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  • Debout à Toulon pour le progrès social et le bien commun

    Debout à Toulon pour le progrès social et le bien commun

    « La casse des services publics ? En tant qu’enseignante je suis bien placée hélas pour vous en parler », commence Carine Siviliano (FO) en pointant qu’« avec 30 à 40 gamins par classe on ne peut plus faire le boulot comme on le faisait avant ». Et de poursuivre, remontée : « C’est exactement comme dans les hôpitaux, quand tu as 75 patients pour deux infirmiers sur un étage… Le soir quand ils rentrent chez eux, ils peuvent avoir fait tout ce qu’il leur était possible, n’empêche qu’ils n’ont pas correctement accompli leur mission faute de moyens. »

    « Un mouvement comme ça, ça donne toujours de l’espoir, en tout cas c’est le moment ou jamais », conclut-elle, ragaillardie par la belle participation qui s’annonce et en rêvant déjà à « une grève générale ».

    « Je suis là parce que je pense que la société va très très mal et que ça fait des années que la situation s’enlise. On a moins d’argent, on peut moins vivre », s’indigne Lætitia, qui se revendique comme apolitique et non syndiquée. Et d’ajouter : « Éduquer la jeunesse et soigner les citoyens ça devrait être leur priorité, alors que c’est un naufrage total. On se tire une balle dans le pied et on saborde l’égalité des chances. »

    Il y a déjà du monde sur la place de la Liberté. Même si une partie des manifestants sont rassemblés devant le commissariat central pour protester contre l’arrestation d’une rare violence de deux lycéennes en fin de matinée devant Dumont d’Urville alors qu’ils organisaient avec leur camarade une opération de blocage partiel. La police a jugé l’une de leurs pancartes insultante à son égard.

    « On est là aussi pour mener la lutte antifasciste en réaction à tous ces mouvements d’extrême droite qui montent en Europe et sur l’emprise de cette idéologie jusque dans le macronisme », nous expliquait Issem, l’une des jeunes filles placées en garde à vue. Nous l’avions rencontrée tôt le matin devant l’établissement. Maxence, 19 ans, lance : « C’est bien qu’on soit là tous ensemble contre ce système ultra-capitaliste. Il faut taxer les riches ! Quand on voit dans quel état sont les hôpitaux, il y a de quoi se révolter. Ma mère travaille dans une maison de retraite, c’est pareil, elle galère. »

    « Nous aussi, on a le droit à un avenir », clame Julia en fustigeant les injustices sociales et l’inaction climatique. La jeunesse est dans la rue.

    Le secrétaire général de l’Union départementale CGT du Var Richard Roméo-Giberti livre son analyse : « C’est une journée de mobilisation qu’on a souhaité implanter dès ce matin dans les entreprises pour aller au contact des salariés et leur faire reprendre conscience que le seul moyen d’impacter le capital qui est arrosé à coups de milliards d’euros par l’État pour un résultat proche du zéro, eh bien c’est de faire grève. » Pour le responsable syndical, « la séquence qui s’ouvre si on reste sur les mesures annoncées par feu François Bayrou cet été, ça va conduire à moins de lits à l’hôpital, moins de vie sociale, moins de solidarité devant les aléas de la vie ».

    Un beau cortège est à présent formé. « Ça montre qu’il y a une exaspération forte et une volonté de défendre nos conquis sociaux et particulièrement la Sécurité sociale », constate Brigitte Cheinet (CGT-retraités). « À chaque déclaration de nos gouvernants, on touche un peu plus le fond et on nous promet de nous faire payer tous les dégâts commis par les classes dirigeantes de ce pays depuis des années », tempête Alain Tournay le secrétaire départemental de la FSU, en expliquant que pendant ce temps les services publics sont saccagés. Et de conclure : « Dans l’éducation on a eu 6 et bientôt 7 ministres en l’espace de quelques années avec à chaque fois l’objectif non pas d’investir dans l’Éducation nationale mais de faire des économies. Chaque année, c’est à peu près 2 000 à 3 000 postes qui sont supprimés dans l’Éducation nationale.

    « Hôpitaux saturés, classes surchargées, transports dégradés… Les inégalités explosent et de plus en plus de familles basculent sous le seuil de la pauvreté », a rappelé Jean Innocenzi (CFDT) lors de la prise de parole de l’intersyndicale. « Alors pas question que les travailleurs et les plus précaires, qui servent toujours de variable d’ajustement, paient les frais d’une politique qui sacrifie délibérément le bien commun, les services publics et l’avenir des jeunes au bénéfice d’obscurs intérêts privés et financiers », conclut-il.

