Tag: Var

  • Faron : votre point de vue pour prendre de la hauteur

    Faron : votre point de vue pour prendre de la hauteur

    Comme pour préfigurer l’application Toulon & Vous prochainement disponible, qui doit permettre de recueillir les propositions des habitants et les associer davantage aux réflexions qui façonnent en amont les grands projets qui vont forger l’avenir de la ville, la maire (SE) de Toulon Josée Massi vient de lancer une grande consultation citoyenne consacrée au Mont Faron, le patrimoine naturel des Toulonnais. Un thème qui ne devrait pas manquer de les inspirer. L’occasion de leur rappeler sinon que c’est justement grâce aux combats d’une poignée de défenseurs de la nature regroupés en association que le site a été soustrait aux appétits des promoteurs et des élus corrompus. Ce qui prouve l’intérêt de prendre la parole lorsqu’on nous en donne comme ici la possibilité de défendre le bien commun.

    « Quand on arrive à Toulon, il y a deux choses que l’on remarque immédiatement : notre rade et notre Faron », explique la 1ère magistrate, en précisant que « son avenir comme son potentiel sont de vrais enjeux et leviers ».

    Il s’agit donc d’imaginer collectivement comment jouir plus encore de ce poumon vert stratégique qui veille sur le Port du Levant tout en continuant à préserver cet espace protégé qui abrite une riche biodiversité. Un lieu d’évasion très prisé des Toulonnais qui participe aussi à faire vivre le devoir de mémoire en abritant un musée du Débarquement et de la Libération de Provence.

    Une aventure collective pour le bien commun

    Pour s’impliquer donc sur son devenir, un questionnaire est en ligne sur le site Internet de la Ville depuis mercredi dernier et va y rester jusqu’au 15 août. Il est également disponible sous format papier au sein des Comités d’intérêts locaux (CIL), des mairies annexes, offices du tourisme, ou directement au pied du Faron à la gare du téléphérique.

    « Préparé par les services de la Ville, il a vocation à nourrir la feuille de route du mandat en recueillant idées, attentes et propositions autour de cinq grands thèmes », est-il précisé.

    L’occasion d’interroger et préciser le rapport que l’on entretient avec le site, son attachement, la façon que l’on a d’y grimper, à pied, en voiture ou en téléphérique. Mais aussi comment mieux le défendre, du feu entre autres. Et de dire si l’on est satisfait de l’accueil et des services proposés. Ou encore quelles activités on voudrait voir s’y développer, ou pas. Et surtout comment mettre davantage en avant ce patrimoine naturel.

    À travers cet espace de contribution collective chacun est invité à s’exprimer « afin d’imaginer et construire ensemble, une vision partagée du Faron de demain ».

    Libre à tous de prendre un peu hauteur et d’apporter sa pierre à l’aventure collective. Pour inviter à prendre soin de sa biodiversité, améliorer les accès et les mobilités, ou encore envisager qu’y prennent racine des événements culturels ou scientifiques. L’invitation à de quoi séduire.

    L’occasion aussi de porter la réflexion autour de l’avenir du zoo, et ses futures missions d’éducation, de conservation et pourquoi pas de recherche.

    « C’est le point de départ d’une vie politique inclusive, dans laquelle tous les habitants peuvent s’inscrire », conclut Josée Massi.

    Lorsqu’on sait à quoi on a échappé avec les projets fous du début des années 1980, du gigantesque parc de loisirs avec hôtellerie et restauration appelé « Le Faron, an 2000 »; ou encore « Le Faron d’Eole », jusqu’à l’érection d’une « Vierge noire » façon Christ rédempteur, mieux vaut rester aux aguets.

    Ou mieux encore faire entendre sa voix en participant à la consultation.

