Tag: travaux

  • Le futur campus privé ouvrira en 2026 Porte d’Aix

    Le futur campus privé ouvrira en 2026 Porte d’Aix

    « Des écoles dans le numérique, il y en a très très peu dans la région, alors, on vient combler un manque », assure François Stephan, directeur général de l’ECE (école d’ingénieurs), en présentant l’ampleur du futur campus « Omnes éducation », en construction Porte d’Aix. Le colosse universitaire, institution privée, implanté au cœur de la ZAC Saint-Charles, ouvrira ses portes aux étudiants post-bac dès la rentrée 2026. Le site accueillera en son sein trois écoles : Inseec (Institut des hautes études économiques et commerciales), ECE (école centrale d’électronique dédiée à l’ingénierie du numérique) et Sup de Pub (école de communication).

    L’école d’ingénieurs sur Parcoursup

    « Les trois écoles constituent un triptyque pédagogique. Les étudiants pourront travailler ensemble sur des projets », revendique Sylvain Coulange, directeur du campus « Omnes éducation » à Marseille. À terme, le site accueillera 2 600 étudiants sur six étages et dans une surface globale de 6 500 m2. Le directeur général de l’ECE, François Stephan, espère que « d’ici 3 ou 4 ans, 500 élèves soient inscrits à l’ECE Marseille ».

    Le bâtiment, encore en travaux, « sera prêt à accueillir les étudiants en septembre 2026 », assure le directeur du campus. Une fois achevé, le bâtiment comprendra 47 salles de cours, un amphithéâtre de 175 places, une bibliothèque universitaire, un studio photo et vidéo, un rooftop de 500 m2, une salle de sport, des salles de projet ainsi que des cafétérias.

    L’annonce de l’ouverture de ce site, dès la rentrée 2026, résonne avec l’ouverture de Parcoursup le 19 janvier pour les étudiants de terminale, ainsi qu’avec la tenue du salon de l’étudiant à Marseille, ces 16 et 17 janvier. « Le programme ingénieur de l’ECE à Marseille sera proposé sur Parcoursup pour permettre aux étudiants de s’inscrire, via concours, à notre école », précise François Stephan. Les élèves, pour entrer en première année dans cette grande école, seront sélectionnés selon leur dossier et leurs notes au concours Avenir sur Parcoursup.

    Logement « via Airbnb »

    Une promotion de 50 élèves est ouverte en 2026. Le coût annuel de « la grande école de l’ingénierie et de l’IA » est d’environ 10 000 euros. Elle accueille 25% de boursiers du Crous. Interrogés sur la question du coût de la vie étudiante et du logement, Sylvain Coulange, François Stephan et Marc-Henri Desportes, président exécutif du groupe « Omnes éducation », signalent que « 25% de nos étudiants sur Marseille se logent via Airbnb ». Une visite du directeur d’Airbnb est prévue prochainement, lors d’une masterclass, afin « d’évoquer ces questions de logements ». Par ailleurs, « deux résidences étudiantes privées sont en train de se construire à proximité », ajoutent-ils, pouvant permettre aux étudiants de se loger.

  • Les impacts de la base navale sur les populations

    Les impacts de la base navale sur les populations

    Durant la réunion du Comité d’information qui s’est réuni en préfecture le 8 janvier, le sujet de l’application du plan particulier d’intervention nucléaire du port militaire, et la mise à disposition en juin dernier des comprimés d’iode dans les pharmacies des communes concernées, ont été abordés. La FNE remerciant pour cette « étape importante qui a été appréciée ».

    Mais des précisions ont été demandées au niveau de la surveillance radiologique, en précisant que l’autorité de sûreté pour la surveillance des sites civils demande l’installation de stations de mesure à la périphérie des sites suivant les points cardinaux et sous l’influence des vents dominants. L’océanographe Dominique Calmet relevant que les stations de la base navale sont installées au Nord, à l’Est et l’Ouest du site mais qu’aucune pour l’heure n’est installée au Sud, dans l’axe du Mistral, à Saint-Mandrier.

    Les autorités ont expliqué que l’installation d’une balise de surveillance en territoire civil relève de l’Autorité de sûreté nucléaire mais que le sujet reste à l’étude.

