Tag: travaux

  • La Ville de Martigues suspend la pose d’antennes de Free Mobile

    La Ville de Martigues suspend la pose d’antennes de Free Mobile

    La police municipale est allée jusqu’à stopper le début des travaux. Dans un communiqué daté du 15 décembre, la Ville fait état d’installations d’antennes par Free Mobile « sans réelle concertation préalable » et « au mépris des demandes de la collectivité pour préserver les paysages, l’environnement et la qualité de vie des riverains ». En l’occurrence, il s’agit de trois antennes, une de 30 mètres située en zone humide bordant la route de Lavéra, d’une de 42 mètres sur le secteur des Laurons et d’une antenne en zone agricole à Plan Fossan.

    Dernier événement en date, l’intervention de la police municipale et de la direction de l’urbanisme sur un chantier de Free mobile début décembre, « malgré la demande de suspension des opérations » de la Ville, alors que « la société ne disposait ni de l’autorisation préfectorale obligatoire, ni au titre du droit des sols », d’après la collectivité.

    L’opérateur se défend

    Sollicité par La Marseillaise, l’opérateur affirme que ses projets de déploiement « ont fait l’objet de démarches transparentes et conformes au cadre légal et à nos obligations de couverture », mais que « toutes les solutions proposées ont été refusées par la commune ces trois dernières années, sans alternatives ».

    Free Mobile invoque « l’intérêt vital des réseaux mobiles très haut débit pour l’attractivité économique des territoires et le fonctionnement des services publics », assure « rester ouvert au dialogue » et souhaite « la mise en place d’un dialogue constructif avec la Ville de Martigues ».

    La Ville, à ce titre, affirme « ne pas s’opposer aux antennes mais à l’absence de dialogue de la part d’un seul opérateur », sur les quatre existants.

  • L’église Saint-Martin d’Arenc : un scénario à l’horizon 2033

    L’église Saint-Martin d’Arenc : un scénario à l’horizon 2033

    « C’est encore lent et encore long mais de l’argent public est mis sur la table pour que ce quartier un peu endormi vive. C’est vrai qu’il faudra encore trouver un porteur de projet » a reconnu la conseillère métropolitaine Solange Biaggi (LR), vendredi, lors de la réunion publique présentant les jalons d’une renaissance de l’église Saint-Martin d’Arenc en péril rachetée en 2018 au diocèse.

    « Le Département a pris l’engagement de réhabiliter ce bâtiment, de conforter sa structure et ses fondations avec des micropieux. En parallèle des marchés de travaux, on lancera un appel à manifestation d’intérêt avec un cahier des charges qui aura été écrit en fonction de ce que vous, riverains, CIQ, élus, Euromed et le Département, souhaitez pour ce bâtiment et son jardin » a ajouté la conseillère départementale déléguée à l’aménagement du territoire, aux équipements structurants, Laure-Agnès Caradec (LR) qui évalue à 10 millions d’euros la seule phase de confortement.

    Les études des besoins pilotées par PR’Optim, l’agence de programmation architecturale et urbaine, convergent pour un aménagement de l’église en 4 unités fonctionnelles, une visibilité de la nef jusqu’au chœur. La concertation est unanime « pour conserver ce patrimoine, en faire un lieu fédérateur, une forme de cœur de village avec une mixité d’usages ». Une fois l’édifice consolidé, ce ne sera pas un équipement public. Il s’agit après validation de créer un lieu ouvert 7 jours sur 7, sur le quartier valorisant le jardin, confié à un gestionnaire privé avec plusieurs exploitants.

    Le calendrier prévisionnel livre les jalons d’une opération de longue haleine : lancement en 2026 d’un marché de maîtrise d’œuvre pour des travaux de confortement et sur le clos et couvert en 2028 et 2029, une longue phase d’observations de la stabilité de l’ouvrage et de son clocher avant le choix, en 2030, d’un porteur privé. Un marché de restauration finale serait alors lancé en 2031 pour une livraison en 2033. On l’a compris, l’impatience n’est pas permise.

  • Une médiathèque faite avec et pour les habitants rue Loubon

    Une médiathèque faite avec et pour les habitants rue Loubon

    « Ça sera notre prochain refuge ». Avant même de visiter les travaux qui transforment l’ancienne usine de farine du 32 rue Loubon en médiathèque, Wassila en est certaine : ça va lui plaire. La jeune mère, ambassadrice du livre de l’association Peuple et Culture, est venue avec ses collègues découvrir, vendredi dernier, l’évolution des travaux. Un projet qu’elles suivent depuis un an, afin d’apporter leurs idées et leurs besoins.