  • À Toulon, les employés de Brico Dépôt suivent le mouvement de grève national

    À Toulon, les employés de Brico Dépôt suivent le mouvement de grève national

    Comme dans tout ou partie des 124 magasins de l’enseigne, les employés de Brico Dépôt Toulon ont fait part de leur colère vendredi. « Nous sommes tous en grève, le magasin tourne avec des intérimaires », indique Christophe Laurent, vendeur et secrétaire CSE. En cause, des salaires qui ne suivent pas l’inflation et l’augmentation du SMIC de 2,41 % réalisée en juin. « Le SMIC a rattrapé les salaires les plus bas. Il n’y a plus de différence entre un nouvel arrivant et certains qui ont cinq à dix ans d’expérience et qui sont encore sur de bas coefficients bas », dénonce-t-il.

    Négociations nationales en cours

    Les conditions de travail sont aussi pointées du doigt, avec de nouveaux plannings « très aléatoires, gérés par un logiciel, qui suivent la fréquentation. Avant, on avait des équipes du matin et de fermeture, là on peut faire un matin, une journée, une fermeture dans la même semaine. Même les congés sont gérés par un logiciel, ça nuit à la liaison vie privée-vie professionnelle », souligne Nicolas Thibault, responsable CGT Brico Dépôt.

    Mis en cause également le manque de personnel, les démissions se succédant, et la charge de travail augmentant inexorablement, faute de remplacement. « Ça commence à faire beaucoup dans la même année. C’est pour ça que ça mobilise quasiment tout le monde », appuie Nicolas Thibault.

    En conséquence, plusieurs demandes ont été faites au niveau national par les syndicats : une revalorisation de 5%, une prime d’intéressement annuelle de 1 000 euros, une prime carburant et des embauches immédiates. Si les négociations, qui doivent être finalisées d’ici la semaine prochaine, n’aboutissaient pas, le mouvement pourrait être reconduit.

  • Les services de l’État font part de leurs priorités pour l’été dans le Var

    Les services de l’État font part de leurs priorités pour l’été dans le Var

    Police et gendarmerie, des renforts annoncés

    Avec de nombreuses festivités (14 juillet, 15 août, festivals, concerts…) et une population multipliée en moyenne par deux dans l’aire toulonnaise, 150 policiers, deux compagnies de CRS et 11 maîtres-nageurs sauveteurs sont mobilisés en renfort. L’opération « tranquillité vacances », qui a connu 748 déclarations l’été dernier, « a bien fonctionné, avec aucun incident à déplorer », indique le DIPN, qui appelle « davantage de personnes à se déclarer car il y a tout de même un certain nombre de cambriolages ». Sur les trois zones gendarmerie, deux brigades nautiques seront déployées aux lacs de Saint-Cassien et de Sainte-Croix, notamment pour lutter contre le camping sauvage, facteur de risque d’incendie. Un renfort de 50 gendarmes mobiles et d’unités équestres (12 personnes ) est également attendu.

    Attention particulière sur les noyades

    La totalité des postes de secours sont ouverts avec 189 personnes mobilisées. Face aux 55 noyades déplorées en France en 2026, dont plusieurs dans le Var, le Sdis mise sur la prévention et le respect des zones de baignade en plus de la surveillance. Le Service départemental à la jeunesse, à l’engagement et aux sports (SDJES) annonce aussi des contrôles sur la surveillance des piscines et des parcs aquatiques, ainsi qu’une vigilance sur la plongée sous-marine.

    Les leçons de Crans Montana sur les ERP

    Après le drame de Crans Montana cet hiver, la Direction départementale de protection des populations (DDPP) a réalisé des contrôles incendie dans 3500 établissements recevant du public (ERP). Sur les 210 qui avaient reçu un avis défavorable en début d’année, 182 le sont encore. Parmi eux, des lieux festifs (1), de sommeil (80) et des campings (14, contre 45 en 2023). Des prescriptions ont été faites aux 153 maires varois.

    Les structures sanitaires en alerte

    Même si le Var reste pour l’instant plutôt épargné par les conséquences de la canicule, avec un nombre commun d’appels au SAMU et de passages aux urgences (1 000 à 1 050), les acteurs médico-sociaux restent en alerte, avec un suivi très fin des indicateurs d’activité tels que le nombre de passages aux urgences, dont ceux imputables à la chaleur. Un plan de gestion de crise a par ailleurs été établi dans les Ehpad.

