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  • Conférence annulée : l’élu plaide l’erreur

    Conférence annulée : l’élu plaide l’erreur

    Notre article publié le 29 août dernier, intitulé « Le maire annule une conférence d’André Prone », concluait que l’interprétation d’un refus purement politique semblait relever du malentendu. Une confirmation en ce sens aurait en effet été problématique, tant elle aurait écorné l’image débonnaire que s’est construite depuis 1998 le premier magistrat LR de la commune, Robert Beneventi.

    « Une boulette administrative »

    L’environnementaliste et essayiste varois André Prone, qui devait intervenir au printemps prochain dans le cadre de l’Université du temps libre d’Ollioules avec une conférence intitulée « Urbanisation globale, résistances locales : pour une autre idée de la ville », a été déprogrammé.

    L’adjoint à la culture d’Ollioules, Didier Martina Fieschi, évoque « une boulette administrative » qu’il assume complètement, mais nie farouchement toute intention malveillante ou décision qui s’apparenterait de près ou de loin à de la censure. L’élu se dit « très affligé par ce qui s’est passé », en expliquant les tenants et les aboutissants.

    « Les choses ont été faites à l’envers », explique-t-il, sans attendre le dernier comité de pilotage. En cause, donc, une fonctionnaire qui aurait contacté prématurément, sans l’aval du maire, André Prone, en fixant une date pour sa conférence à l’Université du temps libre.

    « Je peux comprendre, je suis humain, que cela ait posé un problème à Monsieur Prone », assure-t-il. Mais, le comité de pilotage du 25 juillet a estimé, poursuit l’élu, que par rapport à la thématique du cycle, « la conférence proposée n’était pas retenue ». Ou plutôt, « plus » retenue.

    En tout cas, voulant donner des gages de bonne foi, l’adjoint met en avant l’entrée récente du conseiller municipal d’opposition Christian Bercovici (PCF) au comité de pilotage de l’Université du temps libre. « J’appelle ça le pluralisme culturel et j’y suis très attaché, je vous assure. C’est de la transparence. » Dont acte.

  • La rupture est dans la rue

    La rupture est dans la rue

    Des centaines de manifestations, occupations de ronds-points, piquets de grève dans les entreprises publiques et privées, blocages de collèges, lycées et universités, pacifiques et responsables dans leur écrasante majorité, ont donné le coup d’envoi, partout en France et massivement dans notre région, de l’irruption dans le débat public de la question sociale et de l’exigence d’une réponse à la hauteur : la justice sociale après huit ans de politique macroniste, honnie et impopulaire tant son caractère ultra-libéral a appauvri les ménages.

    Huit années terribles pour le monde du travail et la cohésion de la société. La réforme inique des retraites, passée en force au mépris de son rejet par les Français, demeure l’acte le plus sombre d’une politique du chaos tournée vers les plus aisés et contre les citoyens.

    Rompre avec la régression sociale

    Mais la macronie a-t-elle entendu ? Nous pouvons sérieusement en douter avec la nomination à Matignon de Sébastien Lecornu, ministre balayé comme François Bayrou après le refus de la confiance, le 8 septembre.

    Le nouveau Premier ministre n’a pas eu un mot, ce mercredi, pour les mobilisations populaires. Il a néanmoins déclaré qu’« il va falloir des ruptures, et pas que sur la forme, et pas que dans la méthode, des ruptures aussi sur le fond. » S’il n’a pas été plus loquace, la rue, elle, lui a envoyé un message limpide : « Oui » pour rompre avec cette politique de régression sociale que Sébastien Lecornu soutient depuis 2017. Sa nomination a donné du carburant au mouvement social qui entend s’inscrire dans la durée. Aujourd’hui, la rupture est dans la rue.