    « Le seul moyen d’impacter
    le capital c’est de faire grève »

  • Le Medef Sud combat LFI mais « discute » avec le RN

    Le Medef Sud combat LFI mais « discute » avec le RN

    En conférence de presse, ce mercredi à Marseille, le président du Medef Sud, Stéphane Benhamou, a décidé d’envoyer les pieds à l’encontre de différents partis de gauche, sur fond de débat autour du budget et des consultations du Premier ministre, Sébastien Lecornu. « La démagogie, le clientélisme, l’incurie et l’inculture des politiques, notamment LFistes, m’insupportent de plus en plus. Raconter à ce point des bêtises, ce n’est pas possible ! », entame-t-il, visiblement remonté. Il fait notamment référence au passage d’Éric Coquerel, député LFI de Seine-Saint-Denis et président de la commission des finances de l’Assemblée nationale, sur BFMTV, le 11 septembre dernier, qui s’était pour le moins emmêlé les pinceaux à propos du fonctionnement de la taxe Zucman. « LFI, Mélenchon, Coquerel… Ils surfent sur les angoisses des gens qui ne voient pas de perspectives et qui considèrent que faire payer les riches peut apporter des réponses à leurs difficultés, ce qui est totalement faux », développe Stéphane Benhamou. Il s’attaque également à l’économiste Gabriel Zucman et ses soutiens. « Ce nouvel économiste… Un pikettyste punaise ! [sic, référence à l’économiste classé à gauche Thomas Piketty] Il n’a jamais vu une entreprise. Il ne sait pas faire la différence entre un résultat d’exploitation et le patrimoine virtuel. » En passant, le PS en prend aussi pour son grade puisque l’entrepreneur varois dénonce ses « gesticulations ». « On ne peut pas se revendiquer élu de la république et tenir des propos clientélistes comme ça », tacle-t-il, accusant les socialistes de « surfer à 6 mois des municipales ». En bref, Stéphane Benhamou suit les traces de Patrick Martin, président du Medef, dans sa montée au créneau contre une potentielle reprise de mesures proposées par la gauche par le nouveau Premier ministre.

    « Ils veulent la stabilité fiscale »

    Mais il va bien plus loin dans son raisonnement, dressant un cordon sanitaire à l’encontre de LFI : « Je reconnais le travail des élus locaux et régionaux, de toutes couleurs politiques confondues, à l’exception de LFI. » Par contre, il n’a visiblement aucun problème à tendre l’oreille en direction d’élus d’extrême droite. « Je discute très régulièrement avec des députés du RN, tous me disent qu’ils veulent la stabilité fiscale, qu’ils demandent à ce que les entreprises ne soient pas davantage taxées », explique-t-il sans sourciller. De quoi contraster avec la position de son prédécesseur, Jean-Louis Maurizi, qui pointait un « programme économique vide et [qui] n’a aucun sens » du côté du RN lors des dernières élections européennes. Après l’invitation de Jordan Bardella à l’université d’été de l’organisation patronale, espérons que le grand patronat ne reprenne pas des positions que l’on croyait révolues depuis 1944…

  • Le PCF en lutte et en fête aux Oursinières

    Le PCF en lutte et en fête aux Oursinières

    Trois jours après la grande mobilisation du 18 « qui s’annonce d’ores et déjà comme un grand succès d’union et de rassemblement », les communistes de la section de La Garde-Le Pradet ont bien l’intention de maintenir vivante la lutte sociale et politique tout au long de la 4e édition de la fête des Oursinières qui va se dérouler ce dimanche.

    « La date du 21 est aussi la journée internationale de la paix et nous saurons également nous y associer », poursuit le secrétaire de section Yves Pellegrino. Avec en particulier le témoignage de Louis Camenzulli, responsable du Mouvement de la paix du Var, qui faisait partie de la délégation présente aux commémorations des bombardements atomiques à Hiroshima en août dernier.

    Une focale particulière sera également accordée tout au long de la journée aux élections municipales de 2026 qui seront normalement « le premier rendez-vous démocratique fixé aux Français ».

    « Le mécontentement est immense, profond », constate Pascale Voirgard l’une des colistière qui bat le terrain sur les marché et au porte à porte. «Mais on est bien accueillis, il y a un désir de changement », précise-t-elle.

    Mais, prévient Yves Pellegrino, le Rassemblement national poursuit sa progression à La Garde, où la droite est en difficulté, et au Pradet aussi.

    Sous le signe du rassemblement

    Des batailles qui s’annoncent rudes mais avec de sérieux atouts pour les forces progressistes. Notamment sous le Rocher où « la gauche, après 20 ans de divisions locales, a concrétisé une stratégie de rassemblement et d’union construite à la base, autour d’un projet municipal à la hauteur des attentes des habitantes et habitants ».