    Chasse au travail illégal, un arrêté pour le BTP

    L’Inspection du travail annonce une intensification de la lutte contre le travail illégal, notamment dans le secteur touristique. Un arrêté préfectoral a par ailleurs été pris concernant les travaux en BTP, qui peuvent se dérouler entre 6h et 21h (22h dans certains cas), contre 8h à 19h d’ordinaire, pour laisser plus de latitude dans l’organisation et travailler dans de meilleures conditions.

  • Toulon avance dans la concorde pour servir l’intérêt général

    Toulon avance dans la concorde pour servir l’intérêt général

    Avant d’entamer l’ordre du jour, la maire (SE) de Toulon Josée Massi a rendu hommage au brigadier-chef de la police municipale qui s’est ôté la vie il y a quelques jours. Une tragédie ignominieusement récupérée par l’extrême droite, bien sûr. L’ancien parachutiste, amateur des sports extrêmes et du tir sportif, avait fait une grave chute d’escalade le 28 septembre 2025 qui lui avait laissé d’importantes séquelles, a-t-elle expliqué, avant de demander une minute de silence et le respect dans cette période de deuil.

    Place ensuite à la présentation du compte financier unique. « Ce que ce document démontre, c’est la solidité financière de la Ville, à la fois héritage d’une bonne gestion passée et gage de notre capacité à continuer à investir pour l’avenir », résume la première magistrate.

    L’occasion de souligner que « derrière chaque euro investi, il y a des femmes, il y a des hommes, nos agents municipaux, mais aussi nos différents partenaires, en particulier nos associations qui font vivre Toulon au quotidien ». Et de poursuivre : « Toulon avance dans la concorde parce que nous avons à cœur de servir l’intérêt général. » La Ville pouvant s’enorgueillir entre autres, malgré des taux de fiscalité inchangés depuis 25 ans, de dégager un solde positif de 34,3 millions d’euros.

    « Ce résultat est notre filet de sécurité. Il nous permet d’absorber les chocs conjoncturels sans trop alourdir la dette », ajoute-t-elle.

    Autre sujet de satisfaction : l’épargne brute qui est de 32,2 millions, ce qui correspond à un taux d’épargne de 14%, supérieur au seuil de 12% considéré déjà comme très bon. Mais aussi la dette par habitant qui est seulement de 303 euros, contre 1 154 euros en moyenne pour les villes comparables. Ainsi que des frais financiers, de 5 euros par habitant « grâce à une dette maîtrisée et des emprunts négociés à des taux compétitifs ».

    Pour préparer l’avenir

    Et de conclure : « Comme vous le voyez, la gestion de la ville est vertueuse. Tout en cela en maintenant un service public exigeant. Ces bons résultats résultent de choix de gestion à la fois précautionneux et ambitieux qui nous permettent d’envisager l’avenir avec sérénité. »

    Revenant plus en détail sur les chiffres du document comptable, le 1er adjoint Julien Orlandini a précisé que les dépenses de fonctionnement en augmentation de 3,6% progressent néanmoins moins vite que les recettes qui grimpent, elles, de 3,9%. Des dépenses gonflées par l’augmentation des prix, en particulier celui du gaz, mais également des contrats de maintenance, explique-t-il.

    Et de poursuivre : « Ce qui ressort aussi de ce CFU 2025, c’est le choix d’augmentation du soutien aux associations de 9%, avec 6,3 millions d’euros de subventions versées. »

    Concernant les investissements, ils ont bénéficié eux aussi d’une évolution significative, avec plus de 66% par rapport à 2024, à hauteur de 45,4 millions d’euros pour la partie équipement. Notamment sur les enjeux de rénovation des bâtiments scolaires, pour la jeunesse et la petite enfance.

    Arrivé en retard, le conseiller municipal RN Amaury Navarranne a pris la parole pour en faire peser la responsabilité à la nouvelle piste cyclable en construction sur l’avenue de la République. Éperdument climatosceptique, c’est vrai que l’extrême droite n’a que mépris pour la transition écologique et les investissements d’avenir.