  • À Toulon, plus de 500 manifestants troublent l’activité commerciale

    À Toulon, plus de 500 manifestants troublent l’activité commerciale

    « Le budget Bayrou est tombé, mais on ne s’attend pas à des heures meilleures avec Lecornu », explique Patrice Moulun, pour l’Union locale CGT de Toulon. Il insiste sur la nécessité de porter des revendications claires : « La retraite à 60 ans, la hausse des salaires et des pensions et taxer les plus riches, puisque de l’argent, dans ce pays, il y en a ! »

    À ses côtés, Sébastien (CGT Propreté) renchérit : « Ce gouvernement nous a attaqués comme jamais. Alors, oui, il y a eu un changement de Premier ministre, mais on est conscients que si on ne mobilise pas, cette politique va continuer. Donc, notre objectif, c’est de bloquer et de dégager Macron. »

    Plus de 300 manifestants sont à présent arrivés sur le parking de Leroy Merlin. « On est dans la lutte, aujourd’hui, aussi pour préparer le 18 », précise Nora (CGT). Récemment retraitée, elle s’indigne de la situation sociale : « Les salariés n’ont plus de quoi vivre. Certains sont obligés de cumuler deux boulots. Des retraités retournent travailler. Sans compter le nombre d’étudiants qui, aujourd’hui, ne peuvent pas manger et vivre dignement. »

    De la colère à l’action

    Pierre Kaspereck (CGT) met en garde contre « l’incendie que Macron est en train d’allumer ». Il ajoute : « Il n’entend rien à la colère des travailleurs. Ça peut devenir très dangereux pour tout le monde, y compris pour la bourgeoisie française qui se pense à l’abri de toute atteinte. Si j’étais eux, je me méfierais. »

    Même son de cloche pour Olivier Gérard (CGT Éduc’action) : « On ne sait pas comment les choses vont se passer dans les jours qui viennent, mais ça ressemble un peu à la période de l’abolition des privilèges, je trouve. »

    Après les prises de parole, le cortège de plus de 500 personnes se dirige vers le rond-point de Valgora. Parmi les manifestants, Raphaël, jeune lycéen, explique : « On n’est sous aucune bannière politique, mais on en a tous marre de Macron. On pense qu’il faut tout bloquer. On a pris beaucoup de choses dans la gueule. Et là, on en a assez. Stop ! »

    à ses côtés, Lola, étudiante, confirme : « On en a marre de cette politique qui nous enlève nos droits petit à petit, tout en en conférant toujours aux plus riches. Donc c’est un sentiment de colère et de frustration, aussi. » Elle précise, avec un brin d’espoir : « L’objectif, c’est de faire prendre conscience qu’on peut changer les choses, qu’on peut être entendus. Sinon ça peut aller très loin. » Reza, jeune salarié dans la restauration, partage ce point de vue : « Ils ont voulu un bras de fer, on répond présent. Je serai en grève le 18, et autant de fois qu’il le faudra. »

    Les deux accès au parking de l’Avenue 83 sont maintenant bloqués. Coraline, salariée non syndiquée, confie : « Je suis là parce que je ne suis pas du tout en accord avec le système politique actuel, sur tout un tas de niveaux. Je trouvais ça important de se mobiliser, aujourd’hui, pour être le plus nombreux possible. Quant au nouveau Premier ministre, c’est une vaste blague : un pion de plus pour retarder l’échéance. »

    « Créer un rapport de force »

    De nombreux jeunes ont répondu à l’appel de la CGT. « On est là aussi pour apporter un peu de joie aux manifs », sourit Lucas.

    Pier, chorégraphe engagé, veut dire lui aussi son « ras-le-bol ». « La situation est grave au niveau social, au niveau écologique, et on voit que le président continue dans sa lancée », déplore-t-il. Pour ce militant associatif, « la solution, c’est de créer un rapport de force ». Il poursuit : « Le peuple ne se rend pas compte de la force qu’il a. Il faut faire comprendre que c’est nous qui avons le pouvoir, à condition de se bouger. »

    Pierre Daspre, secrétaire fédéral du PCF, estime que « Macron n’a toujours pas compris les messages envoyés par les Français, dans la rue comme dans les urnes ». Il insiste : « Il faut se mobiliser pour exiger des réformes profondes et changer notre système économique. Cela suppose d’aller au-delà de la colère et de l’exaspération, pour passer du malaise profond à une véritable alternative politique. »

    Anaïs Pascual (CGT Primark) résume le choix du lieu pour cette mobilisation : « Si on a choisi L’Avenue 83, c’est parce que c’est le symbole local du capitalisme, tout simplement. C’est une zone où vous avez des enseignes qui gagnent des milliards et des salariés qui sont à temps partiel et gagnent une misère, tout simplement. »

    Rendez-vous est donné à la prochaine mobilisation.