    Des habitantes du 3e arrondissement et membres de l’association Mot à mot les accompagnent pour visiter le lieu. Les fils qui pendent, les échafaudages et les isolants qui traînent ne semblent pas les empêcher de se projeter. « On s’y voit parfaitement », s’exclame Wassila. En découvrant le puits de lumière et les charpentes apparentes du lieu, Mounira lâche un petit « c’est trop beau ».

    Un peu plus loin, elles pénètrent dans l’espace prévu pour la cuisine et le restaurant, séparé par une baie vitrée de la zone prévue pour la jeunesse. « C’est ce qu’on voulait : un café pour se retrouver où on voit nos enfants », s’enthousiasme Fatiha, mère de 5 enfants, qui suit le projet avec l’association Peuple et Culture depuis un an.

    Puis direction l’étage pour voir les volumes qui deviendront des salles de danse, de lecture, d’éveil sensoriel pour les bébés. Le moment décidé par la directrice de la médiathèque, Coline Meirieu, pour annoncer qu’il y aura des tables de ping pong en extérieur. Ce qui fait germer des idées. « Pourquoi on ne ferait pas des tables pour les échecs aussi ? », propose Fatiha, provoquant l’engouement des participantes. Une idée à laquelle n’avait pas pensé la directrice.

    La parole des habitants

    « On voit qu’il y a eu la parole des habitants qui a été écoutée, applaudit Mounira. Je n’ai jamais vu un projet de bibliothèque aussi varié. ça va vraiment faire vivre le quartier ! ». Elle regrette cependant qu’il n’y ait pas eu plus de communication en amont autour de la concertation, car elle aurait souhaité y participer. Mais c’est enthousiastes que toutes ressortent de la visite. « C’est bien, parce qu’il manquait d’un lieu comme ça dans le secteur. Parce qu’Alcazar, c’est quand même un peu loin », confie Nesrine, habitante du 3e arrondissement.

    Une nouvelle concertation avec les habitants et les associations est prévue le mardi 27 janvier au centre social de la Belle de Mai à 14h pour réfléchir au fonctionnement de l’établissement.

  • Le sentier du parking de la Presqu’île à Port-Miou bientôt fermé pour travaux

    Le sentier du parking de la Presqu’île à Port-Miou bientôt fermé pour travaux

    « Le sentier, long d’environ d’un kilomètre, traverse une ancienne carrière, avec quelques bâtiments abandonnés et démolis. Il y a des pierres glissantes, des endroits où il n’y a pas de marches… On va créer un sentier sécurisé », présente Marion Peguin, du Conservatoire du littoral.

    Alors que le site de la Presqu’île, à Cassis, représente le point d’arrivée principal à la calanque de Port-Miou, particulièrement fréquentée en période estivale, et que Port-Miou constitue une porte d’entrée majeure du Parc national des Calanques, « la question de la connexion piétonne entre ces deux lieux est donc essentielle », présente la Ville de Cassis.

    Co-maîtres d’ouvrage dans ce chantier de sécurisation et de requalification du sentier, le Conservatoire du littoral et la Ville de Cassis prévoient notamment « d’assurer une continuité piétonne confortable et sécurisée, par la stabilisation des passages dangereux et la réhabilitation du sentier existant ; nettoyer et requalifier le sentier et ses abords, dans une approche de réhabilitation paysagère et de cicatrisation des zones dégradées ».

    Panneaux pédagogiques

    A l’occasion de ces travaux d’un peu plus de 443 000 euros, financés à 37% par la Région Provence Alpes Côte d’Azur, 33% par la commune de Cassis, 16% par le Fonds Vert, 10% par le Conservatoire du littoral et 11% par le mécénat, « le sentier va être balisé et des panneaux pédagogiques sur son histoire seront installés par le Parc national des calanques. L’esplanade, où arrive le petit train, sera également requalifiée », ajoute Marion Peguin.

  • Le « maire de l’année » Laurent Belsola fait son bilan de mandat

    Le « maire de l’année » Laurent Belsola fait son bilan de mandat

    « Le contournement autoroutier est ma plus grande fierté. » Près d’un mois après avoir annoncé sa candidature aux élections municipales de mars 2026, le maire (PCF), Laurent Belsola, tire le bilan de son premier mandat à la tête de Port-de-Bouc face à la presse, autour d’un café pris au restaurant des Arcades, mercredi matin. Le douanier de métier, toujours à mi-temps, se dit satisfait d’avoir « réalisé 90% de ce qu’on avait annoncé » en 2020.