    Le responsable associatif a rappelé également l’accident survenu sur le chantier de refonte d’un appontement de la zone Milhaud, le 18 août dernier, au cours duquel quatre salariés d’une entreprise sous-traitante de la Défense présents sur une barge ont été blessés. Parmi les causes envisagées, l’explosion d’un obus datant de la Seconde Guerre mondiale dans les sédiments.

    Risques neutralisés ?

    « Si cette hypothèse est confirmée, un risque d’explosion d’anciennes munitions existe donc pour les navires à propulsion nucléaire à quai ou manœuvrant à proximité des quais », s’inquiète l’APE.

    Ce que l’on sait c’est qu’une enquête technique est en cours et qu’« il n’y aura pas de reprise des travaux dans cette zone avant d’en connaître les conclusions ». Mais qu’« il n’y a eu aucun impact sur les activités nucléaires du port ».

    L’autre sujet important évoqué par Dominique Calmet concerne les épaves toujours présentes le long du littoral du site de stockage des hydrocarbures du Lazaret. Une mise en œuvre, comme cela a été fait sur la partie civile, très attendue a précisé Dominique Calmet en pointant que la zone de ces échouages se trouve à proximité des tables de mytilicultures et piscicoles ce qui présente une menace de pollutions chimiques.

    Là encore la réponse a été rassurante avec une action qui devrait être réalisée rapidement.

  • Deux réouvertures de théâtres à Béziers

    Deux réouvertures de théâtres à Béziers

    Deux institutions biterroises et deux chantiers d’envergure. Fin janvier, le Théâtre des variétés rouvre ses portes après deux ans et demi de travaux. Le théâtre du Minotaure, également en rénovation, devrait rouvrir en avril ou en mai.

    Pour le Théâtre des variétés, rendez-vous est donné le samedi 24 et le dimanche 25 janvier de 10h à 18h pour un week-end de portes ouvertes. Inaugurée en 1904, la scène du théâtre a vu passer les grands noms du music-hall de Mistinguett, à Joséphine Baker, en passant par Maurice Chevalier ou Raimu.

    Les travaux de rénovation, portés par l’Agglomération de Béziers Méditerranée, ont débuté en juin 2023. Ils ont permis le désamiantage de la bâtisse, la réfection de la salle de spectacle et de la façade. Une extension a également été construite pour accueillir le nouveau Conservatoire Béziers Méditerranée. Tout au long des travaux, l’Agglomération a tenu à rénover le lieu avec respect afin de ne pas le dénaturer.

    Une deuxième salle de spectacle créée au théâtre du Minotaure

    Ouvert en novembre 1898, le théâtre du Minotaure n’était pas tout jeune non plus. Son propriétaire depuis 2020, Benoît Bénichou, a fait le pari fou en fin d’année 2024 de rénover la bâtisse vieillissante qui menaçait de s’effondrer côté rue. Réfection de la façade, mise aux normes du bâtiment mais aussi création d’une deuxième salle de spectacle, le propriétaire espère une réouverture « d’ici avril ou mai 2026 ».

    Anciennement appelée Salle Berlioz, le théâtre a reçu le soutien financier du Centre national de musique (CNM) et de la Fondation du patrimoine pour sa rénovation. Le rez-de-chaussée du bâtiment, auparavant fermé au public, a été rénové. Il accueillera désormais un bar et une grande salle polyvalente pour des expositions, des cours et des spectacles.

  • Cet été, le cinéma Diagonal à Montpellier se refait une beauté

    Cet été, le cinéma Diagonal à Montpellier se refait une beauté

    Le style Art déco de sa façade devrait être conservé. 2026 devrait marquer un changement majeur pour le dernier cinéma de la franchise historique de Montpellier puisqu’il fermera ses portes d’avril à août pour d’importants travaux de rénovation.

    Déjà repoussés à plusieurs reprises, les travaux du cinéma Art et essai visent à donner un coup de jeune à toute la structure du bâtiment afin de « garantir de meilleures conditions d’accueil aux spectateurs et de travail à l’équipe », indique Adrien Reyne, le chargé de communication et d’événementiel du cinéma. Du hall d’entrée aux six salles de projection, en passant par les couloirs, les bureaux des salariés et la façade, le cinéma devrait être largement rénové sans le dénaturer pour autant.