    Avec une équipe « Unis pour La Garde » bien en marche, avec à sa tête la socialiste Julia Peironet et quatre communistes sur la liste en position éligible.

    « La fête des Oursinières sera ce moment de rencontre, de compte rendu, de témoignages concernant la campagne des municipales », insiste le secrétaire de section. Avec entre autres les prises de parole de Julia Peironet et Philippe Signorino, pour La Garde ainsi que Gilberte Mandon pour Le Pradet, qui interviendra également sur la dimension métropolitaine.

    À noter également la présence d’une expositon sur les 80 ans de notre Sécurité sociale créer à la sortie de la Seconde Guerre mondiale. Histoire de ne pas oublier que nos aînés se sont battus pour la gagner. Un combat toujours d’actualité pour la garder comme il va être rappelé aujourd’hui dans toutes les manifestations.

    Du pain sur la planche donc pour cette 4e édition. Un nouveau moment de partage et de fraternité avec des moules frites à volonté.

    Une fête, assure Yves Pellegrino, ouverte très largement au-delà des seuls adhérents communistes aux personnes qui partagent les valeurs de justice sociale, et où le débat sera de mise.

    Pour ce qui du programme des festivités, entre autres, les chants de la rue seront à l’honneur. L’occasion pour chacun et ensemble de pousser la chansonnette guidé par Valérie, la choriste. A noter également pour les amateurs de pétanque, le terrain de boules à disposition des participants. Sans oublier la tombola avec ses deux lots gagnant d’une valeur de 150 euros.

    Entrée libre. Repas : 20 euros.

    Réservation : Tél. 06.89.09.91.64

    ou 06.01.64.47.86

  • Une ligne de covoiturage entre Toulon et Cuers

    Une ligne de covoiturage entre Toulon et Cuers

    Une nouvelle solution pour les trajets du quotidien. Ce mercredi était inaugurée, à Solliès-Pont, sur l’aire des Terrins, la nouvelle ligne « Zou ! Covoit’ », reliant Toulon à Cuers, via sept communes et 18 arrêts. Un service développé par ces dernières avec l’État, la Métropole TPM, le Département, sous l’égide de la Région Sud et de l’entreprise Ecov, spécialisée dans le covoiturage. Le Fonds Vert a financé la moitié du projet tandis que la Région a versé 2,7 millions d’euros.

    L’objectif de cette ligne, « la plus longue de France » souligne Thomas Matagne, fondateur d’Ecov, est de lutter contre l’autosolisme, c’est-à-dire l’usage de la voiture sans autre passager, dans les trajets du quotidien. « Elle représente 81% des déplacements, son taux de remplissage moyen pour aller au travail est d’1,07 personne », détaille Thomas Matagne.

    Service sans réservation

    Le principe : le passager se rend près d’un des 18 arrêts de la ligne et indique sa destination via une application. L’information s’affiche alors sur le panneau situé à l’arrêt et dans l’application des conducteurs géolocalisés sur ce trajet. L’un d’eux s’arrête et prend en charge le passager. Si aucun ne passe, une garantie départ est déclenchée après 15 minutes aux heures de pointe avec une autre solution (bus ou taxi). De leur côté, avant de prendre la route, les conducteurs indiquent leur trajet. Après avoir reçu l’info, ils récupèrent leurs passagers aux arrêts sélectionnés. Aucune réservation n’est nécessaire, le service est gratuit jusqu’aux vacances de la Toussaint et sera ensuite intégré au service Zou ! (abonnements ou tickets unitaires).

    Depuis son lancement le 23 juin, le service recense 1 668 inscrits pour 3 082 trajets proposés. Encore en deçà de ce qui est espéré, mais il s’agit désormais d’« obtenir des conducteurs qu’ils acceptent de devenir passagers, confier leur trajet et leur journée à quelqu’un d’autre. Cela se construit par la confiance, en les citoyens et en le service », appuie Thomas Matagne. « Le changement de comportement est essentiel. C’est une affaire d’acceptation collective et individuelle. Il faut que nous embarquions tout le monde, y compris les élus », abonde Jean-Pierre Serrus, vice-président (Ren.) de la Région en charge des transports.

  • « Je veux éviter de renouveler l’expérience du FN de 1995 »

    « Je veux éviter de renouveler l’expérience du FN de 1995 »

    La Marseillaise : La droite vient de donner un triste spectacle. Comment analysez-vous cette dernière séquence marquée par le revirement d’Hubert Falco ?

