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  • Un tissu toulonnais riche et soutenu pour favoriser la cohésion sociale

    Un tissu toulonnais riche et soutenu pour favoriser la cohésion sociale

    « Nous avons vraiment à cœur de mettre en lumière la richesse du tissu associatif de la ville de Toulon et tous les bénévoles qui le font vivre », commence l’adjointe au maire Caroline Depallens qui a en charge parmi ses fonctions l’organisation du Forum des associations. Une vitalité expliquée par une politique volontariste de la municipalité qui, malgré les crises, a non seulement maintenu les dotations aux associations mais est parvenue à les augmenter, lorsqu’ailleurs elles faisaient les frais de rigueur budgétaire. L’élue insiste sur leur rôle joué par toutes ces structures dans le maintien de la cohésion sociale fortement ébranlée « en créant du lien entre les personnes ».

    À ses côtés Caroline Giran, également impliquée dans le déroulement de la manifestation rappelle que « les associations sont un des outils de la mise en œuvre des politiques publiques, des corps intermédiaires sans lesquels on ne pourrait pas faire grand-chose ».

    Pour donner à voir cette diversité, 330 associations qui œuvrent dans les solidarités, le sport, la culture, le développement durable ou encore la santé vont se retrouver ce samedi sur les trois étages du Palais des Congrès Neptune ainsi que sur son parvis. Un rendez-vous auquel chaque année le public répond présent. Ainsi en 2024, ce sont 12 000 personnes qui sont venues sur les stands s’informer sur les nombreuses activités proposées, prendre des contacts, ou s’engager eux-mêmes à faire vivre la solidarité en donnant de leur temps.

    12 000 personnes

    « Le bénévolat, c’est le don de soi pour le vivre-ensemble », reprend Caroline Depallens pour qui « la solidarité est l’essence même d’une ville ». Et de poursuivre : « Faire attention humainement à l’autre c’est primordial, surtout dans la période. »

    L’occasion aussi de mettre en lumière les Comités d’intérêts locaux (CIL) qui sont de véritables courroies de transmission entre les habitants et la municipalité. Ils seront cette année regroupés à l’entrée du Palais Neptune. « Ils sont un quartier. Et un quartier plus un quartier plus un quartier, ça fait la richesse de la ville », insiste l’élue.

    Une journée donc pour trouver une activité sociale, éthique, physique ou culturelle, et se connecter physiquement aux autres et à la vie de la cité, en allant à la rencontre de tous ceux qui œuvrent déjà au service de la collectivité. Avec en prime des démonstrations, entre autres de danses et d’arts martiaux. Et des conférences aussi. Parmi elles, on peut noter à 10h45 celle intitulée « une bonne assurance », animée par l’association de consommateurs UFC Que Choisir. Ou à 11h30, « Sensibilisation aux enjeux de l’énergie et du climat », par The Shifters, l’organisation qui milite pour la décarbonation de l’économie. Et à 14h45, « le changement climatique », animée par l’Association varoise pour la sauvegarde de l’agriculture, de la Nature et de l’Environnement.

    La vie associative permet aussi cela, de se lever pour faire face aux grands défis et devenir soi-même acteur du changement. Ou du moins tenter d’éclairer les consciences.

  • Travaux annoncés pour les ponts fragilisés de Cavalière

    Travaux annoncés pour les ponts fragilisés de Cavalière

    L’un des épisodes pluvieux les plus marquants de ce printemps a fortement endommagé deux ouvrages à Cavalière, sur la commune du Lavandou. Le violent écoulement de la rivière Quicule a provoqué des désordres importants, notamment sur les parties immergées des ponts, mais aussi sur les berges, entraînant l’effondrement d’un mur communal.

    Des mesures d’exploitation ont été immédiatement mises en place pour sécuriser les lieux. Le pont supportant la piste cyclable a été fermé, tandis que le pont routier est désormais limité aux véhicules de moins de 3,5 tonnes.