    En prévision des travaux, l’équipe a lancé en octobre la Boutique du Diago, une collection de produits dérivés à l’effigie du cinéma. « On s’est inspiré des t-shirts vendus après les concerts des groupes de rock », indique Adrien Reyne. En vente dans le hall, des t-shirts, sweat-shirts à capuche, tote-bags, chaussettes, affiches et sacs banane estampillés du logo de la marque et illustrés par la bédéiste montpelliéraine Cuillère.

    « Fermer 5 mois est une angoisse totale »

    Au centre de chaque pièce, un tyrannosaure robotique librement inspiré de Godzilla a été choisi par l’équipe du cinéma comme un symbole de destruction. « La bête casse tout sur son passage. C’est ce qu’on va faire au Diago : tout détruire pour tout reconstruire. » En vente uniquement sur place, les pièces sont colorées et truffées de références à la ville de Montpellier.

    Vendus entre 15 et 40 euros, les produits dérivés sont, selon Martin Bidou, le directeur, une manière « symbolique » de soutenir le cinéma pendant sa fermeture. « C’est une angoisse totale de fermer autant de temps, confie-t-il. Quand vous verrez passer une personne dans la rue avec un t-shirt ou un pull Diagonal, vous penserez à nous. C’est pour pas qu’on nous oublie pendant la fermeture. »

    En attendant la fermeture, des spots de communication sont déjà diffusés dans les salles obscures du Diagonal, l’un des derniers cinémas indépendants de Montpellier.

  • Deux ans de travaux pour le renouveau du cinéma Cézanne

    Deux ans de travaux pour le renouveau du cinéma Cézanne

    Une projection du dernier Avatar, puis, rideau. Le Cézanne a fermé ses portes ce mercredi soir pour deux ans de travaux. « Ce n’est pas qu’une rénovation, c’est une restructuration lourde du cinéma. On fait un nouveau cinéma. Aujourd’hui, on va tout refaire », résume Rémi Peyron, directeur de cet établissement né en 1959. S’il a bien connu deux rénovations majeures pour ses salles noires au fil du temps, c’est un tout autre cinéma que les Aixois verront implanté en centre-ville.

    À commencer par le bâtiment principal qui va être démoli, puis refait. L’annexe, qui abrite aujourd’hui trois salles, et autrefois le restaurant du Passage deviendra l’entrée principale et l’espace d’accueil, où les futurs clients pourront s’installer pour boire un verre. Au total dix salles, réparties sur deux bâtiments reliés par une passerelle, et un sous-sol, qui sera creusé pour accueillir trois salles. Le tout, a été imaginé par les équipes de construction Pathé, mais aussi par le cabinet d’architecture Loci Anima et Véronique Wood, architecte du patrimoine. « On a retourné complètement les bâtiments qui se feront face dorénavant. Ensuite on aura aussi un cinéma revu complètement dans son fonctionnement avec des coursives des halls et des espaces d’accueil… », poursuit Rémi Peyron.

    Investir pour « avancer »

    C’est tout l’esprit du cinéma qui a été repensé. Les espaces se voudront plus modernes, plus lumineux… Finalement, le nouveau Cézanne – qui perd ses murs mais garde son nom – perdra quelques centaines de places, passant de 1 540 à 1 200 fauteuils. Mais le projet de rénovation, dans les clous depuis dix ans, retardé par le Covid, s’inscrit dans une logique de modernité et de survie des salles obscures plutôt que dans celle de rentabilité. « Sur les belles années 2015, 2019, on était au niveau national à 210 millions d’entrées, cette année on va faire 157 millions. On s’est payés deux fois -15 % sur ces années, recontextualise Rémi Peyron. Aujourd’hui, il faut non seulement proposer des films qui fassent envie, ce qui n’est pas de notre contrôle. Mais il faut aussi qu’on fasse notre part des choses : il faut qu’on ai des cinémas irréprochables (…) On peut appeler cela un risque mais le danger serait ne rien faire. Aujourd’hui si on ne fait rien, on va mourir : il faut qu’on investisse pour avancer. » Aussi, « on a un bâtiment qui a des volumes de salles qui sont pour la plupart petites, pas gradinées, relativement à plat », ajoute le directeur. Sur ces deux années, la programmation plus généraliste et les séances scolaires basculeront sur le cinéma Renoir, dont les horaires seront élargies en matinée. Les arts et essais seront projetés au Mazarin. Les festivals du 7e art, du traditionnel Film Judiciaire au festival Télérama, ainsi que les diverses rencontres seront conservés eux aussi, partagés entre les deux autres cinémas du centre-ville. Le coût total des travaux, financés par Pathé, n’a pas été communiqué.