    « Ici, vous avez des enseignes qui gagnent des milliards et des salariés qui sont à temps partiel et gagnent une misère. »

  • Le Marathon Jules Bianchi, dix années de solidarité

    Le Marathon Jules Bianchi, dix années de solidarité

    Quarante-deux heures de course pour continuer d’honorer la mémoire de Jules Bianchi. Ce week-end, au circuit Paul-Ricard, l’association Jules Bianchi organise la dixième édition de son marathon. Au programme, un événement courant sur plusieurs jours afin de récolter des fonds. Ceux-ci seront reversés à l’hôpital L’Archet, établissement où le pilote français a été soigné jusqu’à son décès le 17 juillet 2015. L’ex-membre de l’écurie Marussia F1 a subi un grave accident à Suzuka, lors du Grand Prix du Japon 2014. Touché à la tête, il succombera neuf mois plus tard. Depuis près de 10 ans, sa famille porte son souvenir et a lancé ce marathon, en compagnie de l’ancien pilote Frank Lagorce.

    Entre vendredi et dimanche, l’objectif sera de récolter 50 000 euros, tout en s’affrontant sur la piste de karting du Castellet. « Nous avons beaucoup de chance, car le directeur du circuit est désormais Jean Alesi, qui est un ami de la famille », nous glisse-t-on du côté de l’association. Le principe est simple : l’équipage réalisant le plus de tours durant les 42 heures, 19 minutes et 50 secondes de la course gagnera cette édition. Pourquoi un temps si précis ? Pour reprendre les codes du vrai marathon, se courant sur 42,195 km. Les 35 équipages, comprenant entre six et vingt personnes, vont vivre un vendredi rempli avant d’attaquer la course en début de soirée. Des essais libres et des qualifications sont au programme, avant un allumage des feux sur les coups de 19h41.

    Quelques stars et une diffusion en direct

    L’hymne national, « La Marseillaise », sera joué peu avant le départ, qui sera donné par Jean Alesi lui-même. Accessible à tous, le karting a aussi été choisi car « ce sont les premiers amours de Jules. » Champion de France et d’Europe juniors, le pilote né à Nice a accédé aux compétitions de monoplace grâce à ses performances sur ces petites cylindrées. Parmi les 35 équipages, des personnalités ont répondu présent. Camille Lacourt, l’humoriste Arnaud Tsamere, David Hallyday, ayant participé au regretté Trophée Andros, mais aussi Louis Ducruet, représentant la famille princière de Monaco. Le plus investi reste Benjamin Biolay. L’acteur et chanteur a formé une équipe avec ses proches. Fan de sport automobile, il a sorti l’album Grand Prix (2020), où on le voit poser avec une voiture de course des années 1960 sur la pochette.

    Ce marathon 2025 pourrait être pimenté par une météo changeante. Si le temps risque bien d’être ensoleillé vendredi et dimanche, la pluie pourrait faire son apparition au cours de la journée de samedi. L’événement sera diffusé en direct sur Youtube. À la présentation, l’ancien journaliste de France Télévisions Lionel Chamoulaud. L’animatrice Marie Caizz, déjà présente l’an passé, assurera les interviews dans les stands et le paddock durant les trois journées de compétition. Avec Jules Bianchi dans un coin de la tête de tous les participants.