    Des travaux de dégagement, boue et arbres, ont été réalisés pour permettre l’aménagement d’une déviation provisoire traversant les terrains du Conservatoire du littoral, entre la RD 559 et l’avenue du Golf.

    Une étude pour s’assurer de la stabilité

    Une solution provisoire maintenue « pour une durée indéterminée », précise le Département. En parallèle, un suivi technique a été engagé. Le bureau d’études Setec a été mandaté pour réaliser un diagnostic complet et définir les travaux de confortement nécessaires.

    L’objectif étant, comme le confirment les préconisations qui résultent de l’expertise, de combler les affouillements afin de s’assurer de la stabilité des ouvrages et de rétablir, entre les deux ponts, un niveau de profondeur du Quicule similaire à celui observé avant la crue du 20 mai 2025.

    Concernant les ouvrages départementaux, un projet de consultation pour des travaux est prêt. Une coordination est en cours avec la commune du Lavandou et la communauté de communes Méditerranée Porte des Maures (CCMPM), notamment pour gérer les interactions avec d’autres projets, en particulier les travaux la démolition de la dalle du parking situé en aval.

  • Les derniers jours du design à Noailles

    Les derniers jours du design à Noailles

    Le Festival international du design est devenu, depuis sa création en 2006 par Jean-Pierre Blanc, ancien directeur artistique de la Villa Noailles, une institution ayant largement dépassé ses propres murs, en même temps que les frontières, dont l’art ne fait pas grand cas. Lancé avec l’ambition de partager la création contemporaine dans le domaine du design, tant avec le public qu’avec les professionnels, il est le théâtre d’un prestigieux concours, point d’orgue de l’événement. Celui-ci permet chaque année de faire découvrir le travail d’une dizaine de jeunes designers, qui bénéficient d’une exposition et d’un accompagnement de choix.

    Dix ans après, en 2016, naît le « petit frère » du festival : le Festival international d’architecture d’intérieur, autour duquel est également organisé, lors du même week-end (cette année, du 26 au 28 juin), un concours réunissant une dizaine de jeunes architectes sélectionnés par un jury international de prestige. Contrairement à son aîné, celui-ci n’a pas lieu à la Villa Noailles, mais à l’ancien évêché de Toulon. Mais les deux événements ne font qu’un, et se regroupent sous la bannière de la Design Parade.

    Des œuvres réflectives

    Si les expositions du second se poursuivent jusqu’au 1er novembre, ce week-end marque le clap de fin pour le Festival international du design. Elles seront démontées dès le 8 septembre pour laisser place aux expositions du 40e Festival international de mode, de photographie et d’accessoires, du 16 au 18 octobre.

    Il s’agit donc du dernier week-end pour découvrir le travail des dix exposants. Parmi lesquels Simon Dupety, lauréat du Grand Prix du Jury, et sa série « Unindustrial Functional Object », qui explore une tension entre le naturel et l’industriel à travers une réflexion sur l’avenir des objets du quotidien mêlant glands, profilés d’aluminium et leds. Avec une question : peut-on imaginer une production technique qui sacralise le vivant au lieu de l’écraser ? Également à découvrir, les travaux du Danois Johan Karrebæk Thun (Prix Tectona), ou encore ceux de Kelly Eng et Marie Piplard (Prix du public et Mention spéciale du jury). Autant de découvertes qui laissent à voir et à penser.

    Ouvert de 14h à 19h, tarifs et informations sur Villanoailles.com

  • Top 14 : Face au RC Toulon, Montpellier veut entamer son renouveau

    Top 14 : Face au RC Toulon, Montpellier veut entamer son renouveau

    C’est une équipe du Montpellier Hérault Rugby revancharde qui attend le RC Toulon, ce samedi. Après son titre de champion en 2022, le club héraultais a frisé la correctionnelle en 2024 (13e, maintenu pour un point en barrage face à Grenoble), et connu deux exercices 2023 (11e) et 2025 (9e, à une place d’une qualification en Champions Cup) décevants.