  • Var : grève de salariés d’établissements de la Croix-Rouge

    Var : grève de salariés d’établissements de la Croix-Rouge

    « Depuis le 1er juin, le Smic horaire a augmenté de 2,41%, soit 44 euros bruts par mois. [Faute d’augmentation], des milliers de salariés sont passés sous le salaire minimum. Ce n’est pas normal ! », s’indigne la CGT, qui exige « une augmentation immédiate de la valeur du point pour toutes les grilles. Si le Smic augmente mais que nos grilles ne s’adaptent pas, c’est la reconnaissance de nos métiers qui baisse ».

  • La Métropole Toulon-Provence-Méditerranée entend prioriser les projets structurants du territoire

    La Métropole Toulon-Provence-Méditerranée entend prioriser les projets structurants du territoire

    Avant d’entamer l’examen du compte financier, un nouveau pacte de gouvernance à élaborer entre la collectivité et les communes qui la composent était à l’ordre du jour. La présidente de TPM, Josée Massi, proposant une méthode basée sur l’écoute et la concertation avant la décision, donnant ainsi une place pleine et entière aux vice-présidents, maires et élus de la collectivité.

    Les maires RN qui n’ont toujours pas digéré d’avoir été écartés des vice-présidences ont affirmé leur souhait justement que soient respectées les particularités et les aspirations de toutes les communes « C’est tout à fait ce que je vous propose de faire », leur a-t-elle répondu.

    Sur la partie finances ensuite, la patronne de la Métropole a décrypté le document compatible, qui reflète « une situation saine et maîtrisée ». Avec des recettes de fonctionnement en progression qui permettent de couvrir les dépenses, elles aussi, sous contrôle. Et ce malgré un contexte encore marqué par des tensions sur les prix.

    L’épargne de 59 millions d’euros dégagée, poursuit-elle, permet de financer les investissements tout en maintenant un recours raisonnable à l’emprunt. « Notre capacité d’endettement est autour de six années, et ça reste largement en dessous des seuils d’alerte. Surtout, nous continuons à investir massivement », précise Josée Massi.

    L’occasion de mettre en avant les 216 millions d’euros d’investissement au service de la mobilité, l’aménagement, la transition écologique et le cadre de vie. « Ces résultats ne doivent rien au hasard. Ils sont au prix de gestion rigoureuse, de pilotage attentif, et d’une stratégie financière cohérente depuis plusieurs années », ajoute-t-elle.

    Une situation saine

    et maîtrisée

    Mais le satisfecit s’arrête là. « Nous ne pouvons pas nous satisfaire d’une lecture uniquement positive, car derrière ces résultats apparaissent des signaux de fragilité structurelle », tempère la présidente de TPM. Les dépenses progressant plus vite que les recettes. « Si cette tendance se prolonge ça aura pour conséquence mécanique, l’érosion massive de notre épargne », pointe-t-elle.

    En cause, entre autres, la baisse des dotations et un environnement inflationniste.

    Et de prévenir : « Si nous ne faisons rien, cette situation entraînera une dégradation progressive de nos capacités d’action. Moins d’épargne, en effet, c’est moins de capacité à financer nos investissements. C’est plus de retours à l’emprunt et à terme une tension sur la solvabilité. »

    Rien de tel dans l’immédiat, rassure la présidente de Toulon Provence Méditerranée. Mais tout faire pour éviter cet écueil doit être « un enjeu stratégique pour les années à venir ». « Il faut anticiper plutôt que subir », insiste-t-elle.

    Ce qui suppose reprend Josée Massi de « maîtriser durablement les dépenses », sans rogner sur les services publics. Mais aussi en sécurisant les recettes, « en envisageant tous les leviers et priorisant les investissements pour concentrer les moyens sur les projets structurants du territoire ».

    Et de conclure : « Ce travail, nous l’avons engagé et nous le poursuivrons. C’est précisément en ces moments où la situation est encore favorable que les décisions les plus utiles doivent être prises. »

    Pour continuer à avancer.