    Josée Massi : J’ai fait un communiqué dimanche pour faire une mise au point après ces fuites assassines dans la presse. Honnêtement, je pensais que nos discussions restaient confidentielles.

    En même temps j’avais vu ce qui s’était passé après la première réunion de majorité. Mais là, j’ai trouvé que les propos n’étaient plus du tout respectueux.

    À quel moment ça a commencé à déraper ?

    J.M. : En juin, Hubert Falco me dit que ce serait bien que j’annonce ma candidature à la majorité. « Comme ça, je te soutiendrai, plutôt que de te désigner », m’explique-t-il. Je prends quand même mes précautions parce que je ne suis pas née de la dernière pluie. Et je dis donc que j’ai l’intention de me présenter mais que je vais avant cela chercher l’unité. Et que je me donne tout l’été pour y arriver. Je suis trop honnête, peut-être.

    Le vendredi 23 juin, Hubert Falco sort un communiqué pour annoncer qu’il me soutient. À la suite de ça, dès le lundi on se voit avec des adjoints et Hubert Falco, et on décide qui sera le directeur de campagne et le premier adjoint, c’était Benoît Pelletier. Tout est en place. Et c’est là que ça va basculer.

    Pourquoi selon vous ?

    J.M. : Ça va basculer parce que je n’ai pas été aussi souple que ce que peut-être on attendait. Lorsqu’on se revoit. Il me dit que ça serait bien quand même de renouer le contact avec Michel Bonnus [le sénateur LR, Ndlr.]. J’accepte donc l’invitation de ce dernier. C’est le fameux épisode des petits farcis relaté dans la presse. Sauf que deux jours après, ils sont retournés sans moi chez Michel Bonnus manger des gnocchis.

    L’été se passe, on se revoit le 29 août à cinq. Et là je comprends qu’il y a quelque chose qui s’est passé. Entre-temps, Hubert Falco et Michel Bonnus se sont réconciliés.

    Il faut savoir que pendant deux ans, quand même, ça a été très difficile. Pendant tout ce temps l’unité, je l’ai cherchée. Elle n’était pas évidente. Pendant les législatives notamment au moment de l’élection de Yannick Chenevard où j’ai demandé à Michel Bonnus d’être présent dans la salle du conseil municipal pour donner justement une image d’unité.

    Et là vous comprenez qu’on cherche tout simplement à vous faire renoncer…

    J.M. : Je comprends qu’en fait, il faut que je plie. On a enchaîné quelques rencontres. J’ai vu la majorité et chacun a pu s’exprimer. Je ne sais pas si tout le monde l’a fait avec son libre arbitre. La demande de certains adjoints était d’attendre la position d’Hubert Falco. Je l’ai donc appelé et c’est dans ce cadre que s’est déroulée la réunion de jeudi dernier avec Michel Bonnus.

    Cette réunion a été très difficile. Même si je n’étais pas dupe. Je savais que c’était joué.

    Et à l’issue, il nous a dit, vous avez le week-end pour vous mettre d’accord et je donnerai ma position lundi. J’ai encore eu un temps d’échange avec Michel Bonnus dimanche après-midi. J’ai proposé de faire liste commune et de travailler sur l e projet. Nous ne sommes pas tombés d’accord.

    Que vous proposait-on alors en termes d’équilibre ?

    J. M.  : Un poste d’adjoint. Je n’ai pas d’ambition mais… On m’a même proposé un poste de sénateur, de député…

    Donc, au vu de tout ça, j’ai choisi de faire une mise au point pour rappeler que j’étais légitime pour conduire la liste de la majorité. Sinon, il ne fallait pas me choisir en 2023 pour assumer les fonctions de maire et me soutenir en juin dernier.

    J’explique aussi que je prends un peu de recul pour continuer le travail de maire parce que les conditions ne sont pas sereines.

    Aujourd’hui beaucoup de Toulonnais veulent savoir si vous serez candidate ?

    J.M. : Je ne peux pas vous le dire maintenant. Ce que je peux dire c’est que j’ai toujours été utile à ma ville et que je le resterai. Cela étant dit il faut que tout le monde soit conscient qu’on a un adversaire commun : l’extrême droite. Il ne faut pas le perdre de vue ça. Il ne faut pas perdre de vue l’intérêt de tout le monde.

    Michel Bonnus a rappelé qu’il avait proposé des primaires. Je ne sais pas comment on aurait pu réaliser des primaires. Je rappelle que je n’ai aucun parti politique.

    En tout cas, au mois de juin Hubert Falco savait déjà depuis longtemps qu’en me soutenant on n’aurait pas un candidat unique, puisque Michel Bonnus n’a jamais caché ses intentions. Il a toujours été très clair là-dessus.