    Avec douze arrivées pour quinze départs, le MHR a remanié son effectif plus que n’importe quelle autre équipe du championnat, y ajoutant des joueurs d’expérience tels que le deuxième ligne international gallois Adam Beard et le demi de mêlée international écossais Ali Price. Mais, aussi, de jeunes promesses comme le centre des Pumas argentins Justo Piccardo (23 ans) et le troisième ligne international australien Langi Gleeson (23 ans). Si tel que le relate L’Équipe le président Altrad annonce que l’objectif « est de finir dans les quatre, et ça commence par Toulon », Joan Cadullo, le manager, parle quant à lui des « phases finales ».

    « Bien sûr qu’ils peuvent le faire. Chaque année, les compteurs sont remis à zéro », affirme Pierre Mignoni. La manager du RCT s’attend à « un gros défi » face à un pack avant qui présente des arguments (le néo-Bleu Erdocio, Uelese, Veraheghe…). « C’est une équipe rugueuse, très forte sur ses bases que sont la mêlée, la touche… Il faudra être éveillé et pouvoir les contrer sur ces phases-là », prévient Swan Rebbadj. « Ils ont fait de bons matches amicaux [victoires 5-26 à Pau et 24-34 à Perpignan, Ndlr]. Ils ont deux ou trois individualités, mais on s’est plutôt recentrés sur notre jeu », détaille Oliver Cowie.

  • TOP 14 : Le RC Toulon veut réussir sa première face à Montpellier

    TOP 14 : Le RC Toulon veut réussir sa première face à Montpellier

    Le jour J est venu pour le RCT et les treize autres équipes du Top 14. Ce samedi marque le coup d’envoi de la saison, après près de trois mois d’interruption. Une pause qui a permis aux Toulonnais de se préparer aux échéances à venir, en dépit des deux défaites – anecdotiques – face à Perpignan (50-19) et Clermont (31-24). « Je suis excité de retrouver la compétition. Je trouve les garçons plutôt bien sûr cette fin de prépa », avance Pierre Mignoni. Le manager est conscient d’être attendu après la 3e place obtenue la saison dernière, dans un championnat qui s’annonce serré : « On sait qu’on est très attendu contre cette équipe de Montpellier. On avait un plan sur la préparation, sur l’attaque, la défense, la stratégie. On essaie d’être prêt, on sait que ce ne sera pas parfait pour les deux équipes. »

    Cowie et Brex au centre

    Avec sept arrivées et dix départs, l’effectif a subi un certain lifting, mais conserve une ossature semblable à celle de l’année dernière, malgré une troisième ligne amputée de joueurs importants, tels qu’Isa et Le Corvec : « C’est mieux que si on avait changé quinze joueurs. On a vite trouvé des repères. On a vu de bonnes choses face à Clermont. Là, je veux voir notre lien en attaque et en défense, et l’intensité sur les touches, les mauls, les plaquages, en mêlée… », prévient l’entraîneur du RCT, qui veut s’appuyer sur « un des plus gros paquets du Top 14 ».

    Mais aussi sur ses autres forces, malgré des absents de marque (Villière, Ollivon, Abadie, Jaminet, pour ne citer qu’eux) : « On est obligés de s’adapter à notre jeu, sans tout bouleverser. à nous d’être audacieux avec les joueurs qu’on a. On a beaucoup de qualités, de vitesse, mais pour l’utiliser, il faut combattre », annonce Mignoni. Il faudra aussi recomposer un centre orphelin de Fainga’anuku. Pour ce faire, le technicien varois compte sur la jeunesse d’Oliver Cowie (20 ans), appelé à prendre de l’épaisseur après une saison minée par les blessures : « Je le sens très bien. C’est un garçon très intelligent, il s’est développé physiquement et techniquement, il a beaucoup travaillé. » « [La blessure] m’a permis de travailler des choses que je n’aurais peut-être pas travaillé, affirme l’intéressé. Je pense que ça m’a fait du bien pour être prêt cette saison. »

    Cowie sera aligné d’entrée avec l’une des recrues, l’expérimenté Italo-Argentin Ignacio Brex (33 ans), arrivé de Trévise et avec qui la complémentarité semble prometteuse : « On va attendre le premier match quand même, tempère leur entraîneur. Ils ont du déchet, car on leur demande d’être audacieux, de tenter des choses. Je veux les voir dans l’adaptation. »

    « On s’est bien trouvé face à Clermont, “Nacho” a beaucoup d’expérience, il est très bon sur la communication avant d’avoir le ballon. On sait ce qu’il va faire, donc c’est plus facile de se trouver. J’espère qu’on développera encore plus ce duo », se réjouit Oliver Cowie. C’est tout le mal qu’on souhaite au RCT.