    EN BREF

    Ligne Nouvelle, à quand le RER métropolitain ?

    Après le compte rendu de la situation d e la Société de la Ligne Nouvelle Provence Côte d’Azur pour l’année 2025 dont le conseil métropolitain a pris acte, l’élu d’opposition RN Amaury Navarranne a déploré « l’entêtement initial à ne faire que de la grande vitesse », avec le projet LGV. « Le résultat aujourd’hui, c’est que les phases 1 et 2, qui sont très positives pour notre territoire métropolitain, sont encore très poussives », insiste-t-il.

    Et de poursuivre : « Si on n’avait pas perdu autant de temps avec des majorités régionales, départementales et locales arc-boutées, initialement, que sur la grande vitesse, peut-être qu’on aurait pu réaliser plus tôt ce train du quotidien nécessaire et attendu. »

    Josée Massi lui répondra : « Nous avons besoin de ce fameux RER métropolitain cadensé tous les quart d’heure. Et donc, je n’imagine pas qu’on n’arrive pas à trouver un accord pour l’intérêt général. »

    Contrat local de solidarité 2026/2027

    Dans le cadre de la stratégie de prévention et de lutte contre la pauvreté présentée par la Première Ministre en septembre 2023, des contrats locaux de solidarité ont été signés entre des collectivités et les préfets.

    Le conseil métropolitain a voté jeudi matin la délibération ayant pour objet d’autoriser la signature de l’avenant n°2 au Contrat Local des Solidarités 2024-2027 afin de fixer le soutien financier de l’Etat à hauteur de 465 500 euros.

    Ce contrat signé initialement le 11 juin 2024 prévoit en effet une dotation annuelle de l’Etat pour le territoire métropolitain de 465 500 euros maximum par an sur 4 ans. Et selon 4 axes :

    – prévenir la pauvreté et lutter contre les inégalités dès l’enfance ;

    – amplifier la politique d’accès à l’emploi pour tous ;

    – accès aux droits essentiels ;

    -transition écologique solidaire.

  • Mini Green Power lance un appel à repreneurs

    Mini Green Power lance un appel à repreneurs

    Le combat continue pour Mini Green Power (MGP). Placée en liquidation judiciaire avec continuité d’activité depuis avril, la start-up hyéroise, spécialisée dans la conception et la réalisation de petites centrales modulaires visant à transformer les déchets locaux en énergie bas carbone et en biochar (matériau permettant de capturer le carbone dans le sol et de lutter contre les émissions de CO2) veut encore croire à sa survie.

    Une situation qu’elle impute à la rupture de son principal partenariat commercial avec l’entreprise Suez, qu’elle a décidé d’assigner en justice. Créée en 2014, revendiquant 11,2 millions d’euros de chiffres d’affaires et 2 millions d’euros de bénéfice en 12 ans, « la société était en plein décollage avec plus de 55 millions d’euros de commandes signées. Elle prévoyait de réaliser 9 millions d’euros de CA en 2026, 20 en 2027 et espérait dépasser les 300 en 2031. Cet élan a été coupé par un changement de stratégie chez Suez alors que le partenariat était en plein déploiement », dénonce-t-elle. Cela se serait matérialisé par le non-paiement de la totalité d’un contrat estimé à 53,5 millions d’euros par Suez, et l’annulation d’un deuxième contrat à 50 millions qui découlait du premier. MGP soupçonnait par ailleurs Suez de vouloir attendre sa faillite « pour bénéficier gratuitement des 38 brevets constituant [sa] technologie innovante ».

    Des discussions mais

    rien n’est encore ficelé

    Des faits que conteste Suez, dont la direction affirmait en avril dans nos colonnes avoir mis fin au partenariat « face aux dérives constatées des coûts et du calendrier », arguant avoir réglé « l’intégralité des sommes dues à MGP dans le respect des contrats signés, y compris à l’issue de la résiliation », et affirmant que « les brevets de MGP restent en particulier la propriété de cette société ».