    Le problème est là. Pourquoi donc me soutenir et mettre en place la campagne ? Alors quand j’entends parler aujourd’hui d’unité…

    Il y a de quoi être dépité…

    J.M. : Je ne suis absolument pas dépitée. Et je ne déteste personne. Ma seule ambition, c’est d’être utile à ma ville. Ça fait 30 ans que je suis utile. Mais je rappelle encore une fois que je ne suis affiliée à aucun parti et que je ne prends les ordres de personne.

    Ce que je regrette, c’est le flou qui est entretenu, avec les motivations de chacun, les intérêts de chacun. Je le répète : on a toujours su qu’il y aurait la liste de Michel Bonnus.

    Est-ce ce tout ça au fond ne joue pas en faveur de l’extrême droite ?

    J.M. : Après, on se demande pourquoi les Français ne votent pas. Franchement, quel exemple nous donnons !

    Je pense qu’on a fait un grand pas pour donner la ville au Rassemblement national. Laure Lavalette n’a rien besoin de faire, juste nous regarder nous déchirer.

    En tout cas si je devais soutenir quelqu’un, je demande à voir le contenu, l’équipe, le projet. Parce qu’on ne vote pas pour des têtes d’affiche. Il faut rester droit dans ses bottes et avoir des convictions. On ne peut pas faire de chèques en blanc. La confiance, c’est des deux côtés.

    Plein de raisons en somme de ne pas lâcher le combat…

    J.M. : Je vois où vous voulez m’amener. Alors je répète : ça a été une très belle aventure. Et ça sera peut-être encore une aventure. En six mois, il peut se passer tellement de choses.

    Ce que je veux, c’est le meilleur pour tout le monde en évitant l’expérience de 1995 [date de la prise de la ville par le Front national, Ndlr.]. Et ce n’est pas, contrairement à ce qu’on entend, parce que la droite était divisée que l’extrême droite a gagné. C’est parce que la gauche s’est maintenue. Et que fera la gauche face à Michel Bonnus ?

    C’est pour ça que j’avais dit que j’étais à même de rassembler les groupes.

  • Coluche et les Restos du cœur à l’honneur de la 88e édition du Bol d’Or

    Coluche et les Restos du cœur à l’honneur de la 88e édition du Bol d’Or

    Le monde de la moto s’apprête à se réunir au circuit Paul-Ricard pour un grand week-end de compétitions. Le Bol d’Or, 88e du nom, se déroule du 18 au 21 septembre sur le tracé varois du Castellet. Une édition particulière qui verra Coluche et les Restos du cœur être mis à l’honneur par les organisateurs.

    Cinquante quatre équipes se sont inscrites pour ce nouveau Bol d’Or, soit un nouveau record. Hormis l’étape japonaise le mois dernier, jamais autant de motos n’ont été alignées pour une course comptant pour le championnat du monde d’endurance. Parmi les engagés cette année : Tom Pagès, multiple médaillé aux X-Games et spécialiste de la motocross freestyle. Dans le même équipage, celui de Moto Revue/Moto Journal, Vincent Philippe sera également présent. Il est lui, un nonuple vainqueur du Bol d’Or et figure historique de l’épreuve. L’ancien pilote Moto GP Mike di Meglio sera en lice pour être champion du monde EWC.

    Mise en avant de Coluche et des Restos du cœur

    En effet, le Castellet accueille la dernière étape de la saison 2025 et tous les titres seront décernés à l’issue du week-end. Une lutte à trois, voire quatre, se tiendra au circuit Paul-Ricard pour couronner le trio gagnant après une longue année où la bataille a été intense sur toutes les courses. Au classement, la Yamaha de l’écurie Yart occupe actuellement la tête avec seulement un point d’avance sur BMW Motorrad World Endurance Team. La Kawasaki de Mike di Meglio et la Suzuki d’Étienne Masson sont également toujours en course pour être sacrés.

    Avec l’opération Les Motards ont du cœur, le Bol d’Or va rendre hommage à Coluche tout au long du week-end. Il y a 40 ans, le célèbre humoriste battait le record du monde de vitesse à moto, au guidon d’une Yamaha TZ 750. La semaine suivante, il créait les Restos du cœur. Pour l’occasion, cette moto fera deux tours de démonstration, vendredi. D’autres actions sont menées par le Bol d’Or, en lien avec les Restos du cœur. Les spectateurs peuvent donner 1 euro en achetant leur billet. Les partenaires offriront un euro par tour réalisé par les trois motos de tête. Une exposition photo dédiée à Coluche se tiendra également alors qu’un casque sera à gagner parmi les donateurs. Michel Colucci – son vrai nom – sera donc au cœur des festivités de cette 88e édition de la mythique épreuve moto.