    équipements publics

    Plusieurs équipements publics ont été rénovés ou créés. Comme le réseau de chaleur Seanergies, pour lequel les travaux sont engagés depuis début septembre, en même temps que la réfection des canalisations d’eau et des routes « percées dans toute la ville », comme précise l’édile. Le maire énumère aussi « la rénovation énergétique de la maison des services publics, du centre culturel Triolet, la salle Gagarine et la maison des associations ».

    Au niveau sportif, Laurent Belsola indique que « le parc Jean-Christophe Unia est fini », avec gymnase, stade, trois courts de tennis et deux de padel, au nord-est de la ville. Le stade Bianco, en centre-ville, a été entièrement refait avec « tribunes, éclairage et pelouse synthétique », inaugurés en avril 2024.

    La culture n’est pas en reste. La Micro-Folie est aussi « une grande fierté » pour Laurent Belsola : « Ce musée numérique permet à ceux qui ne peuvent pas aller à Paris ou Madrid de voir les œuvres et de se les faire expliquer comme avec un guide. Il est déjà réservée sur 2 ans par les écoles ! » Une nouvelle maison des jeunes « sera inaugurée en janvier », promet l’édile, « un bel outil hors des quartiers, central pour la jeunesse, qui pourra aussi servir pour des expositions » dans l’ancienne criée du port Renaissance.

    Tranquillité publique

    Autre sujet majeur, la tranquillité publique. « Le combat mené avec la population contre les narcotrafics à payé », considère Laurent Belsola. « Nous avons une présence régulière de la police, une trentaine sur le terrain. Ils ont assaini une situation difficile avec six points de deal au début du mandat et maintenant un et demi », poursuit le maire. Ce dernier estime avoir « gagné une bataille, mais pas la guerre », après avoir « rencontré les préfets et deux ministres », notamment Bruno Retailleau (LR) avec Fabien Roussel (PCF), en début d’année.

    C’est dans ce cadre que l’édile a demandé à l’état, en septembre, de créer « un commissariat mixte des polices nationales et municipales, pour lequel nous avons des locaux ».

    L’élu communiste assume « se différencier de la droite qui favorise la police au détriment du sport, de la culture ou de l’éducation ».

    Rénovation urbaine

    Laurent Belsola inscrit la rénovation urbaine « dans la continuité de ce qui a été lancé en 2015 », lorsqu’il était adjoint aux sports de Patricia Pédinielli (PCF). En cette fin 2025, l’édile souligne que le Nouveau programme national de renouvellement urbain (NPNRU) prévoit de « faire tomber les maisons en ruine et la barre de la Lèque », ainsi que de « refaire la place comme avant, près des commerces et piétonnisée, d’ici fin 2026 ». Il concède « des temps administratifs » longs, mais assure qu’« on a relogé tout le monde et on entre dans la phase de destruction », comme pour les Aigues Douces, où les rendez-vous avec les habitants se sont multipliés récemment.

    L’actuel maire ne cache pas sa « fierté quant au contournement autoroutier attendu depuis 50 ans. Quand il sera réalisé, on pourra réaménager la RN 168 en boulevard métropolitain, ça va redessiner la ville ».

  • La nature retrouve ses droits sur une partie des berges de l’Huveaune

    La nature retrouve ses droits sur une partie des berges de l’Huveaune

    Une cabane d’observation, des pas japonais, une passe à poissons et une voie verte… Une nouvelle promenade le long des berges de l’Huveaune est inaugurée ce lundi 8 décembre au niveau Pomme-Heckel (11e).

    Le résultat d’un vaste chantier entamé en septembre 2022 et qui s’est terminé cet été explique l’Epage Huca, établissement public d’aménagement et de gestion des eaux qui a réalisé les travaux pour le compte de la métropole Aix-Marseille Provence, en partenariat avec la Ville de Marseille.

    Il aura fallu extraire quelque 65 000 mètres cubes de remblais pollués par des métaux, des hydrocarbures et de l’amiante avant de laisser la place au fleuve dont le lit a été élargi. Des berges ayant été créées en rive droite et gauche.