    Déjà sujette au redressement en 2023 suite à un incendie dans son atelier, l’entreprise, qui emploie 22 personnes (18 CDI, 4 contrats d’alternance), a lancé, le 11 juin, un appel à repreneurs qui court jusqu’au 2 juillet. « Je suis persuadé que l’entreprise peut rebondir : nous disposons de 38 brevets valables dans 10 pays, d’une équipe de collaborateurs experts et d’une technologie validée dans un secteur en pleine croissance. L’équipe est unie et très engagée », soutient Jean Riondel, son fondateur-dirigeant. Ce dernier souhaite ainsi poursuivre l’aventure avec « un repreneur désireux de poursuivre le développement de l’entreprise et de servir les clients prêts à s’engager dans la décarbonation grâce à notre technologie ».

    Alors que la procédure de liquidation se poursuit jusqu’au 2 septembre, MGP dit être entré en discussions avec plusieurs entités, même si pour l’heure, rien n’est encore ficelé. « Douze années de travail ont construit quelque chose de réel à haute valeur ajoutée à moyen et long terme. La planète a besoin de technologies ambitieuses et propres. La France a besoin de solutions concrètes pour ses déchets, ce besoin est universel », appuie Jean Riondel, déterminé à trouver une solution pérenne.

  • Jason Giraud et Dylan Dubois, l’éclosion annoncée de deux pépites

    Jason Giraud et Dylan Dubois, l’éclosion annoncée de deux pépites

    On ne parle plus qu’eux sur les plus grands Nationaux. Jason Giraud et Dylan Dubois, récemment passés par le Fréjus international pétanque, sont les grandes révélations de cette saison 2026. Les deux amis se sont notamment illustrés lors du championnat du Var triplette mixte aux côtés de Fanja Aubriot, puis au National de Cannes qu’ils ont remporté avec Alessio Cocciolo. Des performances de choix dans deux des compétitions les plus relevées de l’Hexagone, où figurent régulièrement des références mondiales comme Diego Rizzi ou Dylan Rocher entre autres. « Ils forment une doublette incroyable », résume Jean Casale, dit « Pépito », le directeur sportif de l’association fréjussienne.

    Protection et expérience

    Le dirigeant varois distingue deux profils complémentaires. « Jason est un véritable meneur. Il prend des initiatives, possède déjà une grande maturité et sait reprendre le tir quand il le faut. C’est un gagneur, un leader complet », décrit-il. Dylan Dubois, lui, est « un tireur pur doté d’une mentalité phénoménale ». « C’est un garçon très posé, passionné par la pétanque. Sa principale force, c’est son acharnement. Un jour à Nice, je l’ai vu sortir le bouchon à neuf reprises », se souvient Jean Casale. Le directeur sportif insiste également sur l’importance de leur entourage. « Ils sont très bien encadrés par leurs papas, qui n’hésitent pas à sacrifier leurs propres concours pour suivre leurs enfants. » Conscient du potentiel de ses protégés, le Fréjus international pétanque a choisi de les accompagner avec prudence. « Avec Philippe Pietri, mon adjoint, nous décidons avec qui ils jouent. C’est une façon de les protéger. » Le club a d’ailleurs fait le choix de ne pas leur proposer de contrat. « Nous ne voulons pas mélanger le plaisir de jouer et l’argent. » Seuls les frais sont pris en charge. Pour Jean Casale, la marge de progression reste immense. « Aujourd’hui, ils sont à peine à 50% de leur potentiel. Ils ont encore les qualités et les défauts du manque d’expérience. » C’est dans cette logique qu’il a validé leur association avec Rémy Galleau, finaliste de La Marseillaise en 2013, pour la 65e édition de la prestigieuse épreuve phocéenne. « C’est quelqu’un qui va bien les encadrer. Quand ils le sont, ce sont des monstres », prévient Pépito.

