été] Jeu de piste dans les médiathèques de Toulon

    Pirates des Cara’bib : le secret du livre maudit. Un terrifiant pirate a libéré une créature apocalyptique pour devenir le roi des 7 mers. Les bibliothécaires ont besoin des enfants pour l’en empêcher !

    Un carnet de bord pour résoudre les mystères du livre maudit et vaincre le monstre est remis dans les médiathèques de la ville. Un jeu de piste mènera chaque enfant dans l’ensemble du réseau des médiathèques de Toulon.

    Entrée libre et avec des places illimitées, la proposition est accessible aux horaires d’ouverture des établissements et se déroule jusqu’au 29 août 17h.

  • Le soleil a encore rendez-vous avec la lune

    Le soleil a encore rendez-vous avec la lune

    Pour regarder l’éclipse dans les meilleures conditions, munissez-vous de vos lunettes de protection et optez pour un lieu d’observation dégagé : au Mont Ventoux dans le Vaucluse, à la Corniche Kennedy à Marseille, au Col Bayard dans les Hautes-Alpes, ou encore au Mont Faron à Toulon. Des observations commentées par des professionnels sont également organisées dans la région.

    À Marseille

    Au Stade nautique Florence-Arthaud, les observations débuteront à 18h. À minuit, le spectacle continuera avec l’observation d’étoiles filantes de l’essaim des Perséides.

    À Lambesc

    L’Association Les Amis Astronomes Amateurs du Petit Luberon vous donne rendez-vous à partir de 18h pour observer l’éclipse totale du Soleil.

    À Saint-Julien le Montagnier

    La soirée d’observation prendra place à l’aire des Moulins dès 18h Elle sera accompagnée d’expositions et de conférences.

    À La Barben

    Les observations encadrées par l’Astroclub Barbenais commenceront à 18h, à la salle Alain Ruault.

    À Revest-du-Bion

    Le Syndicat d’Initiatives et le club astronomique Les Yeux au Ciel, mettront des télescopes à disposition pour observer le ciel.

  • [C’est l’été] Escape game à Bandol

    [C’est l’été] Escape game à Bandol

    Cette animation est organisée dans le cadre du label Pavillon Bleu.

    Mercredi 12 août de 9h à 12h.

    Gratuit.

  • [Entretien] Serge Lhotellier, le logement social « est un atout »

    [Entretien] Serge Lhotellier, le logement social « est un atout »

    Contrairement à d’autres communes varoises dépensant plus d’énergie à fustiger la loi SRU qu’à construire un avenir pour leurs habitants, la Ville de Toulon a pris le problème à bras-le-corps pour tenter de combler son retard en matière de logement social par rapport à ses obligations légales. L’adjoint au maire Serge Lhotellier met en avant les efforts déployés et prononce un discours clair concernant le logement social afin de dissiper les idées reçues.

    « Ce qu’il faut comprendre, c’est que le logement social est une chance et un atout pour les territoires », affirme-t-il sans détour, en rappelant une évidence que beaucoup d’élus, tous à droite sur l’échiquier politique, ont tendance à oublier. « Cela permet aux jeunes de rester dans leur ville, aux ménages de pouvoir se loger dans des conditions dignes et correspondantes à leurs ressources ». Sans compter, « pour les travailleurs, la possibilité de pouvoir se loger pas très loin de leur emploi… » Ce qui en matière de développement durable est plutôt vertueux.

    Cela permet aussi aux seniors vivre dans leur cité, ajoute l’élu. « Dit autrement, le logement social permet effectivement de répondre à tous les besoins des Toulonnais dans leur diversité », insiste-t-il.

    Une démarche vertueuse

    Ce n’est donc pas seulement, contrairement à ce que de nombreux maires du territoire veulent y voir, qu’une contrainte imposée par l’État mais bien d’une urgence à laquelle en toute responsabilité les équipes en place doivent apporter une réponse y compris comme ici lorsque cela est difficile.

    Dans le Port du Levant, la première magistrate Josée Massi veut continuer à s’atteler à la tâche en luttant en même temps contre le logement dégradé. C’est dans ce cadre qu’a été reçu le mois dernier le ministre du logement Vincent Jeanbrun. « Nous lui avons fait visiter le quartier de la Grande Plaine », rappelle Serge Lhotellier. Une copropriété dans laquelle prospèrent la pauvreté et la désespérance dans des appartements loués chèrement. La municipalité, assure-t-il, a la volonté de reconquérir cet espace et l’intégrer dans un vaste projet urbain d’aménagement. « Ce qui permettrait de créer des logements sociaux qu’on offrirait au Toulonnais… » Et de poursuivre : « Chaque financement d’un logement social nous rapproche de l’objectif fixé par l’État et nous éloigne de la pénalité financière. » L’adjoint résume la démarche de la Ville de Toulon : « La politique de la municipalité est une politique de cohésion, d’attractivité et d’intégration de toute la diversité de la ville », conclut Serge Lhotellier qui préside également l’organisme d’HLM Toulon Habitat Méditerranée.

    Pendant ce temps à Six-Fours-les-Plages

    Alors que la Ville de Toulon, la Métropole Toulon Provence Méditerranée et la préfecture s’activent les pour répondre à la demande des habitants en logement, le contraste est saisissant avec la commune voisine de Six-Fours, tombée aux mains du RN. Le nouveau maire Frédéric Boccaletti, précédemment conseiller municipal, joue les offusqués en faisant mine de découvrir une programmation de plus de 600 logements sociaux sur la commune, en s’indignant contre son prédécesseur le LR Jean-Sébastien Vialatte qui a pourtant peu œuvré pour le logement social.

    Six-Fours commune ne dispose que de 9,8% de logements locatifs sociaux. Elle est donc lourdement prélevée pour cette carence, rappelle le militant logement Jean-Paul Jambon. Déjà trop pour le maire d’extrême droite qui jure sur ses grands dieux qu’il n’était pas au courant de ces futurs logements agréés par l’État. Si cela se confirme cela montre qu’il aurait été un opposant peu au fait des dossiers. Inquiétant quand on prétend la diriger.

  • [C’est l’été] Carte poch’tale

    [C’est l’été] Carte poch’tale

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