  • La LGV Montpellier-Perpignan enfin sur de bons rails en 2026 ?

    La LGV Montpellier-Perpignan enfin sur de bons rails en 2026 ?

    Seul chaînon manquant de la grande vitesse entre Séville et Amsterdam, la Ligne nouvelle Montpellier-Perpignan (LNMP) pourrait (enfin) faire un pas de géant cette année.

    Réunis le 9 décembre dernier en comité de pilotage, les porteurs du plus grand projet ferroviaire d’Occitanie dont le coût continue d’interroger (a minima 6 milliards d’euros) ont réaffirmé leur volonté de voir les travaux du tronçon Montpellier-Béziers de la Ligne à grande vitesse (LGV) débuter en 2029.

    En signant une nouvelle convention de 68,6 millions d’euros qui rappelle que rien que les études sont onéreuses, la SNCF, l’État, la Région, la Métropole de Montpellier et les autres partenaires actent la perspective de l’ouverture d’un appel d’offre du marché de conception réalisation en septembre 2026.

    Point noir pour les opposants du Bassin de Thau, le comité dédié au futur viaduc de Poussan présidé par le président d’Agglo, Loïc Linarès (PS), a vu son cadre posé suite aux propositions émergentes de l’atelier citoyen.

    Tandis que l’autorisation environnementale est attendue pour mai 2026, l’enquête publique suit son cours. Les diagnostics archéologiques et les sondages géotechniques complémentaires pourront ensuite être engagés. Une étude d’attractivité et de desserte visant à « favoriser l’accroche à la grande vitesse » des territoires des agglos de Sète et d’Agde a également été validée.

    La phase 2 au printemps

    Si la phase 1 semble sur les rails, il reste pas mal de questions à trancher sur la phase 2 (Béziers-Perpignan). A l’instar du premier tronçon Montpellier-Béziers, la seconde partie de la ligne sera-t-elle mixte (fret/voyageurs) ? Va-t-on construire une ou deux gares TGV à Béziers et/ou Narbonne ? La concertation préalable sur la phase 2 dont les modalités seront arrêtées début 2026, est programmée au printemps 2026.

  • Le tribunal confisque la cave louée à un précaire à Marseille

    Le tribunal confisque la cave louée à un précaire à Marseille

    Un agent immobilier et sa SCI ont été reconnus coupables de soumission de personne vulnérable à des conditions d’hébergement incompatibles avec la dignité humaine et refus de relogement du jeune occupant de la cave située 48 rue Curiol (1er) à Marseille, définitivement interdite à l’habitation par arrêté préfectoral d’insalubrité.

    Christian Castel, 67 ans, qui avait boudé son procès et n’était pas non plus présent, mardi, au délibéré, a écopé de 2 ans de prison avec sursis et 20 000 euros d’amende. Son bien immobilier est confisqué. Il lui est fait interdiction d‘acheter tout bien immobilier à usage d’habitation pendant trois ans. La SCI dont il est le gérant est condamnée à 20 000 euros d’amende mais avec sursis. La Ville, partie civile dans les procès d’habitat indigne, se voit allouer 1 000 euros au titre du préjudice moral et 1 500 euros pour ses frais de justice.