  • « Je soutiens l’éthique et la morale en politique »

    « Je soutiens l’éthique et la morale en politique »

    La Marseillaise : Demain soir s’ouvre une nouvelle assemblée populaire…

    André De Ubeda : Oui, nous sommes dans la continuité d’un processus démocratique inédit dans lequel on fait choisir les citoyens. Ils ont à se déterminer sur le programme et sur les candidats, c’est quand même assez extraordinaire. C’est un exercice difficile, mais très enrichissant. Donc, on continue. Et on est les seuls à le faire, même s’il y en a qui essayent très maladroitement de nous imiter, comme Lavalette avec ses conférences-débats.

    Vous parlez là de la candidate d’extrême droite ?

    A. D. U : Oui, la candidate du Rassemblement national, qui fait tout pour ne pas apparaître pour ce qu’elle est dans ses affiches et dans ses propos. La vacuité de ses propos, malgré la rapidité de son débit, montre qu’elle n’a pas de programme. D’ailleurs, elle n’a absolument exposé aucune idée pour Toulon. Elle se contente d’exposer sa personne et, surtout, elle évite de parler de politique.

    Elle n’est pas la seule à vouloir montrer une autre image, à Toulon, que celle défendue par son parti…

    A. D. U : C’est vrai. Je trouve d’ailleurs que Michel Bonnus [le sénateur LR], puisqu’on parle des candidats putatifs, fait à peu près la même chose. Il se met en photo avec sa famille et il parle de lui. Je lui souhaite une bonne santé, bien sûr, mais c’est un peu court. Il ne parle pas de Toulon, il ne parle pas de projet. Mais qui est Bonnus, exactement ? Est-ce le généreux restaurateur qui invite tout le monde chez lui ? Ou est-ce le représentant de l’aile la plus à droite de la droite, de la droite extrême de Retailleau. Est-ce Dr Jekyll ou est-ce M. Hyde ? Est-ce que c’est le gentil gars qui accueille tout le monde sur sa liste ? Ou celui qui vote des lois au Sénat contre les immigrés, contre les étrangers ? Il fait partie de ceux qui lient délinquance et immigration, exactement comme le Rassemblement national. Ce n’est pas pour rien que Laure Lavalette lui a proposé une alliance. Elle lui a proposé à lui et à personne d’autre.

    Comment analysez-vous ce qui semble être un manque d’entrain d’Hubert Falco à soutenir Josée Massi, maire sortante, après toutes ces années de fidélité exemplaire ?

    A. D. U : Cela fait partie des actes qui contribuent à ce que les gens soient dégoûtés de la politique. Tout le monde sait que je ne partage pas toutes les idées de Josée Massi, mais c’est une femme respectable, honnête, qui lutte réellement, elle, contre le Rassemblement national, de façon sincère et efficace. Moi, j’ai écouté son discours le jour de la commémoration de la Libération de Toulon. Un extraordinaire discours qui a fait que Mme Lavalette parte avant « La Marseillaise », sans s’embarrasser du protocole. Moi, je ne soutiens pas Mme Massi, mais je soutiens l’éthique et la morale en politique.

    Où en est l’union à gauche ?

    A. D. U : Soyons francs, soyons clairs ! On rassemble pour l’instant toutes les gauches, même si LFI hésite encore à venir. Nous allons parler de ça, aussi, au cours de l’Assemblée populaire. Tranquillement, sans se fâcher, sans s’énerver. On va écouter tout le monde et on va entrer dans un processus, je l’espère, de discussion avec la France insoumise. Mais plus largement, on va essayer de rassembler. On est en train de rencontrer des acteurs de la vie économique, sociale, culturelle, politique et sportive de Toulon. Et on est très fiers de ce qu’on fait. On est ouvert à tout le monde. Pas à l’extrême droite, bien sûr. Mais à toutes les personnes de bonne volonté. Je discute d’ailleurs avec des gens qui sont de droite et qui sont intéressés. On est dans un processus de consultation, d’écoute attentive, pour transposer ça dans un projet qui sera le projet du XXIe siècle, pour le coup.

  • Une rentrée placée sous le signe de l’innovation

    Une rentrée placée sous le signe de l’innovation

    « Avec l’IUT Rénov, nous offrons à 800 étudiants un campus moderne, durable et exemplaire », a déclaré le président (Ren.) de la Région Sud, Renaud Muselier, en précisant que la collectivité a investi 3,5 millions d’euros « pour donner à notre jeunesse les meilleures conditions d’études et à notre territoire les talents dont il a besoin pour relever les défis de demain ».