    Quelque 6 000 arbres et arbustes ont également été plantés pour 18 000 mètres carrés d’espaces végétalisés. De quoi rendre le site accessible au public, lui offrant un nouvel espace de balade mais aussi d’éviter le pire en cas de crue décennale. Le fleuve atteindrait alors un débit de 155 mètres cubes par seconde contre un seul en temps normal, provoquant selon les calculs de l’Epage près de 2 millions d’euros de dégâts.

    Avec cet aménagement, 150 habitants et autant de professionnels sont désormais protégés contre les inondations assure l’établissement public. Le tout pour un investissement de 7,8 millions d’euros, la Métropole, l’Agence de l’eau et l’État assurant chacun 30% du financement du projet. Le reste étant fourni par le Département, la Région et la SNCF.

  • Méga show pour la Bonne Mère restaurée

    Méga show pour la Bonne Mère restaurée

    Marseille célèbre dimanche la fin de la 5e campagne de restauration de la Bonne Mère, un défi technique accompli en 10 mois à 212 mètres du sol par une trentaine de spécialistes qui se sont appliqués à l’intérieur d’un échafaudage de 50 tonnes à soigner l’iconique statue de la Vierge-Marie et de l’Enfant-Jésus réalisée en 1870. Ensemble, ils ont redonné à ce chef-d’œuvre de la galvanoplastie de 1870 sa majesté et assurer sa stabilité pour un demi-siècle encore.

    Un spectacle exceptionnel haut en lumières baptisé Élévation du DJ Michaël Canitrot couronnera dimanche à partir de 18h l’achèvement de ce chantier d’excellence en sublimant par une chorégraphie lumineuse, des chœurs lyriques mêlés de sons électroniques ce totem de l’identité marseillaise qui transcende la foi et réunit autour d’elle tous les Marseillais. « Que serait la ville sans la Bonne Mère ? C’est le repère par excellence, la confirmation qu’on est bien à Marseille, et nulle part ailleurs. Notre-Dame de la Garde, c’est l’âme de Marseille », avait lancé en janvier la ministre de la Culture qui a proposé et vient d’obtenir l’inscription de la basilique au titre des monuments historiques.

    « C’est un symbole qui dépasse le domaine religieux. C’est comme un phare, voilà », résume Cyrielle d’Antoni, une des six doreuses des ateliers Gohard qui se sont appliquées à poser au pinceau 29 000 feuilles d’or à l’abri sous une bâche étanche. « Prendre soin de la Bonne Mère, c’est prendre soin de notre humanité. Pour elle des spécialistes ont mis en valeur la beauté du travail humain. Merci pour tout ce que chacun a fait pour prendre soin de la Bonne Mère, de la fierté des Marseillais », insiste le recteur de la basilique, le père Olivier Spinosa qui tient à faire passer le message que « la statue de la Vierge-Marie nous rappelle que nous sommes destinés nous aussi à resplendir de lumière ».

    Ce chantier d’ouvriers et d’ouvrières lancé en février dernier n’a pas seulement porté sur la redorure de cette statue impressionnante de 11 mètres et qui culmine à 212 mètres et de sa couronne foudroyée par les éclairs plusieurs fois par an. Les tailleurs de l’entreprise Girard ont aussi restauré les quatre anges en pierre de Calissanne du socle et traité le piédestal par le procédé de bioconsolidation en imbibant la pierre de bactéries qui, en mourant, ont créé une couche de calcite. Pour garantir la stabilité pour les décennies à venir de la Bonne Mère rincée par la pluie, douchée par le soleil, poncée par le Mistral et les embruns salés, sa structure métallique interne a été complètement révisée et a bénéficié d’un traitement anticorrosion.

    « C’est la première fois depuis 1870 que la statue a été mise totalement à nu par sablage. On a découvert plus de soixante blessures et 8 impacts de balle sur la poitrine de la Vierge et la main de l’Enfant Jésus qui l’ont touché lors de la Libération de Marseille qui jusque-là n’étaient pas visibles », explique Xavier David, l’architecte en charge des opérations, ébloui par « la délicatesse des attitudes de la mère et de l’enfant restitué à la perfection par le procédé de galvanoplastie ». Pierre Grili, est un des compagnons du devoir de ce chantier : « J’ai rebouché toutes les blessures à l’étain, soudé les fissures, réparé les percements dus à l’air marin ou à l’oxydation. C’est un travail extrêmement minutieux : la galvanoplastie est très fine, parfois moins de 2 mm d’épaisseur. »

    Ce chantier historique a coûté 2,8 millions d’euros. Il a été intégralement financé par les dons, le mécénat d’entreprises et les subventions de la Ville de Marseille, de la Région Sud et du Département : 40 000 donateurs ont permis de recueillir 3,3 millions d’euros dont 1,3 million des collectivités territoriales et 1,4 million d’une centaine d’entreprises. Le surplus financera la prochaine campagne de restauration de ce qui est désormais un monument historique.