    « Il devait être aux abois »

    S’assurant une rentabilité de 25%, le propriétaire louait 300 euros par mois dont 20 euros de charge et 40 euros d’électricité depuis 4 ans cette cave humide achetée en 2010 pour 15 000 euros et pourtant décrite dans le règlement de copropriété comme un « local indépendant à usage commercial ». Le lot de 17 m² était composé d’une pièce principale de 9 m² et d’une salle d’eau de 2,6 m², équipé d’une petite fenêtre en soupirail donnant à même le trottoir de la rue. Après signalement par le syndic aux autorités, un arrêté préfectoral d’insalubrité a été pris le 13 novembre 2024 interdisant définitivement ce « local impropre à l’habitation compte tenu de l’éclairement naturel insuffisant ». Le bail indiquait mensongèrement que le local faisait 30 m² et présentait la location comme meublée alors qu’aucun meuble n’était fourni, mis à part un chauffage, une plaque et un petit frigo.

    Pour le tribunal, la vulnérabilité du locataire est patente, s’agissant d’un jeune homme de 22 ans en grande précarité sociale et économique, arrivé seul et mineur en France et auparavant logé dans des foyers d’urgence. Le propriétaire ayant même déclaré en audition « il devait être aux abois pour prendre quelque chose comme ça ». Après un passage en hôpital psychiatrique, le jeune a été relogé par un bailleur social.

    Christian Castel est propriétaire de 9 logements en plus du sien. Il tire de son patrimoine un revenu locatif de 3 660 euros par mois. La police a visité trois de ses logements rue Fortuné-Jourdan, rue Sainte-Thérèse et rue Docteur Laennec notant que certains d’entre eux étaient « proches de l’insalubrité ». Il est par ailleurs l’objet d’une enquête pour la location d’une autre cave au 100 rue Saint-Savournin frappé aussi d’un arrêté d’insalubrité et où vivait jusqu’à 4 migrants. L’année 2025 a connu un regain de prise d’arrêtés préfectoraux d’insalubrité dans les Bouches-du-Rhône. L’analyse de 140 des 187 arrêtés publiés à ce jour au recueil de la préfecture permet de préciser que 89 arrêtés engageaient la procédure à l’encontre de propriétaires sur tout le département dont 43 à Marseille. 44 arrêtés ont acté la fin de la procédure après constat de travaux réalisés ou de démolition. Sept arrêtés ont prononcé des astreintes jusqu’à 200 euros par jour.

  • La Bastide Marin de La Ciotat restaure sa beauté intérieure

    La Bastide Marin de La Ciotat restaure sa beauté intérieure

    Maintenant, la bastide est close et couverte. Elle a rajeuni de deux cents ans », rappelle Mireille Benedetti. Même si, en ce début d’année, « des finitions restent à faire, essentiellement sur les façades », précise-t-elle, la bastide hospitalière, située 1943, avenue Guillaume-Dulac est, depuis l’important chantier à 500 000 euros sur les façades et menuiseries mené de décembre 2024 à octobre dernier, « hors d’eau » comme on dit dans le jargon du bâtiment. « Maintenant, on va lancer les appels d’offres pour la suite de la restauration d’intérieur, notamment les gypseries et les sols », annonce la présidente de l’association « La Ciotat il était une fois », qui s’est lancée dans cette « aventure extraordinaire » de sauver la bastide de la ruine, il y a vingt-deux ans. Son association a signé avec la Ville, propriétaire des lieux depuis 1992, une convention d’occupation.

    Décors de gypserie

    Tous les sondages des sols, carreaux au rez-de-chaussée, plâtre à l’étage, ont déjà été réalisés « pour savoir quelle restauration doit être entreprise », indique Mireille Benedetti. De même « qu’une étude de diagnostic de toutes les gypseries ». Issu de pierre à plâtre, le gypse doit être broyé mécaniquement, puis chauffé de 120 à 400 degrés Celsius. Il est ensuite réduit en poudre fine dans un moulin. La gypserie consiste à exécuter un revêtement décoratif architectural, mouluré, moulé, souvent ciselé. À la Bastide Marin, on peut admirer des médaillons, des statues ou encore des croix en gypserie. Mais l’élément le plus remarquable, souligne Mireille Benedetti, est « l’escalier à double révolution, en gypse ». Ce type d’ouvrage permet à deux personnes de monter ou descendre sans jamais se croiser, chacune empruntant une volée différente.

    Le chantier est estimé à 400 000 euros. L’association a prévu d’attribuer 120 000 euros, issus du Loto du patrimoine de Stéphane Bern, à cette restauration, et a relancé une souscription. « On attend toujours la subvention de 62 000 euros promise par le Département des Bouches-du-Rhône », observe la présidente de l’association.