    Ce projet s’inscrit dans une démarche globale de rénovation du campus de La Garde, avec pour objectif la préservation des ressources. Il comprend notamment la création d’îlots de fraîcheur pour renforcer la biodiversité, des toitures végétalisées, des panneaux photovoltaïques, ainsi qu’un raccordement à une chaudière biomasse afin de réduire l’empreinte énergétique. Une gestion optimisée des eaux pluviales complète ce dispositif

    Dans le cadre de cette démarche d’éco-campus, l’Université de Toulon a d’ailleurs été lauréate du Prix d’excellence de la planification écologique 2024, qui récompense les initiatives financées par la Région en faveur de l’adaptation du territoire au changement climatique et écologique.

    Éco-campus exemplaire

    « Désormais, les étudiants en génie industriel et maintenance et génie électrique et informatique industrielle vont étudier dans des conditions idéales », s’est félicitée la vice-présidente de la Métropole, Josée Massi (SE). Elle a salué le regroupement de ces deux départements, qui témoigne, selon elle, de la volonté de l’Université de Toulon de « mutualiser les locaux » et de sa « capacité à créer une synergie qui sera bénéfique aux deux filières ».

    L’occasion de rappeler, également, que « ce bâtiment est la première étape d’une restructuration globale de l’IUT, autour de quatre ensembles immobiliers ». Une « politique volontariste », insiste-t-elle qui vise à donner « les moyens à notre territoire de devenir une référence en matière de vie étudiante ».

  • Le Samu prend le relais aux urgences de nuit

    Le Samu prend le relais aux urgences de nuit

    L’accès au service des urgences d’Hyères est régulé durant trois nuits par le Samu. Les patients doivent impérativement composer le 15 avant de se rendre sur place.

    Cette régulation s’applique du mardi 9 au mercredi 10 septembre entre minuit et 8h du matin, du samedi 13 au dimanche 14 septembre entre 20h et 8h ; du dimanche 14 au lundi 15 septembre, entre minuit et 8h. En dehors de ces trois nuits, les urgences d’Hyères fonctionnent normalement.

    Cette mesure vise à adapter le flux de patients aux capacités des effectifs médicaux en poste au sein du service, afin d’assurer une prise en charge optimale.

    Seules deux situations dérogent à cette régulation. Les patientes relevant du service gynécologique et obstétrical peuvent se présenter directement au service de maternité du centre hospitalier d’Hyères. Les femmes et enfants victimes de violences seront également accueillis sans régulation préalable.

    Site web : www.ch-hyeres.fr

  • Les rendez-vous du 10 septembre dans les Bouches-du-Rhône, le Var et le Vaucluse

    Les rendez-vous du 10 septembre dans les Bouches-du-Rhône, le Var et le Vaucluse

    Dans les Bouches-du-Rhône

    Marseille.

    6h30 : Des points de rendez-vous sont programmés par « Indignons nous, bloquons tout » dès 6h30 à la Porte d’Aix, Place Castellane, au métro La Rose et sur le parking McDo de la Valentine.

    10h Réformés : appel à une manifestation rejoint par l’intersyndicale CGT, FSU, FO, Solidaires.

    18h Assemblés aux Réformés.

    Des blocages des autoroutes sont programmés au niveau de l’autoroute nord, du littoral et de la L2.

    La CGT AP-HM et la CGT des Territoriaux appellent à la grève.

    Pertuis. 10h Rond point MacDO

    Vitrolles. 6h30 Rond point Coca-cola

    Septèmes-les-Vallons. Grève des Territoriaux CGT.

    Aix-en-Provence. Un rassemblement est prévu à la Rotonde à partir de 12h à l’appel de « Indignons nous, bloquons tout ».

    Gardanne. Grève des Territoriaux CGT.

    Aubagne. 8h à la gare. Puis 17h assemblée populaire à l’espace des Libertés.