  • Qui est vraiment la députée d’extrême droite Laure Lavalette

    Qui est vraiment la députée d’extrême droite Laure Lavalette

    À Toulon, le ripolinage de façade du parti créé par d’anciens Waffen SS ne s’embarrasse pas de finitions. Les lézardes se font d’ailleurs voir presque à chaque prise de parole, toutes décomplexées. Ainsi la candidate déclarée au poste de maire de Toulon, Laure Lavalette, ne prend guère de gants pour s’exprimer sur la politique sociale ou culturelle de la Ville.

    Pour l’illustrer nous reprenons donc ici certaines déclarations faites en séance du conseil municipal de Toulon lorsqu’elle y siégeait encore avant d’être élue députée dans la 2e circonscription en 2022. Histoire de donner un aperçu de la politique qu’elle mènerait si d’aventure les Toulonnais cédaient une fois de plus aux sirènes de l’extrême droite, oubliant le fiasco des années quatre-vingt-dix.

    Avec des attaques gratuites pour dérouler, coûte que coûte, le fil de son idéologie. Comme lorsqu’elle lance : « On s’est élevés contre l’aide à l’association Les Robin des bancs […] C’est stupide ! On ferait mieux de régler le problème des mineurs non accompagnés… » On sait comment. Le maire lui répondant alors : « Je suis partisan de la cohésion sociale, moi. Pas d’un jugement sélectif des personnes ».

    Une drôle de conception de la culture

    Dans le cadre d’une délibération sur l’organisation de l’exposition « Picasso et les paysages en Méditerranée » au Musée d’art de Toulon, Laure Lavalette saisit l’occasion pour dénoncer la programmation du Théâtre Liberté sur la thématique du genre. Et déclare : « Nous voterons favorablement cette délibération… Mais le programme du Théâtre Liberté annonce aborder la question du genre… Non, nous ne sommes pas tous concernés par ces théories nauséabondes… propagande LGBTQI avec l’argent du contribuable. » Elle ajoute, après avoir déploré la « perte du modèle masculin/féminin » : « Honte à Berling ! » – le directeur du Théâtre Liberté.

    Difficile également de brosser le portrait de la députée RN en faisant l’impasse sur les personnes dont elle s’entoure. En premier lieu, son ancien assistant parlementaire Nicolas Koutseff dont elle n’a pas pu faire autrement que de se débarrasser. Cela se passe en octobre 2024 au moment où la presse révèle les tweets haineux dont il se rendait coupable depuis très longtemps. Difficile de croire que, comme elle l’affirme, Laure Lavalette n’ait pas été alertée des contenus racistes, homophobes, antisémites ou misogynes diffusés. Parmi les propos rapportés étaient épinglés « les Arabes [qui] n’aiment pas l’eau », une « féministe de merde », ou encore en apostrophant Ali Rabeh, maire de Trappes par un insultant commentaire.

    Comment ne pas rappeler également l’enregistrement clandestin d’une enseignante, en février 2025, que la candidate RN a jeté en pâture à la vindicte de la fachosphère. Cela se passe dans les murs de l’Université de Toulon lors d’un cours de droit dirigé par Hélène Hurpy, dans le contexte d’un débat sur un tract émanant d’un syndicat étudiant d’extrême droite vilipendant les étudiants étrangers. L’enseignante-chercheuse expliquant notamment que ces propos allaient à l’encontre de la Convention européenne des droits de l’homme et de la Constitution française. Cette divulgation provoque une vague de cyberharcèlement ciblant l’universitaire, assortie de menaces. Face à la mobilisation de soutien pointant l’irresponsabilité dont elle a fait preuve, l’enregistrement est finalement retiré de X.