  • Première pierre posée pour le BHNS de la Métropole de Toulon

    Première pierre posée pour le BHNS de la Métropole de Toulon

    Financé pour plus de 500 millions d’euros par les entreprises de la Métropole TPM, via une taxe transports, depuis 2002, le projet de tramway dans l’aire toulonnaise est désormais enterré. Jugé trop cher et plus d’actualité par la majorité au conseil métropolitain, qui justifie cette position par l’augmentation des coûts entre le projet initial et ce qu’il serait nécessaire d’investir aujourd’hui, il a été remplacé par un bus à haut de niveau de service (BHNS), déclaré d’utilité publique par le préfet en octobre.

    Un projet à 395 millions d’euros, financé pour 40 millions d’euros par l’État, 10 millions par la Région Sud, et donc 345 par la Métropole. Soit, au bas mot, plus de 150 millions d’euros de moins que la somme récoltée depuis 2002 par la Métropole, dont « il conviendra de savoir comment elle a été utilisée », botte en touche son président Jean-Pierre Giran (LR). La première pierre a été posée mercredi 3 décembre, à Ollioules, pour un tronçon de 7 km (ligne 1a) qui reliera le Technopôle de la Mer à Bir-Hakeim, à Toulon. Il desservira les secteurs Geffrier, Escaillon, Herriot, XVe corps, Villevieille et les Grands Boulevards.

    Livraison prévue en 2037

    Ces premiers travaux consistent en la réalisation d’un mur de soutènement à hauteur de Geffrier, livré en juin 2026. L’ensemble du tronçon, lui, sera opérationnel d’ici 2029. Deux autres sont prévus dans le projet global, qui compte 28 km d’infrastructures : le plus long entre l’Espace Marine, à La Seyne-sur-Mer, et la gare de la Pauline-Hyères (ligne 1), et un autre entre le campus universitaire de la Garde et la gare La Garde-Centre (ligne 1b). 44 véhicules électriques y circuleront. Ils desserviront 65 stations dans cinq communes (Toulon, La Garde, Ollioules, La Seyne et La Valette), pour un trajet à 70% en site propre. Loin des 100% prévus par le tramway, ce qui implique une vitesse et une efficience moindres, comme le pointe l’opposition. Enfin, quatre parkings relais en silo (Porte d’Ollioules et de Toulon, Sainte-Musse, gare la Pauline-Hyères et Espace Marine à La Seyne) verront le jour d’ici 2037, date prévue pour la finalisation du projet.

  • La discrète première pierre du chantier du nouvel hôpital

    La discrète première pierre du chantier du nouvel hôpital

    Deux tractopelles sont stationnées en contrebas de la D69, sur le chemin de la Renardière, à l’Ouest de Salon-de-Provence. Depuis quelques mois, un nouvel ouvrage en béton voit le jour : l’exutoire pluvial où seront envoyées les eaux du nouvel hôpital et de son village santé avant d’atterrir dans le grand fossé Bel Air, qui se jette dans la Touloubre. « Discrètement, les travaux commencent, se réjouit le maire (LR) Nicolas Isnard. Bien sûr, ce n’est pas le gros chantier sur site, mais même si on le fait modestement il fallait marquer le coup. »

    C’est à 1,7 kilomètre de là que 9,5 hectares de terrain seront artificialisés pour accueillir le complexe flambant neuf. « La deuxième étape débutera d’ici un an ou plus, lorsque les entreprises qui vont intervenir pour réaliser le village de santé seront désignées, détaille l’édile. C’est ce à quoi se consacre l’hôpital, qui établit le cahier des charges pour préparer l’appel d’offres. On lancera le marché dans le premier semestre de l’année 2026. Le début des vrais travaux est prévu pour fin 2026, début 2027 pour les premières fondations, avec une mise en service en 2029/2030. »

    À l’arrivée, 245 lits et 42 places en ambulatoire seront créés sur 35 760 m² de surface. À proximité de cet hôpital implanté sur 6,5 hectares, un village santé de 3 hectares avec l’installation d’une douzaine de partenaires comme un centre de dialyses, un laboratoire d’analyses médicales, une clinique ou un hôtel hospitalier. « 80 lits resteront en centre-ville, puisque les soins palliatifs et la gériatrie ne bougent pas », précise Nicolas Isnard.