    Istres. Un rassemblement est organisé au rond-point du Auchan à 9h à l’appel de membres de « Indignons nous, bloquons tout ».

    Marignane. Grève des Territoriaux CGT.

    Martigues. Grève à l’appel de la CGT au centre hospitalier.

    Salon-de-Provence. 8h30 Hyper Intermarché. Grève des Territoriaux CGT.

    Arles : deux rassemblements sont organisés à 7h, place de la République et au Rond-Point Point de Crau à l’appel de « Indignons nous, bloquons tout ».

    Saint-Martin de Crau. Des blocages d’entrepôts sont annoncés par « Indignons nous, bloquons tout ».

    Vitrolles. « Indignons-nous, bloquons tout » annonce un blocage de Ikea.

    Et aussi : les salariés CGT Mines Energies en grève continuent les piquets de grève à Marseille, Tarascon, Fos-sur-Mer, Gardanne, Roquefort-La-Bédoule, Bouc-Bel-Air et Aix-en-Provence.

    Dans le Var

    Deux rassemblements vont cibler des zones commerciales. Une opération de blocage à partir de 5 heures du matin, sur le parking d’Hyper U aux Arcs-sur-Argens. suivie d’un pique-nique partagé et d’une Assemblée Populaire et Citoyenne dans le parc du Réal. Une autre à partir de 9 heures sur le parking de Leroy Merlin à La Valette-du-Var, à proximité de l’Avenue 83.

    Des actions sont aussi prévues à partir de 7 heures au parking du collège de Montauroux et 7 heures 15 devant le lycée Dumont d’Urville à Toulon. À 11h, un « pique-nique militant » est annoncé sur les berges du Caramy, à Brignoles. Le rond-point du péage de Bandol devrait aussi être occupé.

    Dans le Vaucluse

    Avignon. 10h rassemblement place de l’Horloge à l’appel de « Indignons nous, bloquons tout ». 11h agora citoyenne place du Palais des papes. 14h30 : rassemblement devant la préfecture à l’appel du Snudi-FO. Appel à la grève de la CGT CPAM et des Territoriaux du conseil départemental 84.

    Carpentras. Agora à partir de 10h30 devant la mairie.

  • La maire de Toulon (SE) Josée Massi bien placée

    La maire de Toulon (SE) Josée Massi bien placée

    Beaucoup pensent que le mauvais feuilleton n’a que trop duré face au risque de voir l’extrême droite reprendre la Ville qu’elle était parvenue à rafler, en 1995, la laissant exsangue cinq ans plus tard. Autant dire que les intrigues, les fâcheries, et autres vexations ne vont pas tarder à fatiguer l’électorat de la majorité municipale.

    D’autant plus que tout paraissait réglé dès le 16 juin, date à laquelle, en primeur dans La Marseillaise, Hubert Falco annonçait apporter tout son « soutien » à la maire sortante Josée Massi, en expliquant avoir « confiance » en elle pour 2026, et la désignant comme « l’avenir », « entourée d’une équipe solide et expérimentée, mais aussi d’une nouvelle génération de jeunes élus ».

    Avec le soutien d’Hubert Falco

    Or, depuis cet été, on traîne les pieds lorsqu’on ne se fait pas carrément de croche-pattes. Pendant ce temps, le député (Ren.) Yannick Chenevard crie à qui veut l’entendre (pas grand monde) qu’il faudra compter sur lui pour les municipales. Le sénateur (LR) Michel Bonnus, très proche du très droitier Bruno Retailleau, jure s’être réconcilié avec Hubert Falco, avec qui, pourtant, il n’a pas été très tendre lorsqu’il était à terre. Et ce dernier, fâché, nous jure en marge d’une manifestation : « Je ne soutiens plus personne ! », laissant planer le doute sur ses intentions.

    Josée Massi, quant à elle, s’affiche comme la plus constante. Forte de sa légitimité et de son positionnement modéré, elle pourrait bien s’imposer face à des rivaux peu enclins à reconnaître son poids politique.