    Sur son « passé », enfin, il est bon de se souvenir aussi que l’élue Laure Lavalette a milité pendant de longues années contre le droit à l’avortement. Elle a ainsi signé en 2014 la charte de l’association Choisir la Vie – un mouvement catholique traditionnel – qui demandait explicitement aux élus de soutenir ou parrainer des candidats prêts à « abroger, à terme, le droit à l’avortement » . Interrogée aujourd’hui sur ce combat d’arrière-garde, elle minimise en affirmant qu’il ne s’agissait que de « causes locales autour de la famille ».

    En revanche, elle votera contre la proposition d’inscrire l’IVG dans la Constitution, et milite pour la suppression des subventions au planning familial. On peut lui reconnaître une certaine constance. Elle trimbale également dans sa besace, une « belle idée » de la justice et de son indépendance.

    Ainsi lorsque le Tribunal correctionnel de Paris reconnaît Marine Le Pen coupable de détournement de fonds publics le 31 mars, elle dénonce une justice ciblée, et déclare à l’Assemblée nationale : « Marine Le Pen est condamnée parce qu’elle est Marine Le Pen. » Pendant que son collègue député RN de la 8e circonscription du Var, Philippe Schreck, dénonce, lui, une « dictature des juges ». Voilà qui sont ces gens.

  • Une nouvelle fête de La Cride pour être ensemble et résister

    Une nouvelle fête de La Cride pour être ensemble et résister

    Face à « une situation nationale et internationale qui ne fait que se dégrader », l’heure est plus que jamais à la mobilisation. C’est en ces termes que le secrétaire de section du PCF de l’Ouest Var Jean-Pierre Meyer, a ouvert lundi matin la conférence de presse. Et annoncer la rentrée politique des communistes de ce territoire dimanche prochain à La Cride. Un espace de convivialité et de fraternité pour faire la fête mais aussi construire, par le débat, l’indispensable rassemblement. Seule manière de rendre possible le changement.

    Avec parmi les priorités à mettre en avant l’exigence de paix. Une urgence humanitaire, éthique mais aussi économique, ajoute-t-il. Le responsable politique fustige « l’économie de guerre que l’on veut nous imposer, et qui a pour conséquence de mobiliser des milliards pour l’armement au détriment des conquis sociaux, des services publics et des collectivités locales ». Lesquelles, précise Jean-Pierre Meyer, voient de plus en plus leur budget se réduire sur injonction de l’État qui leur abandonne ses prérogatives sans moyens supplémentaires.

    L’actualité politique et sociale sera également au centre des débats, dont le vote de confiance sollicité par François Bayrou le 8 septembre et la chute de son gouvernement d’ores et déjà annoncée. Et ses conséquences directes, comme la désignation d’un nouveau Premier ministre ou « le nouveau possible recours du président de la République à la dissolution de l’Assemblée nationale », ce qui supposerait un retour aux urnes pour de nouvelles élections législatives.

    Changer la vie

    « Comment accorder la confiance à un Premier ministre qui explique à la grande masse du peuple qu’il faut qu’il accepte de nouveaux sacrifices pour combler les déficits qui ont été créés par ceux qui dirigent la France depuis des années ? », interroge Jean-Pierre Meyer. Impossible. La seule alternative est donc de mettre en branle tous les leviers de résistance et d’action. Avec, entre autres, « la perspective de la mobilisation citoyenne du 10 septembre, et la mobilisation intersyndicale d’appel à la grève et aux manifestations du 18 septembre ».

    « Nous nous inscrivons dans une démarche de soutien plein et entier, mais aussi respectueux des organisations ou des mouvements à l’origine de ces appels », précise le membre du conseil national du PCF.