  • Tous ensemble dans le Var contre la régression sociale

    Tous ensemble dans le Var contre la régression sociale

    « On a aujourd’hui à faire à un gouvernement qui reste ancré dans ses habitudes et dans ses dogmes ultralibéraux, et on pense que la nomination de Lecornu en remplacement de Bayrou ne changera pas grand-chose », commence Jean Innoncenzi (CFDT) dans la grande salle de la Bourse du travail. Pour le représentant syndical « ce budget va peser sur les classes moyennes et les plus précaires d’une manière inacceptable ». Il est donc temps, poursuit-il, d’envisager d’autres solutions.

    Et de rappeler qu’il a fallu toute la pugnacité d’une commission d’enquête sénatoriale pour enfin parvenir à avoir des chiffres sur les aides publiques aux entreprises qui se montent à hauteur de 211 milliards d’euros depuis 2017. Mais aussi que « depuis 2017 et l’arrivée au pouvoir de Macron, ce sont 1 200 milliards d’euros de dettes supplémentaires qui se sont ajoutées à la dette déjà existante ». Un comble ironise le syndicaliste pour quelqu’un qui est issu du monde financier, en pointant la détérioration de la qualité de vie des Français au fil des ans. À ses côtés Didier Quattropani (CGT Arsenal), le dit avec encore plus de force : « Ce n’est pas au monde du travail à supporter les cadeaux fiscaux. » C’est pour cette raison, argumente-t-il que « l’action du 18 a pleinement son rôle à jouer dans cette période de construction de nouveaux budgets pour essayer d’influer au maximum afin que ceux qui détiennent vraiment les richesses de ce pays et qui ont vu leur fortune et leur patrimoine personnel augmenter de manière exponentielle participent enfin réellement à la solidarité nationale ». Et de rappeler que « la régression sociale ne se négocie pas mais se combat ».

    Des grèves partout

    « La seule solution, aujourd’hui pour qu’on nous écoute c’est qu’on arrête l’économie. Il faut des grèves partout », approuve Brigitte Cheinet (CGT retraités). Alain Tournay (FSU) insiste pour sa part sur la casse des services publics qui devait encore s’accentuer avec le budget Bayrou, en jugeant la nomination de Lecornu comme une énième provocation. Il dénonce entre autres les suppressions de 9 000 postes d’enseignants depuis 2017 dans le premier degré. Et « une institution scolaire à bout de souffle par manque de moyens ». Et de conclure : « On est en colère. Et je pense que cette colère ne va pas s’arrêter au 18. » « Je pense qu’on assiste actuellement dans le pays à la fin d’un système », lance Richard Giraud (CFTC), en expliquant être parvenu i à mobiliser des personnes qui n’étaient pas venues pour la retraite. « Elles prennent conscience que notre pays va droit dans le mur », affirme-t-il.

    Pour Rolando Galli (FO), « face à un gouvernement entêté qui refuse la démocratie sociale, qui refuse de négocier et qui passe en force, il faut trouver comment le faire reculer ». Il se félicite d’ailleurs de la multiplication des actions prévues avant de rejoindre les manifestations. Comme l’opération escargot qui va se mettre en place dès 6h aux entrées Est et Ouest ou encore le blocage du lycée Dumont d’Urville par les élèves à 7h15. « Il faut qu’on ait un gouvernement qui prenne des décisions dans le sens des salariés », intervient Didier Chantreuil (CFE-CGC). Émilie Vanderpœl pour l’Unsa évoque « un véritable dégoût », ressenti par la nomination de ce nouveau Premier ministre. Cela révèle, poursuit-elle, « la crise démocratique que nous traversons et dont nous n’arrivons pas à sortir ». Ce qui exige conclut-elle, « un vrai changement de cap politique ». « Si ce gouvernement comme il le prétend est ouvert à tout, qu’il reconnaisse enfin la démocratie sociale de ce pays. Et qu’il commence par abroger la réforme des retraites. Et après on discute du budget », propose Rolando Galli (FO).

    « La lutte des retraites il y a deux ans, on ne l’a pas gagnée. Mais on ne l’a pas encore perdue », assure Didier Quattropani.

    Prochaine manche dans la rue.