    La coopération

    « C’est le seul hôpital déménagé depuis trente ans dans la région Paca », se targue le premier adjoint au maire Michel Roux (DVD). Une victoire rendue possible par la volonté et la coopération des acteurs du territoire. C’est en juillet 2019 que vingt villes du bassin salonais s’associent dans un Syndicat intercommunal à vocation unique pour acheter, ensemble, un terrain, afin d’inciter l’État à agir et de lui faciliter la tâche. « Chaque commune a investi 10 euros par habitant pour acheter ces 9,5 hectares », précise Nicolas Isnard.

    Les agents de l’hôpital aussi ont consenti à des efforts pour voir le projet sortir de terre. « Ça a donné lieu à de gros sacrifices en interne en termes de budget, raconte la représentante FO Magali Brotons. Il a fallu revenir sur des accords locaux, voter et accepter des requalifications en instance… »

    Ces économies, réalisées de sorte à aider l’hôpital à trouver 27 des 172 millions d’euros fléchés pour le nouvel hôpital sur ses fonds propres, étaient une nécessité. « On a huit pavillons. Le plus ancien date de 1903. En hiver il fait très froid, en été il fait 40 degrés. Il devient de plus en plus difficile de prendre en charge les patients. Par exemple, les couloirs et les portes sont trop petits, les lits n’y passent plus, il faut démonter les barrières, ce qui est épuisant. » Au-delà des conditions de travail, c’est surtout pour les malades que le personnel est soulagé. « C’est important de pouvoir les accompagner dans un bel environnement, c’est notre vocation », affirme Magali Brotons.

    À Martigues, la CGT lutte pour qu’une somme de la même ampleur soit investie dans l’hôpital, exsangue. Le syndicat revendique également la création de 90 emplois statutaires immédiats. L’établissement saura-t-il suivre la même voie que celui de Salon ?

  • Chantier d’ampleur sur les rails du viaduc de l’Arc

    Chantier d’ampleur sur les rails du viaduc de l’Arc

    L’architecture est bien connue des locaux, s’immisce jusque dans les tableaux de Cezanne mais surtout, supporte jusqu’à 84 passages de trains quotidiens sur sa ligne qui relie Marseille à Lyon Perrache. Depuis septembre, entre 9h30 et 15h30 et jusqu’à fin décembre sur le haut du viaduc, des silhouettes orange fluo s’affairent sur des travaux de « confortement de sécurisation de l’ouvrage du viaduc ». D’ici janvier, le chantier s’animera de nuit. Ce, jusqu’en juillet 2026, date de fin du chantier. Pour cause, à l’occasion de tournées d’inspection sur la voirie, diverses « avaries » ont été repérées : sur les tympans, les plinthes, fissurées, effritées, mais aussi au pieds des garde-corps, rouillés ou entourés de pierres éclatées, phénomène du à l’infiltration d’eau et au gel. « On a 38 arches (…) 37 piles avec des largeurs de 12 mètres d’ouverture et des longueurs variables entre 8 et 12 mètres. La longueur totale de l’ouvrage : 563 mètres, qu’on multiplie par deux puisqu’on change les plinthes et garde corps des deux côtés », décrit Andreea Guilleminot, pilote d’opération SNCF Réseaux. Particularité du projet, un immense équipage mobile, « l’outil », glissé chaque jour sur les rails qui permet aux ouvriers d’intervenir depuis le haut de l’ouvrage, à environ 20 mètres du sol pour rénover les façades du viaduc. Sans l’abîmer, à contrario d’échafaudages. Ce lundi, Thomas Lebailly, ingénieur en charge des travaux pour Demathieu Bard, concepteur de « l’outil » explique : On le rehausse, pour qu’il soit libéré de la remorque. Ce qui permet de faire l’aller retour en remorque pour chercher les quatre plinthes qu’on pose aujourd’hui ». Aux travailleurs ensuite de se glisser harnachés sur les plateformes, disposées au dessus du vide. « C’est un des 40 chantiers sur la région qui est important. La complexité est réelle, on est en ville, au dessus d’une autoroute, on a effectivement un chantier d’une taille importante, mais c’est un exceptionnel parmi d’autres », pointe Thierry Jacquinod, directeur territorial adjoint SNCF Réseaux. Coût du chantier : 5,6 millions d’euros sur fonds propres de la SNCF.