    L’objectif étant de créer les conditions de la réussite de ces mobilisations mais aussi « faire grandir les idées en convergence pour être en mesure d’apporter des solutions pour changer la vie des Français et des Françaises ». Et ce aussi bien à l’échelle nationale que locale. C’est pourquoi les prochaines élections municipales qui arrivent à grand pas vont être aussi au centre des réflexions menées ce dimanche sous les pins de La Cride.

    Avec des projets et propositions « qui peuvent s’inscrire en contrepoids des politiques nationales », poursuit le conseiller municipal d’opposition de gauche de Sanary. Il en va de la gratuité des transports en commun ou de l’accès au logement, par exemple. « Notre liste était la seule qui portait dans son projet communal la réalisation de programmes d’accession sociale à la propriété », ajoute-t-il, en montrant que, chemin faisant, le conseil municipal a voté un projet de cette nature à l’unanimité. « Grâce à nos interventions et à la volonté de dialogue qui est la nôtre », tient-il à souligner

    Des discussions et des échanges que les communistes espèrent bien poursuivre dimanche avec des citoyens ouverts sur la rencontre et le débat d’idées. Le secrétaire de section précise à ce propos : « Plus de 50% des gens qui se rendent à La Cride ne sont pas engagés politiquement, mais savent qu’ils sont venus discuter avec les communistes. Et c’est ça qui nous donne tous les espoirs. Toute l’énergie dont on a bien besoin pour mener nos actions militantes. » De quoi réconcilier les citoyens avec la politique, en leur proposant de se rassembler pour changer la vie.

  • Toulon en commun veut un « plan canicule ambitieux »

    Toulon en commun veut un « plan canicule ambitieux »

    À Toulon, comme presque partout en France, l’été aura encore été trop chaud. Les deux vagues de chaleur – du 19 juin au 4 juillet, puis du 8 au 17 août, avec des températures autour de 40°C – ont, au mieux, causé de l’inconfort, au pire des problèmes de santé, voire des décès. Santé publique France dresse un bilan provisoire du premier épisode caniculaire faisant état de 480 décès en excès toutes causes confondues, parmi lesquels 410 personnes de plus de 75 ans. « Ces épisodes ne sont pas des événements ponctuels, mais les signes durables d’un dérèglement climatique auquel nos villes doivent s’adapter de manière urgente », alerte le mouvement progressiste Toulon en Commun.

    « Un plan de prévention canicule ambitieux »

    Le rassemblement des forces de gauche toulonnaises fustige une municipalité « silencieuse et insuffisamment mobilisée », malgré l’activation du plan national canicule. Il l’appelle « à mettre en œuvre un plan de prévention canicule ambitieux comprenant l’ouverture de refuges climatisés […] ; un plan de végétalisation en urgence contre les îlots de chaleur […] ; un plan de rénovation thermique des bâtiments publics, notamment l’habitat social, les écoles et les crèches. »

    Toulon en commun estime que « la veille canicule pour les personnes de plus de 65 ans, inaptes au travail ou en situation de handicap » mise en place par la Ville « reste insuffisante » et invite à s’inspirer des « mesures ponctuelles » prises dans d’autres villes : « Gratuité des piscines […] (et) des transports en commun, […] ouverture exceptionnelle des bibliothèques ou musées. Ne pas agir, c’est mettre en péril notre avenir collectif », conclut-il, en espérant être en position de prendre des mesures dès l’été prochain en s’imposant à l’issue des élections municipales.

  • Des services publics à reprendre au privé

    Des services publics à reprendre au privé

    Les services publics seront l’un des grands chevaux de bataille du futur projet municipal de gauche à Cuers selon le PCF local. « Il faut réétudier les délégations de service public (DSP) en cours pour faire revenir en régie les services essentiels et redonner du pouvoir d’achat. Je pense à l’eau. Quand on regarde les investissements de la mairie pour remettre en état le réseau, et que Veolia se gave de l’autre côté, quelque chose ne va pas bien », dénonce Alain Bolla. Cela permettrait « de gagner en compétences sur certains domaines. C’est une perspective à 10 ou 15 ans. »