  • Catherine Vautrin loue la « complémentarité » de l’armée et de la sécurité civile face aux incendies

    Catherine Vautrin loue la « complémentarité » de l’armée et de la sécurité civile face aux incendies

    Avec les canicules à répétition, les risques d’incendie deviennent de plus en plus importants en Méditerranée. Près de 2 500 départs de feu sont recensés chaque année dans la zone. L’année dernière, le département du Var a subi 183 incendies pour 152 hectares brûlés, contre 65 en 2024, mobilisant au total 26 151 sapeurs-pompiers. Une infime partie d’un bilan record sur le plan national, avec près de 20 000 hectares ravagés (deux fois plus que la moyenne annuelle habituelle), dont 11 300 dans l’Aude en à peine deux semaines, en août, effarant bilan du feu le plus ravageur de l’histoire du pays.

    Pour lutter, depuis 1984, l’opération Héphaïstos mobilise plus de 200 sapeurs-pompiers militaires, dont la mission est de protéger les populations face aux feux de forêts sur la période estivale, en appui aux Services départementaux d’incendie et de secours (Sdis). Elle a été lancée avec une semaine d’avance par rapport au calendrier habituel, eu égard à la situation météorologique, telle que l’a annoncé la ministre des Armées Catherine Vautrin, jeudi, lors de sa visite au 7e Régiment d’instruction et d’intervention de la sécurité civile (7e RIISC).

    Composante de la Brigade des militaires de la sécurité civile (BMSC), cette unité, garnie de 600 sapeurs-sauveteurs militaires, est spécialisée dans le soutien aux populations face aux catastrophes naturelles. Elle est en charge de la coordination de l’opération Héphaïstos, exemple, pour la ministre des Armées, de la « complémentarité » et de la « capacité à accompagner la sécurité civile pour des épisodes de feux de forêts ».

    Envoi de secouristes

    au Venezuela

    Elle a pu s’en rendre compte à travers une simulation d’intervention sur un feu factice réalisé par un détachement aéroporté de sécurité civile du 7e RIISC. Celui-ci est composé d’un hélicoptère de reconnaissance, avec à son bord le chef du détachement, chargé d’évaluer la situation et d’édicter les procédures à suivre, et de deux hélicoptères de manœuvre, transportant des sapeurs-sauveteurs. Une plus-value importante, permettant d’intervenir rapidement sur des terrains difficiles par hélitreuillage, de transporter du matériel et d’évacuer dix à quinze personnes en quelques minutes, ce que seules les 1ère, 4e et 7e RIISC sont en mesure de réaliser.

    Ces unités peuvent être déployées sur l’ensemble du territoire national, en métropole comme en outre-mer. Essentiel quand « des départements comme le Cher, qui n’est pas un département dans lequel on s’attend à avoir des feux de forêt, sont en canicule niveau rouge », souligne Catherine Vautrin, pour qui ces fortes chaleurs sont un appel à « équiper le pays » face aux risques générés. « C’est tout l’esprit de l’actualisation de la loi de programmation militaire », qui prévoit supplémentaires 36 milliards d’euros d’ici 2030, soutient-elle, et qui sera votée à l’Assemblée nationale et au Sénat la semaine prochaine.

    Autre fonction du 7e RIISC : le déploiement à l’étranger en appui aux pays sinistrés. C’est à ce titre que la ministre des Armées a annoncé l’envoi de 85 secouristes vers le Venezuela, frappé par un séisme meurtrier mercredi (164 morts et plus de 1 000 blessés à l’heure où nous écrivons ces lignes).

  • Stéphane Richard élu président de la CAF du Var

    Stéphane Richard élu président de la CAF du Var

    Xavier Receveur (Medef) devient, lui, le 1er vice-président du nouveau conseil d’administration, Muriel Rodrigues (U2P), 2e vice-présidente et Philippe Spaziano (FO), 3e vice-président. Pour mémoire, les administrateurs de l’organisme représentent les différentes parties prenantes concernées par les politiques

    familiales et sociales. Ils sont à ce titre représentants des salariés désignés par les organisations syndicales, des travailleurs indépendants désignés par les organisations professionnelles et des associations familiales.