    « Il faut un vrai changement de cap politique maintenant »

  • La sécheresse a coûté 2 milliards d’euros en Paca

    La sécheresse a coûté 2 milliards d’euros en Paca

    L’addition est vertigineuse. Les impacts conjugués de la sécheresse et des vagues de chaleur en Provence-Alpes-Côte d’Azur, entre les mois de juin et de septembre, représenteront cette année une perte de 2 milliards d’euros, estime une étude publiée ce dimanche dans la revue European Economic Review. De quoi en faire la quatrième région la plus touchée en Europe. Pour les seules Bouches-du-Rhône, ces pertes cumulées pèsent 966 millions d’euros, quand le Var a perdu 358 millions d’euros. Des conséquences encore sous-estimées : les dégâts des feux de forêts en particulier ne sont pas comptabilisés, à l’image de celui qui a ravagé 750 hectares aux portes de Marseille début juillet. « L’impact économique total va bien au-delà des dégâts physiques, écrit la principale autrice de l’étude, Sehrish Usman, chercheuse à l’université de Mannheim en Allemagne, accompagnée par deux économistes de la Banque centrale européenne. Les vagues de chaleur par exemple, causent par essence peu de dégâts physiques mais peuvent réduire de manière substantielle les heures de travail et la production. » Au total, la perte pour l’Union européenne est ainsi estimée à 43 milliards d’euros et à 10,1 milliards d’euros pour la France.

    Rail et agriculture doivent s’adapter

    Dans le dernier numéro de sa revue, SNCF Réseau Provence-Alpes-Côte d’Azur pointait déjà une nette hausse des incidents liés aux aléas climatiques dans la région, en particulier pour les fortes chaleurs et les tempêtes, le principal risque restant lié aux inondations. « Nous faisons évoluer nos organisations en termes de surveillance mais aussi nos processus de gestion de crise », indiquait le directeur régional Karim Touati, avec des tournées fortes chaleurs renforcées et des adaptations du réseau, comme des peintures « athermiques » pour les rails. Si de nombreux trains Intercités ont dû être annulés à Marseille cet été, du côté de la SNCF Réseau, les vagues de chaleur n’ont pas eu d’incidence sur les voies principales de la région. Côté voirie, si aucun impact n’est recensé, le schéma directeur adopté en décembre dernier a inscrit la résilience du réseau face au changement climatique dans ses cinq priorités, indique le Département.

    Pour le monde agricole, « la sécheresse a un impact économique énorme », pointe de son côté la présidente de la chambre d’agriculture régionale, Giorgia Lambertin. Si l’on reste loin de la catastrophe de 2022, « nous avons surtout souffert de la canicule de fin juin, suivie du froid en juillet », précise-t-elle, en pointant une faible productivité pour les cultures pérennes. Et d’alerter : « Nous avons de gros soucis sur la pérennité des exploitations qui ne sont pas irriguées », soit 20% de la surface agricole utile en région.

    Jusqu’à 5,2 milliards en 2029

    L’étude publiée ce dimanche vient contredire la dernière note de conjoncture de l’Insee parue le 11 septembre, qui jugeait que « les épisodes caniculaires de 2025 n’auraient pas d’impact immédiat significatif ». L’analyse mettait ainsi en avant une consommation en hausse, pour l’électricité comme pour certains produits rafraîchissants, et prévoyait une augmentation de la production agricole cette année. Le 4 juillet dernier, l’assureur Allianz estimait de son côté que la vague de chaleur du mois de juin coûterait à elle seule 9 milliards d’euros à la France. Mais pour les auteurs de l’étude, ce n’est qu’un début : les répercussions en série des vagues de chaleur de cet été feront grimper la facture au fil des années, jusqu’à atteindre 5,2 milliards d’euros au total en Provence-Alpes-Côte d’Azur d’ici 2029, et 2,5 milliards pour les Bouches-du-Rhône. « Avec la poursuite du changement climatique, ces conséquences vont probablement s’accroître les prochaines décennies », alertent-ils en conclusion.

    « Les conséquences vont probablement s’accroître »

  • Une saison en dents de scie pour les hôteliers

    Une saison en dents de scie pour les hôteliers

    « On a eu très peur », ressasse Jean-Pierre Ghiribelli, président de l’Union des métiers des industries de l’Hôtellerie du Var (UMIH). Après un début d’année positif, l’hôtellerie-restauration « traditionnelle » a connu des difficultés d’avril à juillet, entre remous politiques, inondations et canicule. Qui plus est, la clientèle française, en crise de pouvoir d’achat, « un facteur à prendre en compte à l’avenir » tout comme « les séjours courts », a chuté de 20%, rattrapée par la fréquentation étrangère, et un mois d’août plus dynamique.