    Une perspective qui concerne aussi La Poste, dont les services « sont éclatés entre plusieurs structures privées telles que des supermarchés, alors qu’elle est censée être vecteur de lien social » affirme le militant. Ou encore la gare, « qui doit rester une gare avec du personnel et un développement du TER, pas un centre commercial », soutient Amaryllis Cimbron. Mais également la santé pour ne plus dépendre, entièrement, de la maison de santé de Solliès-Pont : « Contrairement à la maison de santé, le centre public de santé interdirait les dépassements d’honoraires » et qui « travaille de la prévention jusqu’au soin. C’est un appui à l’hôpital public », conclut Alain Bolla.

    Ad.B.

  • Le PCF appelle à l’union sur un projet citoyen

    Le PCF appelle à l’union sur un projet citoyen

    À sept mois des élections municipales, dont le premier tour est fixé au dimanche 15 mars 2026, le PCF se lance dans la bataille à Cuers où aucune liste de gauche n’avait été présentée en 2020. « On fait partie d’un processus de construction avec l’ensemble de la gauche. Celle-ci a une légitimité importante à Cuers. Aux législatives, le Nouveau front populaire (NPF) est arrivé deuxième derrière le RN » avance Alain Bolla, l’un des initiateurs du projet.

    Pour vaincre l’extrême droite, qui a recueilli 54% des voix sur la commune aux législatives anticipées en juin 2024, les communistes lancent un appel au rassemblement : « On propose de construire des ateliers avec les gens pour monter un projet. À partir de là, on constituera la liste », explique Alain Bolla. Il envoie un message aux élus de gauche présents sur la liste de la majorité actuelle : « S’ils veulent nous rejoindre, il en va de leur responsabilité. Des gens de gauche sur une liste de droite (sic), ça brouille le message. » Et affirme cependant que « l’objectif n’est pas de faire tomber le maire Bernard Mouttet. Il a rattrapé une partie de l’inaction des deux derniers mandats, mais il faut aller plus loin. »

    Relancer des industries sur la commune

    Pour ce faire, le PCF promeut quelques axes de travail, en se basant sur la progression démographique de cette commune de quelque 11 500 habitants (+0,3% chaque année) : « La politique sur les écoles est importante, mais aussi dans le sport, la culture, l’éducation populaire, la citoyenneté. Toutes les politiques municipales doivent être traversées par le bien vivre à Cuers en travaillant les questions de prévention, de médiation, de sécurité et de justice, à travers le tissu associatif, et les services publics tels que l’école » affirme Alain Bolla, tout en précisant être « très réservé sur la sécurité “sécuritaire”. Il y a souvent un décalage entre le sentiment d’insécurité et la réalité. Il n’y a pas plus d’insécurité ici qu’ailleurs. » En filigrane, l’immigration, thème de campagne favori de l’extrême droite : « On en fait toute une histoire alors qu’il n’y en a pas plus qu’ailleurs. Il faut des outils pour accueillir et créer du lien », appuie Amaryllis Cimbron, autre porteuse du projet.

    Parmi les domaines d’actions concrets, est évoqué le renforcement de la politique éducative, avec la création d’un centre aéré et d’une piscine intercommunale « pour le savoir nager », ajoute la militante.

    Autre priorité : du pouvoir d’achat, notamment à travers les services publics (lire ci-dessous), et des politiques en matière d’emploi, via la création d’industries de véhicules anti-incendies, et de déconstruction des aéronefs. « C’est considéré comme non rentable par les industriels, mais c’est vertueux écologiquement et donc, à long terme, économiquement », insiste Alain Bolla.

    La gratuité des transports et la mise en place de moyens doux (pistes cyclables, bus verts…) sont aussi évoquées.

    Des mesures qui seront financées sans renoncer à l’impôt : « Nombre de maires font un budget et n’augmentent pas le taux d’imposition, par populisme. Mais l’augmentation est votée par les mêmes au niveau de la communauté de communes. L’impôt, c’est important, il faut le faire comprendre. C’est le socle de la solidarité », conclut le militant communiste.