  • Alès : un Cratère hors les murs dans un théâtre éphémère

    Alès : un Cratère hors les murs dans un théâtre éphémère

    Durant deux saisons, le temps des travaux de rénovation ambitieux qui ont débuté cet automne sur son site historique, le Cratère, scène nationale d’Alès, délocalise ses équipes et ses spectacles dans un théâtre éphémère mis à disposition par Alès Agglomération.

    Située dans le quartier de la Prairie, au sein du complexe sportif du même nom (face au centre nautique Le Toboggan), la structure, ouverte depuis le mois de septembre, peut accueillir selon la configuration entre 480 et 650 spectateurs dans une salle chauffée avec des places numérotées. De quoi assurer, le temps de ces longs travaux, la continuité de l’activité du Cratère.

    D’un montant de 12 millions d’euros, le chantier devrait durer 18 à 20 mois. La livraison du théâtre rénové est prévue en septembre 2027, pour pouvoir lancer la saison 2027/2028 dès le mois d’octobre 2027. Ces importants travaux visent à rénover et mettre aux normes la scène nationale du Cratère, construite en 1972. « On va refaire toute la partie scénique et technique de la salle, assez obsolète ; on va gagner 60 places au parterre [la jauge passera de 880 à 940 places, Ndlr] ; le hall va également être profondément réformé, on va aller vers quelque chose de plus moderne ; enfin la rénovation énergétique du bâtiment sera également au cœur du projet », détaille le directeur du lieu, Olivier Lataste.

  • Le boulevard des Dames, à Marseille, se prépare à se refaire une beauté

    Le boulevard des Dames, à Marseille, se prépare à se refaire une beauté

    C’est un axe emblématique du centre-ville marseillais, qui court de la Joliette à la porte d’Aix, qui va enfin être rénové. Ce 16 décembre, la Métropole Aix-Marseille a lancé les dernières consultations d’entreprises pour achever le réaménagement du boulevard des Dames, dans le 2e arrondissement.

    Un chantier qui avait été chiffré, au début de l’année, à 4,4 millions d’euros, pour ce tronçon de quelque 620 mètres qui court de l’avenue Schumann à la place Jules-Guesde, et considéré comme « un axe structurant », comme le rappelle le cahier des charges : « Il se présente comme un axe collecteur, en cas de fermeture des tunnels de la Major, du Vieux-Port et du Prado Carénage ».

    Rattraper le retard du plan vélo métropolitain

    Avec cette remise à neuf, les piétons pourront profiter de trottoirs plus larges, de nouveaux arbres doivent aussi être plantés pour compléter les alignements existants, l’occasion de retirer un peu de bitume pour absorber l’eau de pluie. Le stationnement, lui, ne sera cantonné que sur le côté sud du boulevard pour le tronçon qui court de l’avenue Schumann à l’avenue de la République, et aménagé sur deux bandes de deux mètres de large de chaque côté de la voirie, pour le reste du boulevard, jusqu’à la place Jules-Guesde.

    Mais, surtout, ce réaménagement est l’occasion de créer une véritable piste cyclable, à la place de la simple bande discontinue actuelle, dont la peinture disparaît au plus grand profit des véhicules qui stationnent dessus. Ces pistes cyclable bidirectionnelle, séparées de la route, doivent constituer un tronçon de la ligne 3 « Sud » du Plan Vélo métropolitain, reliant le quartier de la Joliette à Luminy. De quoi rattraper en partie le retard pris : alors qu’il devait s’achever en 2024, moins des deux tiers des 130 km projetés ont été réalisés. Pour accueillir cette piste cyclable, la voirie sera réduite à une voie descendante, et à deux voies montantes.

    Initialement annoncés pour le deuxième trimestre 2026, les travaux sont prévus pour durer dix-huit mois, pendant lesquels la circulation sera réduite à une voie dans chaque sens. Le chantier viendra ainsi accompagner la transformation du secteur, entre les travaux de la place Jules-Guesde et la livraison d’un hôtel aux 49-53, annoncée pour cette fin d’année 2025.