    Début de saison compliqué également dans les apparts hôtels et villages vacances. La suite a été meilleure, malgré un creux fin juillet, avec, là encore, un mois d’août salvateur. Les changements d’habitudes de consommation sont un facteur d’explication : « On arrive à faire de la dernière minute sur juillet-août, il a fallu s’adapter, tout en continuant à travailler sur le confort client », analyse Isabelle Lyobard, déléguée régionale à la fédération nationale des résidences de tourisme.

    Enfin, dans les hébergements extérieurs, qui représentent 55% de l’offre hôtelière, on note une progression de 4%, avec un excellent mois d’avril, de bons ponts de mai, et un bon mois de juin (+5%). Juillet fut plus compliqué, avec des séjours plus courts, mais rattrapé là aussi par août. « Les taxes de séjour à 34% et la lenteur des permis de construire vont finir par coûter cher », prévient cependant Michel Nore, président du syndicat d’hôtellerie plein air.

  • Le tourisme des « 4 saisons » en plein essor dans le Var

    Le tourisme des « 4 saisons » en plein essor dans le Var

    « Nous tordons le cou à ceux qui disent que le Var est le deuxième département touristique derrière Paris. C’est faux, on est numéro 1 depuis trois ans ! » Le chauvinisme de Jean-Louis Masson, président (LR) du département, trouve ses raisons dans le bilan des huit premiers mois de l’année, exposé mardi à l’hôtel du département, même si celui-ci est en léger recul après une saison 2024 record, notamment en raison des Jeux olympiques de Paris et du 80e anniversaire du débarquement de Provence.

    Avec 61,9 millions de nuitées touristiques depuis début 2025 (-2% par rapport à 2024, +2% par rapport à 2023), le département reste dans une dynamique positive. Celle-ci peut s’expliquer par l’augmentation du nombre de touristes étrangers (+4% par rapport à 2023), dans la lignée des objectifs gouvernementaux, qui vise les 100 milliards d’euros de recettes touristiques internationales à l’horizon 2030. « Au niveau national, nous sommes à 290 millions de nuitées et 37 milliards d’euros de recettes internationales sur le premier semestre 2025 », détaille Guillaume Decard, vice-président du département et président de Var Tourisme.

    Des touristes représentant 32% de la clientèle totale, qui viennent en majorité d’Allemagne (19%), des Pays-Bas (10%) et du Royaume-Uni (9%), et qui incarnent un axe de progression important pour le secteur : « Nous voulons mettre en avant trois marchés : les États-Unis, avec qui nous allons mettre en place une opération avec Atout France en 2026, la Scandinavie, où on a été reçu cet été à Copenhague par la princesse du Danemark, auprès de qui on veut, par exemple, mettre en valeur la richesse de nos vins, et l’Italie, avec qui nous avons des projets transfrontaliers avec la région Toscane », explique Guillaume Decard.

    Cette clientèle dépense généralement davantage et vient compenser le tassement de la clientèle française (-2% par rapport à 2023), qui s’est recentrée sur l’essentiel (logement, nourriture). Et dont les deux principales régions de provenance (Île-de-France et Auvergne-Rhône-Alpes) sont en recul, au détriment de la région Paca, marquant une limitation des déplacements au niveau national, induite par une baisse de pouvoir d’achat. « Nous devons travailler sur la clientèle à l’année et la clientèle de proximité pour avoir un taux d’ouverture encore plus important », insiste Guillaume Decard.

    Autre facteur de développement, justement : le tourisme
    « 4 saisons », à savoir une activité plus uniquement centrée sur juillet et août. Les chiffres en la matière sont éloquents : celle-ci est passée de 44% de touristes hors été en 2011 à 58% en 2024 (de 7 à 13% en hiver, de 22 à 26% au printemps, de 15 à 19% en automne). Un lissage sur l’année qui a pu être particulièrement observé au mois de juin : +8% par rapport à 2023, et +6% par rapport à 2024. Le phénomène est encore plus important en ce qui concerne les touristes étrangers : +14% de nuitées par rapport à 2023, +12% par rapport à 2024. Cela, grâce à la mise en valeur d’autres spécificités du territoire (massifs, histoire, gastronomie…) et des prix plus attractifs hors saison. Et les perspectives sont bonnes pour la fin d’année, avec 85% de professionnels optimistes quant au niveau de réservation de septembre, et 82 pour octobre, novembre et décembre.

    Pour aller plus loin, le département propose la mise en place d’assises du tourisme, réunissant les acteurs du secteur. « Sans la force privée, la force publique ne peut pas avancer, et vice versa. Sans synergies, on ne pourra pas développer un tourisme du mimosa, un tourisme d’hiver… », appuie le président de Var Tourisme.