    Pour pousser l’analyse sur les chances des uns et des autres de l’emporter, en se limitant ici au camp de la majorité municipale, nous nous sommes procuré l’intégralité du sondage Elab, réalisé au mois de mars, dont une partie seulement avait été commentée, à l’époque. Des résultats à prendre avec beaucoup de pincettes, même s’ils dessinent de grandes tendances exprimées à un moment donné.

    Il en ressort que Josée Massi, à qui ses détracteurs reprochent un manque de popularité, arrivait devant en termes de bonnes opinions et d’intention de vote, devançant Michel Bonnus de 3 points. Ce n’est certes pas énorme, mais ça compte. Ceci dans le cadre d’un scénario où la majorité municipale part unie derrière un seul candidat.

    En revanche, et cela est passé inaperçu à l’époque, dans l’hypothèse de plus en plus probable où plusieurs candidats s’affronteraient au premier tour, faisant alors en quelque sorte office de primaires, les résultats sont encore nettement plus favorables à Josée Massi. La maire sortante, toujours selon ce sondage, collecterait 35% des voix contre seulement 9% pour Michel Bonnus, la plaçant en très bonne place pour affronter la candidate d’extrême droite Laure Lavalette, estimée dans ce cas-là à 38%. Le report des voix de la gauche assurant son échec.

    Encore faut-il que la raison l’emporte sur les ambitions personnelles et la colère. Et qu’Hubert Falco reste fidèle à ses engagements. Rien d’insurmontable, donc. Pour ce qui est de l’ambiance, rien n’a filtré de la réunion de majorité, qui s’est déroulée lundi après-midi.

  • L’urgence des luttes en débat à la Cride

    L’urgence des luttes en débat à la Cride

    Il faut canaliser ces colères et leur donner un contenu. Notre boulot, c’est ça ! » Durant les échanges, dimanche matin, sous l’ombre agréable des pins du parc Victorin-Blanc, quartier de la Cride, Pierre Daspre, secrétaire de la fédération PCF du Var, termine ainsi son intervention. Quelques instants auparavant, Jean-Pierre Meyer, secrétaire de la section PCF ouest Var et élu au conseil national du PCF, avait planté le décor : « Cette fête se situe dans une période de toutes les préoccupations. C’est une situation ouverte sur toutes les possibilités, les meilleures comme les pires. Le 8 septembre, un certain Premier ministre va devoir rendre ses affaires, puis il y aura les 10 et 18 septembre », présente-t-il.

    Certains dans le public, comme Amaryllis, ne voient pas d’un bon œil le fait de rallier le mouvement du 10 septembre, cette nébuleuse. Sylvie Vinceneux, membre du conseil national du PCF, déclare : « Vous avez vu cet été que la pétition contre la loi Duplomb a rassemblé 2 millions de signatures. C’est pour ça qu’on ne peut pas rejeter le 10 septembre en disant “c’est tous des fachos”. Le problème principal aujourd’hui, c’est que le travail ne paie plus, les salariés ne peuvent plus se loger, partir en vacances… » Présent dimanche à la fête, Jérémy Bacchi, sénateur PCF des Bouches-du-Rhône, rappelle la position de son parti : « Nous pensons que nous devons être de toutes les mobilisations qui participent à la construction du progrès social. Je crois que l’heure est venue de la convergence de toutes celles et de tous ceux qui veulent plus de justice et d’égalité, encartés ou non dans une organisation. » Sur la dette et la manière de renflouer le bateau France, le sénateur communiste a une vision radicalement opposée à celle de François Bayrou. « On n’a pas un problème de dépenses, qui sert pour lui à justifier de devoir faire 44 milliards d’économies, en ciblant les services publics et les collectivités, mais un problème de recettes », pose-t-il. « Le patrimoine des 500 familles les plus riches en France atteint 1 300 milliards, l’équivalent de 40% de la dette française qui s’élève à 3 000 milliards. » Pour le PCF, il faut « réformer la fiscalité, pour faire payer moins d’impôts aux classes populaires et moyennes, et mettre davantage à contribution les plus hauts revenus ».